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Le blog de la souris jaune

Articles avec #souffrance

Un temps égaré :)

15 Septembre 2017, 20:28pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

J'ai commencé par être agacée par les personnages de ce livre, les personnages masculins répondant à l'archétype du type riche, irrespectueux et trompant sa femme allégrement sans aucune considération pour quiconque. Cela aurait été très limité, comme intérêt de suivre un personnage comme celui-ci. Et puis les choses changent. Parce que coup sur coup, l'une de ses maîtresses avec qui il se montre odieux fait une tentative de suicide, et que dans la foulée, sa femme, qui a reçu les échanges de ces deux-là, le quitte (enfin). Ce que raconte la narratrice de la psychologie de cette femme-là, qui ferme les yeux jusqu'à la goutte d'eau de trop, est intéressant. En tout cas, l'odieux personnage, Eric Meyer, qui se drogue et a adopté une vie où il ne s'autorise que la performance' va "péter les plombs", un soir, aller trop loin, et se retrouver interné.

A partir de là, les choses sont réellement intéressantes. Par ses rencontres, contraintes, avec un autre monde que celui des finances, où il s'est bati une vie sans respect de l'autre. Parce qu'il va être confronté à cet autre dans sa différence, et dans sa fragilité, de pleine face, et qu'il sera crédible qu'il doute de ce qu'il est, un peu, petit à petit... L'échange avec ce psychiatre, trop vite abandonné à mon sens par contre dans l'approfondissement d'un personnage, est lui aussi très intéressant ; Eric Meyer va accepter enfin d'ouvrir le livre enterré de son passé, être amené à l'accepter, lui qui s'en était coupé, tellement amoureux de sa mère, pour ne pas en souffrir. C'est ainsi qu'il s'était construit ; finalement, il découvre qu'il peut, qu'il doit peut-être même, se construire autrement. 

Il y a cette meilleure amie, attachante, fidèle des fidèles, qui malgré un froid de 10 ans, revient pour le faire avancer. Sa fille, aussi, lucide, et forte. Et son imaginaire, qu'il avait mobilisé pour sa fille. Comme une faille dans le paysage aride et inhumain dont il avait constitué sa personnalité. 

Je reste un peu sur ma faim, quant à la fin... Mais, j'aurais pris plaisir à voir l'évolution de ce personnage, l'histoire est racontée efficacement.

Le titre est efficace aussi, il intrigue, il revet plusieurs sens. Quel est ce "temps égaré" pour Eric Meyer ? L'essentiel de sa vie active, où il s'est aveuglé pour avancer, ou ce moment de la prise de conscience soudaine, nécessaire, douloureuse ? Chacun sa réponse. :)

Médiathèque de Saint-Malo.

. Un temps égaré, Marie-Laure de Cazotte, éd. Albin Michel, 2014.

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Farallon Islands :)

2 Août 2017, 06:59am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Bon, je ne suis pas mécontente de quitter ces îles Farallon, îlots très hostiles situés en face de San Francisco. Et où l'héroïne décide de s'installer. Devenue photographe animalière, elle a perdu sa mère à l'âge de 14 ans, continue à lui écrire des lettres perpétuelles, et en reste très marquée,

Elle va y vivre pendant un an, et c'est cette année là, qu'on va vivre avec elle.

Ce n'est rien de dire que la nature est hostile, ici ; c'est plus qu'un euphémisme. C'est ça que j'ai eu hâte de quitter, et l'aspect documentaire animalier qui, en ce qui me concerne, ne m'a pas passionnée, et même ennuyée. Vous saurez tout des éléphants de mer, requins, baleines, goélands, souris... Ah oui, et du poulpe aussi. Que vous apprendrez à détester ! Car c'est à travers leur aspect rude, prolifique, sauvage, étrange, et même criminels qu'ils sont dépeints, le plus généralement. 

Cependant, le roman est très bien structuré. Evoque dans sa maîtrise une Catherine Poulain, ou une Claudie Gallay. Mais j'y mets donc autant de réserves personnelles que pour ces deux auteurs-là : les univers sont trop hostiles, et franchement, vous n'avez qu'une envie, c'est de les quitter. En ce qui me concerne en tout cas.

C'est aussi pour cela que j'ai hésité à mettre un sourire (au lieu de pas du tout) en appréciation de ce roman, compte tenu de la hâte que j'avais de quitter cet univers. Je ne peux donc que reconnaître que le roman est bien fait, et c'est pour cela que j'ai opté pour le sourire finalement.

D'autant que ce tableau ne serait évidemment pas complet sans l'aspect humain de ce roman, qui est particulièrement intéressant, mais là encore.............. propre à ajouter à l'ambiance terrible de ce livre !

Elle vit donc sur ce rocher hostile, arride, froid, balayé par les vents, où marcher est déjà un danger, mais, elle n'y vit pas seule ! Elle y vit avec un petit groupe de biologistes, ils partagent donc l'austérité d'une maisonnette spartiate ; et évidemment ce qui va être très intéressant à suivre, à observer, ce sont les personnalités de chacun extrêmement bien campées avec sobriété et efficacité, un peu avec le minimalisme et la retenue d'une Claudie Gallay ou d'une Catherine Poulain justement ; et en tout cas, ce sont le même type de personnage, cabossés par la vie. Taiseux. Qui ont trouvé refugé ici, pour échapper à un deuil, sans qu'aucun n'accepte de se confier spontanément évidemment, tout cela est tû. Chacun vaque à ses occupations, il y a les liens entre certains qui sont donnés à voir par petites touches efficacement. Et évidemment, les chocs, les traumatismes, dont elle ne sera pas exempte, loin de là. Que je ne vous raconte pas, mais qui sont de l'ordre du pire. ! Quelques belles personnes, quelques beaux éclats humains, quand même, mais dans une vision de la vie et du monde quand même assez hostile. 

Le roman est aussi intéressant du point de vue de la photographie, de la réflexion sur l'acte de photographier.

Et même si la fin laisse espérer la lumière, la construction de soi, l'acceptation de l'avenir, et dit la victoire, quand on sait d'où elle vient, on pense avec amertume à la maxime qui semble sous-tendre la pensée de la narratrice : les choses belles naissent du mal... Mouai, pas très optimiste, tout ça... 

Cela dit, c'est une prouesse assez réussie que ce livre.

Merci à Delph de m'avoir permis de le lire :))

Bibliothèque d'Evran.

. Farallon Islands, Abby Geni, éd. Actes Sud. Publié aux EU en 2016, 2017 pour la traduction française.

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Le dernier amour d'Attila Kiss :))

16 Juillet 2017, 23:18pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

C'est un très beau roman d'amour que celui-là. Plus que cela, d'ailleurs. Un roman sur une lutte, sur la résilience, sur l'histoire, sur ce qui sépare deux êtres et sur ce qui les unit, plus fort que tout, l'amour. 

C'est une belle voix, mélancolique, forte qui nous susurre à l'oreille cette histoire. Attila, sa vie, ses duretés. Son chemin aride, mais il n'en a pas d'autre. Alors son premier mariage, sa vie parallèle, ses trois filles, sa vie illégale auprès de son beau-père, son départ ; son nouveau départ, et sa vie de travail, dix ans dans une usine pour gaver des poussins. Et la peinture, pour garder, immortaliser ce qu'il n'a plus. Et une jour, comme une tornade, une rencontre, à la terrasse d'un café. La jeune femme ne le quittera plus. Malgré tout ce qui les sépare. Malgré leur passé historique, qui le remplit de haine, parce qu'elle est viennoise, riche, et qu'il est pauvre, et hongrois. Il va lutter, lutter, contre cet amour. Dire ses douleurs, tenter de détruire. Mais... Elle est forte, elle l'aime et...

C'est un beau roman que ce Dernier amour d'Attila Kiss. Un beau roman, bien écrit, sensible, fort. 

Je vous le recommande.

Médiathèque de Saint-Malo.

. Le dernier amour d'Attila Kiss, Julia Kerninon, éd. La Brune Le Rouergue, 2016.

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Une fièvre impossible à négocier :))

28 Juin 2017, 09:10am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

J'aime décidément énormément Lola Lafon.

J'avais littéralement adoré La petite communiste qui ne souriait jamais, j'avais trouvé très fort son Nous sommes les oiseaux de la tempête qui s'annonce, puissant, qui bouscule, dérangeant ; j'ai encore aimé ce premier livre, et plus, parce qu'il est un véritable manifeste.

C'est évidemment plus qu'un roman. Un cri.

Elle est revenue sur ce sujet du viol dans 'Nous sommes les oiseaux de la tempête qui s'annonce', et l'a poussé à son paroxisme, jusqu'à la folie. 

Là, problématiques centrales. Abordées sur fond de révolte, de rébellion, de contestation, d'incompréhension sociale ; tellement juste, souvent. Cet extrêmisme-là sonne tellement juste. Avec le questionnement des idéaux, et celui du sens, l'interrogation quant à notre projet de société, par l'expérience du personnage principal, qu'on sent brûlant de vérité, d'authenticité et impossible à séparer de celle qui l'a créée.

Donc, Loundra, un jour, un 14 septembre, est violée par un type, qu'elle connaît, et qui est connu. Sa vie, évidemment, bascule. La narratrice nous raconte un quotidien de hargne, pour tenter de rester debout, quand on nous a 'forcée' agenouillée. Comment on détruit, déconstruit, fait avec parce qu'on n'a pas le choix. 

C'est au coeur de mouvements d'extrême gauche, Etoile Noire Express, qu'elle va trouver sa place ; ce livre est plein de rencontres du quotidien, de phrases fortes, qui coulent, qui frappent ; il y a aussi le surf, la passion de Loundra, fascinée par la capacité des plus forts à tenir debout face à des vagues monstrueuses. Et puis, la justice en prend plein son grade, avec sa nullité crasse quand il s'agit de juger des affaires de viol, qui laisse le champ libre au coupable, et humilie s'il était possible encore plus, la victime déjà crucifiée. 

Ca parle de résistance, malgré soi. 

C'est très fort.

. Une fièvre impossible à négocier, Lola Lafon, 2003, Actes Sud.

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Murmures dans un mégaphone

10 Mai 2017, 13:56pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Deux vies.

Deux vies qui se font résonnance. Deux vies marquées par des trajectoires différentes. Mais qui vont se retrouver soudain, de façon fort improbable, comme la vie le permet souvent - car la vie, c'est l'improbabilité - dans les bois, un soir, par hasard, pour des raisons qui leur appartiennent, à chacun. 

Elle est marquée par un destin très lourd, et un choix très lourd qu'elle a décidé il y a trois ans : ne plus sortir de chez elle. On rencontre donc Myriam après ces trois ans passés, qui vit hors du monde. Et puis il y a Ralph, qui croit agir sa vie mais finalement l'a certainement subie. Lui, le psychothérapeute. Marié à Sadie, qui passe son temps à mettre en scène leur vie sur les réseaux sociaux... Miroir au passage de notre société, telle qu'elle est aujourd'hui, en tout cas pour certains. Deux enfants, des jumeaux, de 16 ans. Dont il ne connaît rien, dont on voit assez bien la vie autonome, parallèle. Vies tissées sur du factice, vies contigues et non les unes avec les autres...

D'ailleurs, c'est un peu le phénomène étrange de ce livre : il avance lentement, de manière assez composite finalement, et forme quelque chose d'assez flottant ; d'intéressant, mais de flottant. C'est ce qui fait que je ne peux pas crier mon enthousiasme, pour cette sensation étrange de "délitement" qu'il procure. En même temps... Les vies qui se délitent, qui se vivent comme elles peuvent, c'est bien le propos. Où les deux protagonistes du couple central vont d'ailleurs aller sur les traces de ce qu'ils pensaient vérité originelle avant de l'avoir abandonnée : leur premier grand amour, auquel ils ont renoncé. Avec cette question intéressante : on ne se marie pas avec la personne qui compte le plus pour soi. Question loin d'être classique, et très intéressante... Comme si notre part d'ombre, de secrets, restaient à jamais autre et séparée de celui qu'on décide d'épouser... 

Les murmures, ce sont ceux de Myriam, elle qui s'est condamnée à murmurer à cause du mère cinglée et mal aimante. 

J'ai aimé le lent tableau qui donne à voir les évidences assumées, puisqu'elle re-naît au monde au bout de trois ans : pas de faux-semblants. Elle cherche le vrai. 

Ralph, au contraire... a du mal avec le vrai, il s'est fait croire au faux... Ou on lui a fait croire au faux... La reconstruction de l'une sera, malgré tous ses traumatismes, plus sûre et plus probable que celle de Ralph, qui semble suspendu au dessus de rien. Cette thématique est intéressante. Mais je n'ai pas été emportée...

Merci à Delphine, toujours découvreuse, de ce cadeau.

Médiathèque de Saint-Malo.

. Murmures dans un mégaphone, Rachel Elliott, Payot et Rivages, 2016.

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... 479

19 Avril 2017, 08:50am

Publié par LaSourisJOne

"C'est à l'ombre que s'épanouissent certaines douleurs. C'est dans le silence que fleurissent ces obsessions qui deviennent le moteur et le tracé de nos existences".

Léonora MIANO

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Je vous écris... :)

28 Août 2016, 18:51pm

Publié par LaSourisJOne

Je vous écris... :)

Autobiographie.

Je suis tombée par hasard sur ce livre chez un bouquiniste, j'avais déjà lu quelques uns de ses livres (dont Allons voir plus loin, veux-tu ?), et aimé. J'ai vu ce petit visage, ce titre qui m'intriguait, et l'exergue qui a fini de me convaincre : "Ce livre est dédié à tous ceux dont les cris ne sont pas entendus". Et puis ce 'je' qui nous parle, évoquant la parution de son livre', Le voile noir, que je n'ai pas lu, et l'après...

J'ai aimé cette balade grave et profonde au tréfonds de sa souffrance, depuis la parution de son Voile noir. J'ai découvert le choc, le traumatisme fondamental de sa vie, qu'elle décida de mettre en mots dans le Voile noir : la mort, brutale, par asphyxie au monoxyde de carbonne, dans leur salle de bains, de ses deux parents, alors qu'elle avait neuf ans.

Dans ce livre, Je vous écris, elle décide de 'rendre' à ses lecteurs ce qu'ils lui ont donné. Après la parution de ce livre témoignage (Le Voile noir), elle reçut énormément de lettres, de confessions, de soutiens, intimes, aimants, respectueux, d'inconnus ; et ce sont ces lettres qui lui ont permis de comprendre et d'avancer sur son chemin de deuil. Y compris par le biais d'une 'clé' par rapport à son drame à laquelle elle n'avais jamais pensé. Avec Je vous écris, elle mèle ces lettres qu'elle nous transmets (sans signatures), avec le récit de son 'après' Voile noir. C'est comme une double thérapie progressive, lente, en train de se vivre sous nos yeux. Ce n'est pas impudique. C'est généreux. Elle ne nous épargne pas les phases de profond désespoir, les marques de sa terrible souffrance physique qui l'envahirent alors qu'elle imaginait pouvoir laisser toute cette histoire derrière elle après l'écriture et la parution du Voile noir , l'emprise de celle-ci sur sa vie, et la manière qu'elle a d'avancer coûte que coûte ; on découvre le long chemin d'après traumatisme, les avancées et les reculs, tellement compréhensibles, et livrés avec tant de capacité à se donner sans détour. J'ai vraiment beaucoup aimé cette lecture 'multiple', ces multiples voix et la sienne, comme autant de partages, et de cadeaux généreux qui se veulent fortifiants pour un être qu'à priori ils ne connaissent pas. Une belle lecture.

. Je vous écris..., Anny Duperey, éd. du Seuil, 1993.

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Nous sommes les oiseaux de la tempête qui s'annonce :)

21 Août 2016, 08:49am

Publié par LaSourisJOne

Nous sommes les oiseaux de la tempête qui s'annonce :)

Roman.

Véritablement conquise par La petite communiste qui ne souriait jamais (2014), j'avais très envie de lire un autre Lola Lafon. J'avais trouvé celui-ci, que j'ai lu pendant mes récentes vacances.

Evidemment, ce livre est loin, loin d'être une lecture légère. Mais je crois qu'avoir du temps pour le lire a été une très bonne chose. C'est le deuxième livre de Lola Lafon qui me fait me dire que véritablement, il y a 'quelqu'un' derrière ces pages.

Encore une fois, le rapport au corps, à son corps de femme est au coeur du livre. Toujours un rapport souffrant, contraint, lié à ce que les autres en font. Cette lecture n'est pas facile, mais extrêmement intéressante. Elle interroge beaucoup sur ce que l'on accepte de la société, sur la révolte, sur la trace que laissent des blessures ; sur la proximité entre deux êtres qui ont vécu le même trauma. Sur l'absence de limites, et la frontière, ténue, qui peut décider de faire sauter les limites... Sur la folie et la raison, donc évidemment.

On est dans un récit intime, un voire deux, ou trois d'ailleurs, melés. Des jeunes femmes. Deux se sont rencontrées dans un groupe de parole, le mardi soir, groupe de parole des victimes d'un viol ; avec ses mots à la fois pudiques et trashs, la narratrice va nous livrer la vie de ces femmes fracassées par la prise de force de leur corps. Elle ne s'arrête pas à la surface d'un instant, pour voir le trauma et ses conséquences, là, à un moment de vie ; non, elle fouille en profondeur, et donne à voir comment cet acte peut modifier jusqu'aux fondements. Elle ne s'arrête pas en chemin, et explore, au delà de la plainte qui peut être déposée, au dela de la justice, ce qu'un corps, ce qu'un être pourrait faire, pour vivre après.

Là, on est aux prises avec un quotidien qui doit se vivre, sans appitoiement, à partir d'un événement qui forcément, a tout modifié. Cela c'est ce qu'on se dit, à la lecture. En rien ce n'est formalisé. Il y a ces proximités naissantes, ces amitiés électives entre filles, qui réchauffent et grisent ; et puis il y a la fille qui va loin, qui va très loin dans l'analyse, dans la réflexion, dans les actes et le rejet d'une société peu satisfaisante. Entre dans des actions révolutionnaires, faisant naître un collectif "Les petites filles au bout du chemin". Il y a un peu de Nadja (Breton) dans ce livre-là, et particulièrement dans ce personnage-là. Il y a la fille qui est aux prises avec le réel, garde pied dedans, et celle qui est passée outre. Et la troisième amie, qui elle vit un coma, ce qui permet d'interroger le corps dans un autre de ses aspects, le corps qui s'arrête, quoi, comment, après un coma ?

Là encore, dans ce livre-là, la danse n'est pas loin. La danse, dans sa version 'travail' qui mène à la libération du corps, la danse comme exercice rude, presque maltraitant, mais finalement moins maltraitant que ce qu'un être humain peut faire à un autre en décidant de le 'prendre' sans son consentement... Il y a là encore, des pistes de réflexion extrêmement riches, c'est un travail très impressionnant, même s'il est parfois difficile, et pesant à lire.

. Nous sommes les oiseaux de la tempête qui s'annonce, Lola LAFON, Flammarion, 2011 ; puis éd. Babel Actes Sud mai 2014.

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... 391

15 Octobre 2015, 13:21pm

Publié par LaSourisJOne

"A l'origine de la créativité se trouve la souffrance, la sienne et celle des autres. La douleur véritable est ineffable, elle nous rend sourds et muets, elle est au-delà de toute description et de toute consolation".

Rosa MONTERO

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... 388

3 Octobre 2015, 11:16am

Publié par LaSourisJOne

"On ne fissionne pas la matière psychologique, on réunit de force les désespoirs nouveaux et anciens, on les mélange, on les fait gagner en densité, on évite la dispersion et on attend. La réaction est obligatoire, seul le délai peut varier. Lorsqu'elle est amorcée, rien ne peut l'arrêter. Pas même le bonheur".

Antoine SENANQUE

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