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Le blog de la souris jaune

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19 Novembre 2011, 12:12pm

Publié par la souris jaune

"La perversion de la cité commence par la fraude des mots"

PLATON

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19 Novembre 2011, 10:01am

Publié par la souris jaune

"Le rire aujourd'hui relève plus du "tous contre un", du lynchage médiatique : il n'y a plus de compassion, cette capacité qu'on devrait avoir de se mettre à la place de celui dont on rit".

Alain FINKELKRAUT

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19 Novembre 2011, 09:59am

Publié par la souris jaune

"Les oreilles de l'homme sont mal défendues, on dirait que les voisins n'ont pas été prévus".

Henri MICHAUX

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19 Novembre 2011, 09:51am

Publié par la souris jaune

"C'est ce qui n'est pas homme autour de lui qui rend l'homme humain ; plus il y a d'hommes autour de lui, plus il y a exaspération".

Henri MICHAUX

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19 Novembre 2011, 09:46am

Publié par la souris jaune

"Signer une opinion politique d'un pseudo ou d'un prénom (et non d'un nom), c'est comme écrire sur une porte des toilettes, c'est contraire à la dignité humaine".

Renaud CAMUS

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19 Novembre 2011, 09:31am

Publié par la souris jaune

"La syntaxe, c'est l'autre dans la langue".

Renaud CAMUS

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...80

19 Novembre 2011, 09:22am

Publié par la souris jaune

"L'école aujourd'hui est à l'éducation ce que la maladie noesocomiale est à l'hôpital"

Renaud CAMUS

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...79

17 Novembre 2011, 12:23pm

Publié par la souris jaune

"Pour être heureux, il suffit de laisser agir les sens et de se passer de Descartes. Avec les sens et sans les mots. Il suffit d'être avec le corps tout entier dans la réalité".

Sabina BERMAN

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Treize petites enveloppes bleues

13 Novembre 2011, 20:59pm

Publié par la souris jaune

treize-petites-enveloppes-bleue-1-.jpgRoman ado.

J'ai dû aimer le titre, et la quatrième de couverture m'a donné envie de lire ce livre : l'histoire était séduisante... Une tante, chérie par sa nièce, envoie une lettre, puis une série de 13 lettres sous enveloppes bleues dans un colis à sa nièce. Colis posthume, puisque cette tante est décédée d'une tumeur au cerveau... Tante qui (mais ça semble être sa nature) sera partie sans prévenir, sans explication, à un moment de son histoire, alors même qu'elle comptait tant pour sa nièce... Ces 13 lettres seront des injonctions à voyager à travers l'Europe, pour cette jeune américaine, très jeune américaine de 17 ans. Et la jeune fille s'éxécute.

Si le livre se lit vite, et reste assez plaisant, il est somme toute un peu décevant : pas à la hauteur des espérances que l'on pouvait en avoir. Ainsi, l'angrage dans la réalité, pour que le tout soit plausible, est évidemment un peu léger : comment imaginer une seule seconde que des parents laissent partir une jeune fille à travers le monde aussi longtemps ? en imaginant que ceux-ci ne soient pas prévenus... Comment imaginer que pas un seul instant (même si elle a besoin de régler des choses avec son passé, à travers les mots de sa tante) qu'elle ne songe à prévenir sa famille, donner des nouvelles, famille qui doit être morte d'inquiétude ? Mais admettons que cela n'est pas l'essentiel. D'ailleurs, la tante a fixé comme consigne : "aucune communication liée aux nouvelles technologies pendant ce voyage". Dommage que cette consigne ne soit pas plus pédagogiques, et qu'il n'y ait pas davantage d'explications, de sens derrière celle-ci. Mais admettons. Le périple est un peu frustrant, puisque la tante la fait traverser un nombre inconsidéré de pays (elle doit se rendre à Londres, à Paris, au Danemark, à Rome, en Grêce, et tout cela est somme toute assez rapide ! Le passage sur chaque lieu est trop "éclair", et aucun sens véritable ne s'en dégage vraiment la plupart du temps, si ce n'est la reconstitution de la vie de la tante... Pourquoi pas ? Heureusement qu'elle donne enfin un sens par de la gratitude à ces personnes qui ont croisé son chemin et aidée, enfin, juste à l'égard de celui qu'elle découvre comme son oncle... Le périple peut paraître un peu vain : mais il est vrai que la dernière enveloppe ne sera jamais lue, aussi on peut imaginer des leçons, et des clés qu'aurait pu y mettre la tante : le sac qui contenait les lettres est dérobé avant que la jeune fille n'ait eu l'occasion de lire la treizième. Dommage que le roman débouche finalement sur une vente aux enchère de toutes ses toiles, et que l'aboutissement soit, don de la tante, une énorme somme d'argent ! On reste sur sa faim de cette quête qui se solde par cela. La jeune fille qui se croyait inintéressante trouve finalement une certaine confiance en elle, mais parce qu'elle a traversé l'Europe et fait des choses folles. Doit-on dire à un ado que la confiance en soi s'acquiert à ce prix ? Découvrir le monde, pourquoi pas, à condition à mon sens que ce ne soit pas une fuite en avant...

 

. Treize petites enveloppes bleues, Maureen Johnson, éd. Gallimard Jeunesse, paru en 2006.

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L'envie :(((

10 Novembre 2011, 12:48pm

Publié par la souris jaune

envie-sophie-fontanel-82609069e.jpgCe livre que je n'avais pas spécialement l'intention de lire, je suis tombée dessus par hasard, à la médiathèque. Alors je me suis dit : pourquoi pas ? 

... Comme il se lit très, très aisément, je l'ai fini. Mais... vraiment, je ne comprends pas ce livre. Je ne comprends pas son propos, je ne comprends pas ses raisonnements... Difficile de suivre ce personnage principal dans son statut de victime incomprise. Il y a ça, en effet : elle s'affiche et se répète incomprise tout au long du bouquin : "c'est injuste, on ne peut pas comprendre quelqu'un qui n'a pas de relation sexuelle, et qui choisit de ne pas en avoir". Ben si ! Pourquoi pas ! Ce qui est plus difficile à comprendre pour le coup, c'est pourquoi elle le raconte, et pourquoi comme ça. Y en a marre de ces auteurs qui n'ont rien à écrire alors ils déballent leur vie privée. Encore que là on a franchi un pallier : dans son cas, il faudrait écrire "non-vie" privée. Parce qu'on en est là ! Elle utilise l'alibi très léger du "je vais vous raconter pourquoi j'ai choisi de ne pas avoir de relations sexuelles" (ce qu'elle ne fait pas, en outre) pour raconter en vrac et dans le désordre des bribes de vie de ses voisins, ses amis... Pourquoi ses vacances dans des lieux très très privilégiés avec les enfants y trouvent une place ? Mystère. 

Son propos semble être celui-là : ouaaa, je suis une mystique de l'abstinence du sexe... ouaaa, j'embrasse mon oreiller dans la nuit (mais personne ne peut me comprendre - euh, je le confirme, non ! -), je suis la plus épanouie des filles parce que je ressens plus que les autres la peinture ou la musique, et que Robert Redford me parle à moi toute seule à la fin d'un film sur l'écran... Et comme elle ne nous livre aucune explication sur le "comment ?" pourquoi en est-elle arrivée là ?" forcément, ce livre ne devrait pas s'appeler "l'envie", mais "l'ennui".

Ce livre est stupide. On a tous eu 15 ans. Mais heureusement, on a tous grandi ! Pas Fontanel, semble-t-il.

Entre L'Envie de Fontanel, et celle de Johnny, je choisis Johnny !

 

L'envie, Sophie Fontanel, éd. Robert Laffont, sept 2011.

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