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Le blog de la souris jaune

Séduire Isabelle A :))

29 Septembre 2019, 22:15pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Plaisant.

Et moins léger et foutraque qu'il n'y paraît.

Donc Pierre tombe amoureux d'Isabelle, éperdu, mais il comprend que pour aller plus loin il lui faut connaître et apprécier sa famille... Pas une mince affaire, au vu de la première soirée en leur compagnie, puisqu'ils sont tous plus loufoques les uns que les autres...

Evidemment, c'est la question de la normalité, qu'on va être obligé d'aborder, ici, mais pas seulement... Que veut-on ? Ceux-là ont peut-être compris ce qu'était que le véritable attachement ? Aimer sans à priori ? Ils ont peut-être compris le sens de la vie, ou senti le sens de la vie, au sens où il vaut peut-être mieux vivre, vraiment, sans faux-semblants, puisqu'on en a qu'une, de vie ?

Cela ressemble à la leçon de ce livre, avec tous les excès, qu'on aime, finalement, même s'ils font parfois sourire ou peuvent fatiguer, de ce livre...

J'ai aimé...

Bibliothèque de Lanvallay.

. Séduire Isabelle A., Sophie Bassignac, éd. JC Lattès, 2016.

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Cent millions d'années et un jour :)))

28 Septembre 2019, 16:21pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Rentrée littéraire 2019.

Ce livre se savoure. On y avance pas à pas, comme on avance précautionneusement dans le froid et la neige... On est avec Stan, Stan-é comme l'appelle son vieux copain de toujours Umberto. Stan est devenu paléontologue, et ce n'est pas grâce à l'aide de son père, dont on découvre au fil du livre le visage, la nature... Stan est devenu paléontologue, peut-être un peu grâce à sa mère, sa belle maman et sa délicatesse, malgré... Bref. Tout ce livre est emprunt de délicatesse. De pudeur. 

Le rêve de Stan, un jour. Une mission scientifique qui prend racine dans une histoire reccueillie par hasard... Ils s'embarquent à trois, quatre... Et marchent jusqu'aux cîmes. Je ne vous dirai pas ce qui se passe, là-haut. Mais quelle force dans ce récit ! Quelle beauté...

J'ai adoré.

Doit-on traquer son rêve, jusqu'au bout, ou faut-il s'arrêter, à un moment ? Et si oui, quand, et comment sait-on que l'on doit s'arrêter ?

Livre magnifique.

Merci à Brice et Samantha, de la librairie l'Etagère, de me l'avoir recommandé.

. Cent millions d'années et un jour, Jean-Baptiste André, éd. L'Iconoclaste, 2019.

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... 640, ressources cachées

27 Septembre 2019, 17:35pm

Publié par LaSourisJOne

"J'ai trouvé mes jambes d'alpiniste. Elles étaient là qui m'attendaient sur le bord du sentier, je les ai chaussées sans m'en rendre compte. Ce sont des jambes merveilleuses, pleines de puissance contenue, de ressort, de technique pour appréhender les trahisons du chemin".

Jean-Baptiste ANDREA

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Un vertige :)

25 Septembre 2019, 22:35pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Je ne crois pas avoir encore lu Hélène Gestern, pas faute qu'on m'en parle, pourtant. Je n'étais pas encore entrée dans un de ses livres.

Celui-ci m'a plu. 

Il y est question d'une rupture, d'un amour fort, passionnel, et d'un après... La narratrice s'attache à décrypter, à comprendre chaque aspect, chaque affect lié à cette relation.

C'est intime, fouillé, intéressant ; cela fait évidemment penser à Annie Ernaux à ses sujets de prédilection, la littérature du "moi", de soi...

Je n'aime pas toujours cette littérature nombriliste, mais là puisque l'analyse est poussée et qu'on n'est pas seulement dans le descriptif des faits, ça m'a plu.

Médiathèque de Saint-Malo.

. Un vertige, une séparation, Hélène Gestern, éd. Arléa, 2017.

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... 639, se détacher

25 Septembre 2019, 12:27pm

Publié par LaSourisJOne

"Tout ce que l'on ne partage pas, du menu détail du quotidien aux gestes d'amour, des lectures anodines aux émotions de la musique, est l'outil efficace du détachement".

Hélène GESTERN

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A la lumière du petit matin :))

19 Septembre 2019, 21:48pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Décidemment, je suis toujours aussi fan des romans d'Agnès Martin-Lugand. Cela faisait un moment que je n'en avais pas lu un, je constate que le charme opère toujours, j'ai aimé celui-ci autant que son second, Entre mes doigts le bonheur se faufile.

En fait, il n'y a que ses titres, que je n'aime pas ! Et certains tics de langue, m'enfin, vraiment, sinon, je suis très fan. 

J'ai aimé, là, suivre le personnage d'Hortense, bien en apparence dans sa vie de prof de danse à Paris, à priori attachée à Aymeric, homme marié... Qu'on ne manque pas de trouver très vite odieux. L'auteure parvient très bien à nous le faire ressentir, et cette distorsion avec le ressenti, dupe, d'Hortense... Et puis sa maison familiale, en Provence... Qu'elle a gardée, après le décès traumatisant de ses parents... Une entorse va faire basculer sa vie, au sens premier du terme. Une entorse qui va l'obliger à repenser toute sa vie, et...

Vraiment, vraiment bien.

. A la lumière du petit matin, Agnès Martin-Lugand, Michel Lafon, 2018.

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La femme qui dit non :))

16 Septembre 2019, 12:52pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

C'est sans doute ce titre qui m'a fait emprunter ce livre, par hasard, et finalement c'est ce que j'aime le moins, pour le trouver très très peu approprié à cette histoire.

Histoire que j'ai dévorée.

C'est le récit d'une femme, dont elle nous dit d'elle qu'elle est âgée de plus de 80 ans. Le récit de sa vie, extraordinairement vivant et haut en couleur. C'est enlevé, pour le moins, souvent piquant, provocateur, non conformiste... Tout commence en 1938, où celle-ci, Marge de son prénom, jeune Anglaise alors de 17 ans, arrive avec son père, en bateau, sur l'île aux Moines. Les deux sont deux navigateurs nés. Ils arrivent à l'île aux Moines, et rencontrent deux jeunes gens, Mathias, et Blaise, différents dans leurs genres, mais très proches, et qui vont instantanément faire fondre la narratrice... Elle épousera l'un, mais... l'autre jouera un rôle non moins important dans sa vie. Vie vécue avec beaucoup de pragmatisme, et plus d'appétit, d'envie de vivre que d'état d'âmes. La France sous l'Occupation, la Résistance, la Bretagne, l'attachement à la Bretagne, la politique de 38 à 1970 va être aussi raconté par cette femme qui n'envoie pas dire ce qu'elle a à dire...

J'ai vraiment adoré tant l'histoire que les personnages, ainsi que la manière dont nous est livrée cette histoire. Tellement loin de l'ennui !

Bibliothèque de Lanvallay.

. La femme qui dit non, Gilles MARTIN-CHAUFFIER, éd. Grasset. 2014.

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... 638, avancer dans la vie

15 Septembre 2019, 11:50am

Publié par LaSourisJOne

"On explique sa vie en regardant en arrière mais on la mène en observant devant soi".

Gilles MARTIN-CHAUFFIER

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Retour à Budapest :))

12 Septembre 2019, 12:34pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Découvert par hasard, je ne regrette pas.

C'est un roman léger parfait pour une fin d'été. Enfin, sans doute est-ce ce que j'ai ressenti après la pesanteur du Clou !

Histoire, à l'Est. Avec des retours en arrière réguliers dans le passé, amoureux, de la narratrice.

Astrid a environ 42 ans quand son fiancé du moment, Paul, journaliste radio, l'emmène sur les traces de son passé, qu'il veut connaître. Astrid à contrecoeur voient jaillir les souvenirs. Sans pathos. Dans son histoire en tout cas, un homme : Julius. Elle en est tombée amoureuse à 17 ans, et ils n'ont cessé de se trouver, de se perdre, de se retrouver... Que fait-on d'un amour comme celui-ci, lorsqu'on nous le remet dans les pattes vingt ans après ? Car, là ils vont, Paul et Astrid, ils vont tomber sur Julius et sur son frère, Sasha... 

Histoire réaliste d'un amour passé confronté au réel ; 

avec un fond historique, une toile de fond quotidienne : celle de la RDA et de la RFA, la part de liberté individuelle volée par le parti, la non-liberté de circulation à l'époque et avant la chute du mur, le rapport complexe des Allemands de l'Est à leur terre, ou à l'ouest... 

J'ai beaucoup aimé cette part du livre, aussi.

Une balade entre Allemagne et Hongrie très plaisante, digeste, légère...

Bibliothèque de Lanvallay.

. Retour à Budapest, Grégor Sander, éd. Quidam. 2014 édition originale ; traduit de l'allemand, 2019.

 

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Le clou :)

10 Septembre 2019, 11:59am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Rentrée littéraire.

Prenez votre souffle vous partez pour 577 pages. D'une littérature dense, extrêmement fouillée psychologiquement ; 

cela m'a fait penser à une version maléfique de l'Amie prodigieuse, d'Elena Ferrante, tant par son propos que par sa densité. Ce n'est pas la même culture, bien entendu, mais je trouve qu'il y a de cela, dans la façon d'écrire au plus près et même au-dedans des protagonistes. Diffile d'en dire beaucoup, je pense que l'écriture, ce flot de mots pour dire deux enfants et leur destinée en Chine contemporaine compte beaucoup. Même si je dois avouer que si j'ai abordé et lu ce livre tranquillement et avec gourmandise pendant les 200 premières pages, j'ai été saisie, mortifiée, presque violentée par ce qui fait que le roman porte ce titre... Il me suffit juste de vous dire que cela ne peut être en rien ce que l'on pense, et que c'est bien pire que tout... Donc, l'histoire c'est ça, l'histoire de deux enfants qui furent proches et qui se retrouvent à 30 ans, autour d'un traumatisme et même de multiples traumatismes familiaux, en cascade, entremêlés, et quelque part, c'est c'est entrelac complexe qui est intéressant.

Sinon, la nature des individus tels que décrits par l'auteure a de quoi heurter, ou rebuter : en tout cas, ils sont avec toute leur noirceur, toutes leurs pulsions, toute leur simplicité aussi, on ne cherche à rien nous cacher, à ne rien enrober. Vision de l'humain désabusée, ou extrêmement marquée par la désespérance. Vision sans concession.

Je pense que c'est une oeuvre riche, une oeuvre littéraire.

Merci à Franck pour son cadeau et pour sa découverte audacieuse.

. Le clou, Zhang YUERAN, éditions Zulma, 2016 ; traduit du chinois en 2019.

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