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Le blog de la souris jaune

Mal de pierres :((

26 Février 2012, 10:58am

Publié par la souris jaune

9782867464331-1-.jpgBeurk ! Je m'attendais au meilleur avec ce livre, au vu des critiques dithyrambiques, extraits des plus grands journaux nationaux qui le jalonnent... Beurk, beurk, beurk ! En ce qui me concerne, je n'ai vraiment pas aimé.

Ce "Mal de pierres" m'a fait penser (évidemment, en pire) à "Elles vivaient d'espoir" de Claudie Hunzinger (que j'avais aimé, donc). Même période (1943), histoire d'amour impossible, et la vie qui continue, malgré tout. Sauf que là... grrrr.

J'ai trouvé le livre trop court, trop ramassé. Du coup, j'ai trouvé difficile de s'y retrouver avec toutes les strates de personnages. Sachant que c'est la petite-fille qui raconte l'histoire de sa grand-mère. Elle nous parlera donc en 121 pages de sa grand-mère bien sûr, de son grand-père, du Rescapé peut-être son vrai grand-père, de ses autres grand-parents, de sa mère, de son père, etc... Dur de s'y retrouver. Le principe de l'histoire d'une mère ou d'une grand-mère racontée par l'enfant ou le petit-enfant est connu et plutôt usité en littérature, souvent touchant ; je pense par exemple à l'excellent "Jardin sur le ventre" de Fabienne Berthaud  ; là ce n'est pas le cas...

Je n'aime pas la façon dont c'est écrit (mais il est vrai que c'est traduit de l'italien), je n'aime pas le propos... je trouve qu'elle nous dit tout et son contraire, on a l'impression de ne rien avoir lu, ou de lire des pages qui sont des grains de sable et qui s'effritent entre les doigts, principalement à cause de la lettre finale, qui tend à annuler tout ce qu'on a lu... Alors : était-on dans les méandres de l'esprit de la grand-mère de cette narration et tout est invité ? Non, vraiment, je ne comprends pas ce livre, et vraiment, vraiment, il me met en colère, alors je m'arrête là !

 

. Mal de pierres, Milena Agus, éd. Liana Levi, 2006 (Italie et France).

 

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Le meilleur reste à venir :)

25 Février 2012, 20:37pm

Publié par la souris jaune

9782742780495[1]Ce livre nous transporte au Nigéria, à travers la vie de deux femmes, deux amies, de leur enfance à leur âge adulte, de 1971 à 1995. J'ai aimé cette balade dans la vie de celles-ci, amies parce que le hasard a voulu qu'elles soient voisines, enfants. Une balade dans une terre hostile, sur fond d'autocratie, autour de la constitution de la personnalité de chacune. Deux femmes modernes, dans une culture marquée par la prédominance de l'homme sur la femme. Avec chacune leur façon d'agir ou de ne pas accepter : il y a celle qui s'oppose, en frontale, et celle, marquée par un épisode traumatisant dans son adolescence, qui louvoie mais ne se trahit pas forcément pour autant.

Ce n'est pas le premier roman africain ou racontant des destins africains qui me font songer à l'absence de "mise en scène dramatique" dans la narration (tout est raconté sur le même plan, épisodes du quotidien comme épisodes dramatiques) ; c'est évidemment assez déroutant, et moins confortable, car l'auteur ne vous aide pas à mettre en perspective ce qu'il vous faudra garder de ce livre ; mais cela m'a moins gêné ici, car je l'ai moins perçu comme un défaut du livre. En outre, ce choix de tout placer sur le même plan correspond à la volonté de la narratrice (exprimé dans le livre) de ne pas stigmatiser, de ne pas donner une image caricaturale de l'Afrique. D'où cette juxtaposition d'événements qui se valent, événements anodins comme événements traumatiques. Elle dessine donc un coin d'Afrique, celui du Lagos, là où se mélangent les religions, les peuples, les coutumes, les langues.

Elle nous livre aussi une réflexion sur l'engagement, et la question sensible, internationale du choix et du libre-arbitre : qu'est ce qui fait qu'on décide que les choses doivent changer, qu'est-ce qui fait qu'on décide de rompre avec une situation instaurée qui ne nous convient plus, pour un meilleur, même si individuellement, on risque d'y perdre ? Ca parle du combat de chacun au sein d'une société, de ce qui peut changer grâce à l'action individuelle de chaque... Et évidemment, c'est une réflexion tous azimuts sur le destin des femmes.

 

. Le meilleur reste à venir, Sefi ATTA, éd. Actes Sud, 2009 (pour la traduction française).

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23 Février 2012, 21:53pm

Publié par la souris jaune

"Quand j'eus assumé mon extrême politesse, je me révoltai face à un monde qui se montrait impoli envers moi".

Sefi ATTA

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23 Février 2012, 21:47pm

Publié par la souris jaune

"Chacun a le choix. Utlisez votre voix pour amener le changement".

Sefi ATTA

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23 Février 2012, 21:31pm

Publié par la souris jaune

"Le silence a deux extrêmes, il peut abattre une personne et même tout un pays, ou alors devenir un bouclier. Une attaque et une défense, même si les gens disent toujours que le silence est paisible".

Sefi ATTA

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23 Février 2012, 13:46pm

Publié par la souris jaune

"C'est plus facile de contourner une pierre que de la briser, et ça ne t'empêche pas d'atteindre ton but".

Sefi ATTA

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23 Février 2012, 08:30am

Publié par la souris jaune

"Cette histoire d'un-homme-une-femme, si c'est si merveilleux, pourquoi les femmes ont-elles toutes le coeur brisé ?"

Sefi ATTA

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22 Février 2012, 13:19pm

Publié par la souris jaune

"C'est une surcharge de devoirs, que l'on s'impose parfois soi-même".

Sefi ATTA

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19 Février 2012, 17:19pm

Publié par la souris jaune

"Entre l'enfance et l'adolescence, il n'y a(...) aucune marge pour s'épanouir latéralement et,quelque soient nos instincts, nos parents (sont) déterminés à couper court à toute désobéissance : "cesse de t'agiter", "pense à tes études", "tu veux nous faire honte ?".

Sefi ATTA

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La vie d'une autre

18 Février 2012, 12:30pm

Publié par la souris jaune

vie-dune-frederique-deghelt-actes-sud-L-1[1]Evidemment, ça commence très très fort. On est cueilli dès le départ, puisque dès la seconde page, l'histoire, folle, est lancée : Marie rencontre Pablo, elle a 25 ans, ils sortent et couchent ensemble, et le lendemain à son réveil... elle se rend compte qu'elle a des enfants de lui et que 12 ans se sont écoulés ! On y est, on est avec elle. On a envie de comprendre, de savoir ce qui s'est passé ! Le suspense est un rouage que Frédérique Deghelt manie bien.

J'étais partie pour adorer ce livre : je crois qu'au final, je lui reproche un peu (mais un peu moins) ce que je reprochais dans un autre genre à L'idole, de Serge Joncour : l'idée est tellement géniale... qu'il faut un livre à la hauteur de celle-ci ! L'idée est géniale, et il faut l'alimenter. Ces deux livres, même s'ils n'ont rien à voir, me donnent un peu l'impression de voir l'auteur remettre du bois pour entretenir le feu, alors qu'on voudrait ne voir que le feu...

En outre, l'un comme l'autre (Deghelt comme Joncour - rapprochement improbable ?) ont le goût des formules, des phrases choc, qui finissent un peu par pontifier le roman (en tout cas dans celui-là). Et finalement, quand j'ai découvert le postulat qui se cachait derrière ce livre (pour sauver un amour, ou l'amour, il faudrait accepter d'oublier, et faire une croix sur le passé), j'ai été un peu déçue.

On peut aussi décider d'être très romantique, et trouver ça génial : décidons que la nouveauté est toujours possible dans un couple, en oubliant la densité qui le constitue, et aussi la pesanteur...

Ah oui, j'ai aussi trouvé que le personnage féminin en fait beaucoup plus que lui en fait : en clair, j'ai trouvé ces personnages campés dans des attitudes convenues et un peu "bourgeoises" (au sens classique du terme) : étonne-moi mon amoouur ou je te trompe ! pourrait dire l'homme. Cela dit, la leçon vient d'elle donc : je sauve notre amour coûte que coûte, je te donne une autre "moi', mais à quel prix  : pour cela j'accepte de me priver de 12 ans de ma vie, en gommant tous mes souvenirs... Evidemment, ça fait aussi un peu réfléchir sur ce qu'on garde vraiment, du temps qui passe... Peu sans doute, trop peu...

Dommage peut-être aussi qu'elle ait décidé de poser son roman comme un plaidoyer "contre" l'époque actuelle : je trouve que ça aurait été plus fort si elle nous avait laissé tirer ces conclusions, plutôt que de nous les asséner...

"On a peu l'occasion dans la vie normale - je devrais dire dans la vie anormale d'aujourd'hui - de s'offrir ce recul : je me prends 10 ans sous le bras, je saute dans le futur et je pense léger comme si j'en avais 26. J'aime avec passion, sans rancune et sans questions".

Ouaa ! Je pensais avoir beaucoup aimé ce livre. Je crois que je l'ai apprécié, même si j'ai conscience d'avoir mis ici beaucoup de réserves... Je l'ai en tout cas dévoré, prise dans la spirale et la volonté de savoir ! Caractéristiques d'un bon bouquin ?

 

. La vie d'une autre, Frédérique Deghelt, éd. Actes sud, collection "Un endroit où aller", paru en janvier 2007. (Le film sort en ce moment au cinéma...)

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