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Le blog de la souris jaune

amitie

Poupées :)))

21 Août 2022, 20:31pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Coup de coeur, pour ce roman, et découverte de cette auteure que je ne connaissais pas.

D'autant plus qu'il est arrivé à point nommé à un moment où tous les livres me tombaient encore des mains... 

Histoire prenante, non sans suspense, d'une amitié entre deux jeunes filles. Deux adolescentes inséparables, mais qu'on rencontre plus tard, alors qu'elles sont installées chacune dans leur vie d'adulte. Elles sont inséparables, s'aident, se soutiennent, l'amitié est très forte. Et puis un jour, brutalement, l'une d'elle s'en va, sort de la vie de l'autre sans plus donner d'explication ni de signe de vie. 

En même temps qu'on nous raconte cette amitié, on va nous dévoiler petit à petit, pas à pas, le fin mot de l'histoire... 

C'est au cours d'un été partagé aux Etats-Unis, chez la grand-même de l'une d'elles, que les routes sont communes pour la dernière fois, sur fond de tempête en bord de mer... 

Le temps passe, les vies de chacune se mènent, les choix se font...

Et on finit par comprendre...

C'est palpitant, passionnant.

. Poupées, Eléonore Pourriat, JC Lattès, 2021.

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Célestine du Bac :)

18 Juin 2022, 14:32pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Ce livre m'a été offert deux fois, en moins d'un mois : par mon fils et mon amie Nolwenn. Il était donc tout à fait inévitable que je le lise un jour ! J'ai donc été doublement impatiente de m'y plonger.

Mon avis aurait pu être beaucoup plus enthousiaste si la deuxième partie du roman avait été autre, je dois l'avouer : car plus le roman avançait, plus j'étais un peu sceptique... 

Cependant, une chose, qui est vraie : je l'ai dévoré, et n'ai eu de cesse de le terminer, tant j'avais plaisir à le retrouver. Ce qu'on appelle un plaisir addictif très très précieux !

Je dois dire ici que l'écriture ne m'a pas convaincue ; est-ce parce que c'est un livre très particulier pour Tatiana de Rosnay, un livre "de jeunesse", qu'elle explique avoir ressorti des cartons 26 ans après (alors il avait été refusé par l'éditeur), l'a trouvé tout à fait digne d'être publié d'où sa parution très récente ! 

Drôle, ça, je trouve... Le fait est cependant que je n'ai pas été convaincue par son écriture. C'est une auteure que je ne "rencontre" pas toujours ; cependant, je me souviens d'une belle lecture avec Le Coeur d'une autre

Je vais avoir du mal à vous parler de ce livre-ci sans trop divulgacher, mais je vais essayer !

C'est donc l'histoire d'un jeune garçon, qui passe son bac, Martin. Un jeune garçon un peu solitaire même s'il a un ami Oscar (euh, cette amitié est d'ailleurs bien étrange, car ils semblent n'avoir aucune proximité et Oscar semble n'être qu'un rouage du récit !). Martin a perdu sa mère il y a 16 ans dans une catastrophe aérienne, son corps n'a jamais été retrouvé... Il vit avec son père, un avocat qui collectionne les conquêtes féminines, sa plaie de coeur étant, on l'a compris, mal ressoudée...

Martin se prend d'affection pour une SDF, Clémentine, qui "campe", rue du Bac. Clémentine du Bac... C'est cette histoire qui est plaisante, attachante, qui n'est d'ailleurs pas sans rappeler le No et moi de De Viguan. J'avoue avoir été moins convaincue par la suite de l'histoire, qui entrainera Martin au Maroc sur les traces de... Pourquoi ? Je ne le comprends toujours pas. Pour nous offrir une fable moderne, sans doute, mais que je trouve finalement assez amère, même si Martin, évidemment, en se rendant au Maroc, ne perdra pas son temps...

Bon, j'ai fait ce que j'ai pu pour ne pas trop divulgacher, j'espère que vous n'avez pas trop lu entre les lignes !

Merci tout à fait chaleureux à mon fils et à Nolwenn pour ce cadeau, chacun de leur côté...

. Célestine du Bac, Tatiana de Rosnay, éd. Robert Laffon, mai 2021.

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Madame Hayat :))

20 Avril 2022, 13:41pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Voila un moment que je souhaitais lire cet auteur, pour tout ce qu'on sait de lui. 

Ce livre est enfin tombé entre mes mains, et je n'ai pas été déçue.

C'est un livre très littéraire où le narrateur nous raconte sa perception et les événements de sa vie de jeune étudiant turc, sur fond anxiogène pour les habitants de contexte politique où la liberté se restreint de partout, de tous côtés, pour toutes les parcelles dites en opposition au régime... 

Ainsi l'on commence par voir les bouquinistes se raréfier dans cet espace si vivant qu'était un espace leur étant dédié, qui drainait tant de monde et d'animation ; et puis un jour l'étudiant s'étonne de voir moins de monde, un autre jour de moins en moins de bouquinistes et puis le lieu rasé...

Et de fil en aiguille, tout ainsi. La différence qui se paye cher...

Il y a aussi, qui s'y rattache, la difficulté financière de vivre du jeune homme, après le décès de son père ; il vit dans une espèce d'auberge de jeunesse où tous les habitants vivent heureux, en bonne intelligence, et de moins en moins au fur et à mesure que la liberté s'effrite... Et puis il y a les hommes aux gros batons qui frappent, frappent, parfois, après vous avoir traqué...

Et bien sûr, les deux personnages féminins. Rencontrés par le personnage principal dans une étrange émission de télévision, récurrente, où il se rend pour gagner un peu d'argent. Une jeune femme au même profil que lui, également suivant des études littéraires, et bien sûr... Madame Hayat. Une femme mûre, sûre d'elle, sensuelle de laquelle le personnage principal va tomber en fascination, peut-être amoureux...

C'est un roman dont j'ai aimé la structure, le style, les personnages ; l'ambiance menaçante ; on ne peut s'empêcher évidemment de penser aussi, à la biographie de cet auteur dont on sait que, journaliste, il fut emprisonné abusivement par ce gouvernement...

. Madame Hayat, Ahmet Altan, 2021, Actes Sud.

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La relieuse du gué :)

3 Avril 2022, 11:01am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Trouvé encore et acheté au hasard chez un bouquiniste des Côtes d'Armor. Sur une erreur insolite, sans doute : je me suis obstinée à lire le titre comme "La religieuse du gué" ! Allez savoir pourquoi j'ai mis du temps à lire le vrai titre qui est en l'occurrence La relieuse du gué, j'en ai souris...

Bref : c'est un roman entre le roman du terroir et le policier (je n'aime à priori ni l'un ni l'autre), entre parcours initiatique et opiniatre changement de vie... Aussi, j'ai aimé ce cocktail. J'oublie de dire que ce roman s'écoule scandé par des tyrades de Cyrano de Bergerac, à qui la narratrice voue une passion. (que je n'ai jamais lu, j'y reste encore désespéremment hermétique !).

Donc : une jeune femme a changé de vie et s'est installée dans une petite ville de Bourgogne, en tant que relieuse. Pas à pas, elle se bat pour réussir à vivre de son activité... Et puis un jour, un homme, un bel homme arrive, lui confie un très beau livre d'aquarelles à relier pour le samedi suivant, repart... et est tué accidentellement. Va commencer pour la narratrice une quête/une enquête autour de cet homme et de ce livre... J'ai aimé voir vivre ces petits artisans, ses voisins, la valeur du travail, des temps de pause, des rituels de partage... le prix des rencontres.

Ce livre m'a plu, même s'il n'est pas un coup de coeur absolu.

. La relieuse du gué, Anne Delaflotte Mehdevi, éd. Gaïa, 2008

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La définition du bonheur

10 Mars 2022, 18:23pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Ce livre est une nouveauté, et c'est un cadeau, deux raisons pour me réjouir. En outre, le titre était très prometteur, de même que l'auteure, que j'ai lu plusieurs fois. Je crois que je gardais de Catherine Cusset un bon souvenir, et je sais que j'en ai 2 dans ma bibliothèque. Aussi ce cadeau était vraiment à priori, un très bon choix.

Et pourtant... 

J'ai vraiment accroché au début, et puis de moins en moins, et jusqu'à finir par être ennuyée et même agacée par ce livre.

Je n'ai pas aimé l'écriture, je l'ai trouvée très inégale, assez plate et hachée.

Deux histoires qui s'entremèlent. 

Je ne sais pas si le livre est autobiographique, je suppose qu'il faudrait que j'aie plus de clémence, s'il l'était. Cela m'en inspirerait davantage, en tout cas, alors que cela ne devrait pas, n'est ce pas, finalement ?

En tout cas : histoires de femmes. Avec, au coeur de leurs vies parallèles (elles ne se connaissent pas au début), des problématiques importantes de femmes. Alors très bien. C'est intéressant. Des vies, le passage du temps. Et puis. Et puis quoi ? Bon, des liens qui se découvrent, je ne dirai pas ici pourquoi, pour ne rien divulgacher.

Ces personnages ne m'ont pas plu, en fin de compte. Sans savoir ce qui m'a le plus gêné. Finalement les "trous" dans leur biographie ne m'a pas convenu. Et a même gêné ma lecture. 

Cette histoire nous mène jusqu'à l'année dernière, si bien qu'elle arrive jusqu'au coronavirus qui s'invite dans l'histoire, je ne m'y attendais pas, c'est le premier roman que je lis qui lui donne une existence. Finalement, ce n'est pas au coeur de l'histoire, ça ajoute "juste" des contraintes à une histoire de vie, surtout si elle est autobiographique. Sinon... 

Je ne suis pas convaincue, et je pense que l'écriture y fait beaucoup, cela ne m'a vraiment pas emportée, alors même que les sujets pourraient être considérés comme "passionnés" et impliquants...

. La définition du bonheur, Catherine Cusset, Gallimard, 2021

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La bibliothèque des coeurs cabossés :)

28 Décembre 2021, 18:17pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Je regrette de constater que la lecture est compliquée pour moi, en ce moment. J'ai envie, mais j'y arrive mal. Je tiens peu sur un livre, et ils me tombent vite des mains ; depuis Delphine que j'avais tant aimé, j'ai toutes les peines du monde à en trouver un auquel j'ai envie d'accorder mon attention.

Pour celui-ci, la rencontre a fonctionné, même si lire un livre de 400 pages m'a soudain paru bien long...

Et celui-ci en particulier : il faut dire que la fin est un peu pénible, un peu redondante...

Cependant : un bon moment de lecture. Lecture lente, pour moi, mais que j'ai quand même apprécié.

C'est l'histoire de Sara, une jeune Suédoise de 28 ans, qui après avoir correspondu avec une femme d'une soixantaine d'années en Ioawa, et plus précisément un petit village aux Etats-Unis, Amy, décide d'aller la rencontrer et y passer deux mois. Elle n'a plus son emploi de libraire, sa vie est un peu creuse et elle se dit que c'est le bon moment...

Et lorsqu'elle arrive... Amy vient de mourir. Loin du pathos, car c'est souvent amusant, elle va se retrouver adoptée par tout ce petit village où tout le monde se connaît, accorde de la prévenance à tous...

Et de fil en aiguille, elle va décider, pour rendre un peu à tous de leur générosité, de prendre les livres d'Amy et d'en faire une librairie pour offrir le lecture à tous ces habitants qui ne lisent pas du tout...

J'ai évidemment beaucoup aimé cet aspect-là du roman. Petite interrogation qui ne me quitte pas : pourquoi le livre s'appelle-t-il "La bibliothèque des coeurs cabossés" ? Alors que dans tout le livre le lieu est présenté comme une librairie, alors que, de fait, les livres ne sont presque pas vendus et qu'il aurait en effet, été logique d'en faire une bibliothèque ?? Est-ce un problème de traduction ? Je n'ai pas vérifié.

Mais c'est un détail. Il est ici beaucoup question de lecture, d'amitiés, d'amour, et cela m'a beaucoup plu.

Bémol : l'histoire trop longue et alanbiquée autour du permis de séjour à la fin, un peu trop délayée.

. La bilbiothèque des coeurs cabossés, Katarina Bivald, 2015.

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Les filles au lion :)

26 Juin 2021, 10:35am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Deux histoires s'entrecroisent, à deux époques différentes, à une trentaine d'années d'écart : A Londres en 1967, et en Espagne en 1936. Autour de l'histoire d'un tableau et de son mystérieux peintre... En 1967 c'est Odelle, une jeune femme noire venant des Caraïbes installée pour l'âge adulte à Londres ; là, je confesse que je n'ai pas vu en quoi cela apportait quelque chose véritablement à l'histoire qu'elle soit noire, à une époque où en effet le racisme est toujours bien là : c'est esquissé dans le roman, mais ça ne prend pas une place essentielle, enfin, de mon point de vue. Car je ne suis pas à l'abri d'avoir manqué des fils, des symétries, on se doute que ce livre est empli de symétries. 

En Espagne, on est au plus près d'Olive (Olive/ Odelle...), fille de Sarah et Harrold, expropriés aisés. Le père est marchand d'art. Olive peint mais sa famille ne le sait pas. Un duo pauvre apparaît soudain, Theresa et Isaac, et ils deviennent des employés de la famille en question. Isaac peint aussi. Des liens particuliers se tissent entre tous ; Olive tombe amoureuse d'Isaac, une grande proximité proche de l'adoration se crée entre Théresa et Olive... Et puis, un jour, l'usurpation d'identité, qui part d'une "blague" et qui finit en acceptation : un jour Theresa présente au marchand d'art un tableau d'Olive qu'elle fait passer pour étant oeuvre de son frère... Coup de foudre général, qui remonte jusqu'à Peggy Guggenheim, et la mécanique s'enclenche, et l'histoire se tisse, jusqu'à Londres en 1967...

J'ai aimé, mais sans plus. C'est long, quand même ; ça m'a plu mais sans me passionner sans pouvoir expliquer pourquoi.

Les filles au lion, motif essentiel peint par Olive/Issac est issue de légendes espagnoles très connues là-bas, et ayant inspiré un grand nombre de grands peintres dont Goya apparemment, autour de Sainte-Juste et de Sainte-Rufine. Je ne connaissais pas ces légendes.

Je ne connaissais pas non plus cette auteure, dont le livre "Miniaturiste" semble avoir été particulièrement apprécié par les lecteurs. Quelqu'un connaît ?

Bibliothèque de Lanvallay.

. Les filles au lion, Jessie Burton, 2016 ; traduit de l'anglais : Gallimard, 2017 pour la traduction française.  

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Quand nous étions orphelins :(

20 Mai 2021, 13:20pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Beaucoup d'agacement, à la lecture de ce Quand nous étions orphelins. Dire ici que j'ai eu envie de prolonger ma découverte de cet auteur après la lecture de Auprès de moi toujours, appréciée. J'ai retrouvé son écriture, sa lenteur, sa façon d'installer les atmosphères, ses personnages qu'on a l'impression de regarder à travers une focale inconnue... Presque sortis d'un rêve, ou d'un cauchemar, ou d'un récit surréel... L'histoire se grignotant par petites touches... Mais là... Trop c'est trop ! Je me suis surprise à me dire à la 200eme page : bon, ok, j'aurais pu commencer le livre-là, j'aurais pu me dispenser des 200 premières pages. Evidemment, vous me direz, l'ambiance s'installe, et tout ne tourne pas autour d'une histoire à raconter, en effet, et bien entendu ! Mais... Bref, je n'ai pas accroché du tout. Evidemment, mon intérêt a été souvent relancé, puisque je voulais savoir ce qu'il était advenu des parents du narrateur...

L'histoire : le narrateur, donc, a vécu son enfance à Shanghaï avec ses parents. Son père travaille pour une grosse entreprise aux enjeux louches, ou troubles, mais souterrains, sa mère semble combattre contre cela... (c'est ainsi que les personnages sont donnés à voir à travers le regard du narrateur). Et puis un jour, ils disparaissent. D'abord le père, dont on commence à espérer qu'il reviendra ; et puis la mère. 

Et alors le fils est envoyé vivre chez une tante (qu'on ne verra pas dans le roman) en Angleterre. Le fils se construit ainsi, et devient détective privé. Et puis un jour, il songe à retourner chercher ses parents, en même temps qu'à régler "tous les problèmes du monde" (cela se passe avant la deuxième guerre mondiale). 

Comme dans un film de David Lynch, on assiste aux actes étranges du narrateur...

Persuadé qu'il va retrouver ses parents, il finit en effet par remonter leur piste : là, aucune cruauté ne nous est épargnée. L'oncle Philip, l'histoire telle qu'elle nous est livrée, du père et de la mère, et ce après avoir traversé une ville en décombres en pleine guerre avec les Japonais : pourquoi nous imposer ça ?

Je crois que ma rencontre avec Kazuo Ishiguro va s'arrêter là.

J'ai atteint l'overdose avec ce livre-là.

. Quand nous étions orphelins, Kazuo Ishiguro, Folio Gallimard ; 2009.

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Et il me parla de cerisiers, de poussières et d'une montagne... :)

1 Avril 2021, 19:03pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

C'est un roman, mais qui ressemble à un témoignage. Un livre qui m'a fait penser aux livres de Laurent Gounelle ou de Paolo Coelho. Sans finesse d'écriture, donc, autant être clair, et pour dire les choses de façon sympathique. Mais qui m'a beaucoup intéressée. J'ai aimé.

C'est donc l'histoire d'un "Je" qui raconte son expérience vers la fin de la peur. Vers le bonheur, aussi. Ainsi, le narrateur vit en robot (et un peu sans réflexion, avec beaucoup de mimétisme), et puis un jour il rencontre un personnage hors du commun, dans des circonstances très particulières (en prison)... Un personnage dont il a d'abord peur avant de comprendre... qu'il avait eu tort d'avoir peur. C'est le premier petit "gravier" de son chemin vers la compréhension de soi qui durera 8 ans. C'est très très intéressant... 

Plus précisément : le narrateur est un homme qui s'accroche à des préoccupations futiles, pétri dans le moule des conventions et de ce qu'il est sans doute pour certains de bon ton de souhaiter : grosses voitures, gros revenus... C'est pour cela qu'il monte une affaire avec son meilleur ami, aux Etats-Unis, en lien avec la santé, mais sans que ce soit des valeurs qui le pousse à le faire : autrement dit et pour dire les choses brutalement : pour faire de l'argent. Inutile de dire que ce personnage ne nous est guère sympathique ! Une nuit arrosée là-bas va alors le mener, lui l'homme d'affaires, une semaine en prison comme n'importe quel petit malfrat... Un homme baraqué de couleur noire partage sa cellule, et évidemment il redoute que celui-ci ne s'en prenne à sa personne par toutes les manières qu'on connaît des films et livres dans les prisons... Il a peur... Se surveille... Jusqu'à ce qu'enfin ces deux-là parlent, et qu'il se rend compte de la véritable identité de son compagnon de cellule. C'est une belle rencontre, un bel échange alors ! (Que j'espère ne pas trop divulgacher !). Cette rencontre va rester comme un "petit caillou" sur son chemin, un petit caillou qui finira par faire chemin au bout d'un certain temps, avant le changement, le réel changement et de se trouver lui-même... 

Donc plus tard, plus loin il y aura cette femme qu'il rencontre, et là encore la rencontre est donnée à voir de façon très intéressante : lui le coureur de jupons ne sait pas pourquoi il succombe, mais c'est là, incontestablement, cette femme qui n'a pas peur, qui est présente au monde le cueille malgré lui... Ca parle d'amour véritable au delà des clichés.

A méditer très certainement pour un certain nombre d'aspects... Peut très certainement faire réfléchir et aider beaucoup...

. Et il me parla de cerisiers, de poussières et d'une montagne... Antoine Paje, Pocket. 2014.

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Manuel de chasse et de pêche à l'usage des filles :)

18 Février 2021, 18:50pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Le titre est vendeur, et même sur-vendeur, ça c'est un fait. N'empêche que ça m'a donné envie de le feuilleter, et c'est les quelques lignes de présentation qui m'ont plutôt donné envie et qui sont plus proches de la vérité sur le contenu de ce livre : une tranche de vie d'une jeune femme, new-yorkaise, travaillant dans l'édition. Qui cherche l'amour durable. Sa vie, ses petits amis, sa famille, ses meilleures amies... Ca se lit bien. Maintenant : c'est un roman court ; on pourrait rester sur sa faim ; le récit est bien enlevé, plein d'humour alors ce n'est déjà pas si mal. Dans le roman, un chapitre change de point de vue, et soudain, les personnages que l'on voit ne sont plus ceux du début... Alors on s'interroge... La narratrice 30 ans plus tard ? En fait non, j'ai fini par comprendre qu'il s'agissait de l'autre famille qui habite le même immeuble qu'elle... Pourquoi pas, simplement comme le fil n'est pas véritablement approfondi, c'est à dire qu'on ne voit cette famille qu'une fois, on se demande un peu pourquoi... Ca fait sans doute penser aux séries en tout genre sur le quotidien des New-Yorkais, ou aux Chroniques de San Fransico j'imagine. Sauf que : pas de glauque ici, pas de junkies !

Ca se déguste, en tout cas, ma foi, la lecture est plaisante.

. Manuel de chasse et de pêche à l'usage des filles, Melissa Bank, traduit de l'Américain, 1999. Rivage Poche

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