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Le blog de la souris jaune

:) :( Les tribulations d'une caissière

31 Août 2008, 22:09pm

Publié par la souris jaune

On m'en avait dit, j'en avais lu, le plus grand bien. Je dois avouer que je m'attendais à mieux.
Ca se lit très vite. En quelques heures, vous aurez raison de ce livre de près de deux cent pages écrit très gros. Le livre ne se départit pas d'une bonne dose d'humour. Bon. Maintenant, ce que vous en garderez ? Le livre est une succession d'anecdotes, et de ressentis (pas très approfondis) d'une caissière (par accident). Enfin, si le "par accident" peut encore avoir un sens dans ce monde où on devient, professionnellement, ce que l'on peut, et non plus (ou difficilement) ce que l'on veut. Toutes ses situations qu'elle vous raconte, vous les connaissez déjà, ou presque. En tous cas pour tout ce qui se rapporte au client. Quant au quotidien de "l'hôtesse de caisse", il est aussi fidèle à ce que vous imaginiez. Assez terrible condition, quand même, il faut bien le dire. Quant au titre, il paraît assez mal choisi : c'est plus un carnet de bord d'une caissière, de tribulations, point !

. Les tribulations d'une caissière, Anna Sam, éd. Stock.

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:( J'étais derrière toi

28 Août 2008, 19:16pm

Publié par la souris jaune

C'est mal écrit. Vraiment, c'est la première phrase qui me vienne à l'esprit à propos de ce livre... C'est d'ailleurs très embêtant, parce que j'aimerais bien m'arrêter là, comme pour tout livre écrit "à la truelle" (et il y en a...). Mais... pas de bol ! j'ai trouvé un intérêt au récit.... Alors c'est très gênant. Car comment mettre d'un côté le style, aux orties, et de l'autre, le propos ? L'un ne va pas sans l'autre, non ? D'un côté l'écriture, donc, relachée, terriblement relachée, truffée d'interjections, d'interrogations familières, de "je te passe" agaçants... Il faut vous dire en effet que tout le propos est adressé à quelqu'un ; autrement dit, le narrateur raconte son histoire en disant "je" à un "tu". Evidemment, on s'attend à ce qu'on nous délivre enfin l'identité de ce mystérieux interlocuteur à cause duquel on subit ce texte. On espère une idée géniale, une trouvaille qui rattrappe le bouquin... Point ! Donc, je vous le dis, on ne saura pas à qui s'adresse le récit. Je n'ose pas imaginer que ce "tu" nous étais destiné, à nous lecteur, ou alors, autant le dire tout de suite : c'est très désagréable qu'on s'adresse à nous comme si on était attablé au même comptoir d'un café. Et c'est ça qui horripile : difficile de ne pas trouver l'auteur fainéant, et finalement peu respectueux de son lecteur, pour utliser un tel subterfuge (je m'adresse à quelqu'un donc je peux utiliser les tournures orales) pour légitimer le fait de ne faire aucun effort dans l'écrit (Ben oui, j'écris comme je cause, quoi). Grrrrrr. Par ailleurs, difficile de ne pas trouver certains commentaires ou analyses (de la situation extérieure) "beauf", convenus, sans grande recherche et du coup un peu limités. Mais, finalement, ce n'est pas le propos. Et là, l'auteur ne s'en sort pas si mal : ce qu'il nous raconte, c'est l'histoire d'un homme marié trompé par sa femme... Et ses ressentis sont passés au crible, sous la forme d'un monologue, donc, de la même manière que le caractère des deux personnages, le sien, par lui même et sans concession (c'est déjà ça), et celui d'Alexandrine, sa femme. Les portraits donnent à voir des figures plutôt réelles et réalistes, dont les actes et les propos révèlent les névroses du couple dans la société moderne.
Reste LA question : dans quelle mesure l'écriture sert-elle ou dessert-elle le propos ?...

. J'étais derrière toi, Nicolas Fargues, Folio.

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...4

27 Août 2008, 19:44pm

Publié par la souris jaune

"Parmi les taches que la vie nous demande de résoudre, celle de mettre un terme aux situations laissées inachevées est l'une des plus difficiles à vivre. Mais ne pas vivre sa vie, faute d'avoir pu ou su tourner une page ou fermer un livre, est, à tout prendre, plus difficile encore".

Patrick ESTRADE

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...3

24 Août 2008, 10:50am

Publié par la souris jaune

"Un mot prononcé est redoutable quand il révèle tout à coup ce que le coeur s'est permis si longtemps".

GOETHE

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...2

23 Août 2008, 22:29pm

Publié par la souris jaune

"Aimer, c'est donner à l'autre les moyens de sa liberté"

Patrick ESTRADE

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:) :( Le lièvre de Vatanen

22 Août 2008, 14:16pm

Publié par la souris jaune

J'entre dans le livre en sachant que c'est LE livre qui a conquis les foules nordiques, et que c'est LE roman écologique par excellence. Franchement, je ne savais même pas qu'il pouvait y avoir des "romans écolo". Ca veut dire quoi ? Qu'après l'avoir lu, vous prenez votre carte au parti ? Vous écrivez une lettre d'amour à Cohn-Bendit ? Vous filez sur la plage la plus proche pour la passer au peigne fin et la nettoyer de ses immondices ? Eh bien, j'ai vu. C'est presque tout ça à la fois. Si. Enfin, si vous accrochez ! Donc, de quoi il retourne ? Le personnage principal, Vatanen donc, est un journaliste, parti en reportage avec un collègue. Revenu de tout, de sa vie sentimentale, et de sa vie en général. Soudain, un lièvre traverse la route. Coup de frein. Les deux hommes sortent de la voiture, et tandis que l'un reste dans les préoccupations de la vie réelle, pour l'autre la vie bascule : le lièvre, alibi du récit, va changer la vie du journaliste. C'est sans doute ça LE propos le plus intéressant du livre : tout d'un coup, parce qu'on est prêt, attentif au monde et réceptif aux événements, une chance s'offre à nous de changer notre vie. Qu'est-ce qui fait que c'est "ça", ce petit détail insignifiant (là, le lièvre), qui fait tout basculer ? Eternelle grande question. A laquelle chacun trouve ses réponses, même si ici, le personnage ne les cherche pas. Notre personnage principal va rythmer sa vie sur celle du lièvre, et transformer la sienne... Nous plongeant dans un monde rural qui nous ramène des décennies en arrière, dans un espace temps qui n'a plus les mêmes codes que ceux de notre monde qui va trop vite et laisse derrière lui sa traîne d'insatisfactions. Vatanen en tous cas tourne la page, pour se rapprocher des vraies valeurs de survivance, de chaleur et d'amitié... D'ailleurs, le cheminement de celui-ci va le mener à trouver l'amour : se trouver soi mène au chemin vers l'autre...
Très éloigné de l'appitoiement, on est ici dans le constat brut, et dans la narration des faits. Le livre est une parabole, en somme, qui nous raconte un parcours initiatique, sur fond de remise en question de la vie moderne. Et évidemment, ceux qui assistent à la transformation (ou la subissent) sont dépeints avec une relative finesse comme des êtres peu sensibles, enfermés dans leurs préjugés... Forcément. Histoire de rappeler qu'il est difficile de s'affirmer différent.
Ca n'est pas sans rappeler "L'Alchimiste" de Poelho Coelo, dans l'extrême simplicité du propos se voulant message universel... Mais en mieux.

. Le Lièvre de Vatanen, Arto Paasilinna

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...1

15 Août 2008, 16:02pm

Publié par la souris jaune

"C'est en allant vers les autres qu'on se rapproche de soi même".

Patrick ESTRADE

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:) Peut-être une histoire d'amour

15 Août 2008, 15:51pm

Publié par la souris jaune

Sur son répondeur, Virgile trouve en rentrant chez lui un message de rupture d'une certaine Clara. Le hic, c'est qu'il ne connaît pas cette Clara... A partir de cet événement ubuesque, le narrateur nous raconte le quotidien d'un homme presque normal, qui réussit à vivre dans le monde moderne en ayant strictement délimité son univers. Le coup de fil fait tout basculer. Habilement, il passe au crible notre société, ses rouages, et ses incohérences... Poussés à son paroxisme, les raisonnements du personnage principal finissent par déboucher sur des situations absurdes. Comme lorsque, se croyant gravement malade, il résilie tous ses abonnements, contrat de location, etc. en prévision de sa mort, ou quand il décide qu'il ne veut pas de la promotion professionnelle qu'on lui offre, parce qu'il ne veut pas troubler sa tranquillité : "Si vous me donnez cette promotion, je démissionne !"... Le regard est cru, les comparaisons faussement naïves sont provocatrices et font mouche. Avec son anti-héros, l'auteur nous fait,par ricochet, réfléchir en douceur au sens de la vie, et à ses petites incohérences...

 

. Peut-être une histoire d'amour, Martin Page, Editions de l'Olivier, 18 euros.

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:) Je suis né un jour bleu

11 Août 2008, 20:46pm

Publié par la souris jaune

Le récit commence par un chapitre général de présentation, puis le narrateur/l'auteur (le récit ne se cache pas d'être autobiographique) nous livre chapitre après chapitre l'histoire de sa jeune vie d'autiste atteint du syndrome savant. Même si certains passages sont parfois un peu fastidieux, le livre touche par l'humanité, la sincérité et l'extraordinaire candeur qu''il s'en dégage. Daniel fouille dans ses souvenirs et probablement ceux de ses parents, pour nous donner à voir une enfance marquée par la différence, sa différence, celle de son enfermement dans un monde qui n'est pas régi par les mêmes règles que le nôtre. Et petit à petit, à force d'efforts, d'amour des siens, il va franchir les obstacles qui le séparent d'une vie sociale "presque" normale pour s'en construire une qui s'en rapproche. Avec un compagnon, un métier, et de nombreuses heures de gloire. Car son authenticité le mène à tenter une expérience hors du commun, qu'on pourrait trouver vaine à priori mais qui semble loin de l'être : réciter à haute voix et de mémoire, toutes les décimales du chiffre PI, autrement dit près de 22 600 décimales en quelques heures de récitation, et ce au profilt d'une cause, la recherche pour l'épilepsie. A partir de là, les médias s'emparent du personnage, ainsi que les scientifiques, et sa vie est marquée par les expériences sans cesse renouvelées que ces deux entités l'entraînent à mener. Jusqu'à vaincre (ou plutôt apprivoiser) ses peurs (proches de la terreur) liées à un quotidien nouveau et mouvant, ce qui par définition effraie la plupart des autistes. Il y a aura aussi ce séjour d'un an en Lithuanie, qui inaugure véritablement ce que l'auteur sera, et son amour des langues... D'ailleurs, il apprendra l'islandais en... une semaine. Une belle leçon de vie, faite de petits pas et de petites victoires, sur le chemin de la confiance en soi. Un beau témoignage, émaillé d'anecdotes.

. Je suis né un jour bleu, à l'intérieur du cerveau extraordinaire d'un savant autiste, Daniel Tammet,  éd. Les arènes, 236 p.

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Bienvenue chez la souris jaune

11 Août 2008, 20:45pm

Publié par la souris jaune

Je vous propose ici de découvrir des pistes de lectures, au gré des miennes.
Parce qu'il n'y a finalement pas pire que le "c'est bien" ou le "j'ai pas aimé" qu'on assène souvent parce qu'on manque (toujours) de temps et de recul, j'essaierai de m'en éloigner, et de vous apporter mes très modestes lumières pour peut-être vous permettre de "grignoter" quelques livres qui valent la peine qu'on s'y arrête.
J'ajouterai sans doute de loin en loin quelques citations, quelques pensées qui m'ont plu, en guise de respirations, propices à la méditation...
Bonne(s) lecture(s).

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