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Le blog de la souris jaune

L'enfant du lac

30 Juin 2019, 11:40am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Evidemment, ce livre-là, j'avais très envie de l'aimer. Symboliquement. 

Mais... Il faut reconnaître que je n'ai guère eu la patience de le goûter. Beaucoup trop long et dilué pour moi. Véritablement agaçant, tant l'auteure tourne autour du pot, nous emmène incessamment sur de fausses pistes qui l'en finissent pas d'éclore puis de lentement s'éteindre... Franchement, j'ai fini par déclarer forfait au bout de la 484ème et d'aller lire les deux derniers chapitres. Eh ben franchement, j'ai bien fait ! Je crois que j'aurais pesté, si non, en apprenant où elle nous menait après nous avoir perdus dans toutes les directions plausibles avant...

Donc : ça a l'allure d'un roman policier, mais, peut-on dire que cela en soit un ? Après tout, il est bien question d'enquête ici. Même s'il s'agit d'une enquête 70 ans plus tard... justifiée un peu lourdement par l'éviction passagère de la police de la jeune femme qui mène cette enquête, Sadie Sparrow, et un pseudo-alibi personnel, on l'imagine bien, autour de la perte d'un enfant (Sadie semble avoir été contrainte d'abandonner un enfant à 16 ans, elle va se plonger dans le mystère de la disparition du petit Théo, en 1933, au sein d'une grande et belle maison, famille d'un certain milieu, et jamais élucidée...

Aucune piste ne nous sera épargnée et largement délayée, autour des trois soeurs notamment du petit Théo, Alice Clemmie et Deborah, et du couple parental Eleanor et Anthony... Franchement, je n'ai pas eu assez envie de m'accrocher à ces personnages pour rester avec eux 740 pages....

Merci cependant à Manolo qui a pris le temps de me le choisir et de me l'offrir, merci du fond du coeur...

. L'enfant du lac, Kate Morton, 2015. Edition Pocket. 

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Le rocher de Tanios :)

25 Juin 2019, 08:59am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Prix Goncourt 1993.

Bon, bon, bon. Un "sourire" seulement... Pourtant j'ai aimé le style, la façon dont l'histoire nous est racontée, le suspense des enchâssements... Mais je l'ai trouvé - c'est un point de vue très personnel - trop empêtré dans la politique. Ainsi, l'histoire de ce Tanios s'inscrit trop dans un contexte d'opposition entre les peuples et entre les religions ici, en tout cas c'est ce qui m'a freinée dans mon élan, parce que cela le rend parfois bien compliqué. D'autant qu'on peut s'y perdre un peu, parfois, avec les personnages, les différents peuples, j'avais parfois du mal à m'y retrouver.

L'organisation sociétale faisait penser à une organisation moyennageuse, autour d'un seigneur. L'histoire se passe dans les montagnes libanaises essentiellement.

L'histoire du petit Tanios, et de tout son environnement, un Tanios marqué par une histoire d'amour qu'il ne vivra pas, et les décisions des autres ! Son destin sera emprunt de cela finalement.

Le choix meurtrier de son père, leur exil, et puis la suite.

Il y a ce beau choix qu'il fait, lui, son amour pour l'éducation qu'il reçoit d'un couple Anglais, en dépit de tout.

Cependant, c'est un Tanios qui est marqué par le destin...

Ce livre mériterait sans doute d'être relu, pour être vraiment goûté, je suppose.

Pour lors, je garderai un bon souvenir de l'atmosphère...

. Le rocher de Tanios, Amin Maalouf, Grasset 1993 ; Le Livre de Poche 2014.

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... 627, la mémoire du passé

12 Juin 2019, 21:46pm

Publié par LaSourisJOne

"Ces pierres façonnées, ces feuilles sur lesquelles a peiné l'auteur ou le copiste, ces toiles peintes, ces mosaïques, ce sont aussi des fragments d'humanité, c'est justement cette part de nous que nous espérons immortelle".

Amin MAALOUF

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Un barrage contre le Pacifique :))

4 Juin 2019, 20:39pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Je ne me souvenais pas de l'avoir lu. Je ne savais pas si j'aimais Marguerite Duras... J'ai pris beaucoup de plaisir, un plaisir inattendu, à la lecture de ce livre.

Je n'aurais pas su dire ce dont il était question dans ce livre, très très connu, qui a d'ailleurs donné lieu à adaptation cinématographique ; 

c'est rugueux ; c'est du David Vann avant la lettre, et en mode nouveau roman !

L'histoire d'un trio familial. Imbriqué. Interdépendant. Indissociable. Très brillante architecture de leurs imbrications. Donc, la mère (et qui n'a pas d'autre nom que celui-ci), Joseph le fils et Suzanne, la fille. Elle s'est endettée pour changer de vie et construire des barrages contre le Pacifique, dans l'espoir d'avoir son domaine cultivé, et qui rapporte... Or, ce que l'administration lui a vendu est pourri, et s'autodétruit régulièrement. Les rapports avec l'administration, rude, est extrême et noir, mais tellement intéressant, puissant...

On voit la place du garçon, de Joseph, son rôle de pivot, et la place des deux autres mère et fille autour ; et Suzanne qui attend, attend que sa vie change, espère, vie misérable, écrite... Suzanne qui subit un peu l'un et l'autre ; avant de s'émanciper un peu, très peu, et avant même de décider que son salut, pour que l'amour sera la fuite hors de ce lieu, coûte que coûte...

Une très belle découverte.

. Un barrage contre le Pacifique, Marguerite Duras, 1950.

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... 626, nuits

2 Juin 2019, 15:11pm

Publié par LaSourisJOne

"C'était l'oasis, la salle noire de l'après-midi, la nuit des solitaires, la nuit artificielle et démocratique, la grande nuit égalitaire du cinéma, plus vraie que la vraie nuit, plus ravissante, plus consolante que toutes les vraies nuits, la nuit choisie, ouverte à tous, offerte à tous, plus généreuse, plus dispensatrice de bienfaits que toutes les institutions de charité et que toutes les églises, la nuit où se consolent toutes les hontes, où vont se perdre tous les désespoirs, et où se lave toute la jeunesse de l'affreuse crasse d'adolescence".

Marguerite DURAS

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... 625, la distraction

1 Juin 2019, 17:59pm

Publié par LaSourisJOne

"Tout ce qui portait, tout ce qui vous portait, soit l'âme, soit le corps, que ce soit par les routes ou dans les rêves de l'écran plus vrais que la vie, tout ce qui pouvait donner l'espoir de vivre en vitesse la lente révolution d'adolescence, c'était le bonheur".

Marguerite DURAS

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