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Le blog de la souris jaune

... 244

22 Octobre 2013, 21:38pm

Publié par LaSourisJOne

"Je me demandais comment on arrivait encore à vivre quand on attendait plus rien de soi".

Simone de BEAUVOIR

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... 243

22 Octobre 2013, 21:22pm

Publié par LaSourisJOne

"Ca ne rapproche pas le téléphone, ça confirme les distances. On n'est pas deux comme dans une conversation puisqu'on ne se voit pas. On n'est pas seul comme devant le papier qui permet de se parler en parlant à l'autre, de chercher, de trouver la vérité".

Simone de BEAUVOIR

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... 242

22 Octobre 2013, 21:14pm

Publié par LaSourisJOne

"Qu'est-ce qu'un adulte ? Un enfant gonflé d'âge".

Simone de BEAUVOIR

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... 241

21 Octobre 2013, 21:42pm

Publié par LaSourisJOne

"Quel ennui toutes ces rengaines sur la non-communication ! Si on tient à communiquer on y réussit tant bien que mal. Pas avec tout le monde bien sûr, mais avec deux ou trois personnes".

Simone de BEAUVOIR

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06h41 :)

21 Octobre 2013, 20:45pm

Publié par LaSourisJOne

06h41 :)

J'aime bien Blondel. Encore une fois, il ne m'a pas déçu. Après G 229 et Brise-glace, je viens de prendre un grand plaisir à lire 06h41, qui se lit très rapidement. Ici on est dans un train de 06h41, un lundi matin, en direction de Paris. Elle et lui sont assis à côté, et comble du comble, ils ne sont pas inconnus l'un à l'autre. Ils ont 47 ans, mais il y a 27 ans de cela, ils ont été amants, ont passé quatre mois ensemble. Tous deux se reconnaissent. Mais le temps les a changés. Le tour de force de Blondel, c'est de maintenir le suspense, et de dérouler l'histoire, sans que les protagonistes ne se parlent. Pendant les 95 minutes du trajet, l'un et l'autre pourtant revisitent des souvenirs communs, retissent l'histoire, replongent dans la vie qui vient de s'écouler... Le temps qui passe modèle les êtres, et les événements, certains événements, marquent à jamais. Comme ce dernier voyage à Londres, partagé, qui s'est si mal fini, et qui a marqué les deux protagonistes de façon si différente. Que sont devenues les certitudes d'antan ? Quels accomodements fait-on avec son présent ? Les introspections sont riches et pourraient tout changer. Pourtant, le récit est pragmatique, et l'on s'accomode bien souvent de la facilité, pour ne rien faire bouger. Alors ces deux-là ne se parlent qu'à peine, qu'à la fin du trajet... Mais elle, sur le quai, va se détourner enfin, comme si elle acceptait une nouvelle fois à 47 ans, que l'inconnu vienne jusqu'à elle, via cet homme surgi du passé, à l'égard duquel pourtant elle a tant de rancoeur... Et le récit nous laisse là. C'est une belle balade au fil du temps qui s'avale aussi vite que le train avale l'espace.

. 06h41, Jean-Philippe Blondel, éd. Buchet-Chastel, 2013.

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... 240

21 Octobre 2013, 20:41pm

Publié par LaSourisJOne

Il paraît qu'on fanfaronne avec son insensibilité et puis que le moment venu, l'émotion vous fond dessus et vous plaque au sol".

Jean-Philippe BLONDEL

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... 239

18 Octobre 2013, 23:26pm

Publié par LaSourisJOne

"L'état d'esprit où l'on invente est tellement supérieur où l'on observe".

Marcel PROUST

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En vieillissant les hommes pleurent :)

13 Octobre 2013, 22:23pm

Publié par LaSourisJOne

En vieillissant les hommes pleurent :)

Je suis tombée sur ce livre par hasard ; le titre dit finalement assez peu de ce dont il parle, même s'il restitue assez la sensibilité juste, et touchante, de ce livre. C'est un très beau récit sur la France rurale des années 60. Plongée au coeur d'une famille dans ces années-là, très très bien donnée à voir. Il y a le père, Albert, la soixantaine, marqué par sa guerre en 1940, et la ligne Maginot, dont il a gardé les souvenirs pudiques, et secrets. L'épouse, Suzanne, élégante, belle, qui s'oublie dans sa course à la modernité. L'achat du premier téléviseur, et son intrusion dans le foyer pour la première soirée télé, partagée par tout le village est un très beau moment. Et puis il a la grand-mère, qui n'en finit pas de mourir, qui oscille entre réminiscences et oubli. Et le fils, le petit dernier tandis que l'aîné fait la guerre d'Algérie, le petit dernier qui lit Eugénie Grandet, le premier, le seul de la famille qui lit. Et la guerre. Trois guerres, trois générations d'hommes et leur guerre. C'est un portrait vraiment touchant de chacun des personnages, ainsi qu'une tentative de réhabilitation du souvenir, de ces hommes qui ont tant donné pour leur patrie, et qu'on oublie aujourd'hui. Et une reconquête de l'Histoire, qui marque et laisse ses traces parfois sales là où tant d'hommes ont souffert. C'est très très juste et sensible.

. En vieillissant les hommes pleurent, Jean-Luc Seigle, éd. Flammarion, puis J'ai Lu. Janvier 2012

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... 238

13 Octobre 2013, 22:06pm

Publié par LaSourisJOne

"Dès lors qu'on ne veut pas montrer, démontrer, donc faire apparaître le monstre de la vérité, on favorise le mensonge absolu, celui qui tue toute volonté de penser et de faire penser".

Jean-Luc SEIGLE

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... 237

13 Octobre 2013, 22:01pm

Publié par LaSourisJOne

"Chaque témoin qui n'a pas parlé, à qui l'on n'a pas laissé le temps de raconter son expérience, une fois mort, est équivalent à un grand historien qu'on aurait perdu à tout jamais".

Jean-Luc SEIGLE

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