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Le blog de la souris jaune

adolescence

Songe à la douceur :)

17 Septembre 2022, 09:09am

Publié par LaSourisJOne

Roman...

Difficile je suppose de considérer ce livre comme n'importe quel livre...

Je ne connaissais pas cette auteure, c'est une découverte. Cependant, on crie au génie.

Evidemment, elle marque sa patte, visuellement déjà, puisque le texte, loin de remplir les pages comme un roman imprimé classiquement, fait des vagues sur la page ; ainsi il est découpé à la manière d'un long poème de forme libre de 250 pages, accueille même des calligrammes ou parties du roman en calligramme (tout à fait réussi et approprié, celui des deux visages, à la fin...) ; on a aussi une "voix-auteur" présente de façon là encore particulière, comme un interlocuteur du livre, qui n'aurait pas tous pouvoirs sur ces personnages, comme un observateur. 

Alors : l'histoire mèle aujourd'hui et il y a dix ans ; nos personnages sont des ados qui avaient 14 et 17 ans, et qui donc en ont dix de plus aujourd'hui ; Tatiana et Eugène. Et puis la soeur de Tatiana, Olga, et comment l'occulter en arrière-plan crucial, comme rouage d'un drame, Lensky. 

Ce sont des amours de jeunesse, avec la force sincère, authentique de ceux-ci. 

Eugène rejette Tatiana, et puis ils se revoient, dix ans et plus tard, et là... 

C'est très bien écrit, on ne peut le nier ; l'auteure a même des façon extrêmement personnelles de décrire, ce n'est pas si fréquent.

Je dois avouer cependant que j'ai trouvé le temps long ; il y a beaucoup de "commentaire" dans le texte, c'est un peu sa patte, beaucoup dans l'air du temps, ai-je pensé ; ça gonfle, ça gonfle, ça prend de la place et en ce qui me concerne, cela m'agace un peu, car je le trouve bavard, ce texte... même s'il est habile.

Je souligne la fin ; je l'ai trouvée très belle, vraiment, je me suis même dit que la lecture valait pour la fin.

Il est sans doute à considérer comme conseil précieux pour la jeunesse, ou comme parabole : il faudrait sans doute, lorsqu'on a 17 ans, songer à la douceur, vraiment, profondément, or, à 17 ans, on semble programmé pour ne pas y penser...

. Songe à la douceur, Clémentine Beauvais, 2016.

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Poupées :)))

21 Août 2022, 20:31pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Coup de coeur, pour ce roman, et découverte de cette auteure que je ne connaissais pas.

D'autant plus qu'il est arrivé à point nommé à un moment où tous les livres me tombaient encore des mains... 

Histoire prenante, non sans suspense, d'une amitié entre deux jeunes filles. Deux adolescentes inséparables, mais qu'on rencontre plus tard, alors qu'elles sont installées chacune dans leur vie d'adulte. Elles sont inséparables, s'aident, se soutiennent, l'amitié est très forte. Et puis un jour, brutalement, l'une d'elle s'en va, sort de la vie de l'autre sans plus donner d'explication ni de signe de vie. 

En même temps qu'on nous raconte cette amitié, on va nous dévoiler petit à petit, pas à pas, le fin mot de l'histoire... 

C'est au cours d'un été partagé aux Etats-Unis, chez la grand-même de l'une d'elles, que les routes sont communes pour la dernière fois, sur fond de tempête en bord de mer... 

Le temps passe, les vies de chacune se mènent, les choix se font...

Et on finit par comprendre...

C'est palpitant, passionnant.

. Poupées, Eléonore Pourriat, JC Lattès, 2021.

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La Maison Au Bord de la Nuit :))

7 Octobre 2021, 21:21pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Tout d'abord, je dois dire que j'ai commencé par être étonnée de ces majuscules dans ce titre... Mais j'ai compris à sa lecture que ce n'était pas une erreur, puisque cela désigne un lieu/un nom propre donc, bien spécifique.

Une belle découverte, que je dois à mon fils et je l'en remercie : il a choisi ce livre pour moi et il ne s'est pas trompé. Et je crois que je ne connaissais pas cette auteure. 

Elle m'a un peu fait penser à Victoria Hislop et à ses sagas situées dans des contrées du sud de l'Europe. Ici, donc, grande fresque/saga familiale sur plusieurs générations, en Italie. Essentiellement à Castellamare, une petite île minuscule au large de la Sicile. 

C'est là qu'un jeune homme, orphelin, Amédéo va atterir et construire sa vie... On s'attache assez vite à tous ces personnages qui peuplent ce rocher reculé, loin de toute grande ville... J'ai aimé découvrir et suivre la vie de ces habitants, de cette petite bourgade où il n'y a qu'un café... Et un conte, une comtesse ! Comme le récit est découpé en tranches d'années, je confesse cependant que la dernière partie (à partir de 1989) m'a ennuyée : j'ai trouvé cette partie superflue, un peu comme la partie 3 des Déracinés de Catherine Bardon... Ici, j'ai trouvé que l'histoire des descendants était délayée et moins bien tenue. Mais c'est peut-être aussi que le destin de ces descendants m'a moins intéressé que celui des aïeuls...

Enfin, le récit ne manque pas de poésie, sur fond de légendes locales...

J'ai beaucoup aimé.

. La Maison Au Bord de la Nuit, Catherine Banner ; Pocket. 2016.

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Là où chantent les écrevisses :)))

1 Octobre 2021, 16:41pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Gros coup de coeur pour ce livre qui se dévore de bout en bout sans qu'on ait envie de le lâcher.

Je l'avais vu passer, j'en avais entendu du bien, il me tentait sans en savoir beaucoup plus que cela et que cette couverture et ce titre qui me faisaient de l'oeil... Et je l'ai enfin eu entre les mains !

Le début du roman n'a pas été sans me rappeler un peu quelques bribes de Betty, par son contexte familial très compliqué. Ainsi, c'est l'histoire de Kya (Catherine Danièle Clark de son nom entier) dont la mère s'en va un jour, et qu'elle voit partir, pour ne plus revenir, au détour d'un chemin, alors que Kya n'a que 5 ans. Restent ses frères et soeurs qui eux aussi, vont partir. A cause d'un père mauvais quand il boit. C'est le début de l'histoire... Toujours est-il que Kya va grandir et finir par être obligée de se débrouiller seule dans le marais où elle est née, et où elle grandit, en lisière d'une ville où là encore les préjugés, dans les années 60, sont peu tendres avec la différence... 

Et Kya va tisser son chemin. Seule. Dans cette maison abandonnée au coeur du marais. Avec les oiseaux pour amis. Et aussi un garçon, puis deux... Je ne dois pas vous en dire plus !

Cependant : deux temporalités se succèdent, très peu éloignées l'une de l'autre. Il s'est évidemment passé quelque chose, et il semble assez évident qu'on devrait le découvrir, entre 1960 et 1969... Tout est passionnant : ces années, sa vie dans le marais, cette nature qui nous est donnée à voir, ses débrouillardises, ses rares amis, ce suspense autour d'une mort irrésolue... 

Véritablement passionnant, surprenant jusqu'au bout, et c'est rien de le dire.

On ne lache pas le livre, on tremble, on est cueillis, c'est vraiment très très réussi.

Coup de coeur de ma bibliothécaire qui l'avait mis en avant, et du coup j'ai pu tomber dessus : joie !

Bibliothèque de Lanvallay.

. Là où chantent les écrevisses, Delia Owens, éd. Seuil, 2018.

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Frangine :)

21 Août 2021, 15:30pm

Publié par LaSourisJOne

Roman ado.

Je ne me souviens plus du tout où j'ai entendu parler de Marion Brunet et de ses livres dont plusieurs semblaient être "à lire"... En tout cas, celui-ci, qui fait quand même du bien, d'un point de vue narratif, après des choses assez denses, Frangine

L'histoire de Pauline. En début de Seconde, confrontée à un harcèlement douloureux. Raconté par son frère, en classe de Terminale dans le même lycée.

La particularité de ce frère et soeur sont d'être des enfants nés par PMA, et donc ayant deux mères.

Le livre est assez clairement pédagogique, destiné à sensibiliser sur le sujet ; agréablement narré par le jeune homme de son regard de garçon voulant à tout prix protéger sa soeur... Alors ça parle de la souffrance de la personne harcelée, son désarroi, et puis de ses moyens de résoudre (ou pas) le problème... Le frère aimerait frapper pour protéger sa petite soeur, la soeur cherche son chemin pour s'en sortir à sa manière...

Evidemment, le point de vue étant celui de l'attachement du frère pour sa soeur, cela donne une "couleur" particulière, attachante, au roman. 

Ca parle évidemment aussi très largement de l'acceptation de la différence, du rejet par la société ou par les proches lorsque des choix de vie ne sont pas dans la norme... L'histoire est intéressante.

Je n'ai pas été captivée et je pense que je l'oublierai vite, mais le livre vaut la lecture.

Ah, c'est peut-être un détail, mais je n'ai pas aimé la fin, enfin, la fête du Nouvel An sans parents, narrée je trouve comme un focus de plus sur la vie d'ados, là encore assez "démonstrative" de ce que pourrait être une fête d'ados, et surtout je n'ai pas aimé ni trouvé nécessaire le joint, qui n'apporte rien ! : ainsi, je trouve que c'est un point de vue d'auteure contestable que de l'y mettre là : ce chapitre est ouvert sur Joachim qui trouve normal de fumer un joint "puisqu'il y en a et qu'il ne l'a pas acheté". Ca m'a gêné. A quoi bon ?

. Frangine, Marion Brunet. Edition Sarbacane. 2013

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Expiation

16 Avril 2021, 13:13pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Roman en trois parties, je devrais même dire quatre, puisque c'est cette dernière, la plus courte qui m'a décidé à ne pas mettre de sourire du tout, quand peut-être je m'apprêtais à en mettre un. 

Une famille, en Angleterre. Milieu aisé, en 1935. La première partie se concentre sur une seule soirée ou presque, une journée tout au plus. C'est ciselé, et la narration, vous l'aurez compris très lente, me plaît beaucoup. Il faut évidemment faire preuve d'une patience à laquelle il est triste de dire que nous ne sommes plus habitués (je devrais dire "je", et en matière de livres). Mais j'aime beau la narration de McEwan, il ne manque rien j'ai envie de dire, ni description ni introspection. Au cours de ce dîner, sentiments, désirs, amours vont engendrer des situations et événements qui laisseront trace pour longtemps. Nous sommes au plus près de plusieurs personnages, Briony, bien sûr, la fille cadette, 9 ans, écriveuse en herbe... la grande soeur, Cécilia, qu'on aime tant... Robbie, l'ami de la famille, modeste, et que la famille a pris sous son aile... Un événement, un drame ce soir-là, un témoignage et des vies qui basculent... Puis la guerre. Malheureusement, McEwan ne nous épargne rien. Je dirais donc que McEwan excelle encore, mais il faut avoir envie de lire ces pages (la deuxième partie) et c'est éprouvant. On y voit Robbie, essentiellement, donc. Et puis les troisièmes chapitres nous rapprochent de Briony... Et bien sûr il est question d'expiation... J'ai très peu aimé ce personnage de Briony, et encore moins le dénouement que McEwan fomente, après nous avoir manipulé... Enfin, c'est mon ressenti quand je tombe sur ce genre de fins. 

Bref, c'est mystérieux, je sais, mais j'essaie de ne pas divulgacher !

J'avais beaucoup aimé Opération Sweet Tooth,  du même auteur. Je continue à le percevoir comme un auteur plutôt brillant notamment en matière de narration d'une histoire.

. Expiation, Ian McEwan, 2001 ; 2003 pour la traduction française (traduction de l'anglais, Royaume-Uni).

 

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Le secret de la manufacture de chaussettes inusables :)))

10 Février 2021, 21:02pm

Publié par LaSourisJOne

Roman. 

Rien à faire, j'aime décidément les livres de cette auteure : le premier, Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates m'avait déjà totalement conquise. Idem pour celui-ci, dont je viens de dévorer les 650 pages. 

L'histoire lente, digeste, absolument savoureuse, d'une famille. Une famille en Virginie occidentale, dans une toute petite ville où tout le monde se connaît. Deux points de vue : celui de Jottie, l'une des tantes, et surtout celui de Willa, enfant, 12 ans. Enfant mûre, réfléchie... Un été de 1938. Alors que la maison de famille, qui accueille des pensionnaires, accueille pour lors une jeune femme, Melle Beck, expédiée là par son père, le patriarche sénateur, pour lui apprendre ce qu'est le travail parce qu'elle n'a pas voulu épouser l'homme de son choix. Bref : ici l'incendie de l'entreprise locale La Manufacture des chaussettes Inusables en 1920 a laissé ses traces profondes, indélébiles... Les relations familiales se donnent à voir, profondes, entières, parfois douloureuses sur fond de traumatisme, et les personnalités vont s'éclairer, se révéler, notamment celle du frère, le père de Willa (et de Bird, 9 ans), Félix... Bref, tout cela est tout à fait savoureux, ça se déguste avec plaisir, d'autant que l'écriture est enjouée, gaie, et n'hésite pas à nous narrer quelques faits via des lettres que certains protagonistes s'envoient. Bref, quel plaisir total de lecture !

Ca fait du bien...

Heureusement, il va maintenant être dans ma bibliothèque, puisque c'est encore une miraculeuse bouquinerie qui l'a mis sur mon chemin :)

. Le secret de la manufacture de chaussettes inusables, Annie Barrows, 2015. (10/18).

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Le pain des rêves :))

24 Janvier 2021, 12:12pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

De cet auteur, j'avais déjà lu et apprécié la Maison du Peuple. J'ai aimé celui-ci, l'arpenter lentement, me couler dans ces souvenirs d'une enfance d'antan... L'écriture est belle, fouillée, les descriptions ne manquent pas pour faire naître les images, j'ai pensé aux auteurs du XIXe en le lisant...

C'est le récit d'un narrateur qui nous raconte quelques années de son enfance, probablement lorsqu'il avait 11 et 12 ans. Une enfance pauvre, très pauvre. La famille vit dans une ancienne écurie : le grand-père, la mère, les enfants... Avant d'être hébergés dans un logement de la ville et d'y voir un paradis... J'ai aimé le regard de l'enfant sur tout cela ; un regard imprégné de valeurs non de dénigrement ; et puis oui, les rêves de l'enfant, d'une enfance, qui transcendent le quotidien, ou plutôt l'accompagnent, l'éclairent... des rêves avec un point de départ vécu ou fantasmé, comme les albums photos de la famille, et la mère égrène en les leur montrant des bribes de vies d'ailleurs, de cousins, cousines, et l'enfant rêve à des mondes merveilleux parce qu'ils sont loin de son coeur de vie... 

Ainsi, la Cousine Zabelle avec tous ses excès débarque bientôt, de Toulon, et pendant toute la seconde partie du récit l'histoire est liée à cette cousine Zabelle, autres moeurs autres valeurs... 

Vraiment beaucoup aimé.

. Le pain des rêves, Louis Guilloux, 1942. (Folio)

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La solitude des nombres premiers :))

4 Janvier 2021, 18:18pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

J'ai vraiment beaucoup aimé ce livre-là, dès le début, dès les premières pages. J'avais envie de retrouver les personnages, de continuer à les côtoyer sans que le livre se termine. Il m'a un peu fait penser à "l'étrangeté" d'un Pour vous, de Dominique Maynard, que j'avais aussi beaucoup aimé, ou encore à un Auprès de moi toujours, de Kazuo Ishiguro. 

C'est un livre qui ne se laisse pas saisir, qui me semble à ce titre ressembler à la vie imprévisible... Les personnages sont imprévisibles et même ce qui leur arrive ne manque pas de nous surprendre ; c'est comme si une option pouvait être choisie à chaque instant et que tout découlait de cet instant, un instant, et ça change tout... 

J'ai aimé le point de départ, fort, pour chacun des deux protagonistes ; de là, tout découle, bien sûr, mais rien de si évident qu'on aurait pu prévoir... Donc : elle : marquée par un épisode désagréable puis tragique aux sports d'hiver : sa vie marquée par ce traumatisme. Comme Matthia, un traumatisme encore, mais différent : pour lui c'est la perte de sa soeur jumelle... Ca parle de tout ce que l'on s'inflige, face à un traumatisme, ou pour vivre quand même, avec un traumatisme. 

Il y a la souffrance, bien sûr, et la solitude de ces deux-là ; plutôt la façon dont ils vivent, coûte que coûte... Quelle extraordinaire force de vie, c'est ce qui m'a marqué je crois essentiellement dans ce roman, finalement ! Le roman est fort, non conformiste, non attendu ; c'est véritablement une très belle découverte pour moi, et je suis bien contente de l'avoir acheté, par hasard, chez un de mes bouquinistes à Bécherel !

. La solitude des nombres premiers, Paolo Giordano, 2008 ; traduit de l'italien, le Seuil, 2009. 

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Auprès de moi toujours :))

6 Novembre 2020, 11:12am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Ce livre-là était dans ma bibliothèque depuis longtemps. Déjà, à plusieurs reprises, je l'avais eu entre les mains, et rangé, après avoir lu la première page, parce que ce n'était pas le moment j'imagine. Et là, j'ai eu envie de ce livre-là. C'est drôle, parfois, nos rapports aux livres... J'aime tellement l'histoire qu'ils ont, qu'ils s'inscrivent dans nos vies.

Et il m'a parfaitement convenu ! J'en ai aimé la lenteur, surtout. Sans doute que ce rythme était doux comme il le fallait pour moi. Et puis l'atmosphère, et je comprends pourquoi il m'est arrivé plein de fois de ne pas en avoir envie. L'atmosphère, et cette petite communauté qui ne ressemble à aucune autre, et pour cause... 

Donc, Kath, Ruth et Tommy. Trois amis qui grandissent dans un centre d'éducation Hailsham. C'est Kath qui raconte l'histoire... Ce livre est difficile à résumer sans trop en dire, il se lit à petits pas, à petits souffles... Auprès de moi toujours est le titre de la chanson que Kath écoute en boucle sur une cassette, à une certaine époque de sa jeunesse... Cette cassette qui va disparaître, et dont on pensera alors qu'elle sera partie à Norfolk, ce "coin perdu" de l'Angleterre qui accueille tous les objets perdus... Il y a plein de "rumeurs", de ce type dans ce livre-là, elles créent une épaisseur douce à ce livre... Qui n'est pas sans tristesse, sans nostalgie, sans regrets... L'ambiance y est toute particulière, car... ces jeunes-là sont-ils des jeunes comme les autres ? Non, ils ne sont pas des jeunes comme les autres... Ils ne peuvent pas l'être, leur destin est tout tracé, mais il faut lire le livre pour comprendre... 

Auréolé de mystères, de petits et grands mystères sur la vie...

. Auprès de moi toujours, Kazuo Ishiguro, Folio Gallimard. Londres, 2005 ; France, 2006.

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