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Le blog de la souris jaune

amour

Maïmaï :)

15 Novembre 2019, 09:50am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Ma bibliothécaire préférée m'a dit quand elle me l'a vu entre les mains : "je l'ai lu comme un petit bonbon".

C'est vrai que ça coule, que ça se lit très légèrement, agréablement, et avec plaisir, alors même que le livre pourrait, si on le racontait de manière factuelle, être tout sauf léger. C'est assez magique de ce point de vue là, la vie se fait, coule, du point de vue d'une idylle amoureuse, et s'écoule bien différemment à partir, ou autour de cela. 

J'ai été surprise par le style, l'écriture directe et efficace. L'utilisation du présent pour la narration, dont je ne suis pas forcément fan... (Aki Shimazaki vit au Québec et écrit directement en français).

Donc Taro, trente ans, artiste, en couple avec une jeune mannequin comme lui, et sourd-muet. Rien n'est présenté comme extra-ordinaire, dans ce roman là, et là encore je trouve que c'est fortement intéressant : ainsi, de façon factuelle Taro est sourd-muet et mannequin.

Il va découvrir pans après pans, un peu de son passé, et de celui de sa mère, mais, au gré des événements...

J'ai aimé la vie telle qu'elle est donnée à voir, au Japon : les familles unies comme une évidence, les générations imbriquées, la grand-mère qui habite naturellement sous le toit du petit-fils... La vie que se vit avec chaleur. Et puis bien sûr, Taro lui-même, et son histoire d'amour qui se modifie...

On découvre une autre culture, où il est de mise d'être sûr du passé de l'amoureux, ou de l'amoureuse, pour accepter une union.....

Et je découvre que ce livre est le cinquième opus d'une pentalogie. Dingue ! Et qu’apparemment les opus se font écho, éclairent un pan ou un autre, et que tout cela constitue une oeuvre saisissante du point de vue de la construction, ce que je veux bien croire ; mais chaque livre se lit et se comprend en soi, seul, ce que je confirme avec celui-ci. J'irai donc, je pense, déguster les autres "bonbons" du paquet, de loin en loin, je pense, avec plaisir ! 

Merci à Delphine pour la découverte.

. Maïmaï, Aki Shimazaki, éd. Actes Sud, 2018.

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Le Maître des paons :)))

29 Octobre 2019, 09:45am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Prix Goncourt des lycéens 1997.

Ce livre est splendide.

On pourrait presque imaginer ce livre autobiographique, livré par un narrateur, Sacha Malinoff, d'un certain âge atteint par une cécité précoce, et qui confie l'écriture de ce roman sous la dictée à une personne qu'il salue au début du livre ; le temps de la narration correspond à 1996-97. 

J'aime les circonvolutions du récit, habiles et élégantes telles celles qui entourent l'ocelle de la plume de paon.

Le récit débute alors que le narrateur était étudiant, à Montpellier, et qu'il rencontre en même temps qu'il est en cours avec un professeur très marquant et non insignifiant dans le récit (le professeur Pontécordo), Cynthia. Autour de Cynthia... il y aura son père, son frère, et cette propriété, le Mas des Paons. Dont le narrateur va nous livrer l'histoire, au fil de sa fascination, de ses recherches et de la logique de son histoire. Ah, que j'ai aimé ces entrelacs ! Rencontrer Salem, Nino, etc. J'ai aimé tout autant l'écriture, les réflexions qui l'accompagnent, le recul sur la vie, une vie qui s'est écoulée... Un amour, une trajectoire.

Le Maître des paons est donc cet homme qui ne quitte plus son domaine et peint des paons, encore, toujours... Mais pourquoi ? Quelle superbe histoire que celle-ci...

Je pense que j'achèterai un jour ce livre que j'ai emprunté, pour pouvoir le relire et le déguster une seconde fois.

Médiathèque de Saint-Malo.

. Le Maître des paons, Jean-Pierre Milovanoff, éd. Juliard, 1997.

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La vie secrète de Violet Grant :)

21 Octobre 2019, 10:16am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Il faut sans doute imaginer un "mix" entre un roman de Maria Duenas, de Victoria Hislop et un roman de chick litt. 

Deux histoires s'entrecroisent, celle de Vivian en 1964 et celle de Violet en 1910. Je pense qu'il y a de l'incrédulité possible quant à ces deux personnages et leur époque ; l'humour de Violet est par ailleurs très piquant, très anticonformiste... Attachant, très attachant, même si cela n'aide pas à rendre crédible le personnage, et c'est, j'imagine, ce qui m'a fait penser à la chick litt. 

Cependant, on plonge quand même, et on décide de ne pas être trop tatillon sur les détails, les rouages, ce qui fait qu'on pourrait y croire...

Bon, cette Vivian fait ses armes dans un gros journal américain, Metropolitan, et reçoit un jour une valise à son domicile qui s'avère être celle.. d'une grand-tante, disparue dans la nature, depuis quelques décennies. C'est un homme magnifique, médecin, qui attend à la poste en même temps qu'elle, qui l'aide à ramener sa valise chez elle... Aussi beau que Paul Newman...

Bon, on découvre petit à petit l'histoire de Violet, cette jeune scientifique timorée, et de son Dr Grant, dans le sillage d'un certain Albert Einstein... 

Je n'en dis pas plus. 

C'est très romanesque, pas forcément très crédible, mais on prend !

. La vie secrète de Violet Grant, Beatriz Williams, 2014 (Etats-Unis) ; 2016 chez Belfond pour la traduction française.

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Séduire Isabelle A :))

29 Septembre 2019, 22:15pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Plaisant.

Et moins léger et foutraque qu'il n'y paraît.

Donc Pierre tombe amoureux d'Isabelle, éperdu, mais il comprend que pour aller plus loin il lui faut connaître et apprécier sa famille... Pas une mince affaire, au vu de la première soirée en leur compagnie, puisqu'ils sont tous plus loufoques les uns que les autres...

Evidemment, c'est la question de la normalité, qu'on va être obligé d'aborder, ici, mais pas seulement... Que veut-on ? Ceux-là ont peut-être compris ce qu'était que le véritable attachement ? Aimer sans à priori ? Ils ont peut-être compris le sens de la vie, ou senti le sens de la vie, au sens où il vaut peut-être mieux vivre, vraiment, sans faux-semblants, puisqu'on en a qu'une, de vie ?

Cela ressemble à la leçon de ce livre, avec tous les excès, qu'on aime, finalement, même s'ils font parfois sourire ou peuvent fatiguer, de ce livre...

J'ai aimé...

Bibliothèque de Lanvallay.

. Séduire Isabelle A., Sophie Bassignac, éd. JC Lattès, 2016.

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Un vertige :)

25 Septembre 2019, 22:35pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Je ne crois pas avoir encore lu Hélène Gestern, pas faute qu'on m'en parle, pourtant. Je n'étais pas encore entrée dans un de ses livres.

Celui-ci m'a plu. 

Il y est question d'une rupture, d'un amour fort, passionnel, et d'un après... La narratrice s'attache à décrypter, à comprendre chaque aspect, chaque affect lié à cette relation.

C'est intime, fouillé, intéressant ; cela fait évidemment penser à Annie Ernaux à ses sujets de prédilection, la littérature du "moi", de soi...

Je n'aime pas toujours cette littérature nombriliste, mais là puisque l'analyse est poussée et qu'on n'est pas seulement dans le descriptif des faits, ça m'a plu.

Médiathèque de Saint-Malo.

. Un vertige, une séparation, Hélène Gestern, éd. Arléa, 2017.

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A la lumière du petit matin :))

19 Septembre 2019, 21:48pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Décidemment, je suis toujours aussi fan des romans d'Agnès Martin-Lugand. Cela faisait un moment que je n'en avais pas lu un, je constate que le charme opère toujours, j'ai aimé celui-ci autant que son second, Entre mes doigts le bonheur se faufile.

En fait, il n'y a que ses titres, que je n'aime pas ! Et certains tics de langue, m'enfin, vraiment, sinon, je suis très fan. 

J'ai aimé, là, suivre le personnage d'Hortense, bien en apparence dans sa vie de prof de danse à Paris, à priori attachée à Aymeric, homme marié... Qu'on ne manque pas de trouver très vite odieux. L'auteure parvient très bien à nous le faire ressentir, et cette distorsion avec le ressenti, dupe, d'Hortense... Et puis sa maison familiale, en Provence... Qu'elle a gardée, après le décès traumatisant de ses parents... Une entorse va faire basculer sa vie, au sens premier du terme. Une entorse qui va l'obliger à repenser toute sa vie, et...

Vraiment, vraiment bien.

. A la lumière du petit matin, Agnès Martin-Lugand, Michel Lafon, 2018.

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La femme qui dit non :))

16 Septembre 2019, 12:52pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

C'est sans doute ce titre qui m'a fait emprunter ce livre, par hasard, et finalement c'est ce que j'aime le moins, pour le trouver très très peu approprié à cette histoire.

Histoire que j'ai dévorée.

C'est le récit d'une femme, dont elle nous dit d'elle qu'elle est âgée de plus de 80 ans. Le récit de sa vie, extraordinairement vivant et haut en couleur. C'est enlevé, pour le moins, souvent piquant, provocateur, non conformiste... Tout commence en 1938, où celle-ci, Marge de son prénom, jeune Anglaise alors de 17 ans, arrive avec son père, en bateau, sur l'île aux Moines. Les deux sont deux navigateurs nés. Ils arrivent à l'île aux Moines, et rencontrent deux jeunes gens, Mathias, et Blaise, différents dans leurs genres, mais très proches, et qui vont instantanément faire fondre la narratrice... Elle épousera l'un, mais... l'autre jouera un rôle non moins important dans sa vie. Vie vécue avec beaucoup de pragmatisme, et plus d'appétit, d'envie de vivre que d'état d'âmes. La France sous l'Occupation, la Résistance, la Bretagne, l'attachement à la Bretagne, la politique de 38 à 1970 va être aussi raconté par cette femme qui n'envoie pas dire ce qu'elle a à dire...

J'ai vraiment adoré tant l'histoire que les personnages, ainsi que la manière dont nous est livrée cette histoire. Tellement loin de l'ennui !

Bibliothèque de Lanvallay.

. La femme qui dit non, Gilles MARTIN-CHAUFFIER, éd. Grasset. 2014.

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Retour à Budapest :))

12 Septembre 2019, 12:34pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Découvert par hasard, je ne regrette pas.

C'est un roman léger parfait pour une fin d'été. Enfin, sans doute est-ce ce que j'ai ressenti après la pesanteur du Clou !

Histoire, à l'Est. Avec des retours en arrière réguliers dans le passé, amoureux, de la narratrice.

Astrid a environ 42 ans quand son fiancé du moment, Paul, journaliste radio, l'emmène sur les traces de son passé, qu'il veut connaître. Astrid à contrecoeur voient jaillir les souvenirs. Sans pathos. Dans son histoire en tout cas, un homme : Julius. Elle en est tombée amoureuse à 17 ans, et ils n'ont cessé de se trouver, de se perdre, de se retrouver... Que fait-on d'un amour comme celui-ci, lorsqu'on nous le remet dans les pattes vingt ans après ? Car, là ils vont, Paul et Astrid, ils vont tomber sur Julius et sur son frère, Sasha... 

Histoire réaliste d'un amour passé confronté au réel ; 

avec un fond historique, une toile de fond quotidienne : celle de la RDA et de la RFA, la part de liberté individuelle volée par le parti, la non-liberté de circulation à l'époque et avant la chute du mur, le rapport complexe des Allemands de l'Est à leur terre, ou à l'ouest... 

J'ai beaucoup aimé cette part du livre, aussi.

Une balade entre Allemagne et Hongrie très plaisante, digeste, légère...

Bibliothèque de Lanvallay.

. Retour à Budapest, Grégor Sander, éd. Quidam. 2014 édition originale ; traduit de l'allemand, 2019.

 

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L'or du bout du monde :))

29 Août 2019, 19:25pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

J'ai pris beaucoup de plaisir à la lecture de ce livre. Certes, parfois, je me suis laissé perdre dans les entrelacs familiaux du passé, mais cela n'a pas gêné ma lecture.

Ainsi, l'auteur nous entraîne dans la première moitié du XIXe siècle, en Australie. En lien avec la Cornouailles, et la quête de l'or, aux alentours de 1850, qui tourna la tête de beaucoup... Plusieurs histoires se croisent, et on s'attache à toutes. Sur fond d'attachement à une grand-mère du passé, que l'on rencontre et qu'on aime au début du roman...

Il y a Jessie, la jeune fille qui décide d'aller enseigner en plein bush, et dont le chemin se forge, forte de cette décision ; entre le pasteur austère et la gouvernante prévenante... La famille, les deux frères, l'un en Cornouailles, l'autre à Sydney, leurs retrouvailles, et ce qui en naît ; le couple qui part créer leur foyer, leur ferme, et qui rencontre une jeune aborigène, qu'elle décide de prendre sous son aile... Aborigène marquée par la vie, et l'époque : le racisme, le mépris pour ces peuples sont largement donnés à voir aussi, le destin de Kumali à laquelle on s'est attachée tellement poignant... (pour ne pas vous en dire plus)...

Avec l'histoire d'une montre, d'une belle montre en or, qui relie le passé au présent, Tahiti et l'Australie...

Vraiment une très agréable lecture, un roman dans lequel on a plaisir à se plonger, plaisir que je dois à Delph, mille mercis, grande réussite !!

. L'or du bout du monde, Tamara Mc Kinley, 2015.

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Demain à Santa Cécilia :))

8 Août 2019, 10:02am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Je gardais un très très bon souvenir du premier roman de cette auteure, L'Espionne de Tanger. Je m'étais dit qu'un jour j'en tenterais un autre (je crois qu'elle n'en n'a pas écrit tant que cela). Chose faite, et plaisir renouvelé, valeur sûre pour moi, donc, sans doute du même ordre que Victoria Hislop que cette Maria Duenas. 

Ici, une femme de 45 ans, Blanca. Bon, début pour lequel on ravale ses critiques tant il paraît cliché, mais tant pis : Son mari vient de la quitter pour une jeunette de 20 ans. Ses deux fils sont grands. Cette universitaire de très bon niveau ne s'en remet pas. Aussi, quand elle apprend d'un de ses fils insouciant que leur père va avoir un bébé, ce bébé qu'elle aurait elle-même voulu, ni une ni deux, elle ne réfléchit pas et sollicite une mission ailleurs, en lien avec l'université. En une semaine on lui trouve une tâche pour laquelle elle est acceptée puisque sur-qualifiée : elle quitte Madrid et part en Californie, sans trop bien savoir ce qui l'attend là-bas, pour une mission de trois mois.

Commence alors une reconstruction, et à ce titre passionnante, qui fait un peu penser à ce qu'on aime chez Douglas Kennedy. Appartement spartiate, travail qu'elle découvre, relations sociales à recréer, blues à maîtriser... Son travail consiste à faire du tri dans des documents ayant appartenu à un universitaire qui en fit legs il y a trentre ans à l'université en question... Elle va finir par se passionner par la tache, après avoir appris à connaître l'homme (décédé) un peu, à travers ce qu'elle en lit, et ce qu'on lui en raconte.

Par ailleurs, autour d'elle se crée un petit réseau d'amis sûrs... Rebecca, simple mais là, le directeur de l'université Luis Zarate et un certain Daniel Carter... Des relations qui vont se densifier, surprendre, risquer de décevoir, mais donner à comprendre qu'on fait ce qu'on peut avec son passé, pour avancer...

J'ai beaucoup aimé, encore une fois. Un vrai plaisir de lecture.

Médiathèque de Saint-Malo.

. Demain à Santa Cecilia, Maria Duenas, traduit de l'espagnol. Paru en 2012, "Mission Ovildo", paru en France en 2014, éd. Robert Laffont.

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