Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le blog de la souris jaune

amour

Madame Hayat :))

20 Avril 2022, 13:41pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Voila un moment que je souhaitais lire cet auteur, pour tout ce qu'on sait de lui. 

Ce livre est enfin tombé entre mes mains, et je n'ai pas été déçue.

C'est un livre très littéraire où le narrateur nous raconte sa perception et les événements de sa vie de jeune étudiant turc, sur fond anxiogène pour les habitants de contexte politique où la liberté se restreint de partout, de tous côtés, pour toutes les parcelles dites en opposition au régime... 

Ainsi l'on commence par voir les bouquinistes se raréfier dans cet espace si vivant qu'était un espace leur étant dédié, qui drainait tant de monde et d'animation ; et puis un jour l'étudiant s'étonne de voir moins de monde, un autre jour de moins en moins de bouquinistes et puis le lieu rasé...

Et de fil en aiguille, tout ainsi. La différence qui se paye cher...

Il y a aussi, qui s'y rattache, la difficulté financière de vivre du jeune homme, après le décès de son père ; il vit dans une espèce d'auberge de jeunesse où tous les habitants vivent heureux, en bonne intelligence, et de moins en moins au fur et à mesure que la liberté s'effrite... Et puis il y a les hommes aux gros batons qui frappent, frappent, parfois, après vous avoir traqué...

Et bien sûr, les deux personnages féminins. Rencontrés par le personnage principal dans une étrange émission de télévision, récurrente, où il se rend pour gagner un peu d'argent. Une jeune femme au même profil que lui, également suivant des études littéraires, et bien sûr... Madame Hayat. Une femme mûre, sûre d'elle, sensuelle de laquelle le personnage principal va tomber en fascination, peut-être amoureux...

C'est un roman dont j'ai aimé la structure, le style, les personnages ; l'ambiance menaçante ; on ne peut s'empêcher évidemment de penser aussi, à la biographie de cet auteur dont on sait que, journaliste, il fut emprisonné abusivement par ce gouvernement...

. Madame Hayat, Ahmet Altan, 2021, Actes Sud.

Voir les commentaires

Les Jardins de Zagarand :)

8 Avril 2022, 11:04am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

J'ai pris plaisir à lire ce livre même si je me suis essouflée vers la fin. 

Cela paraît très autobiographique, fait penser à des livres de développement personnel ou à L'homme qui voulait être heureux de Laurent Gounelle (en mieux écrit et en plus poétique !!). 

La découverte d'une micro-société vivant sur des terres "d'où l'on ne revient jamais", aux portes du désert, et selon de très nombreux rites qui rythment les vies de chacun.

Chaque jour, chaque acte est ainsi empli de symboles, d'altruisme, de partage et d'amour. Proche de la nature, et du sens. Chaque homme et femme fait quelque chose pour sa communauté et pour les générations futures, les poètes, écrivains ont une place sensée qui apporte à la communauté...

On se dit que ça fait envie, mais que ça pourrait enfermer, tout de même, puisque sa part de manoeuvre est très réduite.... Cependant, on ne peut pas tout avoir ?

En tout cas, le personnage principal et narrateur a perdu son fils et est dans une grande douleur. J'ai passé le premier chapitre car je ne me sentais pas capable de le lire. Et puis il rejoint sa soeur qui a choisi de quitter le monde occidental pour vivre à Zagarand, intrigué... Cette expérience va profondément le marquer.

Ses rencontres, ses découvertes, ce qu'il va recevoir...

C'est à méditer, à relire pour certaines choses...

C'est intéressant à lire pour le beau qui jalonne ce territoire, cette communion avec les choses qui ont du sens et qui donnent du sens à l'ensemble...

Une belle découverte que je dois à la bibliothèque de Lanvallay.

. Les jardins de Zagarand, Eric de Kermel, éd. Flammarion, 2021

Voir les commentaires

La maîtresse du commandant Castro :)))

29 Mars 2022, 21:21pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Je n'ai pas souvenir d'avoir déjà lu cet auteur, même s'il ne m'était pas inconnu.

J'ai dévoré ce roman-là, dégoté par hasard chez un bouquiniste, et comme happée par une histoire tout à fait palpitante.

Le récit est celui d'une femme qu'on sait à l'âge de la vieillesse, même si on l'oublie vite, absorbés par le déroulement des faits. Elle n'a jamais raconté son histoire à personne, aussi se dit-elle : ou bien je pars avec mon secret et personne ne le saura, ou bien je le raconte une unique et ultime fois... Ce qu'elle fait, et c'est ce livre que nous lisons donc.

Nous rencontrons donc notre personnage enfant, alors qu'elle grandit à Cuba, née d'un père cubain et d'une mère française. Dans une famille riche. Avec des domestiques. Son amie, la fille du couple de domestiques.

Et puis, la révolution cubaine. Les engagements de certains... 

L'héroïne va s'engager, malgré son extraction sociale, aux côtés des révolutionnaires. Et rencontrer, à 17 ans... le gourou, Fidel Castro... Et puis... Toute sa vie va être construite à partir de ces faits-là. Entre tentative d'oubli et tentative de guérison... Un grand parcours de vie nous est livré là, émaillé de rencontres évidemment, de choix, de travail sur soi, beaucoup sur fond d'histoire cubaine.

Sachant que l'héroïne sera loin de vivre toute sa vie à Cuba, pour se construire, c'est ailleurs qu'elle doit être...

Tout à fait passionnant.

. La maîtresse du commandant Castro, Edouardo Manet, Robert Laffont 2009, Grands romans Points.

Voir les commentaires

La définition du bonheur

10 Mars 2022, 18:23pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Ce livre est une nouveauté, et c'est un cadeau, deux raisons pour me réjouir. En outre, le titre était très prometteur, de même que l'auteure, que j'ai lu plusieurs fois. Je crois que je gardais de Catherine Cusset un bon souvenir, et je sais que j'en ai 2 dans ma bibliothèque. Aussi ce cadeau était vraiment à priori, un très bon choix.

Et pourtant... 

J'ai vraiment accroché au début, et puis de moins en moins, et jusqu'à finir par être ennuyée et même agacée par ce livre.

Je n'ai pas aimé l'écriture, je l'ai trouvée très inégale, assez plate et hachée.

Deux histoires qui s'entremèlent. 

Je ne sais pas si le livre est autobiographique, je suppose qu'il faudrait que j'aie plus de clémence, s'il l'était. Cela m'en inspirerait davantage, en tout cas, alors que cela ne devrait pas, n'est ce pas, finalement ?

En tout cas : histoires de femmes. Avec, au coeur de leurs vies parallèles (elles ne se connaissent pas au début), des problématiques importantes de femmes. Alors très bien. C'est intéressant. Des vies, le passage du temps. Et puis. Et puis quoi ? Bon, des liens qui se découvrent, je ne dirai pas ici pourquoi, pour ne rien divulgacher.

Ces personnages ne m'ont pas plu, en fin de compte. Sans savoir ce qui m'a le plus gêné. Finalement les "trous" dans leur biographie ne m'a pas convenu. Et a même gêné ma lecture. 

Cette histoire nous mène jusqu'à l'année dernière, si bien qu'elle arrive jusqu'au coronavirus qui s'invite dans l'histoire, je ne m'y attendais pas, c'est le premier roman que je lis qui lui donne une existence. Finalement, ce n'est pas au coeur de l'histoire, ça ajoute "juste" des contraintes à une histoire de vie, surtout si elle est autobiographique. Sinon... 

Je ne suis pas convaincue, et je pense que l'écriture y fait beaucoup, cela ne m'a vraiment pas emportée, alors même que les sujets pourraient être considérés comme "passionnés" et impliquants...

. La définition du bonheur, Catherine Cusset, Gallimard, 2021

Voir les commentaires

La princesse de Clèves :)

12 Février 2022, 21:53pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

J'avais envie d'un classique, puis de relire ce livre-là, que j'avais lu il y a longtemps. Voir quel plaisir j'en prendrais, voir quelle compréhension j'en aurais... 

Je n'ai pas trouvé aisé d'y entrer ; il est vrai que beaucoup, beaucoup de personnages constituent l'incipit de ce roman. Il faut accepter de passer partiellement outre, ou on se perd, dans la généalogie de ces nobles protagonistes ! 

Et puis dès qu'a commencé l'histoire et le vif du sujet, j'ai beaucoup aimé la richesse des points de vue, pour un livre si ancien, et où les analyses psychologiques ne se faisaient pas encore. J'ai aussi aimé, même si c'est déroutant, l'usage des subjonctifs, notamment de l'imparfait. 

La préciosité des moeurs et des pensées.

J'ai redécouvert quelques aspects, je sais maintenant, et j'apprécie ce qu'offrent les relectures pour cela : nous voyons les choses autrement...

Alors, oui, la fin, si tragique, qui avait dû me procurer tant de colère et d'incompréhension à l'époque, je la comprends mieux aujourd'hui. Après tout, même si c'est tragique, même si c'est un amour tragique, c'est une position - mâture, qui plus est, pour un si jeune âge : elle a 17 ans ! - qui peut s'entendre, bien qu'extrême...

Il faut vous imaginer cette jeune fille, de 16 ans, qui n'aime pas, élevée par sa mère dans une extrême droiture et dans le sens de la vertu, à qui l'on propose un mariage. Comme elle n'aime pas, et qu'elle n'a jamais aimé, pas de sacrifice alors : pourquoi pas... Le mariage se prononce, mais...

arrive un jour à la cour un jeune homme... le coup de foudre réciproque. Malheureusement, la jeune fille est mariée ! Anecdotes de cour, passions, histoires cachées, c'est tout à fait passionnant de vivre l'histoire intime des grands de ce monde, qui en sont tout occupés... Entre confidences, trahisons, jalousies, cela n'a rien de dépassé, et pourrait ressembler à tout ce qu'on se raconte et qui intéresse les hommes et femmes : des histoires de coeur ! 

. La princesse de Clèves, Mme de La Fayette, 1678

Voir les commentaires

L'amant japonais

9 Janvier 2022, 08:43am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Ouuuuuuf. Ce petit mot d'attaque est dur et sans doute non mérité. Mais la lecture de ce livre m'a parue longue, longue (comme un jour sans pain ! dit le proverbe d'antan)... J'aurais aimé aimer ce livre, je crois, et peut-être mon ressenti est-il lié une fois encore au contexte... Une chose est sûre c'est que j'ai lu ce livre-là avec un grand détachement, il n'est pas parvenu à accaparer mon esprit.

Souvent l'âge est au coeur du récit, l'âge, et là, ainsi, cela ne m'a pas intéressée (moi qui aime tant les récits où une personne d'un certain âge est le héros ou l'héroïne). Je ne me suis pas attachée aux personnages sans comprendre pourquoi.

Le récit est très entrecoisé (trop ?).

C'est l'histoire d'Alma, qu'on rencontre à 80 ans dans une maison de retraite américaine. Elle a de l'argent. Elle parvient à garder un style de vie comme avant, avec échappées, liberté, autonomie... Elle prend une jeune assistante, Irina, qui l'aide dans sa paperasse, etc. Il y a sans doute un peu de similitude dans les deux destins de départ : Alma est arrivée aux Etats-Unis de Pologne, déracinée pendant la guerre, enfant, pour rester en vie. Irina d'extraction très pauvre vient elle aussi d'un pays d'où elle est arrivée enfant, et son destin familial est plus qu'horrible.

Il y a donc en second plan, l'histoire de reconstruction lente de cette jeune femme. Dommage peut-être qu'il soit tant en second plan ? Je ne sais.

Alma, donc : a grandi dans une famille aimante, chez un oncle, aux côtés de ses trois enfants. Elle devient vite complice du garçon, Nathaniel, ou plutôt elle en fait comme un grand frère protecteur... 

Dans ce foyer il y a aussi une famille japonaise, dont là encore on va suivre le terrible destin (j'ai découvert le sort atroce réservé aux Américains d'origine japonaise dans les années 45, au moment de la guerre avec les Japonais) ; ce sont les jardiniers de la demeure. Alma et le fils Ichimei, seront très proches, et amoureux, jusqu'à la fin de leurs jours. Seulement, ils ne s'épouseront pas... C'est cette hisoire, dont je n'ai pas aimé particulièrement le traitement, je crois... Bon, ce livre et moi, on s'est ratés !

Passer à autre chose.

. L'amant japonais, Isabel Allende, 2015.

Voir les commentaires

La bibliothèque des coeurs cabossés :)

28 Décembre 2021, 18:17pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Je regrette de constater que la lecture est compliquée pour moi, en ce moment. J'ai envie, mais j'y arrive mal. Je tiens peu sur un livre, et ils me tombent vite des mains ; depuis Delphine que j'avais tant aimé, j'ai toutes les peines du monde à en trouver un auquel j'ai envie d'accorder mon attention.

Pour celui-ci, la rencontre a fonctionné, même si lire un livre de 400 pages m'a soudain paru bien long...

Et celui-ci en particulier : il faut dire que la fin est un peu pénible, un peu redondante...

Cependant : un bon moment de lecture. Lecture lente, pour moi, mais que j'ai quand même apprécié.

C'est l'histoire de Sara, une jeune Suédoise de 28 ans, qui après avoir correspondu avec une femme d'une soixantaine d'années en Ioawa, et plus précisément un petit village aux Etats-Unis, Amy, décide d'aller la rencontrer et y passer deux mois. Elle n'a plus son emploi de libraire, sa vie est un peu creuse et elle se dit que c'est le bon moment...

Et lorsqu'elle arrive... Amy vient de mourir. Loin du pathos, car c'est souvent amusant, elle va se retrouver adoptée par tout ce petit village où tout le monde se connaît, accorde de la prévenance à tous...

Et de fil en aiguille, elle va décider, pour rendre un peu à tous de leur générosité, de prendre les livres d'Amy et d'en faire une librairie pour offrir le lecture à tous ces habitants qui ne lisent pas du tout...

J'ai évidemment beaucoup aimé cet aspect-là du roman. Petite interrogation qui ne me quitte pas : pourquoi le livre s'appelle-t-il "La bibliothèque des coeurs cabossés" ? Alors que dans tout le livre le lieu est présenté comme une librairie, alors que, de fait, les livres ne sont presque pas vendus et qu'il aurait en effet, été logique d'en faire une bibliothèque ?? Est-ce un problème de traduction ? Je n'ai pas vérifié.

Mais c'est un détail. Il est ici beaucoup question de lecture, d'amitiés, d'amour, et cela m'a beaucoup plu.

Bémol : l'histoire trop longue et alanbiquée autour du permis de séjour à la fin, un peu trop délayée.

. La bilbiothèque des coeurs cabossés, Katarina Bivald, 2015.

Voir les commentaires

Delphine :)))

14 Novembre 2021, 18:12pm

Publié par LaSourisJOne

Roman épistolaire.

Je ne pensais pas lire entièrement ce livre de Mme de Stael, issu des siècles passés : je souhaitais juste en lire un peu, et tenter de comprendre s'il était possible, pourquoi ce livre avait valu à son auteure d'être exilée de Paris par Napoléon Bonaparte... J'avais voulu trouver ce qui pouvait bien avoir incité une telle décision en découvrant une auteure que l'Histoire n'a pas retenu prioritairement, quand on y pense.

Et en fait, je me suis fait prendre par l'histoire, l'ambiance, l'écriture.... Et au lieu de n'en lire que 50 pages j'ai dévoré les 850 pages de ce livre très dense ! Si je suis honnête même, je n'avais pas envie de laisser Delphine ! 

Bien sûr, je savais comment ce livre-là se terminait. Mais j'ai fini par vouloir savoir comment le personnage atteindrait ce choix... Là aussi pour comprendre, puisqu'il est là encore reproché à son auteure !

Il ne faut pas vous dire que tout se passe bien ici, évidemment : le sort s'acharne sur l'héroïne, donc...

Mais j'ai trouvé ça palpitant, et tellement riche d'analyses !

Il faut vous imaginer une société où tout le monde passe son temps à s'écrire de longues lettres (tiens, eh ben finalement rien n'a changé, tout le monde écrit toujours, sauf que de nos jours on écrit que de pauvres SMS ou d'insipides messages sur facebook, non ?!) : c'est ici le parti-pris, la narration avance par le biais de ces lettres. C'est donc un ressort de l'histoire, qui génère un vrai suspense et prend parfois une part tragique bien sûr, dans les épisodes de la vie, lorsque les lettres n'arrivent pas assez vite....

Mais... il faudrait de nombreuses pages pour parler de ce livre-là !

C'est donc l'histoire de Delphine, jeune femme de 20 ans, quand même - ici l'âge ne nous paraît pas celui d'une femme si jeune ; elle est belle, ne manque pas de succès en société, est veuve d'un mari de 25 ans son aîné, fruit d'une union de raison, comme toutes à l'époque. Elle fait le bien, elle est vertueuse, et tente d'arranger le mariage qu'elle pense parfait pour sa jeune cousine avec un certain Léonce. Elle le lui facilite, et la mère de cette cousine fait tout pour l'accepter, puisque Delphine lui offre une dot généreuse pour lui permettre de l'épouser. Or... plus on lui en parle... et le rencontrant enfin... ces deux-là tombent éperdument amoureux. A partir de là, les événements rivaliseront de malchance pour les séparer toujours... Les événements et la malveillance de certains, l'égoïsme d'autres... 

L'histoire se déroule sur deux ans et demi, entre 1790 et 1792, en pleine révolution française ; son auteure l'a publié en 1802... C'est passionnant de voir évoluer la société de l'époque ! 

Et donc, il y est question de divorce, un divorce qui fait débat, bien sûr, et qui commence à être autorisé dans certains pays d'Europe ; imminent en France... 

Question du mariage, bien entendu, et de la condition féminine... La femme, perdue par la réputation, mise à mal si facilement par les commérages du monde... Le personnage principal droit et vertueux défendra encore longtemps la position selon laquelle il n'est rien de pire que d'être mal mariée. 

C'est véritablement très intéressant !

Exalté, bien sûr, on n'oublie pas que cela préfigure le romantisme ; 

tout à fait passionnant.

. Delphine, Mme de Stael, 1802.

Voir les commentaires

La Maison Au Bord de la Nuit :))

7 Octobre 2021, 21:21pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Tout d'abord, je dois dire que j'ai commencé par être étonnée de ces majuscules dans ce titre... Mais j'ai compris à sa lecture que ce n'était pas une erreur, puisque cela désigne un lieu/un nom propre donc, bien spécifique.

Une belle découverte, que je dois à mon fils et je l'en remercie : il a choisi ce livre pour moi et il ne s'est pas trompé. Et je crois que je ne connaissais pas cette auteure. 

Elle m'a un peu fait penser à Victoria Hislop et à ses sagas situées dans des contrées du sud de l'Europe. Ici, donc, grande fresque/saga familiale sur plusieurs générations, en Italie. Essentiellement à Castellamare, une petite île minuscule au large de la Sicile. 

C'est là qu'un jeune homme, orphelin, Amédéo va atterir et construire sa vie... On s'attache assez vite à tous ces personnages qui peuplent ce rocher reculé, loin de toute grande ville... J'ai aimé découvrir et suivre la vie de ces habitants, de cette petite bourgade où il n'y a qu'un café... Et un conte, une comtesse ! Comme le récit est découpé en tranches d'années, je confesse cependant que la dernière partie (à partir de 1989) m'a ennuyée : j'ai trouvé cette partie superflue, un peu comme la partie 3 des Déracinés de Catherine Bardon... Ici, j'ai trouvé que l'histoire des descendants était délayée et moins bien tenue. Mais c'est peut-être aussi que le destin de ces descendants m'a moins intéressé que celui des aïeuls...

Enfin, le récit ne manque pas de poésie, sur fond de légendes locales...

J'ai beaucoup aimé.

. La Maison Au Bord de la Nuit, Catherine Banner ; Pocket. 2016.

Voir les commentaires

Là où chantent les écrevisses :)))

1 Octobre 2021, 16:41pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Gros coup de coeur pour ce livre qui se dévore de bout en bout sans qu'on ait envie de le lâcher.

Je l'avais vu passer, j'en avais entendu du bien, il me tentait sans en savoir beaucoup plus que cela et que cette couverture et ce titre qui me faisaient de l'oeil... Et je l'ai enfin eu entre les mains !

Le début du roman n'a pas été sans me rappeler un peu quelques bribes de Betty, par son contexte familial très compliqué. Ainsi, c'est l'histoire de Kya (Catherine Danièle Clark de son nom entier) dont la mère s'en va un jour, et qu'elle voit partir, pour ne plus revenir, au détour d'un chemin, alors que Kya n'a que 5 ans. Restent ses frères et soeurs qui eux aussi, vont partir. A cause d'un père mauvais quand il boit. C'est le début de l'histoire... Toujours est-il que Kya va grandir et finir par être obligée de se débrouiller seule dans le marais où elle est née, et où elle grandit, en lisière d'une ville où là encore les préjugés, dans les années 60, sont peu tendres avec la différence... 

Et Kya va tisser son chemin. Seule. Dans cette maison abandonnée au coeur du marais. Avec les oiseaux pour amis. Et aussi un garçon, puis deux... Je ne dois pas vous en dire plus !

Cependant : deux temporalités se succèdent, très peu éloignées l'une de l'autre. Il s'est évidemment passé quelque chose, et il semble assez évident qu'on devrait le découvrir, entre 1960 et 1969... Tout est passionnant : ces années, sa vie dans le marais, cette nature qui nous est donnée à voir, ses débrouillardises, ses rares amis, ce suspense autour d'une mort irrésolue... 

Véritablement passionnant, surprenant jusqu'au bout, et c'est rien de le dire.

On ne lache pas le livre, on tremble, on est cueillis, c'est vraiment très très réussi.

Coup de coeur de ma bibliothécaire qui l'avait mis en avant, et du coup j'ai pu tomber dessus : joie !

Bibliothèque de Lanvallay.

. Là où chantent les écrevisses, Delia Owens, éd. Seuil, 2018.

Voir les commentaires

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>