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Le blog de la souris jaune

amour

L'étrange bibliothèque :)

1 Octobre 2020, 12:13pm

Publié par LaSourisJOne

Nouvelle.

J'ai du mal avec la lecture, en ce moment. A mon grand dépit, la magie n'opère plus comme avant, vous l'aurez sans doute remarqué... Alors, puisque tout est chamboulé, eh bien contre toute attente, j'ai plutôt aimé, même si j'ai frissonné et que je n'aime pas ça, ce livre de Murakami. Contre toute attente, puisque, normalement, je ne suis pas une grande fan de la littérature japonaise, ni de Murakami. Mais, je me suis laissé prendre à cette histoire, et je bénis toute histoire capable de me captiver encore...

Murakami s'amuse de nos peurs, joue avec l'inconscient et l'absurde. Evidemment. Alors là : comment ne plus jamais mettre les pieds dans une bibliothèque !! (m'enfin !? pardon, Delph !! :))

Bon, voila l'histoire : un jeune ado, lorsqu'il se pose des questions, aime bien chercher la réponse (bon réflexe !) ; alors qu'il s'interroge sur la fiscalité au sein de l'empire ottoman (bien-sûr...), il se rend à la bibliothèque municipale. Il a affaire à un vieillard plus que strict, je ne vous en dis pas plus... Et descendant de plus en plus bas dans cette bibliothèque, il se pourrait bien qu'il ne puisse jamais plus en sortir... Il va y croiser en tout cas un homme-mouton un peu malmené, et une fillette dont il tombe sous le charme... Je suis vraiment entrée dans cette histoire ! Les illustrations ajoutent au charme de celle-ci...

. L'étrange bibliothèque, Haruki Murakami, 1983.

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Le murmure du vent :(

21 Septembre 2020, 22:29pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Mon dieu, quel ennui ! Parfois il faudrait sans doute ne pas insister ; certains livres n'ont peut-être jamais aucune chance de nous parler ? En tout cas, celui-ci... je m'y suis reprise à deux fois avant de le lire. Et finalement, ça a été d'un ennui sans nom ! Ce livre ne m'a absolument pas intéressée. Il est bourré de poncifs, bourré de situations convenues, et rien ne m'a interpelé, intéressée... Bouhhh. Je n'aurais pas dû insister.

Donc : l'histoire d'une très jeune femme, biologiste en cours de thèse, en Australie, qui vit seule, mal remise d'une histoire familiale douloureuse. Elle refuse de s'attacher, on le comprend très vite. Et elle a fort à faire avec son frère, souvent déprimé, et son père. Tous en deuil d'une mère elle aussi alors dépressive, ou plutôt bipolaire. Bref. Elle rencontre Cameron, le journaliste, et fait tout pour saccager leur belle histoire qui va trop vite, elle compte les kangourous, a les pieds sur terre et se heurte aux oeillères de beaucoup... 

Enfin, bref, je crois que je passerai mon chemin quand je verrai désormais cette auteure. 

. Le murmure du vent, Karen Viggers, Le Livre de Poche. 2014.

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Petit-déjeuner chez Tiffany

2 Août 2020, 11:45am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

J'avais inscrit ce livre dans ma PAL, sans me souvenir pourquoi. Voila, c'est fait. Oh, j'exagère ! Je dirais simplement que je ne suis pas, loin s'en faut, une grande fan des auteurs américains... Je n'aime pas Paul Auster, ni Fitzgerald, ni Fante... C'est cette ambiance, atmosphère que j'y retrouve qui ne me touche pas. Alors mon diagnostic est rude, d'autant que je me souvenais avoir été emballée par le seul livre de Truman Capote déjà lu, La traversée de l'été (mais si je suis honnête, je pourrais bien le relire car je n'en garde aucun souvenir, aucun, alors que cette lecture n'a que trois ans). 

Encore une fois, ce livre-là ne m'a pas déplu. Mais je suis sûre aussi qu'il va disparaître de ma mémoire ! C'est donc un court roman de cet auteur américain écrit en 1958. Le narrateur nous raconte l'histoire d'Holly, rencontrée alors qu'elle avait une vingtaine d'années, et ayant marqué profondément ce narrateur... On pense bien qu'il en a été amoureux. C'est une de ces femmes "libres", entières quitte à être immorales... Bref, ils se rencontrent parce que leur logement est situé dans le même immeuble, qu'elle perd sans cesse ses clés et qu'elle sonne alors chez lui à toute heure de la nuit pour pouvoir rentrer... Il entre dans sa vie, à sa manière à elle, il la regarde vivre et avancer, jusqu'à ce qu'elle s'évapore... 

C'est bien écrit, mais rien ne m'a véritablement bouleversée ou touchée. Ah, j'oublie de dire que le livre s'appelle Petit-déjeuner chez Tiffany parce que Holly, lorsque le cafard l'envahit, s'y rend... C'est une boutique luxueuse de bijoux et arts de la table... 

J'aurais pu décrire sa fraîcheur, son chat qui n'a pas de nom parce qu'elle ne s'autorise pas à lui en donner parce qu'ils ne s'appartiennent pas, son horreur des cages, son amour profond pour son frère, les hommes qui s'entichent d'elle mais vous l'aurez compris, ce n'est pas un énorme coup de coeur...

. Petit-déjeuner chez Tiffany, Truman Capote, 1958 (US), 1964 (France).

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Le bon serviteur

8 Juillet 2020, 20:05pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Je dirais que mon affection pour Carmen Posadas est mitigée, et selon ses livres : j'avais beaucoup aimé le roman historique Le ruban rouge, et n'étais pas allée au bout de ses Cinq mouches bleues

Si j'ai fini celui-ci, intriguée et prise par l'histoire au début, je dirais pourtant que je me suis un peu forcée par moments, je lui ai trouvé des longueurs, et certains éléments du livre ne m'ont pas vraiment intéressé... Donc, méfiance, méfiance, pour le prochain ! 

Ici... Une histoire pour le moins tirée par les cheveux mais pourquoi pas ! Donc : c'est l'histoire de Martin, un jeune homme très beau, qui se laisse embaucher par une petite société de production d'émissions (soit disant !), pour monter des canulars (soit disant !!) à des personnes un peu connues... en l'occurence à une certaine Inès, photographe. L'idée étant un peu de la faire croire qu'elle devient un peu folle et entre les mains du diable... Martin est l'instrument du diable... Enfin, soit-disant... puisque tout va de retournement en retournement, certains ont de quoi agacer un peu... Qui manipule qui ? Les personnages ont une certaine candeur, ne sont pas particulièrement machiavéliques... sauf ? Bon, ils sont en tout cas marqués par leur histoire personnelle, ou par une histoire d'amour qui n'a tourné comme prévu, ou qui a été dévastatrice ou très marquante... Certains sont un peu attachants, comme Inès je trouve, mais quel melting-pot, quel méli-mélo, pfffff.

Bon, j'étais contente de le finir, je l'avoue, et je vais attendre un peu avant de retenter un Carmen Posadas... Pensée pour Luocine qui je crois m'avais dit ne pas aimer cette auteure, je comprends mieux, puisque pour lors un seul m'a particulièrement emballée...

. Le bon serviteur, Carmen Posadas, éd du Seuil, 2005.

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Repose-toi sur moi :))

28 Juin 2020, 10:19am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Quel joli titre, n'est-ce pas ? Ce livre encore m'attendait dans ma bibliothèque. Après avoir lu et beaucoup aimé l'avant-dernier livre de Serge Joncour, Chien-loup donc, celui-ci, paru en 2016.

J'ai retrouvé l'écriture touffue, presque brouillonne parfois, mais qui ne me déplaît pas ; ici, on est à la fois dans la tête des deux personnages principaux, sans que ce soit clairement un roman choral ; le point de vue passe de l'un à l'autre, on suit très évidemment ; le style indirect libre imprègne le livre, nous lisons comme ils pensent, semble-t-il... D'où sans doute, l'impression "touffue" (je trouve un lien avec l'écriture de Frédérique Deghelt, que j'aime particulièrement). Et touffue convient particulièrement à l'auteur je trouve, compte tenu des thématiques qui traversent et sont au coeur de ses livres, enfin de ces deux livres : la nature animale de l'homme, l'opposition ville/campagne...

Ici encore des animaux, centraux, enfin pivots dans l'histoire. Ici les deux corbeaux, les deux tourterelles, et un chien...

L'histoire se déroule à Paris, autour d'une cour d'immeuble... Il y a deux immeubles que tout oppose, le faste d'un milieu social, la simplicité d'un autre de l'autre côté... Aurore, mère de famille mariée à un jeune Américain lisse travaille dans la mode, assure tant bien que mal et fait face à la tension de sa situation professionnelle, et tous les jours elle passe à proximité de cette cour, où deux corbeaux noirs la fixent, semblant la narguer, la défier, lui vouloir du mal... Jusqu'au jour où un voisin de l'autre immeuble, là, l'entend, entend ses peurs, la comprend, et il semble que ce soit le seul depuis bien longtemps...

Voila le début de cette histoire ! 

Il y a des rouages de cette histoire, comme celle de Chien-loup quand j'y pense, que j'ai du mal à comprendre, dans sa logique ; mais on sent que dans ces récits, l'instinct brut a sa large part, aussi certaines décisions sont parfois incompréhensibles à nos yeux même au regard de la personnalité du personnage ! 

Là, en l'occurence la décision de parler, à un moment critique très particulier, d'un chien, alors que le fait même d'en parler est évidemment à proscrire... (je sais, vous ne comprenez rien, mais vous comprendrez lorsque vous lirez le livre !)

J'ai dévoré ce livre tout autant que Chien-loup malgré ces petites réserves que je peux en avoir, à aucun moment cela a éreinté mon plaisir !

. Repose-toi sur moi, Serge Joncour, Flammarion, 2016, J'ai Lu Livre de Poche. 

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Long week-end :)))

14 Juin 2020, 17:44pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Force est de constater que je dévore les romans de Joyce Maynard lorsque j'en commence un. Tel Les règles d'usage, déjà (2016) ou L'homme de la montagne (2014). Elle a un vrai talent pour nouer une intrigue, fouiller les personnalités et nous raconter une histoire qui nous prend et nous passionne.

Celui-ci, donc, encore. Trouvé par hasard à Bécherel il y a quelques mois... Que j'ai adoré.

C'est l'histoire d'une mère et de son fils, Henry, racontée par le fils. Lorsque nous suivons l'essentiel et les prémisses de ce roman, il a 13 ans... Ils vivent tous les deux, donc, avec le hamster... Elle a très peu de vie sociale, depuis le divorce d'avec son ancien mari le père du garçon... Un jour ils font des courses au supermarché, et... une rencontre va changer leur vie : un homme demande au garçon de l'aider... Il a besoin d'aide, il a des blessures... Ils quittent tous les trois le supermarché, et il leur apprend qu'il s'est enfui de prison, et comment... Commence un roman palpitant narré par un ado sensible, touchant... Qui voit les événements de son point de vue d'adolescent. Ce qui se passe entre ce trio et passionnant. Les trois personnages sont très réussis, de même que les personnages secondaires qui gravitent autour... Le suspense ne manque pas, véritablement, on n'a pas envie de lâcher le roman...

. Long week-end, Joyce Maynard, éd. 10-18 ; 2009 éd originale ; 2010 éd Philippe Rey. 

 

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Pour vous :))

9 Juin 2020, 13:04pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Ce roman, je l'ai dévoré de bout en bout, fébrilement, avec l'envie d'avancer sans pour autant avoir envie de le quitter.

J'ai été assez captivée par l'histoire, non ordinaire, de Delphine, cheffe d'une agence un peu spéciale... Son agence s'appelle "Pour vous", donc, c'est le titre du livre. Comme son nom l'indique, elle exécute pour ses clients, tous types de "missions" ; des missions qui ont trait au coeur, aux états d'âme, au mal-être la plupart du temps... Survivre à un deuil, vivre une relation extra-conjugale amoureuse, etc. Y a-t-il des limites à ses missions ? 

Ce qui compte, c'est ce qu'il y a "autour" de la mission. La manière dont Delphine la vend, l'éxécute, et la vit. On découvre alors petit à petit la nature de cette femme déterminée, obsédée par son agence... Ce livre évite la psychologie, c'est déroutant, mais c'est ça qui est intéressant. Il peut souvent déranger, bousculer, mais là encore, c'est véritablement l'intérêt du livre et du personnage et je trouve qu'il est particulièrement réussi... Je ne vous en dis pas plus pour ne pas divulgacher, mais j'ai conscience que tout cela peut manquer de clarté ! Peut-on avancer dans la vie sans sentiment(s) ? Ca pourrait être une des interrogations de ce livre...

Je l'ai dévoré.

Merci à Delph (et à Véro) pour ce prêt et donc pour la découverte, du livre comme de l'auteure.

. Pour vous, Dominique Mainard, éd. Joëlle Losfeld 2008 ; Le Livre de Poche.

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L'aile des vierges :)

6 Mai 2020, 09:53am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Encore un livre miraculeusement et précieusement glané au fil de mes anciennes pérégrinations, et que je n'avais pas trouvé le temps de lire... Bénies soient-elles, et mes impulsions rarement contrariées d'acheter des livres d'occasion ! Je leur connais, particulièrement, un sens, depuis deux mois, sans commentaire.... !

Bref. Celui-ci. J'avais énormément aimé La drôle de vie de Zelda Zonk, ainsi que Miss Cyclone. Celui-ci me laisse plus sur la réserve... Je n'ai pas adhéré à la première partie du livre, tellement "trop" ! Alors, tout ce que j'aime, pourtant, on se croirait dans Dowtown Abbey... Mais, là, on n'y croit pas ! Enfin, moi je n'y ai pas cru... (C'est cette partie du livre qui donne son titre au roman, l'Aile des vierges) : ça se passe en 1946, et l'attitude de la jeune femme, Maggie, est trop moderne pour qu'elle soit crédible à mon sens, dans sa façon intime de penser, son langage, ses actes, ses préoccupations... Evidemment, on a envie d'aimer, mais l'anachronisme est tellement criant (à mon sens) ! L'immédiate après-guerre, dans un manoir anglais aristocrate... Et ce qui s'y passe, ce coup de foudre, je ne vous en dis pas plus, m'a paru encore trop peu crédible, même si évidemment on a envie là encore de mettre notre raison en berne et d'y croire ! Bref.

Finalement, la seconde partie du livre, même s'il ne s'y passe évidemment pas ce qu'on a envie qu'il s'y passe comme dans un sirupeux roman d'amour (donc, hein, il ne se passe pas ça, vous suivez ? :), eh bien cette seconde partie du livre m'a permis de l'aimer davantage. Cette vie qu'elle prend à bras le corps, suivant sa part de rêve, sans rallier le rêve de l'autre pour ne pas renoncer au sien (évidemment cette question interroge)... Alors, elle s'accomplit. Mais dans quelle mesure le fait-elle parce que c'est son choix, ou la détermination de ses ancêtres, elles féministes, revendicatrices ? 

Finalement un plaisir de lecture que ce livre (malgré des agacements). Déjà pas si mal ?

. L'aile des vierges, Laurence Peyrin, Calmann-Levy 2018 ; Pocket.

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Les fleurs sauvages des bougainvilliers :))

19 Avril 2020, 10:33am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Rien de tel qu'un livre où l'on se sent bien, qu'on a très envie de retrouver et qu'on dévore sans avoir envie qu'il se termine trop vite, justement parce qu'on voudrait qu'il ne s'arrête jamais ! 

Les deux livres de Katherine Scholes -en incluant celui-ici - ont eu cet effet là pour moi (j'avais adoré de même La lionne, paru en 2012). Je chercherai donc évidemment à me procurer les autres, car elle en a écrit plusieurs autres, d'après ce que je découvre.

On lui passe donc ses petits défauts... Et même s'il m'est arrivée de trouver que c'était un peu long au coeur de l'histoire, ça fait partie du jeu, du plaisir !

C'est l'histoire d'une jeune femme, dont on sent qu'elle est bien contrainte par son époque, et les moeurs qui lui correspondent. Encore plus par le milieu qu'elle va adopter par amour... Bref : Kitty (oui, bon, on s'en fout du nom) est australienne (comme l'auteure) ; elle a quitté sa famille, ses parents et ses frères, la ferme familiale pour connaître la vie qu'elle rêve : elle veut être artiste. S'installe à Londres. Rencontre un certain Yuri, artiste justement, un ancien prince russe... Belle amitié que celle-ci, et le début d'un chemin pour Kitty... jusqu'à ce qu'elle rencontre Théo. Qui va devenir son mari... Ils se marient pendant la guerre, ah oui, tout cela se déroule aux alentours de la deuxième guerre mondiale (mais il n'en est pas question, juste des conséquences que celle-ci peut avoir sur les êtres et sur leur nature). Et puis... un scandale, deux mêmes... Et puis Kitty accepte tous les choix de son maris, toutes les décisions qui la concernent... en plus d'une installation pour une nouvelle vie autour d'un projet qui a vraiment existé - une absurdité des européens, on le sent tout de suite à la lecture - le plan Arachide...

Je vais m'arrêter là pour ne pas trop en dévoiler, mais il y a plein de choses dans ce livre : les rapports entre les "blancs" et les domestiques ; les rapports surfaits des sociétés qui imposent de faire semblant ; la part de liberté ou de vrai qu'on va trouver malgré tout (une amitié particulière) ; et puis, des rencontres, des belles rencontres, autour d'une mission, de prêtres, un petit singe.

J'espère ne pas en avoir trop dit ! 

Mais c'est pour vous dire qu'il va bien au delà que ses couvertures et ses titres un peu mièvres !

Merci très chaleureux à Delph qui me l'a mis entre les mains, et offert un certain jour particulier...

. Les fleurs sauvages des bougainvilliers, Katherine Scholes, (2013) ; éd. Belfond en 2015 repris chez Pocket. 

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L'amour a le goût des fraises :)

25 Mars 2020, 17:21pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Une fois n'est pas coutume, c'est le hasard qui m'a fait emprunter le livre-là, sans doute parce qu'il était, dans le rayon de la bibliothèque, à côté de celui que je cherchais qui lui, n'était pas là ! En tout cas : on peut dire qu'en cette période, il correspondait parfaitement à mes attentes et mes besoins. Et oui, un livre c'est aussi ça, n'est-ce-pas ? Donc : lent, qui se lit à petites doses, léger en apparence, dans un cadre autre... Ce livre avance vraiment à petites touches, comme les cercles concentriques qui se dessinent dans l'eau au jeté d'un caillou... Revenant parfois sur ses pas, pour explorer autrement, différemment l'histoire ou même les histoires...

Un roman à plusieurs voix. Celles que rassemble un même cours de dessin. Rien de ce qu'on attend, rien de ce qu'on imagine réellement là, avec ce livre qui change, sans doute déjà parce que son auteure est d'Afrique du Sud, et que ce n'est pas si fréquent. Alors, en arrière-plan, les conséquences de la séparation des peuples Tutsi et Hutu. Deux jeunes femmes, noires, Françoise et Doudou, soeur. Inextricablement liées. Inséparables. A tel point que vivre pour l'une surtout, sera même compliqué parce qu'il est inenvisageable pour l'autre qu'elle crée sa vie... Et puis Stella, la fillette de 13 ans en vacances en Grèce avec sa mère devenue grande, Ivor, le fameux Ivor, Luke, Thymothy l'amoureux... 

Ca avance lentement vers un dénouement loin de ce qu'on attend. 

Vraiment, c'était une lecture très plaisante, tellement rafraîchissante...

. L'amour a le goût des fraises, Rosamund Haden, éd. Sabine Wespieser, 2014 (éd originale, en langue anglaise) ; 2016 pour la traduction chez Sabine Wespieser.

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