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Le blog de la souris jaune

... 480

30 Avril 2017, 11:58am

Publié par LaSourisJOne

"C'est incroyable comme une petite phrase peut déclencher une multitude d'autres phrases".

Valérie ZENATTI

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... 479

19 Avril 2017, 08:50am

Publié par LaSourisJOne

"C'est à l'ombre que s'épanouissent certaines douleurs. C'est dans le silence que fleurissent ces obsessions qui deviennent le moteur et le tracé de nos existences".

Léonora MIANO

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Un peu d'air frais :))

18 Avril 2017, 21:04pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Roman publié en 1939 par George Orwell.

L'histoire introspective d'un anti-héros, middle class, vivant en Angleterre, qui travaille, est marié, a deux enfants. Ca commence par une histoire de dentier : il n'a que 45 ans environ, mais il a un dentier, et il nous explique pourquoi même si ce n'est pas glorieux, ce n'est sans doute pas si mal. Et puis de fil en aiguille, de sourire en sourire, et de réflexion en réflexion, on accompagne ce personnage principal dans sa re-visitation du passé comme une ultime transgression. Alors voila. Il travaille. Il a un peu d'argent de côté. Il est harassé par sa femme, Hilda, dont il ne songe pas à remettre en cause l'existence à ses côtés ; harassé par ses mioches ; et il va soudain s'autoriser l'ultime transgression : partir une semaine, en mentant, dans le village où il a grandi.

J'aime énormément, du point de vue de la destinée du personnage, cette thématique de l'emprisonnement volontaire, et la manière que le personnage principal a de se percer une trouée dans cette chappe dont il est institué qu'on ne s'échappe pas. On sent que l'auteur a pris un plaisir jubilatoire et presque fasciné à dépeindre les misérables toutes petites personnes, pétries de mesquinerie, que sont la femme et les amies de la femme du personnage principal. 

D'un point de vue plus large, le personnage nous raconte son passé avant la première guerre, la première guerre mondiale, et puis maintenant. Ses analyses, comparaisons, sont fulgurantes de bon sens, et tellement visionnaires... Ca résonne tellement, pour nous qui vivons au XXIème siècle, et qui lisons ces pages qui opposent ces deux époques, la seconde étant tellement proche de celle qu'il décrit... Et puis il y a ce qu'il sent, la guerre qui vient, selon lui pour 1941... Hitler, le danger à craindre... Ca paraît tellement visionnaire... Ca se lit comme une balade intelligente, introspective, dépaysante, enlevée, au fil du siècle. Vraiment vraiment réjouissant.

C'est à Claude que je dois cette lecture. Merci !

. Un peu d'air frais, George Orwell, 1939 ; traduction française : 1983 ; éd. 10/18. 

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... 478

15 Avril 2017, 15:44pm

Publié par LaSourisJOne

"C'est précisément dans une époque tranquille, quand la civilisation semble solide sur ses bases, solide comme un éléphant, que des choses comme la vie future n'ont guère d'importance".

George ORWELL

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... 477

15 Avril 2017, 15:11pm

Publié par LaSourisJOne

"Comme tout le monde j'ai cherché du boulot, j'ai eu un boulot et le boulot m'a eu".

George ORWELL

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... 476

12 Avril 2017, 08:22am

Publié par LaSourisJOne

"Dans peut-être une maison sur cinquante un esprit libertaire, qui probablement finira à l'hospice, a peint sa porte d'entrée en bleu au lieu de la peindre en vert".

George ORWELL

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Sous la vague :)

2 Avril 2017, 10:33am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Bon. Un sourire d'appréciation pour le léger et constant plaisir que ce livre m'a procuré à sa lecture. 

En fait, ce livre m'a fait penser à 'Complètement crâmé', de Legardinier. Le mélange des générations, le personnage principal bougon et 'sous la vague, la ruche qui gravite autour de lui, ruche discordante où chacun se révèle et se rencontre parce que le chef d'orchestre écrivain nous veut du bien et signe une jolie partition. Un livre où on est bien, parce qu'on sait que c'est pas au détour d'une page qu'on aura un vrai coup de Trafalgar. Ce coup-là, s'il est dans le livre, n'est là que pour engendrer des effets et la transformation du personnage. 

Mais de transformation réelle, de réflexion, d'analyse, on n'est pas là pour ça. 

Alors on aura juste le plaisir de voir vivre ensemble ce Bertrand Berger-Lafitte, descendant et patron d'une firme de Cognac en Charente. Son ex-femme. Sa fille Olivia, écervelée enfant de riche. Qui bien sûr, va enfanter avec une jeune 'rouge'. Oui, bon, j'essaie de ne pas trop en dire... ! Eddy, le chauffeur, a son mystère, et l'épaisseur possible qu'on aime... Seulement, il va la garder, vous comprendrez. Moi, cette part de mystère non révélée m'a plutôt énervée, mais en même temps, je me dis : allez, nous dessiner un personnage qui part avec, c'était ma foi plutôt pas mal, fallait oser. 

Le faon, aussi, est une figure récurrente qui donne sa part de mélancolie, de retour en soi au roman. A quoi rattache t-il notre héros ? Son passé ? Son enfance ? Sa part de fragilité, en tout cas. Et aussi sa part de vérité, la partie de lui, éloignée de la raison proche de l'instinct de survie, de protection, d'amour...

J'ai aussi aimé que le spleen (dont on ne sait pas grand chose finalement quant à son émergence, mais peut-on toujours savoir ?) qui vient pour Bertrand soit mis en parallèle avec le tsunami et la culture japonaise (les Japonais étaient les clients choisis par Bertrand) ; cela aura pu être tissé en filigrane davantage encore. 

Médiathèque de Saint-Malo.

. Sous la vague, Anne Percin, septembre 2016, Ed du Rouergue, La brune.

 

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