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Le blog de la souris jaune

feminite

Tu seras ma beauté

13 Juin 2021, 11:00am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Je m'apprête sans doute à faire au moins une déçue...

C'est donc l'histoire d'une rencontre hasardeuse, ou improbable, entre une prof de sports de lycée et un écrivain en vue. Alors que celle-ci ne lit pas ou peu, et qu'elle va chercher une dédicace pour sa mère. Et puis alors qu'elle ne sait rien de lui, que les hommes ne lui manquent pas puisqu'elle en trouve facilement, elle décrète qu'il le lui faut et qu'elle va faire écrire une de ses collègues à sa place. Elles ne sont pas amies, mais elle convainc quand même Irène, la prof de français, d'écrire ces lettres... Pourquoi le fait-elle ? Pourquoi le fait-elle pour Lisa et non pour elle ? En tout cas une correspondance se noue, une rencontre se fait ; et puis Lisa va au rendez-vous de l'écrivain, et Irène tombe en dépression qui ne dit pas son nom... 

Je confesse que je n'ai pas aimé ce livre. Je me suis ennuyée, vraiment, comme avec le souvenir que j'en ai de Madame Bovary (qui pourrait être un compliment !)... Après tout, n'est ce pas l'histoire d'une femme qui s'ennuie en province ? Peut-être que cela tient au fait que je n'ai pas aimé ces personnages, la dichotomie de départ entre la prof de sport futile et la prof de lettres profonde... J'ai regretté que le roman soit basé sur cette opposition, d'autant que j'ai trouvé le personnage de Lisa (la prof de sport) maltraitée, abandonnée... Ok, ce n'était pas l'histoire, me direz-vous... J'ai pensé un peu à L'Amour et les forêts, de Reinhardt, pour son point de départ (une enseignante qui écrit à un auteur), un peu à Odette Toutlemonde (cette femme simple qui transforme l'auteur en vue), ce film d'Eric-Emmanuel Schmidt... 

En tout cas, et ça c'est un point positif, merci à ce livre pour cela : le livre m'a donné envie de lire Cyrano de Bergerac, qui traverse le récit comme une référence, où l'un des protagonistes est l'esprit, et l'autre, prend l'apparence du corps, et donc "sera la beauté".

. Tu seras ma beauté, Gwenaëlle Robert, éd. Robert Laffont, 2017

 

 

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Belle Greene :)))

3 Mai 2021, 11:46am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Trois sourires. J'ai hésité entre deux et trois, mais au vu du plaisir de lecture que j'y ai eu, et de l'intérêt que j'ai porté à cette histoire et à ce personnage que je découvrais totalement, j'ai opté pour trois !

J'ai donc découvert ce personnage hors du commun, pour le moins, de Belle Greene. C'est un roman, pas une biographie, notons le. Cependant, l'auteure a effectué un travail d'enquête et de recherche de trois ans pour écrire son livre qui s'efforce avant tout de ne pas trahir la vérité (connue). 

Ainsi, Belle est une jeune femme naissant au début du XXe siècle, aux Etats-Unis. Dans une famille... noire. Mais dont le teint, ainsi que celui de sa mère et de ses frères et soeurs, est clair. Aussi, ce petit groupe se concerte bientôt, alors que les enfants atteignent environ 18 ans et décident de tenter l'impensable (mais qui avait cours alors pour tenter de vivre une vie normale, sans entrave relative à la couleur de peau et aux préjugés) : the passing, ou le passage, autrement, dit, le passage d'une couleur à l'autre, du noir au blanc. Ce qui implique de déménager, évidemment, de ne plus jamais revoir sa famille réellement "noire", de modifier leur nom de famille (le leur de Greener devient Greene), de s'inventer une généalogie (pour eux, portugaise) et de modifier un peu leur âge. Ah, et... : d'accepter de ne jamais avoir d'enfant, et bien sûr de garder le silence à vie. La famille fait ce choix, parce que chacun de ses protagonistes veut se forger une vie, une vie grâce à des études, une vie confortable, une vie réussie... Belle, notamment, la plus déterminée, deviendra bibliothécaire... l'illustre et libre bibliothécaire d'un milliardaire avec lequel elle va constituer un fonds colossal, impressionnant, pouvant rivaliser avec les plus grands lieux du monde... Un lieu que lui comme elle rêvent d'ailleurs d'offrir au public, aux chercheurs... Accessoirement, l'homme, le patron, celui-ci, JP Morgan est aussi le propriétaire du fameux paquebot insubmersible... Le Titanic. Alors on découvre toute cette époque, ces personnages historiques méconnus, on se passionne pour leur destin, pour leur choix, leur détermination... 

C'est certes un peu long, car aucun détail ne nous est ménagé, mais c'est véritablement passionnant.

Une découverte bénie !

Que je dois à ma bibliothécaire une fois de plus, c'est elle qui l'avait mis en évidence sur le présentoir de sa bibliothèque : je ne l'aurais jamais découvert sinon, et même sans doute pas emprunté, car le titre ne dit pas grand chose à celui qui ne connaît pas le personnage...

Bibliothèque de Lanvallay.

. Belle Greene, Alexandra Lapierre, éd. Flammarion, janvier 2021.

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Manuel de chasse et de pêche à l'usage des filles :)

18 Février 2021, 18:50pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Le titre est vendeur, et même sur-vendeur, ça c'est un fait. N'empêche que ça m'a donné envie de le feuilleter, et c'est les quelques lignes de présentation qui m'ont plutôt donné envie et qui sont plus proches de la vérité sur le contenu de ce livre : une tranche de vie d'une jeune femme, new-yorkaise, travaillant dans l'édition. Qui cherche l'amour durable. Sa vie, ses petits amis, sa famille, ses meilleures amies... Ca se lit bien. Maintenant : c'est un roman court ; on pourrait rester sur sa faim ; le récit est bien enlevé, plein d'humour alors ce n'est déjà pas si mal. Dans le roman, un chapitre change de point de vue, et soudain, les personnages que l'on voit ne sont plus ceux du début... Alors on s'interroge... La narratrice 30 ans plus tard ? En fait non, j'ai fini par comprendre qu'il s'agissait de l'autre famille qui habite le même immeuble qu'elle... Pourquoi pas, simplement comme le fil n'est pas véritablement approfondi, c'est à dire qu'on ne voit cette famille qu'une fois, on se demande un peu pourquoi... Ca fait sans doute penser aux séries en tout genre sur le quotidien des New-Yorkais, ou aux Chroniques de San Fransico j'imagine. Sauf que : pas de glauque ici, pas de junkies !

Ca se déguste, en tout cas, ma foi, la lecture est plaisante.

. Manuel de chasse et de pêche à l'usage des filles, Melissa Bank, traduit de l'Américain, 1999. Rivage Poche

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Les amants de la terre sauvage :))

20 Novembre 2020, 13:25pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Ce roman m'a convenu parfaitement, idéalement : il m'a propulsée en Afrique, et aussi un peu en Australie, nous plonge au coeur d'un lodge africain et au sein du tournage d'un film... Parfait pour s'éloigner et être ailleurs. En outre, j'avais déjà lu et beaucoup aimé de cette auteure La Lionne, ce fut déjà un grand plaisir de lecture, que demander de plus ?

Mara a épousé un jeune Anglais, organisateur de safari et chasseur en Afrique (elle n'en a pas choisi la fonction...) ; elle vit avec lui au coeur de la brousse, et aime sa vie. Leur lodge rencontre cependant des difficultés financières, il s'est passé quelque chose qui a éloigné les deux Amoureux, et un jour... une opportunité, chez eux, alors que son mari est absent : un tournage... Des Américains, qui peuplent le lieu de vie de Mara pendant quinze jours. Entre jours de tournage et partages, dans un milieu hostile (les animaux sauvages), et... 

Je n'en dis pas plus. Mais cette lecture me fut très plaisante !

J'ai regretté de devoir quitter la Tanzanie et la Tasmanie...

. Les amants de la terre sauvage, Katherine Scholes, Pocket, 2009. 

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Fuki-no-tô :)

3 Février 2020, 19:53pm

Publié par LaSourisJOne

Roman. 

Petite respiration, avec cette auteure qui parvient à faire que je ne lâche pas ses livres, comme avec Maïmaï... Un style sec, sans gras, simple, dont je ne suis pas forcément fan mais qui fonctionne bien et emporte, il faut le reconnaître. Et puis le jeu toujours, autour de l'identité de ses personnages et de leur nom ; ici, Fukito, la jeune femme rencontrée au lycée, est tout entière incluse dans ce titre "Fuki-no-to", qui désigne le lieu où l'héroïne, Atsuko, fait pousser des fuki, bambous, une plante spécifique... Délicatesse des sentiments, délicatesse des personnages, c'est sans doute cela aussi que j'aime trouver chez cette auteure.

Ici... une famille, celle d'Atsuko, qui vit à la campagne, puisqu'elle a choisi de reprendre la ferme de son père. Deux enfants. Un mari urbain mais qui l'a suivie, après sa liaison avec une maîtresse, parce que, découvert, il ne voulait pas perdre sa famille. Et puis... Atsuko a besoin d'une employée, et sans le savoir elle va embaucher... Fukito, celle de son adolescence. A l'époque, les sentiments ne sont pas affirmés, compliqués par la société ; chacune fait sa vie ; mais elles se retrouvent et découvrent la force de leurs sentiments...

Comment les vivre dans une société très intolérante à l'homosexualité ? 

C'est un récit court, pur, très beau.

. Fuki-no-tô, Aki Shimazaki, éd. Actes Sud, 2017.

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De l'autre côté de l'été :))

24 Novembre 2019, 09:32am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Ce livre se dévore sans qu'on ait envie de le lâcher.

La narratrice a la cinquantaine. Cinquante-huit en réalité. Elle vit avec sa fille, odieuse jeune femme capricieuse... Son mari est pari quelques mois auparavant, un mari qu'elle avait soin de choisir pour que leur histoire ne donne rien de similaire aux histoires de sa mère... Elle déjeune régulièrement avec ses deux amies, comme un rituel désagréable... Voila pour le contexte. Un jour, au restaurant, on ne sait pas bien alors ce qui se passe dans sa tête, mais elle tombe en fascination pour un jeune homme, le serveur. Et... alors que c'est loin d'être dans sa nature... elle va l'aborder et lui demander de venir, moyennant finances passer un an chez elle. !

Je vais essayer de ne pas vous en dire plus, même si c'est évidemment tentant ! C'est bien raconté, et psychologiquement très intéressant. Il y est bien sûr question des âges de la vie, de la séduction, mais aussi je trouve du fait de se trouver un jour, quelque soit la manière, d'être soi.

J'ai dévoré ce livre trouvé par hasard dans une cabane à livres, sans connaître l'autrice.

On s'attache vraiment aux personnages qui pourraient sembler réels tant ils sont véritablement bien campés.

. De l'autre côté de l'été, Audrey Diwan, éd. Flammarion, 2009 ; Livre de Poche.

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Danser au bord de l'abîme :))

2 Octobre 2018, 18:43pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

D'abord il y eut Luc, pour me recommander de lire ce livre, et déjà je m'étais dit qu'il en avait sûrement la peine ; la dernière salve est venue de l'auteur lui-même, racontant l'attachement profond qu'avait 'la première dame' pour ce livre en le dévorant en une nuit... Et il est tombé entre mes mains merveilleusement samedi dernier, dans l'une de mes bibliothèques préférées. 

J'avais aimé, mais sans l'adorer la Liste de mes envies ; c'est sans doute ce qui ne m'avait pas donné envie de m'y précipiter encore. Je sais maintenant que je chercherai rapidement à lire les autres livres de Grégoire Delacourt. 

Celui-là est fabuleux.

Parce qu'il explore sans freins une, des thématiques et ses conséquences... C'est fort. Emma est mariée, pas malheureuse, trois enfants. Un jour, alors qu'elle ne cherche rien, un midi dans une brasserie, elle tombe éperdue d'amour. Une passion naît, nourrie de ce désir, de ses pensées. Ils ne feront que se regarder, et pourtant ce sont tous les possibles qui sont forts... Jusqu'au jour où ils décident, l'un et l'autre, conquis l'un et l'autre, de tout quitter l'un pour l'autre. Sauf que, la tragédie. Elle quitte son époux et ses enfants. Va le retrouver, mais... Puis, vient la maladie de son mari, à nouveau. Il y a quelque chose d'incroyablement puissant dans le fait de choisir de vivre, ce qu'on avait voulu vivre, là, sans limites. Un accomplissement de soi ultime, troublant, même quand... Plus fort que la mort. Plus fort que la maladie. 

C'est véritablement juste, c'est sans concession, c'est beau parce que c'est humain, tellement humain, avec tous les grains de sable, ou les murs qu'on se prend d'une vie.

J'ai adoré.

Et avec cela, la résonnance d'un texte qu'on a oublié depuis si longtemps, venu de l'enfance, et qui prend soudain tout son sens, toute sa dimension : quand enfin, on découvre pour la première fois, grâce à Grégoire Delacourt, La Petite chèvre de Monsieur Seguin. Et qu'on l'aime éperdument.

Bibliothèque de Lanvallay.

. Danser au bord de l'abîme, Grégoire Delacourt, éd. JC Lattès, 2017.

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La tresse :)

7 Août 2018, 14:03pm

Publié par LaSourisJOne

Roman choral.

Voici l'inconvénient d'avoir tant et tant entendu de bien à propos d'un livre, et c'est le paradoxe : on n'est plus complètement vierge en l'abordant, ou l'horizon d'attente est trop grand, alors j'imagine qu'il part avec un handicap... Je concède que je m'étais attendue à autre chose, quelque chose de plus "soutenu", de plus dense. Mais on se fait aussi, parfois, de fausses idées sur des livres, et ça fait aussi partie de la magie de la lecture. 

Bien sûr, impossible ou difficile de ne pas aimer ce livre. Il me fait penser au Prophète, de Khalil Gibran... Un peu un roman à "message" bienheureux, optimiste, chaleureux, universel... 

J'ai mis un peu de temps à entrer dans l'histoire de ces trois personnages, même si (ou justement parce que) le style est très simple. Certains passages m'ont un peu gênée, enfin, j'aurais pu me dire que c'était trop "démonstratif". Cependant, j'y ai trouvé des ingrédients précieux quand même, des personnages féminins qui font face, qui n'abdiquent pas, coûte que coûte, et qui affrontent le poids de leur destinée. Et puis il y a cette structure tressée, sans trop en dire, qui évidemment est chouette et attachante... Les trois histoires sont finalement soutenues par les autres, et c'est un message assez encourageant, une vision du monde qu'on a envie de ne pas occulter.

Médiathèque de Saint-Malo.

. La tresse, Laeticia Colombani, éd. Grasset, mai 2017.

 

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La chair :))

1 Mai 2018, 12:35pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Ah, Rosa Montero, une de mes valeurs sûres.

Un sans faute, avec cet opus numéro trois, et toujours aussi convaincue, et aussi fan. 

Elle aborde donc ici le sujet de l'âge pour une femme, sans faux-semblant, déterminée.

Une femme, Soledad, seule, bien dans sa peau, enchaine les relations, enfin, disons qu'elle vit seule, mais tombe amoureuse, et vit ses histoires, souvent avec des hommes mariés. Mario l'a quittée, et elle veut se venger, alors elle engage un "escort" pour aller au théâtre et se donner à voir en la compagnie de ce magnifique bêlatre. 

Mais ce qui ne devait être qu'une soirée... Avec la légèreté, la finesse, la justesse de vue dont elle sait faire preuve, elle nous entraine au gré du quotidien de cette femme, qui a réussi sa vie professionnelle, et vit plutôt aisément.

Elle sait toujours nous surprendre, nous cueillir ; mais les livres de Rosa Montero se lisent, véritablement, les mots qu'on peut en dire ne sont jamais à sa hauteur !

Ah, j'allais oublier, un des plaisir avec cet auteur, encore : celui de découvrir, grâce à elle. Car Rosa Montero ouvre sur le monde. Ainsi, ses livres vous donnent envie de découvrir des artistes dont elle sait vous parler à merveille... Je lui devrai, merci à elle, ma découverte de Ludovico Einaudi que depuis j'écoute en boucle :)

Médiathèque de Saint-Malo.

. La Chair, Rosa Montero, éd. Métaillié, 2016.

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Amours :))

17 Avril 2018, 18:48pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Deuxième découverte, réussie de Leonor de Recondo, après Rêves oubliés (paru en 2012) pour moi.

Charme de ce livre-ci, qui nous invite à plonger dans une époque, un siècle en arrière, si rude et si cruelle pour les femmes.

On mesure le chemin effectué, même s'il en reste à faire...

Le statut de domestique détermine bien souvent une condition, et prédestine assurément. Ainsi, les femmes peuvent se faire engrosser comme si c'était normal par l'homme de la maison... Après, il s'agit de cacher l'histoire sous le tapis, et elle, et l'enfant qui en naît parfois, en sont les dommages colatéraux !...

Ici, Victoire est la jeune femme de la maison. Naïve, évidemment, pure, forcément. 

Son mari, pas jugé, pas condamné fait sa petite affaire dans le lit de la bonne...

Mais un détournement inattendu des événements va apporter sa touche extrêmement lumineuse à cette histoire : les deux femmes se trouvent, entre culpabilité et difficulté à assumer évidemment, mais cette histoire est belle. La fin, bien que tragique (on peste, on peste, on aurait tellement voulu que ça puisse finir autrement !) est elle aussi très poignante et belle.

Médiathèque de Saint-Malo.

. Amours, Léonor de Recondo, éd. Sabine Wespieser, janvier 2015.

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