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Le blog de la souris jaune

... 298

25 Juillet 2014, 14:53pm

Publié par LaSourisJOne

"Sous notre peau courent des torrents de sentiments et d'inclinations si glissants qu'on ne les saisit que très rarement et brièvement".

Tom McNEAL

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Comme les amours

20 Juillet 2014, 22:05pm

Publié par LaSourisJOne

Comme les amours

Bon, c'est dense. Espagnol. Absolument cérébral. Ca valait le coup de la lecture, parce que c'est intelligent, mais vraiment, vraiment, faut avoir de l'appétit ! Le rythme est extrêmement lent, les phrases très longues, tous les éléments de la narration passés au crible, au scalpel, rien n'est laissé sans analyse... Ouaou. On n'est pas mécontents d'avoir fini.

Alors ça parle de quoi ? Ca commence super bien, on se dit qu'on va le dévorer vite... Une jeune femme, Maria, a l'habitude avant son travail dans une maison d'édition le matin de se rendre dans une petite cafétéria prendre un café ; et tous les jours, elle y croise un couple, qu'elle admire, qu'elle adule, tant il respire la complicité, tant il est beau... Et puis un jour, le couple ne vient plus. Elle met quelques semaines à apprendre qu'en fait, l'homme a été sauvagement assassiné. Elle découvre un article de journal à postériori où sa mort est évoquée, avec une photo sanglante. Touchée, elle entre dans la vie de la femme, brièvement, mais le temps de recontrer le meilleur ami du couple... Et c'est là qu'un second roman dans le roman commence. Elle se prend de passion pour celui-ci, mais elle sait que leur histoire est sans lendemains. Elle le sait épris de l'épouse, et un jour, subrepticement, elle découvre, oh, terreur, qu'il a fait assassiner son meilleur ami... Suivent alors les questions, les interrogations, les réponses à ce propos... Responsabilité, déresponsabilité sont au coeur du récit. Ainsi qu'une vision pragmatique et noire de tous les rouages relationnels : les relations ne sont que nécessités... Belle allégorie de la disparition, puis de la réapparition, autour du Colonel Chabert de Balzac au coeur de ce livre, qui interroge, comme ce livre, sur la mort qu'il faut laisser à sa place : une fois mort, on ne peut plus réapparaître, car quelque soit la durée du deuil, on n'a plus de place ! Et puis on découvre aussi que le titre du livre découle des Trois mousquetaires, et de la qualification de Milady, condamnée à mort par Athos, "belle comme les amours"... C'est complexe, c'est dense, je n'aime pas forcément sa vision des choses, mais c'est plutôt fin. Sans doute un grand auteur, que je ne connaissais pas.

. Comme les amours, Javier Marias, éd. Gallimard, août 2013.

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... 297

20 Juillet 2014, 12:57pm

Publié par LaSourisJOne

"Et si on a déjà été dans le néant, ou dans la non-existence, il n'est pas si étonnant ou si grave d'y retourner bien que nous ayons maintenant un point de comparaison et que nous connaissions la faculté de regretter".

Javier MARIAS

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... 296

20 Juillet 2014, 12:26pm

Publié par LaSourisJOne

"Les choses semblent ce qu'elles semblent, quand on en ignore les causes".

Javier MARIAS

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... 295

20 Juillet 2014, 12:14pm

Publié par LaSourisJOne

"On ne sait pas ce que le temps fera de nous en superposant ses fines couches indiscernables, en quoi il peut nous convertir. Il avance à la dérobée, jour après jour, heure après heure, et pas à pas empoisonné, il ne se fait pas remarquer dans son labeur subreptice, si respectueux et attentionné que jamais il ne nous bouscule ni ne nous effarouche".

Javier MARIAS

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... 294

19 Juillet 2014, 09:51am

Publié par LaSourisJOne

"Une fois que l'on a décidé de ne pas laisser les choses flotter, se diluer et mourir en silence ni leur conclusion s'affadir, alors en général il devient ardu et presque impossible d'attendre ; il faut dire ce qu'on a à dire, il est pressant de s'en libérer, il faut en faire part à l'autre pour s'en dégager d'un coup".

Javier MARIAS

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24 heures d'une femme sensible

9 Juillet 2014, 09:43am

Publié par LaSourisJOne

24 heures d'une femme sensible

Constance de Salm : je n'avais jamais entendu parler de cet auteur du XVIIIème, ni de ce livre, sur lequel je suis tombée par hasard chez un bouquiniste. Evidemment, c'est le titre qui m'a interpellée, en cela qu'il évoquait clairement celui de Zweig, 24 heures de la vie d'une femme. Un critique du Point repris sur la 4ème de couverture annonçait que Stephan Zweig s'en était visiblement inspiré, et qu'il était temps de retourner vers l'original... A la lecture de cet opus, donc, je me suis dit que pas du tout ! Ou bien il faudra que je relise 24 heures de la vie d'une femme....

Evidemment, pas le même siècle. La force prodigieuse de la mise en place d'une histoire, la dramatisation de l'installation de Zweig, rien à voir avec cela ! Ce critique ne s'était peut-être arrêté qu'au titre ? En tout cas, ce livre, ce livre-là : on retrouve avec étonnement, l'excès des sentiments. Comme dans un Laclos et ses 'Liaisons dangeureuses', autre récit par lettres. "Mon dieu je me meurs de vous aimer trop !". Dieu que cette époque paraît loin, loin, loin de l'époque contemporaine... Les lettres sont donc celles d'une jeune femme marquée par un excès d'amour pour le bien-aimé sur lequel elle a porté son dévolu ; elles font toutes suite à un épisode : elle le voit partir avec une autre femme dans une calèche. La jalousie est au coeur de ces lettres donc ; puis l'orgueil, les tourments de l'âme entretenus par la personne qui perd son temps en conjectures... Le déshonneur...

Ce qui trouble surtout c'est de se replonger dans une époque où les sentiments et les affaires de coeur ne sont pas reléguées au second plan, dans les trous de l'emploi du temps, quand il reste du temps ; elles sont au premier plan, pour les hommes comme pour les femmes. On écrivait alors de longues lettres pour exprimer ses sentiments et discourir sur ce lien, sur le désir, les sentiments, et l'amour... Aujourd'hui, on textote et on bazarde...

. 24 heures d'une femme sensible, Constance de Salm, éd. Libretto en 2007. Première édition : 1824.

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... 293

7 Juillet 2014, 10:55am

Publié par LaSourisJOne

"Dans ce monde frivole l'oubli des chagrins semble le premier des devoirs".

Constance de SALM

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... 292

5 Juillet 2014, 20:21pm

Publié par LaSourisJOne

"Ah, enivrons-nous, au moins, pendant ce court passage, de tout ce que l'amour a de plus pur et de plus ardent ; ne souillons pas ses délices par des erreurs et des craintes vulgaires".

Constance de SALM

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... 291

5 Juillet 2014, 20:16pm

Publié par LaSourisJOne

"Hélas ! Qu'est-ce que cette vie qui nous échappe à chaque instant et que nous remplissons si légèrement d'amertumes ? un supplice, si l'on souffre ; un délire, si l'on est heureux ; et toujours de la vie, de la vie que l'on dépense, que l'on prodigue, qui ne reviendra plus, qui emporte tout ; tout, même l'amour !"

Constance de SALM

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