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Le blog de la souris jaune

amour

Chien-loup :))

11 Mars 2020, 16:09pm

Publié par LaSourisJOne

Roman. 

Ce livre, je l'ai dévoré pour une bonne partie. Et puis j'ai trouvé, aux alentours de la page 350, qu'il tournait un peu en rond... J'aime quand cet auteur me raconte ses histoires, moins quand il théorise. Aussi, j'ai peiné un peu lorsqu'il s'est mis en tête de me démontrer que l'homme qui mange de la viande est un loup pour l'homme... Cependant : ça n'enlève pas grand chose à mon enthousiasme pour ce livre. Même si je le trouve un peu délayé, et que tout est un peu téléphoné (ah ah, pour un livre qui parle d'un lieu où rien ne capte !!), y compris les deux histoires enchâssées... Cependant, j'ai aimé.

Aimé ces deux histoires. Celle d'août 2017, et celle de 1914 et 1915 au même endroit. En 2017 Lise loue une maison dans un endroit perdu pour trois semaines de vacances avec son mari, très très connecté... Alors le couple arrive, la panique le prend, il est véritablement très bien donné à voir avec son impossibilité à être déconnecté, sans portable, etc. Et puis, le miracle de la nature fait son oeuvre, et plus même... La nature, et puis un mystérieux chien, un chien-loup qui passe son temps avec le couple... J'ai aimé ce chien, la manière dont il est dépeint, fidèlement à ce qu'il doit être, entre l'attachement du chien et l'indépendance du loup...

Et puis il y a l'autre histoire, celle du dompteur allemand qui prend refuge avec ses tigres et lions au sommet d'Orcières, ce même sommet, alors que la guerre fait rage... Les femmes contraintes de vivre alors que les hommes s'entretuent... Joséphine... 

Alors la question de la sauvagerie, bien sûr. Celle du monde moderne et de ses dérives, vue par un passionné par son métier, un producteur de films (à l'ancienne !) ; De quel côté est-elle, la sauvagerie ? Retrouver sa part animale ; se rapprocher de la nature mais jusqu'où ; la question de la déconnexion évidemment ; et évidemment la question du désir, aussi, y compris pour quelque chose d'effrayant...

Bon, j'ai beaucoup aimé ce livre. Et tant pis si je l'ai trouvé parfois trop long, trop délayé, trop bavard, car il est sacrément habile cependant à nous emporter !

Merci à Sandrine pour la recommandation, c'est grâce à toi Sandrine que j'avais envie de le lire, ce livre !

. Chien-loup, Serge Joncour, éd. Flammarion, rentrée 2018.

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Les femmes du braconnier :(

25 Février 2020, 21:00pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Parfois, on ne sait pas pourquoi on poursuit. Mais on poursuit.

Ces temps-ci, étant donnés les livres qui me tombent des mains, c'est déjà pas si mal... M'enfin, si je suis honnête, je me suis ennuyée. La mythologie et les symboles ne font pas une histoire passionnante, ne puis-je m'empêcher de me dire... Même s'il devait y avoir une musique, pour que je sois allée au bout, et c'est déjà pas si mal... Mais je n'ai aimé aucun des personnages. Je n'ai pas aimé l'histoire. J'ai aimé la narration multiple, à de très nombreuses voix... Je n'ai pas aimé le propos, je n'ai pas aimé le titre... 

Les bêtes, en tout cas, ici s’entremêlent aux humains, et l'on comprend que perdre de son animalité peut faire perdre son amour... Soudain on sombre dans l'ennui... 

Soit. Un sursaut d’intérêt...

. Les femmes du braconnier, Claude Pujade-Renaud, éd Actes Sud, 2010.

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Fuki-no-tô :)

3 Février 2020, 19:53pm

Publié par LaSourisJOne

Roman. 

Petite respiration, avec cette auteure qui parvient à faire que je ne lâche pas ses livres, comme avec Maïmaï... Un style sec, sans gras, simple, dont je ne suis pas forcément fan mais qui fonctionne bien et emporte, il faut le reconnaître. Et puis le jeu toujours, autour de l'identité de ses personnages et de leur nom ; ici, Fukito, la jeune femme rencontrée au lycée, est tout entière incluse dans ce titre "Fuki-no-to", qui désigne le lieu où l'héroïne, Atsuko, fait pousser des fuki, bambous, une plante spécifique... Délicatesse des sentiments, délicatesse des personnages, c'est sans doute cela aussi que j'aime trouver chez cette auteure.

Ici... une famille, celle d'Atsuko, qui vit à la campagne, puisqu'elle a choisi de reprendre la ferme de son père. Deux enfants. Un mari urbain mais qui l'a suivie, après sa liaison avec une maîtresse, parce que, découvert, il ne voulait pas perdre sa famille. Et puis... Atsuko a besoin d'une employée, et sans le savoir elle va embaucher... Fukito, celle de son adolescence. A l'époque, les sentiments ne sont pas affirmés, compliqués par la société ; chacune fait sa vie ; mais elles se retrouvent et découvrent la force de leurs sentiments...

Comment les vivre dans une société très intolérante à l'homosexualité ? 

C'est un récit court, pur, très beau.

. Fuki-no-tô, Aki Shimazaki, éd. Actes Sud, 2017.

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Adam et Cassandra :)

4 Janvier 2020, 17:39pm

Publié par LaSourisJOne

Roman. 

Je n'avais pas souvenir d'avoir lu cette auteure avant.

J'ai trouvé ce livre savoureux ! Tout en retenue anglaise, avec l'ironie, l'ennui d'une société polissée qui couvent sous chaque geste quotidien, en chaque conversation...

Je m'en suis délectée, j'ai souvent souri.

Donc, donc : c'est l'histoire d'une petite communauté anglaise, dans une région un peu reculée ; on y fait preuve de bonnes manières affectées, on s'invite les uns chez les autres mais on traque les petites histoires, les petits cancans ! 

Cassandra est mariée avec Adam. C'est elle la maîtresse de maison, dévouée, car elle a épousé Adam il y a cinq ans, un écrivain. Hi hi un écrivain prétencieux, flemmard, qui se repose tellement sur sa Cassandra, mais il est tout auréolé de la perception qu'en a Cassandra... Cependant, elle ne le trouve guère assez amoureux, et il l'ennuie un peu, mais o grands dieux comment l'assumer ? En tout cas, après s'être fait assidument courtiser (c'est drôle, ça aussi, cette cour et la manière dont elle est racontée), effrayée, elle décide que la meilleure manière de réveiller Adam c'est de partir en vacances... seule ! Les péripéties commencent.

Vous l'aurez compris, j'ai beaucoup aimé ce livre  !

. Adam et Cassandra, Barbara Pym, traduit de l'anglais, Bibliothèque étrangère Rivages, 1990. 

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Une bouteille à la mer

29 Décembre 2019, 09:44am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

J'avais déjà lu Nicholas Sparks, je savais donc à peu près à quoi m'en tenir (Le porte-bonheur) ; Il est probable que si je n'avais pas été à l'étranger avec cette seule lecture, j'aurais abandonné ce livre à sa première partie. 

Première partie que j'ai trouvée : mièvre, bourrée de clichés en tout genre, notamment sur les codes de séduction, les hommes et femmes, le cadre idyllique de la Caroline du Sud renforce tout ça, bref, de quoi lâcher le bouquin à coup sûr.

Je n'ai eu d'autre choix que de le poursuivre, donc ; la seconde partie se poursuit dans la même veine, mais... éveille un intérêt dans son déroulement. Qui n'est pas celui qu'on attend de ce genre de bleuet sentimental (oh, pardon, c'est pas sympa pour Nicholas Sparks qui est le maître des histoires romantiques, isnt-it ?) ; déchirante, mais intéressante et poussant à réfléchir : jusqu'à quel point peut-on laisser le passé envahir et gâcher sa vie ? Parfois, il peut être trop tard et on ne vit pas ce qu'on devrait vivre, on se prive d'autre chose, d'autres belles choses... 

Bref, l'histoire, quand même : Theressa est une femme (âgée, déjà 36 ans, ouaff, ouaf, ouaf, Nicholas Sparks !!) qui écrit des chroniques pour un journal, et élève seule son fils de 12 ans. Son mec l'a trompée il y a trois ans, et ils se sont quittés, elle panse encore ses plaies. Un jour sur la plage, elle trouve une bouteille, avec... une lettre, d'amour, destinée à une certaine Catherine, signée d'un certain Garett, dedans... La lettre la touche pour son amour inconditionnel, éternel... D'autant qu'elle comprend que cette Catherine n'est sans doute plus, elle est sans doute décédée... Je vous passe les détails, mais... Théresa va avoir envie de retrouver ce Garrett... La fin de l'histoire n'est pas celle qu'on aurait pu imaginer pour un tel livre, elle est déchirante, mais heureusement, je pense qu'elle sauve le livre.

. Une bouteille à la mer, Nicholas Sparks, 1998.

 

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Le Diable au corps

27 Décembre 2019, 13:38pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Je suis obligée de contextualiser un peu ce roman, avant d'en parler. Rappeler que ce livre a été écrit par un tout jeune homme, qui avait moins de 20 ans, puisqu'il est mort à 20 ans ; son Diable au corps est paru d'ailleurs l'année de sa mort en 1923. 

J'imagine que c'est ce qui fait les limites que j'y ai vues, de mon vieil âge... J'imagine que les phrases à l'emporte-pièce sur la vie prononcées par un tout jeune homme m'ont parfois un peu agacée, et en même temps me fustigeant de m'agacer... 

Je n'ai pas vu d'amour dans cette histoire qui est sensée être une histoire d'amour, et là encore je me fustige... 

Mais aujourd'hui je peux dire : est-ce l'amour, que de souhaiter tout et son contraire juste pour posséder l'autre ? Quitte à engendrer son malheur ? Aujourd'hui je réponds non... Aussi, c'est une passion, certes... Donc, les personnages m'ont agacée, et là encore, je m'en veux de dire cela ! Car évidemment, ce récit interroge...

Donc, c'est l'histoire de la relation (je n'ose dire histoire d'amour) entre le narrateur, 16 ans, et une jeune fille, 18 ans, qu'il rencontre un dimanche familial... Il ne s'en éprend pas ; il trouve un objet qui tombe à propos pour accaparer ses sens et son esprit, à son âge si jeune, me semble-t-il... Elle se laisse prendre, ou se laisse emporter par l'histoire. Tout cela cause bien des dégats, pour deux personnes qui n'en sont guère heureux... 

Je n'ai pas retrouvé, je ne crois pas, tout ce que j'ai tant aimé dans Manon Lescaut ou l'Adolphe de Benjamin Constant, dont les sujets sont pourtant approchants...

Je ne regrette pas cette découverte, ou re-découverte je ne me souviens plus, cependant, bien évidemment, car Radiguet fait partie de l'histoire de la littérature !

. Le diable au corps, Raymond Radiguet, 1923.

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Balzac et la Petite Tailleuse chinoise :)

19 Décembre 2019, 20:19pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

J'ai beaucoup aimé cette plongée au coeur d'une période historique de la Chine que je ne connaissais pas, les années 70. Terrifiante découverte, sous Mao : les jeunes gens de la ville sont envoyés à la campagne, parfois à vie, pour "rééducation". Ils font souvent de rudes travaux des champs, et tous livres autres que ceux liés à Mao sont interdits... 

Ici, les deux protagonistes qu'on voit évoluer sont épris de lettres, s'accommodent de leur vie rurale, montagnarde, très dure parce qu'ils n'ont pas le choix, mais rêvent aussi de littérature... Touchant récit sur le pouvoir des mots, et de la fiction... Ainsi, les jeunes gens qui ont le don de raconter les histoires à partir de livres qu'ils ont lu, ou de films qu'ils ont vus, seront parfois dispensés de travaux en échange de leur narration... Top. L'auteur a voulu nous donner tout son aspect possible : ainsi le pouvoir des mots tourne la tête, ou alors... donne une liberté qu'on prend, quitte à ce que ce soit au détriment des gens qui nous aiment ? 

J'ai aussi énormément aimé la narration de ce récit, j'adore voir ou imaginer un narrateur ultérieur aux faits, ce qui donne au récit une telle densité...

Un beau roman et un précieux plaisir de lecture.

. Balzac et la Petite Tailleuse chinoise, Dai Sijie, éd. Gallimard, 2000.

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Les déracinés :))

14 Décembre 2019, 12:45pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Ah, le bonheur, de se plonger dans un roman-fleuve, dans une grande fresque historico-familiale qui nous tient accrochée au destin de ses personnages tout au long de ses 600 pages... 

Prendre le temps de le lire à petites goulées, délicieusement le retrouver chaque jour...

J'ai donc beaucoup aimé cette trentaine d'années passées aux côtés de Wilhem et d'Almah. Des années 30 à Vienne, aux années 60 en République dominicaine... De la douleur des années 30 pour ces jeunes gens qui voient soudain la désignation se pointer sur eux, découvrant soudain leur judéité à travers l'intolérance des autres... Alors il y a ceux qu'on aime, ceux qu'on laisse, les choix déchirants qu'on doit faire... Rester, quand tout crie de partir ? Partir et laisser derrière soi ses racines, ses parents ? 

On s'attache beaucoup à ces personnages, à leur humanité. Leur force de vie...

Un profond plaisir de lecture.

Un merci chaleureux à Nicole pour sa recommandation.

. Les déracinés, Catherine Bardon, éd. Les Escales Domaine français, janvier 2017

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L'hiver d'un égoïste et le printemps qui suivit :))

25 Novembre 2019, 22:18pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Je crois que cet auteur va me devenir particulièrement cher, et que j'aime énormément ce qu'il écrit. Les histoires qu'il raconte, son style. Le détachement feint de ses personnages, leur ironie pour supporter, sa façon de tisser le passé avec les histoires qu'il raconte...

Après Le Maître des paons, donc, dont j'ai raffolé, ce livre, beaucoup plus récent. Et que j'ai encore une fois beaucoup aimé.

Des similitudes...

Le narrateur est un enseignant, Misha Miriaki, passionné par le Japon, ayant grandi dans le sud de la France et vécu au Japon. Il revient s'installer dans sa région d'origine, aux abords de Nîmes, tisse malgré sa distance, des liens avec un voisinage bigarré et attachant, enseigne et tombe amoureux, un amour douloureux...

Là encore, liens familiaux ; là encore une soeur et son frère, constitue l'entourage amoureux du narrateur... Là encore un autre homme, dans le sillage de celle dont il s'entiche.

Je vous recommande vivement cet auteur. Hâte de découvrir ses autres livres.

Médiathèque de Saint-Malo.

. L'hiver d'un égoïste et le printemps qui suivit, Jean-Pierre Milovanoff, éd. Grasset, 2012.

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De l'autre côté de l'été :))

24 Novembre 2019, 09:32am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Ce livre se dévore sans qu'on ait envie de le lâcher.

La narratrice a la cinquantaine. Cinquante-huit en réalité. Elle vit avec sa fille, odieuse jeune femme capricieuse... Son mari est pari quelques mois auparavant, un mari qu'elle avait soin de choisir pour que leur histoire ne donne rien de similaire aux histoires de sa mère... Elle déjeune régulièrement avec ses deux amies, comme un rituel désagréable... Voila pour le contexte. Un jour, au restaurant, on ne sait pas bien alors ce qui se passe dans sa tête, mais elle tombe en fascination pour un jeune homme, le serveur. Et... alors que c'est loin d'être dans sa nature... elle va l'aborder et lui demander de venir, moyennant finances passer un an chez elle. !

Je vais essayer de ne pas vous en dire plus, même si c'est évidemment tentant ! C'est bien raconté, et psychologiquement très intéressant. Il y est bien sûr question des âges de la vie, de la séduction, mais aussi je trouve du fait de se trouver un jour, quelque soit la manière, d'être soi.

J'ai dévoré ce livre trouvé par hasard dans une cabane à livres, sans connaître l'autrice.

On s'attache vraiment aux personnages qui pourraient sembler réels tant ils sont véritablement bien campés.

. De l'autre côté de l'été, Audrey Diwan, éd. Flammarion, 2009 ; Livre de Poche.

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