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Le blog de la souris jaune

...76

28 Octobre 2011, 17:41pm

Publié par la souris jaune

"Il y a dans le deuil une puissance contradictoire, une puissance absolue qui propulse tout autant vers la nécessité du changement que vers la tentation morbide à la fidélité au passé".

David FOENKINOS

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Le coeur d'une autre :))

16 Octobre 2011, 21:29pm

Publié par la souris jaune

9782253127727-1-.jpgLisant depuis quelques livres des romans plutôt plats, j'avais craint que soudain, ma passion pour la lecture était morte sans crier gare. Envolée. Me voila soulagée grâce à ce livre : elle est intacte !! J'ai dévoré ce livre, incapable de le lâcher du début jusqu'à la fin. L'intrigue est très très attachante, on a inévitablement envie d'en savoir plus, à partir de ce point de départ : l'homme, Bruce Boutard, plutôt beauf et inintéressant est atteint d'une maladie du coeur. Pour survivre, une seule solution : recevoir une greffe. Et force est de constater que cette greffe, ce nouveau coeur, le transforme. D'autant que ce coeur est... un coeur de femme. L'homme qui ratait sa vie devient sensible, raffiné, se met à aimer le rouge "Garance", Mozart et Paolo Ucello... Pour comprendre ce qui lui arrive, il va traquer l'identité de son donneur...

Et c'est assez étonnant de lire Joël de Rosnay (son père), nous dire, dans une préface, arguant de "l'épigénétique", toute nouvelle science (postérieure à la génétique et la toute puissance de l'ADN) : et pourquoi pas ?? Servant nos rêves de midinettes...

 

. Le coeur d'une autre, Tatiana de Rosnay, Livre de Poche (paru en 1997, réédition mai 2011)

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La confusion des peines

8 Octobre 2011, 21:34pm

Publié par la souris jaune

9782234070141-1-.jpgC'était en 2000. Un certain Jean-Pierre Tardieu est alors jugé coupable de corruption : le cadre de la Compagnie Générale des Eaux a versé 4 millions d'euros au parti socialiste de la Réunion pour raffler le marché de l'eau.

Il tombe alors, avoue après avoir nié, est condamné. Fait appel de la décision, et est condamné plus durement. Laurence, l'auteur, donc, c'est sa fille. Avec son cinquième roman, elle revient sur cet ultime épisode de sa vie, qui a changé son monde. Et surtout, elle écrit, via ce livre, une lettre au père. Une déclaration d'amour et une supplique, destinée à faire sortir celui du silence qui constitue sa ligne de vie. Qui fait qu'on ne parle pas des choses essentielles. Laurence nous donne à voir un être comme on en connaît. La distorsion entre elle et nous, c'est qu'elle l'aime, et qu'à nos yeux, ce personnage ne devient guère sympathique. On s'en fiche de ce type qui a une vie dorée, et qui n'aime que sauver les apparences ! On se dit parfois qu'une fois qu'elle a exprimé son rapport souffrant au silence, au non-dit, qu'on comprend, qui nous touche tous, elle a tout dit. Mais était-ce nécessaire d'en faire un livre ? pour elle, oui, et pour son père, sans doute ; elle est la fillette, en pleine transgression de l'ordre du père (de ne pas écrire ce livre), mais... est-ce que ça nous concerne ? On assiste à une confession intime et un appel au secours, et l'on se dit finalement, qu'heureusement que tous ceux qui auraient besoin de dire certaines choses à leur père, ou plutôt des questions à lui poser n'écrivent pas un livre ! Même si (et ça c'est intéressant) on a tous des monstres cachés en nous qu'on retient, qui nous empêchent de parler et qui n'effraient que nous...

Bref : intéressant, par certains aspects, bien sûr, touchant parfois, mais... on doute qu'un livre entier sur cette seule question était bien nécessaire. On reste un peu sur sa faim.

 

 

. La confusion des peines, Laurence Tardieu, éd. Stock, sept 2011

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...75

7 Octobre 2011, 22:45pm

Publié par la souris jaune

"Dans l'amour on cherche à rejoindre l'autre dans ce qu'il a de plus secret et que seul parfois le corps finit par livrer, dans un cri que nul mot ne pourra jamais remplacer".

Laurence TARDIEU

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...74

5 Octobre 2011, 20:55pm

Publié par la souris jaune

"N'est-ce pas en cela que le silence est plus effrayant que n'importe quel aveu : on s'y enlise mais on n'en a pas conscience. On se noie sans le savoir. Car il nous enserre, nous pénètre, et on ne le sens pas, on continue à vivre tandis qu'il prend possession de nous, tandis qu'il nous étouffe. Et lorsque soudain on s'en aperçoit il est trop tard : le silence nous a eu, il a absorbé quelque chose de nous, quelque chose d'intime qui nous appartenait - le silence emporte avec lui une part de nous-même".

Laurence TARDIEU

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