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Le blog de la souris jaune

... 739, l'amour et la vie

19 Octobre 2021, 17:47pm

Publié par LaSourisJOne

"Aimer et vivre, c'est prendre des risques, c'est accepter de souffrir ou de commettre des erreurs".

Mélanie TAQUET

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La Maison Au Bord de la Nuit :))

7 Octobre 2021, 21:21pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Tout d'abord, je dois dire que j'ai commencé par être étonnée de ces majuscules dans ce titre... Mais j'ai compris à sa lecture que ce n'était pas une erreur, puisque cela désigne un lieu/un nom propre donc, bien spécifique.

Une belle découverte, que je dois à mon fils et je l'en remercie : il a choisi ce livre pour moi et il ne s'est pas trompé. Et je crois que je ne connaissais pas cette auteure. 

Elle m'a un peu fait penser à Victoria Hislop et à ses sagas situées dans des contrées du sud de l'Europe. Ici, donc, grande fresque/saga familiale sur plusieurs générations, en Italie. Essentiellement à Castellamare, une petite île minuscule au large de la Sicile. 

C'est là qu'un jeune homme, orphelin, Amédéo va atterir et construire sa vie... On s'attache assez vite à tous ces personnages qui peuplent ce rocher reculé, loin de toute grande ville... J'ai aimé découvrir et suivre la vie de ces habitants, de cette petite bourgade où il n'y a qu'un café... Et un conte, une comtesse ! Comme le récit est découpé en tranches d'années, je confesse cependant que la dernière partie (à partir de 1989) m'a ennuyée : j'ai trouvé cette partie superflue, un peu comme la partie 3 des Déracinés de Catherine Bardon... Ici, j'ai trouvé que l'histoire des descendants était délayée et moins bien tenue. Mais c'est peut-être aussi que le destin de ces descendants m'a moins intéressé que celui des aïeuls...

Enfin, le récit ne manque pas de poésie, sur fond de légendes locales...

J'ai beaucoup aimé.

. La Maison Au Bord de la Nuit, Catherine Banner ; Pocket. 2016.

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Là où chantent les écrevisses :)))

1 Octobre 2021, 16:41pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Gros coup de coeur pour ce livre qui se dévore de bout en bout sans qu'on ait envie de le lâcher.

Je l'avais vu passer, j'en avais entendu du bien, il me tentait sans en savoir beaucoup plus que cela et que cette couverture et ce titre qui me faisaient de l'oeil... Et je l'ai enfin eu entre les mains !

Le début du roman n'a pas été sans me rappeler un peu quelques bribes de Betty, par son contexte familial très compliqué. Ainsi, c'est l'histoire de Kya (Catherine Danièle Clark de son nom entier) dont la mère s'en va un jour, et qu'elle voit partir, pour ne plus revenir, au détour d'un chemin, alors que Kya n'a que 5 ans. Restent ses frères et soeurs qui eux aussi, vont partir. A cause d'un père mauvais quand il boit. C'est le début de l'histoire... Toujours est-il que Kya va grandir et finir par être obligée de se débrouiller seule dans le marais où elle est née, et où elle grandit, en lisière d'une ville où là encore les préjugés, dans les années 60, sont peu tendres avec la différence... 

Et Kya va tisser son chemin. Seule. Dans cette maison abandonnée au coeur du marais. Avec les oiseaux pour amis. Et aussi un garçon, puis deux... Je ne dois pas vous en dire plus !

Cependant : deux temporalités se succèdent, très peu éloignées l'une de l'autre. Il s'est évidemment passé quelque chose, et il semble assez évident qu'on devrait le découvrir, entre 1960 et 1969... Tout est passionnant : ces années, sa vie dans le marais, cette nature qui nous est donnée à voir, ses débrouillardises, ses rares amis, ce suspense autour d'une mort irrésolue... 

Véritablement passionnant, surprenant jusqu'au bout, et c'est rien de le dire.

On ne lache pas le livre, on tremble, on est cueillis, c'est vraiment très très réussi.

Coup de coeur de ma bibliothécaire qui l'avait mis en avant, et du coup j'ai pu tomber dessus : joie !

Bibliothèque de Lanvallay.

. Là où chantent les écrevisses, Delia Owens, éd. Seuil, 2018.

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... 738, les feuilles d'automne

24 Septembre 2021, 09:00am

Publié par LaSourisJOne

"Les feuilles d'automne ne tombent pas, elles volent. Elles prennent leur temps, errent un moment, car c'est la seule chance de jamais s'élever dans les airs".

Delia OWENS

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Le premier amour

21 Septembre 2021, 13:19pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Il y a des livres qui, indépendamment de leur sujet, sont plombés et plombants. Emplis de pathos. Je classerais celui-ci dans cette catégorie. 

C'est l'histoire d'Emilie, la cinquantaine, heureuse à priori dans sa vie ; ses 3 filles sont grandes, font leur vie. Alors qu'elle attend son mari chauffeur de taxi pour fêter leurs 25 ans de mariage - elle a préparé cette occasion toute la journée - elle développe une bouteille de vin d'un papier journal et, choc : elle lit une annonce signée d'un certain Dario invitant une certaine Emilie à le retrouver à Gênes. 

Dario, c'est ce bel italien, flottant, touchant, quand même, qu'elle a connu et aimé follement à 17 ans. Trente ans les sépare, et pourtant elle laisse tout en plan, saute dans sa voiture et prend la direction de Gênes. 

Ses escales, son trajet, sont chouette : cette narration m'a plu. Mais l'auteure ne rate pas une occasion pour plomber l'atmosphère en truffant son récit de considérations nostalgiques et négatives sur le passage du temps, que j'ai trouvé très agaçantes ! J'attendais l'histoire, qui est attachante, il faut le reconnaître, et j'ai été gênée par le reste. 

Difficile de faire abstraction du reste, justement, surtout vu où il nous mène : il reste plombé jusqu'au bout. 

Pas de lumière ici. Ce que je lui reconnais, c'est d'avoir pourtant tissé une histoire haletante, et en rien convenue, quant à ce premier amour qu'on court retrouver : évidemment, rien n'est ce qu'on attendait, et ça c'est bien. Le suspense est là. On a envie de savoir. De comprendre. On saura.

Mais l'atmosphère, la marque de fabrique de l'auteure peut-être ? - je ne me souviens plus des autres Véronique Olmi que j'ai pu lire - restera bien plombée jusqu'à la dernière ligne. J'ajouterai que le personnage de Dario est pourtant très attachant, très réussi.

Mais je ne le garderai pas dans ma bibliothèque !

. Le premier amour, Véronique Olmi, Grasset, 1999.

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Les sept cadrans

21 Septembre 2021, 08:14am

Publié par LaSourisJOne

Roman policier.

... Enfin, roman policier... roman de moeurs, je dirais presque ! En tout cas : en désamour de lecture juste après Betty, j'ai eu envie d'une ambiance surranée. Agatha Christie ! J'avais très envie de cette atmosphère, des petits échanges contenus entre Anglais... J'y ai trouvé ce que j'étais venue y chercher :) maintenant, je dois vous dire que je ne suis pas du tout roman policier ; l'intrigue de celui-ci m'a interessée au début du livre, et puis je ne crois pas avoir été fan ! C'est l'histoire d'une mort dans son sommeil d'un jeune homme, après une blague potache de ses amis dans un manoir anglais, sur fond de domestiques : comme c'est un gros dormeur, et qu'il choque la maîtresse de maison en ne descendant qu'à midi, ils décident d'acheter tous un réveil et de les faire sonner tous en même temps ou presque tôt le matin. Les réveil-matins (huit !) sont placés sous le lit ; et le matin lorsqu'il est trouvé mort dans son lit à plus de midi, sept réveils sont rangés sur la cheminée, le huitième a été jeté par la fenêtre.

Les 7 cadrans désignent aussi dans le livre un quartier mal famé de Londres, d'où proviennent des courriers malveillants ; on nous fait croire ou penser d'abord à une sombre histoire de mafia anglaise et de règlement de compte, puis à une histoire politique, et ça finit en embrouillaminis de jeunes gens, et toute la situation ou presque s'en retrouve retournée... 

On ne peut pas dire que j'aie énormément aimé, mais j'ai trouvé qu'il y avait trop de personnages et j'avais un peu de mal à m'y retrouver. Je pense que je ré-essaierai un autre Agatha Christie plus intimiste...

. Les sept cadrans, Agatha Christie, 1929.

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... 737, le pouvoir du livre

8 Septembre 2021, 21:57pm

Publié par LaSourisJOne

"Rien d'autre qu'un livre ne possède cette qualité mystique permettant aux lecteurs de voir le monde à travers les yeux d'autrui".

Janet SKESLIEN CHARLES

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Betty :))

4 Septembre 2021, 09:21am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

J'étais bien partie pour donner 3 sourires à ce livre. Mais si finalement j'ai choisi d'en mettre deux, c'est que je me suis dit que je ne recommanderais pas ce livre à un ami sans explications, sans mises en garde. En effet, les 250 dernières pages (il y en a 700) sont tristes, oui, tristes, profondément tristes. Vraiment. Je ne peux sans doute pas vous expliquer pourquoi, mais elles peuvent être parfois insoutenables de tristesse, je trouve.

L'histoire nous est livrée du point de vue de Betty Carpenter, et cette voix qui nous confie son histoire familiale est à couper de souffle. Elle emporte. De la rencontre de ses deux parents jusqu'à la naissance de tous leurs (nombreux) enfants, leurs années d'enfance... Comment vous dire : c'est insouciant et à la fois terrible, poignant sans que ce soit larmoyant, une, des vies comme un souffle... 

Le père est évidemment extraordinaire, incontournable dans cette histoire : c'est lui, le cherokee, puisque je ne vous l'ai pas dit, Betty est le fruit de l'union d'une femme blanche avec cet homme aux racines cherokee ; elle n'est pas l'aînée, mais c'est elle qui physiquement, portera les stygmates de ses origines. Un véritable calvaire enfantin, déjà, pour cette fillette des années 60, confrontées à l'intolérance et le rejet primaire de tous dans ce petit village...

Au fil du roman, des extraits de la gazette locale nous rapportent la survenue de coups de feu mystérieux... Ils jalonnent le livre, ainsi que leur narration, et la réaction des habitants, qui en lit long encore sur leur personnalité...

La poésie du père est extraordinaire. Il donne sens, illumine chaque détail du quotidien. C'est extraordinaire. Proche de la nature par sa culture, il soigne les habitants par ses décoctions, etc. C'est un magnifique personnage.

Pas d'illusions dans ce livre quant à la cruelle condition d'une fille ; accrochez-vous, le réel mord souvent. Le destin frappe fort, aussi.

Cependant, on suit avec un profond intéret la vie de cette famille simple, ce couple et leurs enfants. Handicap, fêlures, aspirations, déviances... C'est très très fort, difficile de quitter cette famille. Et pourtant... c'est un chant de Betty, ça ressemble à l'ôde d'amour d'une enfant qui a bien grandi et s'apprête à vivre sa vie... C'est vraiment, vraiment époustouflant, mais je vous préviens, extrêmement triste, quand même.

Merci à Nolwenn à qui je dois cette lecture.

. Betty, Tiffany McDaniel, éd. Gallmeister, rentrée 2020.

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... 736, espoir

27 Août 2021, 21:30pm

Publié par LaSourisJOne

"Les flèches ne durent pas éternellement, les balles non plus. Le calme existe, même au coeur des tempêtes".

Tiffany McDANIEL

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Frangine :)

21 Août 2021, 15:30pm

Publié par LaSourisJOne

Roman ado.

Je ne me souviens plus du tout où j'ai entendu parler de Marion Brunet et de ses livres dont plusieurs semblaient être "à lire"... En tout cas, celui-ci, qui fait quand même du bien, d'un point de vue narratif, après des choses assez denses, Frangine

L'histoire de Pauline. En début de Seconde, confrontée à un harcèlement douloureux. Raconté par son frère, en classe de Terminale dans le même lycée.

La particularité de ce frère et soeur sont d'être des enfants nés par PMA, et donc ayant deux mères.

Le livre est assez clairement pédagogique, destiné à sensibiliser sur le sujet ; agréablement narré par le jeune homme de son regard de garçon voulant à tout prix protéger sa soeur... Alors ça parle de la souffrance de la personne harcelée, son désarroi, et puis de ses moyens de résoudre (ou pas) le problème... Le frère aimerait frapper pour protéger sa petite soeur, la soeur cherche son chemin pour s'en sortir à sa manière...

Evidemment, le point de vue étant celui de l'attachement du frère pour sa soeur, cela donne une "couleur" particulière, attachante, au roman. 

Ca parle évidemment aussi très largement de l'acceptation de la différence, du rejet par la société ou par les proches lorsque des choix de vie ne sont pas dans la norme... L'histoire est intéressante.

Je n'ai pas été captivée et je pense que je l'oublierai vite, mais le livre vaut la lecture.

Ah, c'est peut-être un détail, mais je n'ai pas aimé la fin, enfin, la fête du Nouvel An sans parents, narrée je trouve comme un focus de plus sur la vie d'ados, là encore assez "démonstrative" de ce que pourrait être une fête d'ados, et surtout je n'ai pas aimé ni trouvé nécessaire le joint, qui n'apporte rien ! : ainsi, je trouve que c'est un point de vue d'auteure contestable que de l'y mettre là : ce chapitre est ouvert sur Joachim qui trouve normal de fumer un joint "puisqu'il y en a et qu'il ne l'a pas acheté". Ca m'a gêné. A quoi bon ?

. Frangine, Marion Brunet. Edition Sarbacane. 2013

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