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Le blog de la souris jaune

...227

12 Août 2013, 09:46am

Publié par LaSourisJOne

"Mon besoin de proximité avec elle ne s'estompait pas. C'était comme manger ou respirer. Pas une question de choix".

K. GARCIA, M. STOHL

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Elinor Jones :)

10 Août 2013, 13:31pm

Publié par LaSourisJOne

Elinor Jones :)

BD.

Je suis tombée par hasard sur cette BD. Le dessin de couverture (le costume, l'atmosphère, le regard de la jeune femme) m'a donné envie de la feuilleter, puis de lire quelques pages, pour voir, puis de la finir, et d'avaler les trois tomes... Bref : j'ai été surprise, agréablement surprise, par cette bande dessinée, moi qui suis si peu fan du genre. Enfin un univers FEMININ, me disais-je, des personnages féminins qui ne sont pas des faire-valoirs ou des stéréotypes, et un huis-clos au XIXème, dans une maison de couture, où les questionnements se déroulent sur fond de soie, de satin, de tissus somptueux... Un plaisir pour les yeux ! Le trait est d'une finesse... J'avoue avoir été conquise par cet univers chatoyant...

La pauvre Elinor Jones se tue à la tâche, contrainte par elle-même et son histoire familiale, entre amour du travail bien fait et passion pour une tâche... Le Bal d'hiver, le bal de printemps et le bal d'été sont donc les trois tomes de la série qui nous amènent jusqu'au dénouement... C'est léger, mais l'intrigue est assez fine, le ressort est psychologisant, une petite sucrerie pour moi...

. Elinor Jones, Algésiras et Aurore, éd. Soleil Productions, 2010, 2012.

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... C'est lorsque mes yeux se ferment que mon...

9 Août 2013, 12:02pm

Publié par LaSourisJOne

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Sukkwan Island

3 Août 2013, 15:37pm

Publié par LaSourisJOne

Sukkwan Island

... Bon, par quoi commencer ? Que dire de ce livre ?

Allez, tout à trac : j'ai détesté ce livre. Détesté à chaque phrase, de page en page ; à peu près autant que si l'on me forçait à manger un énorme gâteau à la crème non stop pendant dix jours d'affilée, ou de faire entrer un clou rouillé dans ma carcasse... Si. Ce livre m'a profondément heurtée, dérangée. J'ai ressenti une profonde colère à l'égard de ce père...

Bon, explications : c'est l'histoire d'un père et de son fils (13 ans), qui partent vivre un an sur une toute petite île, en Alaska (l'auteur lui-même est originaire d'Alaska). C'est le choix du père, évidemment. Ils laissent donc femme et fille pour s'installer seuls, loin de tout. Avec la maestria qui le caractérise, David Vann nous montre avec brio la spirale qui entraîne les deux protagonistes, dans une solitude rude et aride. S'affairant à construire des conditions de survie (nourriture, abri...). Juste parce que c'est la lubie du père, et qu'il y entraine son fils, qui n'ose abdiquer, et pour ne pas abandonner son père. On souffre le martyre, et c'est plus qu'habilement tissé, de voir ainsi le duo fonctionner, ou plutôt dysfonctionner, d'ailleurs, en ce qui concerne le père... On s'offusque devant tant d'égoïsme de l'adulte, qui s'abandonne à l'adolescent, qu'il devrait protéger et que finalement il détruit...

Vision noire, plus que noire même de l'humanité, on n'en est pas étonnés. Pour avoir rencontré David Vann et l'avoir écouté parler de son oeuvre, je sais à quel point il est marqué par une lourde histoire familiale ; je sais aussi qu'il aime à explorer les liens d'attachement, qui emprisonnent et détruisent alors même que ce sont les personnes qui comptent le plus pour soi, et son travail et sa réflexion sur ce point sont fascinants.

Merci Barbara, malgré tout, de m'avoir prêté ce livre, que je voulais lire !

J'avais lu Désolations, qui exploraient les relations de façon tout aussi sombre au sein d'un couple, et je l'avais énormément aimé ; Impurs, son dernier livre, met au coeur du récit un fils, et sa mère. Il est décidément bien difficile de ressortir indemnes des livres de David Vann !

Curieux ? Allez voir l'article du Monde, David Vann, "J'ai grandi dans une famille de menteurs".

. Sukkwan Island, David Vann, éd. Galmeister, 2010.

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