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Le blog de la souris jaune

amour

Miss cyclone :))

15 Avril 2018, 17:05pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Ayant vraiment pris beaucoup de plaisir à la lecture de La Drôle de vie de Zelda Zonk, j'ai eu envie de tenter ma chance à nouveau, et de m'essayer à un autre livre de cette auteure. Chance : il y en avait un à la médiathèque. 

Quelle réussite ! Conquise, encore une fois.

Ses personnages sont véritablement attachants.

Histoire de deux amies, qui vivent à une quarantaine de km de New-York, des amies qui ne se ressemblent guère, Angela et June. Mais indissociables. La belle force d'Angela, qui accepte son destin avec détermination et optimisme est attachante. 

De la même manière que l'importance qu'elle accorde aux liens, aux êtres.

Alors elle suit son destin, et Nick. Belle vie que la leur. Les coups de canifs du destin dans leur parcours n'entachera rien, et cette histoire demeurera lumineuse.

Malgré les trahisons. 

Et la perte. 

En arrière plan du roman, le parc d'attraction du père de Nick, et les événements tragiques du 11 septembre 2001. 

Un grand plaisir de lecture.

Médiathèque de Saint-Malo.

. Miss cyclone, Laurence Peyrin. Ed Calmann-Lévy, 2017.

 

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Rêves oubliés :))

1 Avril 2018, 13:33pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Voila donc plusieurs mois que j'entendais, en bien, parler de cette auteure sans la connaître.

Je serai donc entrée dans son oeuvre par le biais de ce beau roman, Rêves oubliés.

C'est délicat, l'écriture est douce pour raconter la vie, la dureté de vies et le quotidien. 

L'histoire commence en 1936, dans une petite ville espagnole. Sur fond de lutte intestine, de guerre civile, d'installation d'un dictateur. Avec le danger qui jaillit dans la vie d'une famille. Alors il faut fuir, parce que pour des idées, on veut s'en prendre à eux. La famille est séparée, puis se retrouve, dans le pays basque français, d'abord ; le père, la mère, les trois enfants, les grand-parents, et puis les oncles, puis il y aura les cousins...

Il faut continuer à vivre, recommencer, sans savoir, combien de temps, en espérant retourner là-bas, dans son pays ; le temps passe... 

C'est beau ; ce couple, Aïta et Ama sont un beau couple aimant, d'un amour pur et fort. D'un amour touchant. Les enfants, leur royaume mental, chacun d'une personnalité différente, sans excès de mots elle trouve ceux qu'il faut pour dire, et donner à voir.

Les mots d'un carnet d'Ama émaillent aussi le roman, donnent un point de vue plus intérieur à ce qui nous a parfois été donné à voir à travers la narration.

C'est vraiment une belle découverte.

Merci aux lectrices fan de Leonor de Recondo qui me l'ont fait découvrir, notamment Patricia.

Médiathèque de Saint-Malo.

. Rêves oubliés, Leonor de Recondo, éd. Sabine Wespieser, 2012.

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Le dernier des nôtres :))

30 Mars 2018, 22:35pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Mon intérêt pour ce roman est allé croissant.

J'ai commencé par être moyennement accrochée par ce couple un peu trop cliché, un peu trop attendu, d'êtres qui s'attirent parce qu'ils sont beaux et indépendants. Mais le roman est plus que ça, et autant vous le dire tout de suite, c'est à partir du moment où ça dysfonctionne que ça devient intéressant.

Parallèlement vous est racontée l'histoire du personnage principal depuis sa naissance, en pleine seconde guerre mondiale. 

Personnage, Werner, qui a tout pour déplaire, en tout cas, qui moi, m'a horripilé du début jusqu'à la fin. 

Cependant, le récit avançant, son histoire familiale se dessinant, certes, on le comprend un peu plus...

En tout cas : c'est une histoire qui nous rend attachante une bonne brochette de personnages (Rebeccas, Marcus, Lauren, le chien Shakespeare...), les personnages prennent de plus en plus de densité au fur et à mesure des récits croisés, des retours dans le passé ; les fils se nouent et se dénouent habilement, et les rebondissements sont là jusqu'au bout, au risque même de rendre l'histoire un peu emberlificotée, mais peu importe ; ça fonctionne. pourquoi Rebecca a t-elle la maladie du sommeil ? Pourquoi fuit-elle régulièrement ? Pourquoi sa mère richissime montre-t-elle ses cicatrices à Werner ? Qu'est devenu Johann, le père naturel de Werner ? 

Les questions maintiennent notre intérêt très vivace, et on sombre dans les heures les plus sombres des années 44 et 45, en Allemagne... 

Comment se reconstruit-on après ? 

C'est à la fois léger et absolument pas léger, Adélaïde de Clermont-Tonnerre sait décidement raconter les histoires.

Merci, Sandrine, pour la découverte et le partage !

Médiathèque de Saint-Malo.

. Le dernier des nôtres, Adélaïde de Clermont-Tonnerre, éd. Grasset, août 2016.

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L'amie prodigieuse, 4:))

24 Mars 2018, 14:34pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Alors voila. Je viens de refermer la dernière page du dernier tome de l'Amie prodigieuse. Voila un mois pile que je vis, je respire, je pense Elena Ferrante. Un mois pile, emportée de ligne en ligne, sans intermède, d'un livre à l'autre. J'ai ralenti, la lecture des quelques dernières pages, pour m'en imprégner vraiment, peu désireuse de quitter cette histoire, cette proximité avec Elena, cet univers. J'ai été avalée par ce livre et tout son histoire, ou par ces quatre livres et leur histoire. Avalée, oui, c'est ça. C'est troublant de refermer ce dernier tome en se disant que ces quelques dizaines de vie qu'elle vient de nous raconter, avec toute leur richesse, leur densité, pourrait très bien être sa vie, et de n'en rien savoir. Tellement agréable de se dire qu'on en saura rien, et prier pour que ce mystère demeure, moi ça me va bien.

Donc, dernier volet. Après quarante ans. Je ne peux évidemment pas en dire grand chose, bien entendu, pour tous ceux qui attendent de le lire avec impatience... :) Il y a donc un événement majeur, au coeur de ce livre-là, qui continue de marquer les destins, un destin en particulier, mais tous finalement, tant ils sont intrinsèquement liés.

J'aurais pu me dire que celui-ci bredouillait un peu, comme avec le second, mais si peu. Et c'est tellement proche de la vraie vie et de son rythme. Et puis le temps passe quand même, inexorable, vers le dénouement.

J'ai tant aimé l'histoire de cette amitié, et la toute fin, aussi, qui ne déçoit pas évidemment, puisqu'histoire est conçue en cercle, et qu'elle nous donne à la fin une note mystérieuse qu'on a envie de déguster, en y pensant, en cherchant la clé, sans jamais y parvenir.

. L'amie prodigieuse, IV, L'enfant perdue. Gallimard. Janvier 2018.

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L'amie prodigieuse, 3 :)))

14 Mars 2018, 20:34pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Troisième et avant-dernier volet de l'Amie prodigieuse, donc, dévoré sans lassitude et avec tout autant de plaisir, d'impatience de me replonger dans sa lecture, et je pourrais dire que j'ai aimé (mais c'est très personnel), ce troisième tome autant que le premier. Sans occulter le second.

J'ai énormément aimé celui-ci pour les choix d'affirmation que fait la narratrice, pour la vision d'un écart entre deux mondes, un lettré, un de l'héritage familial, qui se creuse ; l'immersion dans un contexte politique, historique, et social, surtout social avec des entreprises à la Germinal sur la rude, très rude condition ouvrière : comment fait-on pour s'en sortir quand on a que ça ? qu'est ce qu'on accepte ? Jusqu'à quel point ? Et j'avoue que j'ai beaucoup aimé voir la narratrice gérer de main affirmée la difficile condition de son amie, dans son usine. 

Bien sûr, on le voit, la dissension se creuse, aussi, entre ces deux-là, mais...

Et puis le choix du coeur (même si on craint le pire), de la narratrice.

Toujours aussi palpitant.

. L'Amie prodigieuse, 3, celle qui fuit et celle qui reste, Folio.

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L'Amie prodigieuse, 2 :))

7 Mars 2018, 19:09pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

J'ai hésité à mettre trois, ou deux sourires. J'ai finalement opté pour deux, tout en me disant pourtant que je m'étais jetée dedans avec tout autant de passion que dans le premier ; je reconnais simplement tout petits patinements, dans la vie de Lila, mais qui à aucun moment ne m'ont donné envie de lâcher le livre bien au contraire. 

On lui reconnaîtra encore une fois ce talent de nous laisser en "suspens", comme à la fin d'un épisode ou saison d'une série : avec la volonté rageuse de savoir, tous les détails de ce qu'elle a amorcé.

C'est d'autant plus époustouflant, qu'on voit bien que ce récit prend toute son architecture comme vie de la narratrice (on ne se hasardera pas à dire vie de l'auteure, mais évidemment, c'est plausible, vu les circonstances), et qu'une fois encore chaque épisode, chaque anecdote nous sont livrés de la même manière : une phrase d'appel nous donne immédiatement envie de savoir ce qu'elle va nous raconter, et même s'il s'agit d'un petit événement, elle nous aspire dans les entrelacs de sa vie, et nous en voulons toujours plus.

C'est en tout cas ce que je ressens à l'issue de ce tome 2, donc, et donc environ 1200 pages plus tard : je suis soulagée parce que la vie de Lila et d'Elena m'attend encore, elle n'est pas terminée, et tout ces personnages que j'ai vu vivre dans ce quartier peu aisé de Naples, je vais les retrouver, sans doute pour le pire, mais aussi tout simplement à l'échelle d'une vie, de vies et de péripéties de vies.

L'amitié s'est évidemment transformée, la dépendance demeure, mais dans ces quelques années de vie, la concurrence, une concurrence souterraine, habite sans doute les deux protagonistes. 

Alors : je leur ai donné 18 ans à la fin du premier tome, elles étaient en réalité plus jeunes, elles avaient 16 ans, on dira que ce tome aborde donc les cinq années suivantes, pas plus.

Ce qui fait encore une fois son charme incomparable, c'est que la narration n'a rien de linéaire, la narratrice (dont on oublie pas qu'elle a 60 ans), nous livre ces deux histoires selon sa logique, sa mise en perspective, son souhait de raconter ces deux vies enchevêtrées par périodes, et à leur manière.

Je suis encore conquise par cette Amie prodigieuse n°2, la dimension sociale prend encore une fois tout son sens, là par rapport au mariage, aux études supérieures, et elle nous donne à voir comment on chemine, à Naples, sur ces problématiques-là, dans les années 60, et dans un quartier pauvre...

Je vais encore une fois me précipiter sur le tome 3...

. L'Amie prodigieuse 2, Le Nouveau nom, Elena Ferrante, Folio ; 2012 en Italie, 2016 pour la traduction française.

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L'Amie prodigieuse :)))

28 Février 2018, 21:27pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Quand je pars en voyage, j'aime ce moment privilégié de choisir les livres, le livre si c'est un voyage court, qui m'accompagneront(ra). Et quand c'est à l'étranger, ce choix est encore plus précieux, car je sais que je n'aurai pas la solution de me ruer vers une librairie pour en acheter un autre... Alors, pour ce court voyage à Londres, j'avais choisi l'Amie prodigieuse, dont j'avais tant entendu parler, et Elena Ferrante, pour m'accompagner. Que je ne regrette pas ce choix ! Quel bonheur de me dire que ce livre, et ceux qui suivront, me rappeleront mon voyage, et inversement ! Je l'ai donc dévoré. Je le retrouvais comme une gourmandise dans mes temps de pause. Et j'attends avec impatience de me jeter dans le second tome, car l'histoire d'Elena et Lila m'a vraiment capturée. 

Bienvenue à Naples. Quartier populaire. J'appréhendais un récit d'enfance (ça ne vous étonnera pas), c'est bien plus que cela, évidemment. D'autant que la narratrice nous saisit d'emblée, puisqu'elle a quelque soixante ans passés, qu'elle nous dit que celle qu'elle connaît si bien, son amie Lila, a disparu de la circulation, fidèle à son fantasme de le faire un jour, et qu'elle va s'employer à lutter pour qu'elle ne disparaisse pas, et raconter par le menu leurs pas, à elles deux, dans la vie, depuis leurs premiers pas ensemble. C'est à dire depuis qu'elles avaient... 7, 8, 9 ans ? Le premier tome (Delph, je vais penser à toi sur ce coup-là, en ne disant pas jusqu'à quel événement) passe en revue dix ans de leur vie. Autrement dit, jusqu'à leurs 18 ans.

J'ai adoré, comme beaucoup donc semble-t-il, tant ce livre est un phénomène que je comprends maintenant, la vie entremélée de ces deux-là. La riche complexité et à la fois simplicité de leur lien. Le déterminisme de leur milieu, et les actes qu'elles mettent en place, chacune à leur manière, pour s'en dégager. Mais ce livre ne se résume pas, tant la richesse et la densité des liens doit se lire.

Nourrie d'ambivalences. 

C'est superbe et passionnant, et j'attends avec impatience de me plonger dans le second tome pour suivre la suite de leur aventure.

Je rejoins donc Mélanie (pensées pour toi !) qui avait tant aimé ce livre, j'ai mis le temps, mais j'y suis venue au bon moment, je crois :)

. L'amie prodigieuse, Elena Ferrante, Folio, 2011.

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... 527, l'affection

13 Février 2018, 15:59pm

Publié par LaSourisJOne

"Je sais que l'affection ne peut s'exprimer de manière apprise, canalisée, articulée, et je n'ai pas le droit d'en déterminer la forme à la place de quelqu'un d'autre".

Magda SZABO

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Une étrange histoire d'amour

21 Janvier 2018, 20:16pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Je n'ai pas pris autant de plaisir qu'attendu à la lecture de ce livre. 

Je le dirai sans éclat.

Et pourtant, j'ai aimé plonger au coeur de l'histoire du couple Schumann, célèbres musiciens du XIXème. Au plus près de la folie de Robert, et de la détermination de Clara. Dans les pas du jeune Strauss. D'autant que c'était une bonne idée, de raconter cette histoire de son point de vue. Lui, fou d'amour pour Clara depuis le début. Depuis qu'il la rencontra. Enfin, fou, à sa manière, justement. Pas de folie dans tout ça, ou si, puisqu'elle dure toute une vie. Elle est plutôt dévotion. C'est une lettre qu'il envoie à Clara alors qu'elle vient de mourir. Ou il nous raconte la vie du couple célèbre, d'après son point de vue, ainsi que ses rapports avec eux, avec elle ; et il lui dit ce qu'il n'a pas pu lui dire.

C'est intéressant, d'un point de vue historique, parce que j'ai découvert cette folie de Schumann, même les fondements de cette folie sont très intéressants.

Pourtant, je n'ai pas ressenti beaucoup d'émotion.

C'est peut-être l'époque qui est à blamer, plus que le livre ? Nous lui laisserons le bénéfice du doute....

. Une étrange histoire d'amour, Luigi Guarnieri. Actes Sud, février 2017.

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Le club de la petite librairie

8 Janvier 2018, 20:48pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

J'aurais dû davantage me méfier.

C'était prometteur, mais peut-être un peu trop. L'idée de cette jeune femme qui découvre une nouvelle famille à travers les bénévoles d'une petite librairie d'occasion en plein New-York... Bon, en fait, elle m'a agacée, cette fille ! Ce qu'elle finit par accepter à la fin du livre, on le sait depuis le début (même s'il oscille, il oscille) : le type dont elle s'est entichée, le très beau Mitchell est un fieffé con ! Et ça m'a agacé de voir toutes les concessions qu'elle accepte de faire, juste pour le garder, alors que c'est un imbécile, et qui ne l'aime pas une seule seconde, qui veut juste sauver les apparences... Alors soit, ça arrive. Mais encore un livre où on nous montre une ravissante intello, sous la coupe d'un fieffé idiot, beau et plein d'argent, mais qui n'a pas l'once d'un sentiment... Pffff. 

on le sait depuis le début, que ses vraies valeurs, sur lesquelles elle ne doit pas concéder, elles se trouvent au sein de la petite librairie. Mais elle est agaçante, avec son gel hygiénique et sa trop grande candeur.

Et comme c'est pas mer-veil-leu-se-ment écrit, on s'embête un peu, quand même, souvent... 

Bref, j'ai pas été convaincue ! 

. Le club de la petite librairie, Déborah Meyler, février 2014, City Edition.

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