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Le blog de la souris jaune

Articles avec #difference

En attendant Bojangles :)))

6 Août 2016, 08:38am

Publié par LaSourisJOne

En attendant Bojangles :)))

Roman.

Ah, quel plaisir j'ai eu, du début jusqu'à la fin, à la lecture de cet En attendant Bojangles ! Il m'avait fait saliver à sa sortie en janvier 2016, j'en avais encore entendu parler il y a quelques mois au moment des prix qu'il a rafllé : prix du roman des étudiants France Culture Télérama 2016, prix France Télévision, et grand prix RTL Lire.

Mais je n'avais pas l'avoir entre les mains.

Enfin, c'est fait. J'ai tout aimé dans ce premier roman d'Olivier Bourdeaut, qui se lit avec le sourire, parce que c'est beau, parce que c'est bien écrit, parce que c'est fin, et raffiné. Ce n'est pas toujours crédible ? Alors là, on s'en fout mais alors comme d'une guigne. C'est d'ailleurs la dernière question qu'on se pose.

Bojangles, vous savez ce que c'est ? Moi je ne le savais pas. Le titre d'une chanson de Nina Simone, M. Bojangles. Or, l'un des trois personnages principaux du livre, la mère, qui écoute des chansons et danse si souvent, a son préféré, et son rituel, avec ce morceau précis. 'En attendant Bojangles', c'est ce qui représente cette femme...

Je vais essayer de vous en parler sans trop en dire : on lit, raconté avec grâce et innoncence par le fils, l'histoire de ses parents. Des parents hors du commun, à la personnalité hors du commun, qui semblent avoir choisi cette voie pour exister, pour défier le quotidien. Alors l'excès est souvent au bout du chemin, un excès raffiné et on aime. On aime la rencontre de ces deux-là ; puis leur vie aux côtés de Mademoiselle Superfetatoire, ce grand échassier qui vit avec eux dans leur appartement, et de l'Ordure, leur ami sénateur. Où l'expression chateau en Espagne est prise au pied de la lettre ! C'est un manuel qui semble militer contre la morosité possible d'une vie, pour la fantaisie, parce qu'on a qu'une vie, et qu'il vaut mieux la rendre belle, pour ce qui nous appartient. Un hymne à l'amour, et la différence. Il y a ce chancellement, au coeur de la mère, jusqu'à un dénouement d'abord épique puis bouleversant, je dois m'arrêter là pour ne rien déflorer, mais ce livre est beau, si beau, et il finit avec une explosion d'émotion qui prolonge la magie de ce livre.

Je pense que je l'achèterai, pour pouvoir le relire.

En attendant, mille mercis à Delphine d'avoir sacrifié une de ses lectures d'été pour me le prêter !

En attendant Bojangles, Olivier Bourdeaut, édition Finitude, janvier 2016.

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Notre petite vie cernée de rêves :)

7 Mai 2015, 13:17pm

Publié par LaSourisJOne

Notre petite vie cernée de rêves :)

J'ai dû emprunter ce livre pour son titre que j'ai adoré, et sa couverture. Pas de regrêt. On est plongé dans la vie du jeune Albert Scully, 17 ans, qui entreprend de nous raconter son histoire. Non sans humour, et sensibilité. C'est un Albert différent des autres, et dieu sait que la différence, adolescent, n'est pas facile à vivre. Alors voila, lui, bien que très intelligent, il est nul à l'école, solitaire, et ne s'intéresse qu'à des sujets 'qui ne sont pas dans le manuel' : il aime jardiner, il aime la Nouvelle Zélande, Shakespeare et les remorqueurs.

Il vit au sein d'un couple qui subit son existence d'adulte : elle, jusqu'à la caricature vivant par procuration gavée de séries américaines à l'eau de rose, emplie de clichés, mais touchante, lui, l'assureur raté, qui passe son temps et éreinte sa vie à trimer pour acheter des robots-ménagers à n'en plus finir à madame... Et qui boit, sans doute pour oublier tout ça.

Ca se passe probablement dans les années 60 ou quelque chose comme ça...

Un jour, le jeune homme fait la connaissance de sa voisine, une vieille femme de 80 ans qui brûle ses déchets dans son jardin, vit comme une clocharde, et qu'il commence par juger 'foldingue', avant de tomber sous le charme d'une véritable rencontre. Lui aura-t-elle menti sur elle ? Est-ce l'important ? Ou ce qui compte n'est-il pas qu'il ait pu grandir, changer, s'accepter, aimer la vie grâce à la rencontre de l'autre et l'échange ?

C'est un joli livre, plutôt aérien, pas plombé, pas dans le pathos. Un livre sur la différence, bien sûr, mais aussi sur l'amour au sens large, le partage, les rencontres humaines qui changent une vie, et évidemment sur les concessions qu'on doit faire ou pas, pour être bien avec soi et dans sa peau.

Médiathèque de Saint-Malo.

Notre petite vie cernée de rêves, Barbara Wersba, éd. Thierry Magnier, 2008.

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Au moins un :)

3 Mai 2015, 22:30pm

Publié par LaSourisJOne

Au moins un :)

Roman ado.

Voici un joli roman qu'on pourrait prendre pour un petit livre insignifiant et qui n'en n'est pas un. Il parle de la différence, de la façon d'être soi et de la valeur que cela a, même si c'est difficile. De l'importance de réaliser ses rêves, même simples, mais nécessaires. Et du monde du travail. D'un monde du travail formaté, en open-space, via un emploi de télévendeuse que l'héroïne accepte parce qu'il faut bien travailler. De sa prise de conscience que cela ne lui convient pas, de la souffrance que cela engendre chez elle, et puis aussi d'un tout petit conseil d'une prof de 6ème, qu'elle n'a pas oubliée, et ce passage est très chouette : celui d'avoir 'au moins un' poème qu'on connaisse pas coeur dans sa vie. Parce que du fond d'un cachot ou au milieu d'un désert, on aura toujours ce poème, en soi, au fond de soi, pour y puiser un peu de lumière. Je trouve ça très beau.

Son rêve à elle, c'était d'être coiffeuse, au contact direct avec les autres. Et tant pis si ça ne correspond pas au souhait de sa mère ! Elle veut du vrai, un petit bout de rêve, déjà, qu'on donne aux clientes, qui viennent chercher souvent bien autre chose qu'une nouvelle coupe.

Une jolie découverte. :)

Médiathèque de Pleurtuit.

Au moins un, Irène Cohen-Janca, éd. d'une seule voix Actes Sud Junior, mai 2014.

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Comment Thomas Leclerc, 10 ans 3 mois et 4 jours est devenu Tom l’éclair :)

14 Avril 2015, 16:00pm

Publié par LaSourisJOne

Comment Thomas Leclerc, 10 ans 3 mois et 4 jours est devenu Tom l’éclair :)

L'embellie est donc venue de Paul Vacca ! Avec ce 'Comment Thomas Leclerc, 10 ans'... le plaisir de lire est revenu, quel soulagement ! C'est tout d'abord avec un peu de réserve que j'ai abordé ce livre, parce que les histoires d'enfants ne sont pas forcément ce que je préfère lire ; et puis je n'ai plus lâché ce livre. J'avais cela dit adoré 'La Petite cloche au son grêle", du même auteur, et j'en garde un souvenir ému, tant était belle cette histoire simple de rencontre de gens simples avec la littérature... Et ce livre-là, donc, fut une belle gourmandise.

C'est l'histoire de Tom, donc, Thomas, 10 ans et quelques mois, au collège ; dont on sait, surtout par sa mère qui le décrit perpétuellement comme tel, "qu'il n'est pas un enfant comme les autres". Mais à aucun moment dans le livre, l'enfant est "étiqueté", estampillé; et ça nous va bien ; c'est un garçon plutôt solitaire, plutôt mental, et c'est dans ses pensées et sa vie quotidienne au milieu des années 60 que nous vadrouillons agréablement. Empirique, ce petit bonhomme. Il a comme références ses 'héros de BD'. A partir d'une réflexion construite, il se trouve des similitudes avec ces héros solitaires, qui sauvent le monde. On entrera tout autant dans la vie et les états d'âme de Serge et Pauline, ses parents ; on expérimentera les dégâts du silence, sans jugements ; les parents pour protéger leurs enfants souvent se taisent ; condamnant les enfants à errer dans un monde compliqué, sans clé pour l'apprivoiser.

Touchants, ces parents aussi qui se débattent avec leur existence, leur vie professionnelle ou leur non-vie professionnelle. A une époque en 'technicolor', où il est d'usage que la femme soit femme au foyer... Mais comment s'épanouir ? C'est la problématique de Pauline, prise dans les contraintes de son époque. Mais qui va tout faire pour travailler, et rencontrer la reconnaissance, via le regard des autres, et des hommes, à Paris, et via le travail. Même chose pour Serge, plus spontané, moins réfléchi, mais qui finalement, d'erreurs en erreurs qui auraient pu faire sombrer la famille, finira par trouver sa voie, inattendue, épanouissante.

Et puis il y a la petite Palma. On est toujours "l'étrange" d'un autre, finalement... Palma, cette étrange gamine pour Tom, qui réalise trop tard, lui dont l'expression des sentiments est compliquée, lui qui a besoin de rituels, qu'elle avait besoin de lui.

On a donc aussi la dérive d'une ado, en marge, laissée seule à elle-même et qui finira victime d'un fait-divers...

Avec toujours l'univers de référence des héros de 'comics' amércains comme référence, la psychanalyse aussi découverte par ce garçon de 10 ans (trop) intelligent, un peu comme un conte, ce petit bonhomme qui tentera de sauver le monde, ses parents, ceux qu'il aime... C'est touchant.

Merci à Anny, pour la jolie découverte. :)

Comment Thomas Leclerc..., Paul Vacca, éd. Belfond. Avril 2015.

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Sous la piscine :(

26 Octobre 2014, 14:43pm

Publié par LaSourisJOne

Sous la piscine :(

Roman ado (enfin, classé roman ado, mais que je ne recommande pas en tant que tel).

Que voici un livre étrange... qui veut nous dire quoi ?? Avec quel message ??

C'est un roman pour ados que je ne recommanderais pas, en tout cas. Message positif, guère !

Donc, Wolfgang a 16 ans, et cet été-là, dans une ville appelée 'New Lourdes' à cause de sa piscine réputée miraculeuse, en Australie, Wofgang, donc, travaille donc à cette piscine comme guichetier.

Sous les poivriers, chaque jour ou presque, une jeune aveugle se rend, avec son chien. Loin de se baigner, ou de se méler aux autres, victime de sa différence. Bref. Les deux ados vont échanger quelques mots, attirés par leur solitude respective ; il ne la trouve pas spécialement jolie, il ne l'est pas non plus, trop grand et souffrant d'un bec de lièvre recousu (c'est lui qui le dit), et se rapprocher, passer un peu de temps 'trainer' ensemble... Ils tuent leurs solitudes et croient qu'ils s'aiment au prétexte que leurs solitudes s'imbriquent, qu'ils se sont embrassés, et qu'ils 'trainent ensemble'. L'auteur ne nous aide pas à penser autrement. Suicide, incompréhension des êtres différents qui feraient mieux de retourner d'où ils viennent, ce livre est étonnant dans le mauvais sens, ce livre est assez moche. Il y a cette passion des papillons du jeune homme qui aurait pu être quelque chose de chouette, mais qui semble encore servir cette cause que parfois, on naît, et on perd. Berk. Pas de morale positive. Un livre sur le deuil, on oublie quand le temps passe ? Je ne vois rien qui soit à mettre entre les mains d'ados. Ce n'est pas parce que les personnages principaux en sont que c'est un roman pour ceux-ci ! Et là, on est, à mon sens, en plein dedans...

. Sous la piscine, Justin d'Ath, Actes Sud Junior, 2007, 2010 pour la traduction française.

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