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Le blog de la souris jaune

... 625, nos choix en fonction de soi

30 Avril 2019, 07:39am

Publié par LaSourisJOne

"Nous oublions que nous devons édifier notre vie en fonction de qui nous sommes et non de quelqu'un d'autre".

Anita NAIR

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... 624, l'instinct et le goût

30 Avril 2019, 07:36am

Publié par LaSourisJOne

"Qu'il s'agisse d'un plat ou de la vie même, il faut goûter au fur et à mesure. (...) Les livres de recettes et l'apprentissage ne vous enseigneront jamais l'importance de l'instinct et du goût".

Anita NAIR

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Tristan :)))

28 Avril 2019, 15:31pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Trois sourires. Je sais, c'est beaucoup. Mais c'est à la hauteur de la joie que j'ai eu de m'avancer en lecture contemporaine, et de retrouver le bonheur de ne plus lâcher un livre. Alors oui, ce sont trois sourires contextuels, mais trois sourires quand même.

Je l'ai lu d'une traite ou presque sans avoir envie de le quitter, sans avoir envie qu'il se termine. Il m'a rappelé des univers : celui d'Abby Geni en moins hostile et son Farallon Island, un peu celui de Catherine Poulain et le choix solitaire de sa narratrice dans Le grand marin... Mais en plus lumineux, en moins désespéré quand même... Oui, c'est ça, parce que dans ce livre-là, il y a quand même, toujours, la lumière de l'espoir... 

J'ai donc beaucoup aimé cette promenade d'Ida à la rencontre naïve et inattendue, de soi... Faut-il se perdre un peu pour se trouver ou se retrouver ? En tout cas, ce cheminement d'Ida, simple, acceptant, accueillant, fait du bien. Partie sur un confetti d'île, loin, très loin, il ne restait plus qu'une place à bord, son chéri et elle ont tiré au sort, c'est tombé sur elle, alors c'est elle qui est partie... Vie aux côtés des îliens, rencontres, et une rencontre...

Superbe.

Merci à Delphine, je lui dois ce partage de coup de coeur ; merci !!

Bibliothèque de Lanvallay.

. Tristan, Clarence Boulay, éd. Sabine Wespieser, 2018.

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... 623, verre plein, verre vide

28 Avril 2019, 13:22pm

Publié par LaSourisJOne

"Ils transforment le 'pas le choix, on mange des patates' en 'j'ai le choix entre cinq catégories de pommes de terre différentes'".

Clarence BOULAY

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Phèdre

21 Avril 2019, 21:08pm

Publié par LaSourisJOne

Théâtre.

Continuer mon exploration des grandes oeuvres de la littérature.

Etre émue de pouvoir accéder à ces oeuvres qui ont traversé le temps, les siècles, là du XVIIe jusqu'à nous. Joie. 

Bon, mais dire ici, que Racine n'est pas facile à lire.

Pièce en cinq actes, en vers, comme très très souvent au cours de ce siècle.

Inspirée de la mythologie, avec un Racine qui tient au "vraisemblable" ; 

avouer que j'ai détesté non la pièce, mais ce personnage ! Détestable Phèdre, qui fait courir à leur perte tous autour d'elle, juste parce qu'elle aime. 

Pardon, retour au XVIIe, et à la manière sans doute, qu'il convient d'en parler... ? 

Les passions sont condamnables, la vertu doit triompher...

Bon : Phèdre a épousé Thésée, parti (heu, ces fichus héros masculins de la mytholohie qui contournent toujours à leurs engagements intimes en étant loin ! ça c'est dit :) ; seulement... elle croise Hipolythe, le fils de Thésée (et d'une Amazone) et... elle s'éprend de lui. Va le lui confesser. Lui en aime une autre. Thésée d'abord annoncé mort, revient, et pour sauver sa peau, elle accepte la proposition de sa nourrice qui lui dit qu'elle va mentir pour elle en disant que c'est Hipolythe qui a tenté de la séduire... 

Ce qu'elle fait. Mais Phèdre n'assume rien, rend responsable de tout cette nourrice, Hipolythe est renié par son père à cause de Phèdre, et meurt... Phèdre aura beau jeu enfin, de se donner la mort, rongée de honte et de jalousie. Oups, eh bien c'était pas du tout un compte-rendu XVIIe que je vous ai fait là ! Bref, j'l'aime pas, Phèdre. :)

Ah oui :  sur l'image, là, elle ne se bat pas du tout ; elle tient un temps l'épée d'Hipolythe entre ses mains, et leurre son monde dont Thésée avec ça ; mais elle ne se bat pas du tout. J'allais pas vous le laisser croire ! :)

Cependant, je suis très heureuse d'avoir enfin découvert ce morceau légendaire de la littérature française, grâce à Delphine, qui une fois encore me l'a mis entre les mains. Merci !

. Phèdre, Jean Racine, 1677.

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Le malentendu

20 Avril 2019, 14:51pm

Publié par LaSourisJOne

Théâtre.

Bon, bon, bon. Etre heureuse de découvrir, encore et encore, et là, le théâtre de Camus. Savoir que je n'en suis pas fan... Enfin : je dirais que je pourrais en aimer l'écriture, mais pas les idées, tant pis pour les puristes et amoureux de l'auteur.

Je trouve plus de lumière dans une tragédie d'Anouilh. Et je m'autorise à les rapprocher parce que ces deux pièces ont vu le jour exactement à la même période.

Mais bref, tentons de dire ici ce qu'il en est : 

Une mère, une fille. (Martha est jouée lors de la première représentation, par Maria Casarès, la maîtresse de Camus dans la vraie vie, donc). La mère et la fille tiennent une auberge ; on comprend à travers leurs conversations qu'elles règlent leur compte à certains clients, pour leur prendre leur argent, lorsqu'elles pensent que c'est sans danger ; elles lui font boire un thé empoisonné et ensuite s'en débarassent dans la rivière. La mère en est lasse, la fille veut continuer, parce qu'elle rêve d'ailleurs, du soleil de l'Algérie. Comme une échappatoire, enfin, à leur vie, le fils y ayant eu droit, lui ? 

Et justement, un jour, là, c'est le fils qui revient. Son frère, mais elles ne le reconnaissent pas. Lui veut les aider enfin. Elles vont mener à bien une fois de plus leur dessein sans savoir à temps que cette fois-ci... elles tueront leur fils et frère.

Ce côté inexorable que l'on voit arriver est intéressant ; cependant, je me retrouve très peu dans la noirceur humaine de Camus.

Merci à Delphine, qui m'a permis cette découverte. Mille mercis.

. Le malentendu, Albert Camus, 1944.

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... 622, perte d'un amour

18 Avril 2019, 22:58pm

Publié par LaSourisJOne

"J'ai perdu celui que j'aime. Il me faut maintenant vivre dans cette terrible solitude où la mémoire est un supplice".

Albert CAMUS

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... 621, la peur de la solitude

18 Avril 2019, 21:08pm

Publié par LaSourisJOne

"Voici maintenant ma vieille angoisse, là, au creux de mon corps, comme une mauvaise blessure que chaque mouvement irrite. Je connais son nom. Elle est peur de la solitude éternelle, crainte qu'il n'y ait pas de réponse".

Albert CAMUS

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Antigone :))

14 Avril 2019, 21:03pm

Publié par LaSourisJOne

Théâtre.

Bonheur que de se replonger dans l'histoire d'Antigone, en grande fan que je suis de l'Antigone d'Anouilh. Celle, originelle, de Sophocle.

Elle est évidemment plus complexe, sans doute "chargée" par les strophes et antistrophes antiques poétiques et lyriques, des chants entre les scènes. Digeste, cependant, en tout cas, là, à cette période de ma vie, c'est ce que je me suis dit.

Alors : la version de Sophocle commence par une entrevue entre les deux frangines. Pas de nourrice ici. Ismène a plus de "solidité" que celle d'Anouilh.

Créon est très rude, "un", indivisible, peu nuancé, tranché, buté ; y compris avec son fils Hémon qui pourtant vient habilement lui parler et précher la raison. Y compris en tentant d'infléchir le père parce que le peuple donne raison à Antigone. Mais Créon ne veut rien entendre.

Chez Sophocle, c'est Tirésias (qui n'existe pas dans la version d'Anouilh), le devin, qui vient parler à Créon, pour lui dire de cesser tout cela, de donner sa sépulture au mort et de sauver Antigone, ou il lui arrivera malheur. Créon s'obstine encore, mais, à l'annonce du malheur, il finit par accepter de plier. Il va sur le corps de Polynice, lui donne un tombeau, va jusqu'à Antigone qu'il a condamnée à mourir sous terre, mais là il est trop tard : Antigone est déjà morte, Hémon est là, tente de l'atteindre, lui, son père, et se retourne alors son épée contre lui-même... Eurydice l'apprenant, se donne la mort à son tour. Et Créon se repend, comprenant ses erreurs ! Pas de repentance chez Anouilh, son Créon a juste le sentiment du devoir accompli...

Cette pièce, émanant des siècles passés, est décidément fascinante : qu'une femme ait pu avoir cette importance-là, il y a 25 siècles, chez Sophocle, et dans ce peuple, m'émeut... 

Parce que c'était il y a 25 siècles......

. Antigone, Sophocle, (440 av JC).

 

 

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... 620, concrétisation du désir

12 Avril 2019, 19:47pm

Publié par LaSourisJOne

"Se lever de son lit demande une énergie formidable. Surtout pour changer de vie. Cette envie de faire demi-tour lorsqu'on est au bord de saisir ce que l'on désire".

Sylvain TESSON

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