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Le blog de la souris jaune

Replay :)

21 Août 2015, 21:22pm

Publié par LaSourisJOne

Replay :)

Roman ado.

Encore un plaisir, que de retrouver Blondel. Ici avec Replay, et l'univers de lycéens, comme souvent. Un héros sensible, masculin. En Terminale. Qui fait de la gratte, joue dans un groupe. Ou jouait, avant que le groupe n'éclate, et on le suit dans l'année qui suit l'explosion du groupe. L'amitié, les interrogations sur l'avenir, les rapports aux adultes, les encouragements ; j'aime bien, décidément, l'univers de J-P Blondel.

Médiathèque de Saint-Malo.

Replay, Jean-Philippe Blondel, avril 2011, Actes Sud Junior.

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Le sourire des femmes :))

20 Août 2015, 10:34am

Publié par LaSourisJOne

Le sourire des femmes :))

Pur bonheur que ce livre-là. Peut-être renforcé par le fait que je quittais un livre qui m'avait véritablement horripilée, mais véritablement réjouissant. Je ne l'ai pas lâché. Un peu dans l'esprit de Gilles Legardinier ; en tout cas, j'ai beaucoup ri en lisant ce livre. J'ai aimé chaque personnage. Ils sonnent 'vrai', ils ont leurs fragilités, leur sensibilité, leur caractère... C'est drôle, enlevé, sans temps morts. Et c'est un très joli livre sur l'amour... Ou ce que l'on peut faire pour un coup de foudre...

Pour André Chambenais, donc, la réponse est... beaucoup, et même à la folie ! Tout commence par un bobard entre amis, avec un de ses amis anglais, puisque les Français sont friands d'auteurs anglais qui écrivent sur Paris, qu'à cela ne tienne : on leur en invente un ! Le trentenaire écrit un livre, et ils camouflent leur supercherie en prêtant au faux auteur anglais une identité, celle du frère, d'ailleurs, dentiste... Seulement voila : Aurélie Bredin, qui travaille dans un joli petit restaurant parisien 'Au temps des Cerises', qui ne lit jamais va tomber par hasard sur ce livre, le dévorer, s'y reconnaître et vouloir à tout prix rencontrer l'auteur, pour comprendre... Et c'est le début d'une aventure cocasse, avec un personnage qui s'enferre dans ses mensonges... J'ai adoré.

Et finalement, seul le titre est assez 'niais', mais l'ensemble est tellement joli et attachant que franchement, on va pas pinailler.

Merci à Nolwenn pour ce prêt !

Le sourire des femmes, Nicolas Barreau, éd. Héloïse d'Ormesson, février 2014, Le Livre de Poche janvier 2015.

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Mirage :((

20 Août 2015, 10:14am

Publié par LaSourisJOne

Mirage :((

... Une fois n'est pas coutume, j'estimerai que 189 pages lues sont bel et bien suffisantes pour consigner ici mon commentaire sur ce livre, à l'aune de l'affection que j'ai pu avoir pour cet auteur, et de l'agacement évidemment tout à fait proportionnel que j'ai pu ressentir en essayant de lire celui-ci, son dernier, donc.

Mille fois, j'ai ressenti l'agacement. Mille fois, son livre m'est tombé des mains, mais j'ai continué, espérant me ressaisir et finir par entrer dans ce Douglas Kennedy. Peine perdue, à double titre, car non seulement ça n'a pas marché, mais j'ai perdu mon temps. J'ai été profondément agacée par l'amas de clichés que l'auteur nous sert sur Essaouira, sur le Maroc, l'aéroport, le couple ; la moindre des choses qu'on puisse attendre d'un auteur, c'est qu'il nous donne d'un endroit l'impression d'y être allé, tout au moins qu'il nous en apprenne un peu plus que ce que l'on en savait déjà. Sur le Maroc, je n'ai pas d'autres images dans la tête que celle que j'en avais déjà sans y être allée, c'est une compil de clichés faciles. Les personnages ne sont absolument pas attachants, sans aucun intérêt, cette pétasse de comptable qui s'éprend d'un abruti d'artiste (encore dans le cliché), l'histoire d'amour qu'il nous sert à la louche au départ sur un grand nombre de pages est sirupeuse à mourir, l'alibi du départ au Maroc n'a aucun fondement dans l'histoire... Tout, tout m'a énervé. J'ai eu l'impression d'être prise pour une conne. Que ce Douglas s'est dit : oh, ça marche bien mes livres, je vais pas me fatiguer, et tiens, j'ai envie de situer mon histoire.... au Maroc ! Eh bien vas-y avant, au Maroc, la prochaine fois, et bosse un peu, avant de commencer à écrire. Ah si : de loin, on retrouve pourtant sa capacité évidente à mener une histoire, mais là, trop délayée dans une marée de clichés sur le monde arabe.

Euh... Pardon à ma précieuse pourvoyeuse de livres préférée, mais elle n'y est pour rien ! Merci malgré tout de me l'avoir prêté en avant-première ou presque. :) Et grâce à elle je regarderai à deux fois, la prochaine fois, avant de me lancer à coeur perdu dans un Douglas Kennedy...

Mirage, Douglas Kennedy, éd. Belfond, 2015.

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... 383

17 Août 2015, 17:23pm

Publié par LaSourisJOne

"Quand on y regarde de plus près, chacun d'entre nous a ses complexités, ses fragilités et ses manies. Il y a des choses que nous faisons, ou des choses que nous ne ferions jamais, ou seulement dans des circonstances précises. Des choses dont les autres rient, à propos desquelles ils secouent la tête, s'étonnent. Des choses étranges qui n'appartiennent qu'à nous".

Nicolas BARREAU

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Highline :)

11 Août 2015, 23:41pm

Publié par LaSourisJOne

Highline :)

Roman ado.

Petite gourmandise que ce livre-là. Raffraîchissant, vif, tendu... comme une corde entre deux immeubles de 100 mètres chacun. Car c'est toute l'histoire de ce livre-là : il commence par un pile ou face entre deux amis, on ne comprend pas trop l'enjeu, puis le héros va se retrouver suspendu au dessus du vide, devant traverser sur une corde sans filets cinquante mètres en funambule. On tremble, avec lui. On vit, comme lui, avec les soubresauts de peur, sa traversée, au gré de ses pensées, entre force mentale et doutes. C'est très très attachant : car le récit est mené efficacement, avec souvent des phrases courtes, parfois nominales, qui font mouche. Et l'on se prend d'affection pour ce personnage dont on finit par deviner les motivations qui l'ont poussé à ce geste de folie : la jeunesse, la volonté de fuir la médiocrité, l'absence de mère, et on aime la force d'esprit dont il fait preuve, sur le fil, ainsi que ses prises de conscience, alors que tout cela se passe sans doute en quelques minutes : oui, la vie doit être vécue, oui, beaucoup de choses dont on ne prend pas forcément la mesure valent la peine d'être vécues, sont belles, tout simplement. C'est un très bel hymne à la vie, finalement.

Médiathèque de Saint-Malo.

Highline, Charlotte Erlith, éd. Actes Sud Junior, 2015.

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... 382

11 Août 2015, 17:38pm

Publié par LaSourisJOne

"L'imagination est toujours pire que la réalité - plus cruelle, plus terrifiante, plus complexe".

Charlotte ERLITH

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La fontaine pétrifiante

11 Août 2015, 14:14pm

Publié par LaSourisJOne

La fontaine pétrifiante

J'ai découvert l'écrivain anglais Christopher Priest au festival Etonnants Voyageurs, lors d'une rencontre sur l'imaginaire. Présenté comme une référence incontournable en matière de romans de science-fiction 'nouvelle génération', j'avoue que ma curiosité était titillée. J'ai fini par mettre la main dessus. Je ne dirai pas que j'ai adoré, même s'il y avait un potentiel : j'ai trouvé ça finalement trop cérébral et trop répétitif parfois, si bien que j'ai fini par m'y ennuyer, autour de ce personnage en quête de son identité. J'aime bien l'accroche réelle et le glissement progressif vers une autre réalité ; je sais que l'auteur s'amuse à nous perdre dans les deux niveaux de 'réel', jusqu'à la dernière phrase, pirouette couillue, quand même. Mais bon...

Donc le personnage principal, au moment de son histoire où on le rencontre, accumule les difficultés. Deuil du père, boulot qu'il perd, petite-amie qu'il perd... Il va se ressourcer dans une maison à la campagne et commence à écrire sa vie, enfin, une version de sa vie, une autobiographie à sa manière. J'aime assez ces passages où le personnage est en phase d'écriture et de réfection de cette maison ayant besoin d'être retapée ; puis il y a cette histoire de billet de loterie, donnant accès à ... l'immortalité, qu'il gagne. J'aime assez les réflexions autour de la pertinence ou pas d'accéder à l'immortalité (tout en perdant la mémoire de sa vie antérieure), d'où l'importance du manuscrit (oui, mais... imagé ! alors que croire, que retenir, pour le personnage ?) ; on imagine aussi qu'il y a la métaphore des iles pour la vie intérieure, mais bon... Ce qui m'a le plus ennuyé finalement ce sont les rapports avec les femmes. Celles qu'il croise Loreen et Seri, qui deviennent sans doute des doubles de son grand amour, Gracia (si tant est qu'on n'est pas à notre tour perdu pied dans l'histoire), histoire à laquelle il s'accroche et qui est pourtant destructrice, immature, peu gratifiante ni pour l'un ni pour l'autre. Cette histoire 'd'amour' ou plutôt d'attachement n'est pas remise en cause, ou très peu, puisque le personnage s'y accroche coûte que coûte... Est-ce parce que c'est la seule 'borne' qu'il lui reste ? Et si les 'bornes', les repères, parfois plus sûrs, se reconstruisaient ? Cela n'est pas vraiment envisagé... Bref, je ne peux pas dire que j'ai beaucoup aimé, cela dit, je pense que je donnerai encore une chance à cet auteur, car en effet, c'est un auteur plutôt positivement littéraire.

Médiathèque de Saint-Malo.

La fontaine pétrifiante, Christopher Priest, éd. Folio. 1981.

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... 381

6 Août 2015, 11:19am

Publié par LaSourisJOne

"Les vieillards sont avisés, pas par nature mais à force d'absorber et de retenir, et par l'accumulation d'un nombre suffisant de souvenirs pour être capables de sélectionner ce qui est important".

Christopher PRIEST

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... 380

5 Août 2015, 23:35pm

Publié par LaSourisJOne

"Nous ne nous voyons pas changer - Il y a l'apparente continuité de l'image renvoyée par le miroir, la conscience quotidienne du passé immédiat - et il faut l'appui des vieilles photographies et des vieux amis pour qu'apparaissent les différences".

Christopher PRIEST

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Chambre à part :)

3 Août 2015, 10:35am

Publié par LaSourisJOne

Chambre à part :)

Je suis entrée dans ce livre en toute innocence. Parce qu'il m'a fait de l'oeil dans un rayon de médiathèque et qu'en lisant la 4ème de couverture, cela m'a intrigué, séduit : c'était tout un programme, une gageure : comment faire pour que l'amour survive, vive toujours fort, né de/en 68 et toujours trente ans plus tard ? Comment un couple se construisait au quotidien avec succès ? Ca a suffi à me donner envie de lire ce livre. Etrangement, je n'avais pas identifié le nom de l'auteur, qui pour moi restait inconnu. Petit à petit... le dessinateur de presse brillant et génial dont la narratrice s'éprend en 1968 n'est-il pas... Wolinski ? Evidemment, la coïncidence serait trop grande... Le témoignage, beau en soi, prenait plus de force encore,compte tenu de ce destin injuste qui lui ôta la vie le 7 janvier dernier. Ce livre ayant été écrit bien avant, il y a au moins 13 ans par sa femme, journaliste et écrivain.

C'est une jolie voix, que celle de Maryse Wolinski. Une singulière trajectoire, qu'elle nous livre là, qui ne cherche pas à dissimuler. Une trajectoire habitée par une présence à ses côtés, celle de Georges Wolinski, qu'elle ne nomme pas dans son livre, comme en une dernière pudeur respectueuse. Il est 'Il', 'lui', on sait... Ce qui marque, ce qui frappe, c'est l'extraordinaire histoire de ce couple, demeuré amoureux malgré les tourments, malgré les rencontres, malgré les milieux, malgré l'époque, en une beauté très touchante. Une incroyable ode à l'amour, réel.

Enserrée par un incipit où elle raconte une soirée chez des amis, et la noble fragilité soudaine ressentie par son mari, qu'elle doit emmener à l'hôpital avant de lui dire : "toi tu ne vieilliras jamais ; je t'interdis de vieillir", et le retour narratif à l'hôpital à la toute fin du livre, l'écriture de ce livre résonne comme la mise en mots d'une peur, le défi à la mort, en faisant revivre par les mots la trajectoire touchante ; un livre qui résonne comme un acte d'amour.

On sait, pourtant, elle ne nous le cache pas, que cet amour commence par une admiration sans borne, une fascination éperdue pour cet homme ; qu'elle aurait pu se perdre, s'oublier, dans cet amour, face à cet homme... Mais le joli objet, "la petite jeune fille blonde" va devenir sujet, affirmer sa personnalité et l'un l'autre évoluer dans les méandres de l'amour, plus fort que tout. Elle s'affirmera féministe face à un personnage qui croquait les femmes comme des objets ; son attachement au communisme est passé au crible aussi, sans complaisance, objectivement, sous tous les angles ; leurs relations mondaines... L'un et l'autre deviennent touchants, parce qu'ils sont généreux, et qu'ils aiment, clé merveilleuse.

Médiathèque de Dinard.

. Chambre à part, Maryse Wolinski, éd. Albin Michel, 2002, Le Livre de Poche.

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