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Le blog de la souris jaune

roman ado

Frangine :)

21 Août 2021, 15:30pm

Publié par LaSourisJOne

Roman ado.

Je ne me souviens plus du tout où j'ai entendu parler de Marion Brunet et de ses livres dont plusieurs semblaient être "à lire"... En tout cas, celui-ci, qui fait quand même du bien, d'un point de vue narratif, après des choses assez denses, Frangine

L'histoire de Pauline. En début de Seconde, confrontée à un harcèlement douloureux. Raconté par son frère, en classe de Terminale dans le même lycée.

La particularité de ce frère et soeur sont d'être des enfants nés par PMA, et donc ayant deux mères.

Le livre est assez clairement pédagogique, destiné à sensibiliser sur le sujet ; agréablement narré par le jeune homme de son regard de garçon voulant à tout prix protéger sa soeur... Alors ça parle de la souffrance de la personne harcelée, son désarroi, et puis de ses moyens de résoudre (ou pas) le problème... Le frère aimerait frapper pour protéger sa petite soeur, la soeur cherche son chemin pour s'en sortir à sa manière...

Evidemment, le point de vue étant celui de l'attachement du frère pour sa soeur, cela donne une "couleur" particulière, attachante, au roman. 

Ca parle évidemment aussi très largement de l'acceptation de la différence, du rejet par la société ou par les proches lorsque des choix de vie ne sont pas dans la norme... L'histoire est intéressante.

Je n'ai pas été captivée et je pense que je l'oublierai vite, mais le livre vaut la lecture.

Ah, c'est peut-être un détail, mais je n'ai pas aimé la fin, enfin, la fête du Nouvel An sans parents, narrée je trouve comme un focus de plus sur la vie d'ados, là encore assez "démonstrative" de ce que pourrait être une fête d'ados, et surtout je n'ai pas aimé ni trouvé nécessaire le joint, qui n'apporte rien ! : ainsi, je trouve que c'est un point de vue d'auteure contestable que de l'y mettre là : ce chapitre est ouvert sur Joachim qui trouve normal de fumer un joint "puisqu'il y en a et qu'il ne l'a pas acheté". Ca m'a gêné. A quoi bon ?

. Frangine, Marion Brunet. Edition Sarbacane. 2013

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L'aube sera grandiose :))

9 Mai 2019, 20:58pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Voici un moment que je rêvais de la lire, ce roman.

Déjà très fan D'Anne-Laure Bondoux (L'autre moitié de moi-même, Et je danse aussi), celui-ci me faisait de l'oeil depuis longtemps. Enfin. Et je ne fus pas déçue, au contraire ! Le suspense est haletant, et pourtant on est dans un roman intime, qui nous raconte la vie d'une famille, entre aujourd'hui et les années 70, par le biais d'un récit de mère à fille et de flash-backs... Non, dit comme ça, ça ne rend pas compte du livre d'A-L Bondoux. Une mère embarque sa fille un soir, destination inconnue. Sa fille de16 ans, le soir du bal du lycée, fulmine, c'est rien de le dire... Elle la mène à une cabane, isolée de tout, familiale, et pendant la nuit qui va s'écouler, lui révèle son histoire familiale... C'est passionnant, haletant, on a envie autant d'être dans le présent que dans le passé, pour tout comprendre, et on aime chaque personnage de cette famille... 

Evidemment, c'est parfois rude, et surprenant, dans le choix de destinée que le narrateur nous trace... Mais en même temps, c'est lumineux d'espoir, de force de vie, de courage, pour chacun de ces quatre personnages de cette famille !

On ne peut s'empêcher cependant de se demander si, au vu de cette fin, une suite ne se prépare pas... Ca surprend... Je ne peux rien dire, mais ça surprend ! :)

Bon, j'ai de toute façon beaucoup aimé ce livre. Ses personnages, ses retours dans un passé qui nous est très familier...

Très agréable balade ou road-movie... Merci à Delphine, qui, me connaissant bien, m'en avait fait cadeau il y a quelques mois.

. L'aube sera grandiose, Anne-Laure Bondoux, éd. Gallimard Jeunesse, sept. 2017 

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La passe-miroir, La mémoire de Babel, tome 3 :))

1 Janvier 2018, 08:53am

Publié par LaSourisJOne

Roman jeunesse.

J'ai retrouvé ici le même plaisir qu'à la lecture du tome 1.

Qu'est-ce que c'est jouissif d'arpenter ce nouveau monde né de l'imagination efficace et infinie de Christelle Dabos ! Je la salue pour cela : elle crée avec aisance un monde qui entraine sans heurts pour le lecteur nouveaux mots, autre conception de l'espace, autre monde, autres codes... Elle fait naître sous nos yeux et le plus naturellement du monde pour ne vous citer que quelques exemples tramoiseaux (sorte de tramways qui se déplacent dans les airs tirés par des gros oiseaux qui sont des chimères), illusions plus vraies que le vrai, dédoublements de personnages, pouvoirs géniaux avec lesquels les personnages vivent au quotidien comme s'il s'agissait d'une partie d'eux (ainsi cette Zen qui diminue et agrandit à l'envi chaque objet qu'elle touche)... Bref : c'est infini, et on en jubile, parce qu'on se balade grâce à elle dans un univers qui nous emplissent d'images et qui sont une source d'étonnement, de surprise et de découverte infinie. 

Et puis on retrouve les personnages, bien sûr. Les personnages principaux, évidemment qui nous préoccupent le plus, et qui, là, il faut l'avouer, ne cessent de se chercher. Là cependant, l'auteure a levé d'elle-même les reproches que j'aurais pu faire quant à ce livre, aux mots non prononcés : cela faisait partie de l'apprentissage d'Ophélie. Ainsi, sa phase de compréhension, lorsqu'elle est cloîtrée dans l'isoloir, sensé vous rendre fou en une heure quand elle y restera une semaine est très intéressant : c'est là, seule avec elle-même (le lieu est entouré de miroirs, elle la passe-miroirs !) qu'elle va chercher au fond d'elle même mais aussi, sans doute parce qu'elle ne sera plus dans l'action, comprendre ce qu'elle aurait dû faire, ou dire à ce Thorn à qui elle reproche d'être si distant...

Quant à la vision de l'amour, puisque c'est un roman destiné aux ados, je dirais que je reste mitigée : à mon sens, l'acceptation de tout pour l'autre, y compris ce qui torture est quelque chose qui ne devrait pas être... Et là, elle va très très loin dans l'acceptation de ce qui la fait souffrir. Certes, on voit le courage qu'elle y met, la pugnacité, et ce dans un objectif : profiter à Thorn, le retrouver et le secourir. Mais je me demande si - ça restera une pensée très personnelle - le fait d'avoir dit 'non', 'stop', à l'occasion de quelques épisodes n'auraient pas pu déclencher le respect, la compréhension, et peut-être mener au même but. Et être plus riche d'enseignements pour les jeunes lecteurs. Bon, mais ça c'est mon avis : cette jeune Ophélie se laisse trop faire, prend trop sur elle. 

Cela n'en reste pas moins formidable, entraînés que nous sommes dans un troisième monde, Babel. Je me vois bien le relire un jour, ainsi que le tome 1, juste pour me promener encore dans ces rues où l'ont croise des oppossums, ou me rendre dans les bas-fonds du 'Sans Peur et presque Sans reproche'.... 

Merci à ma mère d'avoir exaucé mon souhait en me l'offrant à Noël :))

Et j'attendrai le tome 4, dernier de la série, avec impatience !

. La passe-miroir, La mémoire de Babel, (Tome 3) Christelle Dabos, éd. Gallimard Jeunesse.

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Le monde attend derrière la porte :)

14 Octobre 2017, 16:40pm

Publié par LaSourisJOne

Roman ado.

Comme souvent, un roman ado redonne de l'oxygène. Agréable moment que celui-ci.

L'histoire d'une ado, âgée de 15 ans, fille de rigoristes. Nous découvrons donc la façon de vivre de cette religion très particulière, que l'auteure décrit comme : persuadés détenir la vérité, ne vivant qu'entre eux, les autres ne devant pas être fréquentés, soumis aux règles de la communauté, celle-ci primant sur les décisions familiales.

Alors qu'elle va encore dans une école normale et qu'elle se réjouit donc d'avoir des amis qui écoutent de la musique, font du sport (ce qu'elle ne peut pas faire...), elle s'oppose de plus en plus à sa famille qui pensent pouvoir la remettre dans le 'droit chemin'. Plus aride encore va être son destin en durcissant les choses et en la mettant dans une école communautaire, puis, par punition, envoyée en pension six mois, en Ecosse, dans une famille rigoriste sensée redressée les jeunes pousses en révolte...

Seulement, même si elle s'interroge (ses parents pensent que c'est le bon chemin), elle ne peut se résoudre à ne pas vivre avec les autres, dans le monde 'normal' ; alors elle va affirmer ses envies. Quitte à aller à l'affrontement, et à perdre une partie de sa famille. Car comment renoncer à la liberté une fois qu'on l'a subodorée ? 

C'est une belle réflexion sur la famille, l'attachement, les valeurs, les choix de vie. 

Une bien jolie surprise.

. Le monde attend derrière la porte, Pascale Maret, éd. Thierry Magnier, 2009.

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La passe-miroir, Les disparus du Clairdelune, tome 2

23 Août 2017, 10:33am

Publié par LaSourisJOne

Roman jeunesse.

Bon, je le sais, je le sais : je suis généralement déçue par les tomes 2.

Eh bien, celui-ci ne déroge pas à la règle... Ces 550 pages ne m'ont tenue en haleine que parce que le premier tome a suffisament été bien amorcé pour qu'on aie envie d'en connaître la suite, enfin, la fin... Là, grande déception : il ne se passe rien ! Bon, j'exagère : je sauve les cinquante premières pages, intéressantes, lorsqu'elle est vice-conteuse bien malgré elle, et chargée de raconter des histoires, ce qu'elle ne sait pas faire, devant Farouk, cet esprit de famille 'déifié' ou presque et devant toute la cour. Ca c'est chouette. Convoquer ses ressources, se dépasser, croire en soi, en sa différence : ça j'ai beaucoup aimé.

Je sauve aussi allez, les cinquante dernières pages. C'est tout ! Je trouve que l'intrigue de ce tome-là est un alibi. Il ne sert pas l'histoire principale : Ophélie et Thorn doivent se marier, non ? Ils n'ont rien en commun, et ce n'est rien de le dire... Certes, Ophélie va découvrir petit à petit, et là je dirais que c'est l'unique intêrét du livre, qu'elle est sans doute entrain d'aimer Thorn : c'est assez beau, parce qu'il n'y a aucune raison 'classique' pour que cela arrive. Mais, oui c'est beau : il se soucie d'elle, ses actes, souvent incompréhensibles, sont, elle le découvre, destinés à la protéger, même si cela doit lui nuire fondamentalement à lui...

Avec tout ça, ces histoires de disparitions n'ont eu pour moi, aucun intérêt. Je trouve que c'est vraiment tiré par les cheveux, et c'est rien de le dire ; en outre, j'ai trouvé pénible que l'auteure nous prenne soudain pour amnésique et nous résume en quelques phrases régulièrement les événements vécus dans le tome 1 quand elle est amenée à évoquer un personnage, ou un fait qui pourrait nécessiter qu'on sache ce qui s'est passé préalablement. 

Je n'ai pas aimé non plus sa propre amnésie, ou ses incohérences quant à sa propre caractérisation psychologique de personnages (par exemple la vieille Hildegarde). Ca n'arrive pas souvent, mais ses tendances à la simplification, dans ce deuxième tome, tendent à modifier la perception qu'on avait pu en avoir.

Vous l'aurez compris, je ne précipiterai pas sur le tome 3, à cause de l'inertie et de la déception du tome 2, même s'il est évident que j'aurai envie de connaître l'issue de cette histoire !

. La passe-miroir, Les disparus du Clairdelune. Gallimard Jeunesse, 2015.

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La passe-miroir, les fiancés dé l'hiver - Tome 1 :))

19 Août 2017, 19:55pm

Publié par LaSourisJOne

Roman jeunesse.

Les fiancés de l'hiver : c'est le premier tome de la trilogie de Christelle Dabos La passe-miroir. Un univers en soi, puisque tout repose sur la construction d'un univers, d'un monde, de mondes... On apprend tout dans ce premier tome, et ça ressemble à de l'héroïc fantasy pour filles, si tant est que cela ne soit pas mixte ! 

L'héroïne est une jeune fille qui vit dans son monde, préservé, tranquille, où elle a tous ses repères, les Animistes. On découvre la construction de ce monde-là, construction qui fonde la construction de chacun des mondes. Prédomine une espèce de "chef de clan", ici une femme, qui est en réalité une ancêtre, très belle, très puissante... Tous ont des pouvoirs particuliers. Notre héroïne est peu jolie, empruntée, maladroite, mais elle est dotée d'une personnalité sincère, authentique, et qui ne demandera qu'à s'affirmer, ce qu'on va voir tout au long de ce livre... 

Car, elle qui est parfaitement heureuse en tant que liseuse dans un musée (elle a le pouvoir de 'lire', de pénétrer l'histoire des objets et donc d'identifier un peu de l'histoire de ceux qui l'ont possédé à travers le temps, elle qui a refusé deux époux, elle va se retrouver sans autre choix possible fiancée à un jeune homme, Thorn, dans un autre monde... 

Transférée là bas à son corps défendant, avec sa tante sensée la chaperonner jusqu'à son mariage six mois plus tard, elle va vivre des moments très tourmentés, difficiles, âpres, et faire l'apprentissage de ce nouveau monde, et notamment d'une cour, où tous les faux-semblants et les chausse-trappes sont permis... 

Grandir, évoluer dans un univers hostile, se sauver, essayer d'avancer et de se préserver, faire attention à la confiance qu'on peut accorder : tel est le lot d'Ophélie. Très maladroite, elle ne va pas être au bout de ses peines, et se voir imposer bien au delà des limites qui auraient dû être les siennes... Mais elle tient. Se disant qu'elle serait radiée de ses deux univers si tel n'est pas le cas... Mais elle est aussi très attachante, par son authenticité, malgré sa maladresse, et les rapports qu'elle entretient avec ce Thorn honni de tous, y compris d'elle, sont intéressants dans leurs toutes petites évolutions progressives, psychologiquement très intéressantes, au fil du livre. 

On retiendra quelques personnages très marquants, comme le Chevalier, le détestable enfant de 10 ans qui martirise son entourage de ses pouvoirs pour s'octroyer l'attention exclusive de Bérénilde, la somptueuse tante de Thorn, ou encore Gaëlle, la mécanicienne, personnage très secondaire, mais attachant, de même que la vieille Hildegarde... 

Un monde véritablement intéressant et captivant à découvrir, une prouesse imaginaire à saluer, vraiment.

Je m'empresse de me ruer sur le tome 2 !

. La passe-miroir, les fiancés de l'hiver, (Tome 1), éd. Jeunesse Gallimard, 2013 ; Livre de Poche.

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Une bouteille dans la mer de Gaza :)

3 Mai 2017, 08:04am

Publié par LaSourisJOne

Roman ado. (A partir de 15 ans)

D'abord un attentat, à Jérusalem en 2003. Les jours d'après, dans cette ville. Par le prisme d'une jeune fille d'environ 19 ans. Comment vivre avec, après ça. Quotidien récurrent, bouleversé. Quotidien d'étudiante aussi. Et puis soudain, celle qui a la chance de grandir dans une famille intelligente et aimante réfléchit : comment enrayer cette guerre de deux peuples, vivant à une centaine de kilomètres l'un de l'autre ? Elle connaît l'Amérique, par internet et tout ce qu'elle peut y voir, mais elle ne connait rien de la bande de Gaza. Alors elle décide d'écrire une lettre, et de faire passer cette lettre dans cette bouteille "à la mer", par le biais de son frère, militaire... Le frère est prudent, mais dépose quand même l'objet sur une plage de Gaza, et... un jeune homme, qui se surnomme "Gazaman" va lui répondre, à l'adresse mail qu'elle a créée et indiquée. 

Va suivre un échange de mails basé sur la personnalité de chacun, et donc épisodique, construit sur la peur, le rejet, la colère au départ, de Gazaman. Colère de cette vie-là, qu'il reporte contre l'optimisme de cette fille-là, et puis un attachement qui naît. Une inquiétude, sollicitude, lorsqu'un attentat frappe d'un côté ou de l'autre, aussi, après... 

Ils ont réussi à se parler et à devenir amis, de part et d'autre de cette ligne, et pour chacun d'eux c'est une victoire, un espoir...

Une jolie histoire, qui permet une immersion au coeur du quotidien d'une jeunesse confrontée à une guerre qui dure depuis tant d'années...

Une agréable lecture.

. Une bouteille dans la mer de Gaza, Valérie Zénatti, éd. L'Ecole des Loisirs, 2005.

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Sous la vague :)

2 Avril 2017, 10:33am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Bon. Un sourire d'appréciation pour le léger et constant plaisir que ce livre m'a procuré à sa lecture. 

En fait, ce livre m'a fait penser à 'Complètement crâmé', de Legardinier. Le mélange des générations, le personnage principal bougon et 'sous la vague, la ruche qui gravite autour de lui, ruche discordante où chacun se révèle et se rencontre parce que le chef d'orchestre écrivain nous veut du bien et signe une jolie partition. Un livre où on est bien, parce qu'on sait que c'est pas au détour d'une page qu'on aura un vrai coup de Trafalgar. Ce coup-là, s'il est dans le livre, n'est là que pour engendrer des effets et la transformation du personnage. 

Mais de transformation réelle, de réflexion, d'analyse, on n'est pas là pour ça. 

Alors on aura juste le plaisir de voir vivre ensemble ce Bertrand Berger-Lafitte, descendant et patron d'une firme de Cognac en Charente. Son ex-femme. Sa fille Olivia, écervelée enfant de riche. Qui bien sûr, va enfanter avec une jeune 'rouge'. Oui, bon, j'essaie de ne pas trop en dire... ! Eddy, le chauffeur, a son mystère, et l'épaisseur possible qu'on aime... Seulement, il va la garder, vous comprendrez. Moi, cette part de mystère non révélée m'a plutôt énervée, mais en même temps, je me dis : allez, nous dessiner un personnage qui part avec, c'était ma foi plutôt pas mal, fallait oser. 

Le faon, aussi, est une figure récurrente qui donne sa part de mélancolie, de retour en soi au roman. A quoi rattache t-il notre héros ? Son passé ? Son enfance ? Sa part de fragilité, en tout cas. Et aussi sa part de vérité, la partie de lui, éloignée de la raison proche de l'instinct de survie, de protection, d'amour...

J'ai aussi aimé que le spleen (dont on ne sait pas grand chose finalement quant à son émergence, mais peut-on toujours savoir ?) qui vient pour Bertrand soit mis en parallèle avec le tsunami et la culture japonaise (les Japonais étaient les clients choisis par Bertrand) ; cela aura pu être tissé en filigrane davantage encore. 

Médiathèque de Saint-Malo.

. Sous la vague, Anne Percin, septembre 2016, Ed du Rouergue, La brune.

 

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Did I Mention I Need You ? :(

23 Décembre 2016, 16:45pm

Publié par LaSourisJOne

Roman ado (plus de 14 ans)

On le sait, parfois, qu'on ne devrait pas lire le tome 2. Ou une quelconque suite à un bouquin qu'on a aimé, mais dont n'a pas de mal à imaginer que le 'filon' pourrait être tiré... Eh ben voila. Je me suis fait avoir, mais j'aurais dû m'en douter ! J'avais aimé Did I Mention I love you, DIMILY, le premier tome, malgré tous les indicateurs qui pouvaient inciter à s'en méfier. 

Ce second est un délayage raté. Je n'oublie pas que l'auteure est une très jeune femme, mais ça n'excuse rien, cette fois-ci. 

Donc : les personnages restent monolithiques, les situations se reproduisent et patinent, pour tourner autour du principal point d'échoppement déjà soulevé dans le premier tome : Eden et Tyler se retrouvent après deux ans de séparation (ou à peu près), elle a essayé de l'oublier, lui a construit sa reconstruction en pensant à elle : mais ils sont demi-frères. Enfin, non, absolument pas, puisqu'ils sont les enfants des deux parents qui se sont mis ensemble ! En clair, ils n'ont évidemment aucun lien de parenté, et ils ont même absolument pas vécu ou grandi ensemble, ils se rencontrent juste un été. Seulement c'est là dessus qu'on fait reposer tout le second tome : on se revoit, finalement on sort ensemble et on découvre qu'on s'aime, mais on devrait pas parce qu'on est demi-frères et soeurs. Ca fait tout le bouquin, alors que nous, on s'agace, on sait bien qu'ils ne le sont pas par le sang, et il y a un moment, va bien falloir qu'ils se le disent, et réagissent ! Bref. Là dessus tout est décliné, le couple incompris, les copines absolument pas compréhensives, les connasses qu'on sait connasses et qui changent pas, et cette cruche d'Eden qui se fait encore avoir par la perfide Tiffany ; on la découvre alors sans personnalité, juste parce que ça arrange l'auteure cette trahison qui est un rouage de son tome 3 à venir, on ne sent bien, et elle est alors naïve, incapable de réfléchir, peu courageuse, dans tout le bouquin, d'ailleurs. Bref. Une déception.

Il faudra que j'évite le tome 3 ! 

. Did I Mention I need you, Estelle Maskame, éd. PKJ, 2016

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Ma mère, le crabe et moi :)

20 Novembre 2016, 19:09pm

Publié par LaSourisJOne

Roman ado.

Bon, Anne Percin, j'en ai de toute façon de bons souvenirs, volatiles, sans doute, mais bons, d'un plaisir certain ! (Comment bien rater ses vacances, 2010 notamment). Alors, ne boudons pas notre plaisir ! Evidemment, celui-là, légère réticence, puisqu'il y était question, je le savais, de cancer, du sein. Et puis me dire, si j'y arrive pas, je m'arrêterai ! Et puis, en fait, même si rien ne nous est épargné, c'est narré avec tellement d'humour, que ça fait du bien. Humour, auto-dérision de l'héroïne, 15 ans, aussi... J'adhère ! Donc, l'ado. Blog gothique, etc. Et puis la mère, avec qui elle vit seule parce que son père l'a larguée pour une pétasse, qui a un cancer du sein. J'aime la manière dont elle commence à s'en méfier, à s'interroger, regrettant, pestant contre sa mère qui fait la brave pour la protéger et tente de le lui dire au dernier moment ; j'ai aimé le côté 'deux pieds dans le plat' volontaire, plein d'humour, de l'ado ; sa façon d'affronter, parce qu'il n'y a pas le choix, parce qu'il faut bien traverser, coûte que coûte... Son soutien impulsif lorsque sa mère a honte de sortir sans cheveux et qu'elle se rase violemment la tête et les sourcils devant sa mère, lui disant mais ça repousse ! Son courage d'affronter son collège, empruntée et de plus en plus forte, avec cette toute nouvelle tête, née de l'impulsion, la complicité qui naît entre la mère et sa fille, sur le mode du rire, le discret soutien, l'affection qui se voit et s'accepte, et puis la volonté alors de l'ado, de se dépasser... Parce qu'on a qu'une vie, parce que pourquoi pas ?

Très plaisant !

Médiathèque de Saint-Malo.

Ma mère, le crabe et moi, Anne Percin, sept 2015. Prix ados 2016-2017 35.

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