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Le blog de la souris jaune

Les trois fantômes de Telsa, tome 1 :)

16 Juillet 2017, 10:35am

Publié par LaSourisJOne

BD. 

Premier tome.

C'est rare, que je lise des BD, vous le savez. Certaines parfois me font de l'oeil, et j'essaie de me laisser embarquer, ça marche ou ça marche pas.

Pour celle-ci, c'est le dessin d'illustration de couverture qui m'a donné envie. L'atmosphère, les visages, le mystère, une mère et son fils... Bref. 

J'ai bien aimé.

Bien sûr, il faut vous dire que ce n'est que le tome 1, sur 3, et que l'histoire n'est pas terminée. Amorcée. Toutefois, j'ai aimé l'atmosphère, et le texte, plutôt juste, ainsi que la langue, ce qui, à mon sens, est rare en bande dessinée (en tout cas, souvent elles me tombent des mains pour ces raisons là). Là, le texte est ce qu'il faut. Donc, un très bon point à mon sens aux auteurs, Marazano et Guilhem. J'ai aussi beaucoup aimé le dessin, et l'univers. 

Univers américain des années 40, une femme qui doit se débrouiller seule pour gagner sa vie, et une histoire, du côté de l'enfant, qui nous accroche, et dont on sait bien que tout va venir de là... Avec ce voisin de pallier mystérieux, les gamins qu'il croise dans la rue et qui le mandatent pour être accepté d'aller remettre une lettre à ce fameux voisin... La rencontre tarde à se faire, le suspense est bien entretenu, sans trop en faire, et on subodore l'importance de la science, et la situation historique, comme éléments clés de l'histoire... A suivre, donc.

. Les trois fantômes de Telsa (1), Marazano et Guilhem, Le Lombard, 2016.

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15 Juillet 2017, 09:11am

Publié par LaSourisJOne

"Les coïncidences sont bien la preuve de la paresse de l'univers".

Véronique OVALDE

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Cinq mouches bleues :(

15 Juillet 2017, 07:10am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

J'avais vraiment beaucoup aimé Le Ruban rouge, superbe roman historique, de Carmen Posadas. Alors je n'ai pas hésité longtemps avant d'acheter cet autre livre de cette auteure, trouvé par hasard d'occasion.

Cependant, j'abandonne sa lecture, déçue. J'y suis bien entrée, pourtant, et je me pensais coulée dans un bon roman. Qui naissait d'une rencontre, d'un déjeuner improbable entre un oncle et sa nièce qui ne se voient jamais ; et puis tout bascule à mon sens dans le médiocre à partir du moment où une bonne part des protagonistes va passer une semaine au Maroc, à l'hôtel l'Hirondelle d'Or ; ça commence en intrigue policière, pourquoi pas, et ça se noie. Je sens que je suis dure, car je sais que d'aucuns peuvent y trouver un intérêt : après tout, elle nous peint, dépeint quelques membres d'une société aisée, madrilènes, en vacances au Maroc ; cependant, là, ça ne nous interesse pas ! Je crois qu'on a envie que l'intrigue avance autrement, efficacement, plutôt que de nous donner à voir des personnages un peu limités, trop humains, qu'on n'a pas envie d'aimer, cet animateur de radio suant, sa maîtresse, et cet autre couple... Je crois que si elle avait continué avec ses deux personnages du début, ça m'aurait plu ; mais alors ceux-là ne me donnaient aucune envie ni nécessité de les connaître ! Alors tant pis : je ne saurai jamais si Mercedes a tué son mari en ne l'aidant pas à se défaire d'une amande avalée, si c'est sa maîtresse, ou un funeste destin...

Carmen Posadas est originaire d'Uruguay, et vit en Espagne.

. Cinq mouches bleues, Carmen Posadas, éd. poche, mai 2001.

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1 Juillet 2017, 14:54pm

Publié par LaSourisJOne

"C'est comme un mauvais dimanche, on voudrait tout, il n'y a rien. Les heures passent".

Michèle LESBRE

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L'éveil de mademoiselle prim :))

30 Juin 2017, 16:54pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Je suis encore imprégnée de l'atmosphère de ce roman, que le hasard a mis entre mes mains. C'est un hasard total, et : en entamant ma lecture et voulant savoir de quelle origine était l'auteur pour en mieux comprendre le style, j'ai découvert que c'était un auteur, féminin, espagnol ! Or, il semble que je trouve chez les auteures espagnoles un vrai, vrai plaisir de lecture, et une authenticité souvent déconcertante.

Alors, bref, le hasard mettait un livre écrit par une auteure espagnole entre mes doigts. 

C'est pour son charme suspendu que je retiendrais ce livre. Car il m'a enchantée ! Même si, pour être tout à fait honnête, je me dois ici de noter les réserves que j'ai scrupuleusement refoulées au fil de ma lecture, parce qu'elles m'ont parues très anecdotiques au regard du plaisir que ce livre me procurait : parfois, et j'ai pensé que c'était la 'faille' d'une traduction, ou disons, l'incomplétude du fait de lire un livre autrement que dans sa langue originelle, certaines phrases, bien que toujours agréablement tournées, me sont restées 'sans sens'. Comment dire... Avez-vous déjà eu cette (assez) désagréable traduction : vous lisez la phrase, vous la relisez, et elle demeure à un degré de conscience, ou de connaissance inaccessible. Ca énerve un peu secrètement, et puis, là, cette fois, je me suis dit que c'était peut-être ça : les mots sont restés proches de l'original, mais la teneur totale s'est évaporée. Rassurez-vous cependant, ces 'failles' mutiques ne gênent pas vraiment la lecture.

Alors, le personnage masculin principal -puisque j'en suis aux réserves ou agacements !- énerve. Parce qu'il a tout pour déplaire. Il est odieux ! Mais central, et il fascine la gent féminine. Le hic, je trouve, c'est qu'on ne comprendra pas vraiment pourquoi il fascinera tant l'héroïne, ou justement, puisque l'amour est au coeur des conversations de ce roman, eh bien il est peut-être l'incarnation d'une théorie selon laquelle : les êtres odieux attirent, l'amour est un aimant qui attire des pôles opposés.

Bon : le dénouement pourrait nous paraître décevant, et pourtant...

La promenade qui nous y mène est chouette ! Pauvre mademoiselle prim, cependant, à qui rien n'est épargné ! Cette communauté qu'on nous décrit comme parfaite et suspendue, hors du temps, est toutefois bien déroutante, et je ne suis pas persuadée qu'elle soit des plus 'délicates', et respectueuses, car ici, la vie des autres vous regarde ! Toutefois, le principe posé est intéressant : ces êtres-là se sont retirés du monde moderne et fondé leur village autour de leurs convictions ; notamment celle de l'éducation, inspirée de Gargantua, qui m'a beaucoup parlé je l'avoue, ainsi qu'une conception du féminisme post-moderne qu'il faut lire pour comprendre, mais qui se défend ! Même s'il est théorique, il repose sur l'idée (juste !) que les femmes sont aliénées par leur métier, leurs enfants, etc. et ici, elles se réapproprient tout ça. Un seul crédo, concret dans ce livre : la transmission du savoir par toutes ces formes, le partage des expériences, et le choix de vivre une vie épanouie. Pas dans l'abstraction : ce crédo est incarné par la manière qui sans doute incarne ceci pour l'auteur (ou fruit de ce qu'elle cherche à démontrer) : les habitants passent leur temps à se voir, se recevoir, autour d'un thé, d'un chocolat chaud et d'un goûter ; et évidemment, ça fait envie, comme projet de société !! :))

J'ai passé un très bon moment aux côtés de ces personnages, et mine de rien, je trouve qu'elle sait très habilement mener son récit, alors même que l'enjeu est mineur (on sait à peu près où elle veut nous mener) ; en outre, elle ne cède pas à la sirupeuse (si, là, ça l'aurait été !) 'happy end', c'est une fin en suspens... Très plaisant !

Médiathèque de Saint-Malo.

. L'éveil de mademoiselle prim, Natalia Sanmartin Fenollera, éd. Grasset. 2013

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... 491

30 Juin 2017, 16:38pm

Publié par LaSourisJOne

"Marcher sans avoir à courir, un plaisir aussi simple que se promener sans hâte, flâner, errer, et même fureter. Quand une chose si simple, si humble, était-elle devenue un luxe ?"

Natalia SANMARTIN FENORELLA

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... 490

29 Juin 2017, 12:49pm

Publié par LaSourisJOne

"Cela faisait un peu plus de trois décennies, même si personne ne savait vraiment le nombre d'années exact, qu'elle fêtait son anniversaire précisément à cette date. Elle le célébrait avec solennité, car elle était d'avis que seuls les vivants commémorent leur naissance, et que cet avantage sur les morts devait être fêté dignement".

Natalia SANMARTIN FENOLLERA

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Une fièvre impossible à négocier :))

28 Juin 2017, 09:10am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

J'aime décidément énormément Lola Lafon.

J'avais littéralement adoré La petite communiste qui ne souriait jamais, j'avais trouvé très fort son Nous sommes les oiseaux de la tempête qui s'annonce, puissant, qui bouscule, dérangeant ; j'ai encore aimé ce premier livre, et plus, parce qu'il est un véritable manifeste.

C'est évidemment plus qu'un roman. Un cri.

Elle est revenue sur ce sujet du viol dans 'Nous sommes les oiseaux de la tempête qui s'annonce', et l'a poussé à son paroxisme, jusqu'à la folie. 

Là, problématiques centrales. Abordées sur fond de révolte, de rébellion, de contestation, d'incompréhension sociale ; tellement juste, souvent. Cet extrêmisme-là sonne tellement juste. Avec le questionnement des idéaux, et celui du sens, l'interrogation quant à notre projet de société, par l'expérience du personnage principal, qu'on sent brûlant de vérité, d'authenticité et impossible à séparer de celle qui l'a créée.

Donc, Loundra, un jour, un 14 septembre, est violée par un type, qu'elle connaît, et qui est connu. Sa vie, évidemment, bascule. La narratrice nous raconte un quotidien de hargne, pour tenter de rester debout, quand on nous a 'forcée' agenouillée. Comment on détruit, déconstruit, fait avec parce qu'on n'a pas le choix. 

C'est au coeur de mouvements d'extrême gauche, Etoile Noire Express, qu'elle va trouver sa place ; ce livre est plein de rencontres du quotidien, de phrases fortes, qui coulent, qui frappent ; il y a aussi le surf, la passion de Loundra, fascinée par la capacité des plus forts à tenir debout face à des vagues monstrueuses. Et puis, la justice en prend plein son grade, avec sa nullité crasse quand il s'agit de juger des affaires de viol, qui laisse le champ libre au coupable, et humilie s'il était possible encore plus, la victime déjà crucifiée. 

Ca parle de résistance, malgré soi. 

C'est très fort.

. Une fièvre impossible à négocier, Lola Lafon, 2003, Actes Sud.

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... 489

27 Juin 2017, 17:26pm

Publié par LaSourisJOne

"Dès qu'on dit 'moi aussi', pas mal de choses sont possibles. Il faudrait 'moiaussier" au moins une fois par semaine pour tenir le coup, dans cette ville ou dans une autre ; on est tellement à penser la même chose, le seul truc c'est qu'on ne se connaît pas encore tous".

Lola LAFON 

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... 488

25 Juin 2017, 22:30pm

Publié par LaSourisJOne

"On a le droit de faire bouger les montagnes, surtout si elles sont vraiment très pourries".

Lola LAFON

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