Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le blog de la souris jaune

...109

31 Janvier 2012, 17:14pm

Publié par la souris jaune

"Le monde en mon temps était poreux, pénétrable au merveilleux. Vous avez coupé les voies, réduit les fables à rien, niant ce qui vous échappait, oubliant la force des vieux récits. Vous avez étouffé la magie, le spirituel et la contemplation dans le vacarme de vos villes, et rares sont ceux qui, prenant le temps de tendre l'oreille, peuvent encore entendre le murmure des temps anciens ou le bruit du vent dans les branches. Mais n'imaginez pas que ce massacre des contes a chassé la peur ! Non, vous tremblez toujours sans même savoir pourquoi".

Carole MARTINEZ

Voir les commentaires

...108

30 Janvier 2012, 21:03pm

Publié par la souris jaune

"Il suffit de regarder quelque chose très longtemps pour qu'une porte s'ouvre et nous absorbe".

Carole MARTINEZ

Voir les commentaires

...107

30 Janvier 2012, 20:49pm

Publié par la souris jaune

"On ne quitte pas un monde sans angoisse ni sans rêve"

Carole MARTINEZ

Voir les commentaires

...106

29 Janvier 2012, 09:30am

Publié par la souris jaune

"On nous assomme de règles et de fables pour nous faire tenir en place, alors que le monde est le même au delà du grand calvaire".

Carole MARTINEZ

Voir les commentaires

Voisins d'ailleurs :)

28 Janvier 2012, 21:35pm

Publié par la souris jaune

fd7f2de180310a2de3d3480b881e9dcf-300x300-1-.gifJe ne lis jamais de science fiction. Alors cette lecture m'a semblée très rassérénante. Atmosphère étrange évidemment, impression de fin et de début de monde, ou de fin et de début de vie très particulières... J'ai aimé. Je ne connaissais pas Simak, or il passe pour être une référence dans ce genre littéraire. Et ce livre, édité en 2009 par les éditions Belial, regroupe neuf nouvelles de l'auteur, écrites entre 1953 et 1976 approximativement, parfois inédites, ou depuis longtemps introuvables... C'est le cas de "La Grotte des cerfs qui dansent"(1953), couronnée de nombreux prix SF, où il est question d'un homme, âgé de... 35 000 ans, que l'on rencontre à proximité de la grotte de Gavarnie et ayant peint une fresque préhistorique à l'intérieur... Toutes les nouvelles nous amènent à réfléchir sur le temps et l'espace et leur relativité ; sur la place et la vision de l'homme, qui apparaît comme si petite, si négligeable, et si faussée bien souvent, compte tenu du tout petit nombre de paramètres qu'il connaît, et de sa toute petite place dans l'univers... C'est peu commun de penser à cela... Ma préférée dans ce recueil c'est sans doute "Le Voisin" (1954) : un village retiré, au fin fond des Etats-Unis, où vivent des paysans. Un jour un inconnu s'y installe, et finit par faire partie du décor, au même titre que les autres, malgré ses étrangetés... Il se trouve qu'il va être le garant d'une qualité de vie dans cette vallée, et que pour préserver cela, aucun étranger ne doit le savoir ! d'où le journaliste contraint d'habiter dans la vallée, parce qu'il est condamné à ne plus pouvoir sortir de la vallée ! Dans quelque direction qu'il aille, il ne peut partir... Alors il reste. Ce passage m'a particulièrement plu.

La Photographie de Marathon, étrange encore, avec une vision et une projection assez vertigineuse, qui tout d'un coup nous amène à penser aux générations futures, et nous touche : "Je me pose des questions sur mon manque de compassion envers ces gens de l'avenir. Pourquoi suis-je incapable de les considérer comme nos lointains descendants, les enfants de nos enfants ? Pourquoi suis-je incapable de leur vouloir du bien ? Peu importe : je ne le peux pas. A croire que ce sont eux, les extra-terrestres".

J'aime encore la très courte "Le bidule" (un gamin maltraité par sa famille adoptive, qui trouve "la gentillesse" dans un buisson), ou encore le "Van Gogh de l'ère spaciale", où un homme part à la recherche de son ami disparu, sur une autre planète, là où il y est mort, et où il a peint sa dernière toile...

 

. Voisins d'ailleurs, Clifford D. Simak, éd. Le Bélial (2009).

Voir les commentaires

...105

28 Janvier 2012, 15:58pm

Publié par la souris jaune

"Et si l'intelligence était une maladie ?

Quand l'humanité se mettait à galoper frénétiquement comme au cours des cinquante dernières années, à empiler progrès sur progrès, technologie sur technologie, quand elle courait si vite que l'homme lui-même s'essoufflait, ne pouvait-on envisager qu'il y ait une maladie derrière tout cela ?"

Clifford D. SIMAK

Voir les commentaires

...104

27 Janvier 2012, 21:34pm

Publié par la souris jaune

... "Tenter d'oublier... ou d'émousser le tranchant du souvenir".

Clifford D. SIMAK

Voir les commentaires

...103

26 Janvier 2012, 15:35pm

Publié par la souris jaune

"Chaque coin a sa mine perdue ou son trésor enfoui, un mythe local, inoffensif, voire séduisant"...

Clifford D. SIMAK

Voir les commentaires

La lucidité :)

22 Janvier 2012, 18:56pm

Publié par la souris jaune

9782757806258-1-.jpgJ'ai beaucoup aimé ce livre. Même s'il faut bien dire qu'on est très loin du livre digeste, léger, aéré... Car avec Saramago, on a tout le contraire : du lourd, du dense, du très dense. Car le prix Nobel de littérature écrit, il faut le savoir, sans paragraphe, sans fioritures, sans allégements superficiels en quelque sorte... Les dialogues sont également insérés dans la narration, seule une majuscule marque le changement de locuteur. Même si le livre se lit bien, il faut reconnaître qu'il s'avale lentement, justement pour toutes ces raisons. Le propos, ensuite : lui aussi, parce qu'il prète beaucoup à réfléchir (qu'attendre de mieux d'un livre, qu'il nous fasse réfléchir ?), n'est pas forcément light non plus, bien sûr. Le propos, donc : lors d'élections, le peuple vote blanc. A deux reprises, et la seconde fois, à 84%... Cuisant camouflet pour le pouvoir en place, qui réagit fébrilement : en quittant la ville, pour donner une leçon aux cruels inconscients qui malmènent la démocratie... En ôtant de la capitale abandonnée toute police, mais aussi services d'hygiène, (éboueurs), espérant créer le repentir... Et que se passe t-il alors ? Les femmes sortent sur le trottoir, et armées de leur balai, sans un mot, balayent... J'adore cette image et la manière dont elle apparaît dans le roman : la solidarité et le bon-sens du peuple, ne le sous-estimons pas, voila ce que le roman semble nous dire. Malmené pourtant ! Et c'est à un conte philosophique extrêmement riche que nous convie José Saramago, autour de questions complexes : jusqu'où doit on s'obstiner ? Quelles sont les limites du pouvoir ? etc. Et lorsque le pouvoir s'obstine, trop loin,on arrive à une inversion du bien commun : ex : l'attentat fomenté par l'Etat pour faire entendre raison... Le roman se divise en deux parties ; et aux échanges entre ministres et président, et description de la situation (sans que les descriptions soient trop circonstanciées par le menu, en faits physiques, comme nous le rappelle d'ailleurs lui même le narrateur à propos de son propre texte, dans le texte), succède une partie moins générale, où le focus a zoomé et se retrouve au plus près de quelques habitants, et d'une équipe de police sur le terrain. Autour d'un commissaire qui évolue, et refuse la "cécité" de l'Etat (avec d'ailleurs une métaphore dans toute cette partie autour de l'aveuglement et de la lucidité - allusion semble-t-il à un précédent livre de Saramago, l'Aveuglement, que je n'ai pas lu). Avec une phrase clé, et identifiée comme telle dans le livre justement par le commissaire, celle qui lui fait décider d'agir : "Nous naissons et à cet instant c'est comme si nous avions signé un pacte pour toute la vie, mais un jour peut arriver où nous nous demandons : qui a signé cela pour moi ?". Une lecture très très instructive. Merci à Jérôme (qui se reconnaîtra s'il me lit :) qui me l'a recommandée !

 

. La lucidité, José Saramago, publié en 2004 (Portugal), traduit en français en 2006. 370 pages.

Voir les commentaires

...102

22 Janvier 2012, 14:10pm

Publié par la souris jaune

"On 'est jamais trop prudent avec les pensées, certaines se présentent avec un petit air d'ingénuité hypocrite et ensuite, mais c'est trop tard, elles révèlent toute leur perfidie".

José SARAMAGO

Voir les commentaires

1 2 3 > >>