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Le blog de la souris jaune

famille

Le manoir de Tyneford :))

13 Juillet 2021, 10:24am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

J'ai retrouvé avec plaisir l'univers de Natacha Solomons, dont j'avais rafolé avec son Jack Rosenblum rêve en anglais.

Ici, il est encore question de comment l'on vit pendant cette terrible période de l'avant deuxième guerre mondiale et guerre mondiale pour les Juifs, mais d'une autre manière : cette fois-ci, il s'agit de l'histoire d'une jeune fille qu'on envoie en Angleterre, en 1938, comme domestique, pour échapper aux tourments de l'Autriche et se sauver... Il faut pour cette jeune femme d'une petite vingtaine d'années se séparer de ses parents, et de sa soeur. Les événements sont toujours adoucis par le regard de Natacha Solomons, et j'aime particulièrement sa manière d'écrire : on sait la souffrance, mais il n'y a pas de pathos ; ce sont les faits du quotidien, et si possible dans leur poésie, ou avec un peu d'humour, qui sont donnés à voir. C'est une façon de voir qui me plaît. Alors Elise arrive au Manoir de Tyneford, elle qui a toujours été habituée à être servie, dans un milieu relativement aisé, à Vienne... Elle est cultivée, aime la culture, mais elle doit se transformer en domestique qui astique et fait des feux... Sa nature est toujours là, elle lie des liens avec les propriétaires du lieu, et d'autres jeunes femmes et hommes alentours... Cette terre anglaise devient la sienne, même si le manque de ses parents et de sa soeur est toujours là ; et deux hommes prendront une place particulière dans sa vie... Ce récit nous est livré comme raconté du point de vue intérieur d'Elise, qui semble écrire alors que beaucoup de temps a passé ; j'aime aussi ce regard vers un passé lointain.

J'ai beaucoup aimé.

. Le Manoir de Tyneford, Natasha Solomons, 2011, Angleterre ; 2012 pour la traduction française chez Calmann-Lévy. Le Livre de Poche.

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Les filles au lion :)

26 Juin 2021, 10:35am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Deux histoires s'entrecroisent, à deux époques différentes, à une trentaine d'années d'écart : A Londres en 1967, et en Espagne en 1936. Autour de l'histoire d'un tableau et de son mystérieux peintre... En 1967 c'est Odelle, une jeune femme noire venant des Caraïbes installée pour l'âge adulte à Londres ; là, je confesse que je n'ai pas vu en quoi cela apportait quelque chose véritablement à l'histoire qu'elle soit noire, à une époque où en effet le racisme est toujours bien là : c'est esquissé dans le roman, mais ça ne prend pas une place essentielle, enfin, de mon point de vue. Car je ne suis pas à l'abri d'avoir manqué des fils, des symétries, on se doute que ce livre est empli de symétries. 

En Espagne, on est au plus près d'Olive (Olive/ Odelle...), fille de Sarah et Harrold, expropriés aisés. Le père est marchand d'art. Olive peint mais sa famille ne le sait pas. Un duo pauvre apparaît soudain, Theresa et Isaac, et ils deviennent des employés de la famille en question. Isaac peint aussi. Des liens particuliers se tissent entre tous ; Olive tombe amoureuse d'Isaac, une grande proximité proche de l'adoration se crée entre Théresa et Olive... Et puis, un jour, l'usurpation d'identité, qui part d'une "blague" et qui finit en acceptation : un jour Theresa présente au marchand d'art un tableau d'Olive qu'elle fait passer pour étant oeuvre de son frère... Coup de foudre général, qui remonte jusqu'à Peggy Guggenheim, et la mécanique s'enclenche, et l'histoire se tisse, jusqu'à Londres en 1967...

J'ai aimé, mais sans plus. C'est long, quand même ; ça m'a plu mais sans me passionner sans pouvoir expliquer pourquoi.

Les filles au lion, motif essentiel peint par Olive/Issac est issue de légendes espagnoles très connues là-bas, et ayant inspiré un grand nombre de grands peintres dont Goya apparemment, autour de Sainte-Juste et de Sainte-Rufine. Je ne connaissais pas ces légendes.

Je ne connaissais pas non plus cette auteure, dont le livre "Miniaturiste" semble avoir été particulièrement apprécié par les lecteurs. Quelqu'un connaît ?

Bibliothèque de Lanvallay.

. Les filles au lion, Jessie Burton, 2016 ; traduit de l'anglais : Gallimard, 2017 pour la traduction française.  

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Quand nous étions orphelins :(

20 Mai 2021, 13:20pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Beaucoup d'agacement, à la lecture de ce Quand nous étions orphelins. Dire ici que j'ai eu envie de prolonger ma découverte de cet auteur après la lecture de Auprès de moi toujours, appréciée. J'ai retrouvé son écriture, sa lenteur, sa façon d'installer les atmosphères, ses personnages qu'on a l'impression de regarder à travers une focale inconnue... Presque sortis d'un rêve, ou d'un cauchemar, ou d'un récit surréel... L'histoire se grignotant par petites touches... Mais là... Trop c'est trop ! Je me suis surprise à me dire à la 200eme page : bon, ok, j'aurais pu commencer le livre-là, j'aurais pu me dispenser des 200 premières pages. Evidemment, vous me direz, l'ambiance s'installe, et tout ne tourne pas autour d'une histoire à raconter, en effet, et bien entendu ! Mais... Bref, je n'ai pas accroché du tout. Evidemment, mon intérêt a été souvent relancé, puisque je voulais savoir ce qu'il était advenu des parents du narrateur...

L'histoire : le narrateur, donc, a vécu son enfance à Shanghaï avec ses parents. Son père travaille pour une grosse entreprise aux enjeux louches, ou troubles, mais souterrains, sa mère semble combattre contre cela... (c'est ainsi que les personnages sont donnés à voir à travers le regard du narrateur). Et puis un jour, ils disparaissent. D'abord le père, dont on commence à espérer qu'il reviendra ; et puis la mère. 

Et alors le fils est envoyé vivre chez une tante (qu'on ne verra pas dans le roman) en Angleterre. Le fils se construit ainsi, et devient détective privé. Et puis un jour, il songe à retourner chercher ses parents, en même temps qu'à régler "tous les problèmes du monde" (cela se passe avant la deuxième guerre mondiale). 

Comme dans un film de David Lynch, on assiste aux actes étranges du narrateur...

Persuadé qu'il va retrouver ses parents, il finit en effet par remonter leur piste : là, aucune cruauté ne nous est épargnée. L'oncle Philip, l'histoire telle qu'elle nous est livrée, du père et de la mère, et ce après avoir traversé une ville en décombres en pleine guerre avec les Japonais : pourquoi nous imposer ça ?

Je crois que ma rencontre avec Kazuo Ishiguro va s'arrêter là.

J'ai atteint l'overdose avec ce livre-là.

. Quand nous étions orphelins, Kazuo Ishiguro, Folio Gallimard ; 2009.

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Belle Greene :)))

3 Mai 2021, 11:46am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Trois sourires. J'ai hésité entre deux et trois, mais au vu du plaisir de lecture que j'y ai eu, et de l'intérêt que j'ai porté à cette histoire et à ce personnage que je découvrais totalement, j'ai opté pour trois !

J'ai donc découvert ce personnage hors du commun, pour le moins, de Belle Greene. C'est un roman, pas une biographie, notons le. Cependant, l'auteure a effectué un travail d'enquête et de recherche de trois ans pour écrire son livre qui s'efforce avant tout de ne pas trahir la vérité (connue). 

Ainsi, Belle est une jeune femme naissant au début du XXe siècle, aux Etats-Unis. Dans une famille... noire. Mais dont le teint, ainsi que celui de sa mère et de ses frères et soeurs, est clair. Aussi, ce petit groupe se concerte bientôt, alors que les enfants atteignent environ 18 ans et décident de tenter l'impensable (mais qui avait cours alors pour tenter de vivre une vie normale, sans entrave relative à la couleur de peau et aux préjugés) : the passing, ou le passage, autrement, dit, le passage d'une couleur à l'autre, du noir au blanc. Ce qui implique de déménager, évidemment, de ne plus jamais revoir sa famille réellement "noire", de modifier leur nom de famille (le leur de Greener devient Greene), de s'inventer une généalogie (pour eux, portugaise) et de modifier un peu leur âge. Ah, et... : d'accepter de ne jamais avoir d'enfant, et bien sûr de garder le silence à vie. La famille fait ce choix, parce que chacun de ses protagonistes veut se forger une vie, une vie grâce à des études, une vie confortable, une vie réussie... Belle, notamment, la plus déterminée, deviendra bibliothécaire... l'illustre et libre bibliothécaire d'un milliardaire avec lequel elle va constituer un fonds colossal, impressionnant, pouvant rivaliser avec les plus grands lieux du monde... Un lieu que lui comme elle rêvent d'ailleurs d'offrir au public, aux chercheurs... Accessoirement, l'homme, le patron, celui-ci, JP Morgan est aussi le propriétaire du fameux paquebot insubmersible... Le Titanic. Alors on découvre toute cette époque, ces personnages historiques méconnus, on se passionne pour leur destin, pour leur choix, leur détermination... 

C'est certes un peu long, car aucun détail ne nous est ménagé, mais c'est véritablement passionnant.

Une découverte bénie !

Que je dois à ma bibliothécaire une fois de plus, c'est elle qui l'avait mis en évidence sur le présentoir de sa bibliothèque : je ne l'aurais jamais découvert sinon, et même sans doute pas emprunté, car le titre ne dit pas grand chose à celui qui ne connaît pas le personnage...

Bibliothèque de Lanvallay.

. Belle Greene, Alexandra Lapierre, éd. Flammarion, janvier 2021.

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Expiation

16 Avril 2021, 13:13pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Roman en trois parties, je devrais même dire quatre, puisque c'est cette dernière, la plus courte qui m'a décidé à ne pas mettre de sourire du tout, quand peut-être je m'apprêtais à en mettre un. 

Une famille, en Angleterre. Milieu aisé, en 1935. La première partie se concentre sur une seule soirée ou presque, une journée tout au plus. C'est ciselé, et la narration, vous l'aurez compris très lente, me plaît beaucoup. Il faut évidemment faire preuve d'une patience à laquelle il est triste de dire que nous ne sommes plus habitués (je devrais dire "je", et en matière de livres). Mais j'aime beau la narration de McEwan, il ne manque rien j'ai envie de dire, ni description ni introspection. Au cours de ce dîner, sentiments, désirs, amours vont engendrer des situations et événements qui laisseront trace pour longtemps. Nous sommes au plus près de plusieurs personnages, Briony, bien sûr, la fille cadette, 9 ans, écriveuse en herbe... la grande soeur, Cécilia, qu'on aime tant... Robbie, l'ami de la famille, modeste, et que la famille a pris sous son aile... Un événement, un drame ce soir-là, un témoignage et des vies qui basculent... Puis la guerre. Malheureusement, McEwan ne nous épargne rien. Je dirais donc que McEwan excelle encore, mais il faut avoir envie de lire ces pages (la deuxième partie) et c'est éprouvant. On y voit Robbie, essentiellement, donc. Et puis les troisièmes chapitres nous rapprochent de Briony... Et bien sûr il est question d'expiation... J'ai très peu aimé ce personnage de Briony, et encore moins le dénouement que McEwan fomente, après nous avoir manipulé... Enfin, c'est mon ressenti quand je tombe sur ce genre de fins. 

Bref, c'est mystérieux, je sais, mais j'essaie de ne pas divulgacher !

J'avais beaucoup aimé Opération Sweet Tooth,  du même auteur. Je continue à le percevoir comme un auteur plutôt brillant notamment en matière de narration d'une histoire.

. Expiation, Ian McEwan, 2001 ; 2003 pour la traduction française (traduction de l'anglais, Royaume-Uni).

 

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Et la vie reprit son cours

9 Mars 2021, 13:01pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Bon, bon, bon... Troisième opus de la série initiée par Catherine Bardon en 2017, Les déracinés... Que j'avais vraiment vraiment beaucoup aimé, ainsi que le tome 2 attendu impatiemment, L'Américaine. Alors j'avais hâte de lire celui-là, évidemment, que j'ai fini par acheter, avant même la sortie en poche, ce que je ne fais plus jamais. Et donc... Tout d'abord, j'avais essayé d'oublier ce titre passe-partout, à la Agnès Martin-Lugand ou à la Gilles Legardinier (je déteste ces titres passe-partout qui ne veulent rien dire), bref, ce n'était pas important, après tout : le roman s'appelait Et la vie reprit son cours, un titre qu'évidemment vous ne pouvez qu'oublier... Bref.

J'ai d'abord été heureuse de retrouver tous ces personnages que j'avais tant aimé. Et puis, il fallut me rendre à l'évidence : mon intérêt allait décroissant... Ces personnages vivotaient sous mes yeux, se laissaient traverser par l'histoire, et autant être claire : l'auteure n'en faisait rien... Aussi, vous l'aurez compris : j'ai été déçue. Bien sûr, les "personnages" vieillissent, vivent leur vie... Mais je me suis dit qu'il valait mieux alors les laisser là où on les a aimés, là où on les a créés... En clair, cette suite est décevante, et j'ai été dépitée de comprendre dans le dernier paragraphe qu'il allait de soi qu'une autre suite étaient encore à venir... Quel dommage d'édulcorer une si belle histoire au prétexte de faire une suite à tout prix...

Passés ces mots d'humeur, quelques mots quand même du contenu : on suit donc Ruth, l'Américaine, de retour en république dominicaine, la fille d'Almah... Mais... tous les personnages de cet opus sont survolés, et c'est ce qui déçoit... Ah, hormis peut-être Lizelotte, Lizzie, la meilleure amie névrosée dont on nous sert de nombreuses louches dans une partie du livre et la fin, et dont on pressent que cela se terminera ainsi pour elle... Bref : une grande déception pour moi que ce troisième opus !

. Et la vie reprit son cours, Catherine Bardon, 2020, Les Escales, Domaine français.

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Après la pluie

1 Mars 2021, 10:42am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Livre trouvé par hasard. Je me suis laissé tenter par le titre, la couverture évidemment, et l'histoire, qui change, et dépaysante puisque propre à l'Inde... Je ne suis pas conquise.

C'est une double confession, ou une double narration, par le biais de Jiji, la fille, et Baba, le père, anatomiste, dont on lit par bribes le journal avant sa mort. Et justement : je l'ai trouvé très/trop plombé, ce Baba, ce journal, et franchement j'ai essayé de le lire en diagonale... En réalité, si je n'avais eu que les mots de Jiji cela m'aurait convenu, je pense d'ailleurs que c'est pour cela que j'ai lu intégralement ce livre. N'empêche : le rythme est lent, très lent, d'une lenteur que je n'ai pas aimée pour ce livre. Par contre, cela m'a intéressé de lire l'histoire d'une femme, de femmes dont on imagine sans peine qu'il peut être complexe de revendiquer une liberté totale, sous la coupe masculine... Intéressant de voir les différentes "origines" en Inde, et qui changent du tout au tout d'après leur propre point de vue... Cette Jiji qui a tant de mal à vivre sa vie de femme sans qu'on ne tente de l'en empêcher (conduire, apprendre à conduire, prendre un amant alors même qu'elle est veuve...)... Ces empêchements familiaux, c'est l'aspect du livre qui m'a le plus intéressé. Mais le livre est sombre pour moi, trop de par la souffrance du corps et la menace de la mort pour que j'aie envie de le prêter ou de le garder dans ma bibliothèque je crois !

. Après la pluie, Shashi Deshpande, Inde 2004 ; traduction française 2009 ; 2014 Livre de Poche (Picquier Poche).

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Villa des femmes :)

14 Février 2021, 18:23pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Immersion libanaise. Racontée par le chauffeur d'une famille habitant une villa à Beyrouth. Années 1973-1979. Une vie légère, insouciante ou faite des tracas relatifs à la vie, et soudain ces tracas qui disparaissent parce qu'autre chose prend toute la place : la guerre. Les tirs, tout près, une guerre qui appartient à d'autres mais qui font s'interroger sur : est-ce qu'on reste ou est-ce qu'il n'est pas prudent de partir ? Et puis la famille reste. La famille, un couple, et le père décédé, qui gérait les affaires, il reste la femme, la soeur de l'homme de famille une rivalité terrible entre les deux femmes. Que va t-elle devenir, cette rivalité ? Comment la vie va t-elle suivre son cours ? Et puis il y a les enfants. Le fils aîné qui dilapide la fortune, l'autre fils parti voyager et la belle Karine... 

J'ai beaucoup aimé le regard de ce chauffeur, la voix de celui-ci racontant la vie, sa vie avec cette famille, car cette famille c'est sa vie... Sa voix et sa présence sur le perron de la villa. Les paysages, aussi, les odeurs et les saveurs d'ailleurs, les orangers et la lavande...

J'ai beaucoup aimé.

. Villa des femmes, Charif Majdalani, éditions du Seuil, 2015.

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Le secret de la manufacture de chaussettes inusables :)))

10 Février 2021, 21:02pm

Publié par LaSourisJOne

Roman. 

Rien à faire, j'aime décidément les livres de cette auteure : le premier, Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates m'avait déjà totalement conquise. Idem pour celui-ci, dont je viens de dévorer les 650 pages. 

L'histoire lente, digeste, absolument savoureuse, d'une famille. Une famille en Virginie occidentale, dans une toute petite ville où tout le monde se connaît. Deux points de vue : celui de Jottie, l'une des tantes, et surtout celui de Willa, enfant, 12 ans. Enfant mûre, réfléchie... Un été de 1938. Alors que la maison de famille, qui accueille des pensionnaires, accueille pour lors une jeune femme, Melle Beck, expédiée là par son père, le patriarche sénateur, pour lui apprendre ce qu'est le travail parce qu'elle n'a pas voulu épouser l'homme de son choix. Bref : ici l'incendie de l'entreprise locale La Manufacture des chaussettes Inusables en 1920 a laissé ses traces profondes, indélébiles... Les relations familiales se donnent à voir, profondes, entières, parfois douloureuses sur fond de traumatisme, et les personnalités vont s'éclairer, se révéler, notamment celle du frère, le père de Willa (et de Bird, 9 ans), Félix... Bref, tout cela est tout à fait savoureux, ça se déguste avec plaisir, d'autant que l'écriture est enjouée, gaie, et n'hésite pas à nous narrer quelques faits via des lettres que certains protagonistes s'envoient. Bref, quel plaisir total de lecture !

Ca fait du bien...

Heureusement, il va maintenant être dans ma bibliothèque, puisque c'est encore une miraculeuse bouquinerie qui l'a mis sur mon chemin :)

. Le secret de la manufacture de chaussettes inusables, Annie Barrows, 2015. (10/18).

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Le pain des rêves :))

24 Janvier 2021, 12:12pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

De cet auteur, j'avais déjà lu et apprécié la Maison du Peuple. J'ai aimé celui-ci, l'arpenter lentement, me couler dans ces souvenirs d'une enfance d'antan... L'écriture est belle, fouillée, les descriptions ne manquent pas pour faire naître les images, j'ai pensé aux auteurs du XIXe en le lisant...

C'est le récit d'un narrateur qui nous raconte quelques années de son enfance, probablement lorsqu'il avait 11 et 12 ans. Une enfance pauvre, très pauvre. La famille vit dans une ancienne écurie : le grand-père, la mère, les enfants... Avant d'être hébergés dans un logement de la ville et d'y voir un paradis... J'ai aimé le regard de l'enfant sur tout cela ; un regard imprégné de valeurs non de dénigrement ; et puis oui, les rêves de l'enfant, d'une enfance, qui transcendent le quotidien, ou plutôt l'accompagnent, l'éclairent... des rêves avec un point de départ vécu ou fantasmé, comme les albums photos de la famille, et la mère égrène en les leur montrant des bribes de vies d'ailleurs, de cousins, cousines, et l'enfant rêve à des mondes merveilleux parce qu'ils sont loin de son coeur de vie... 

Ainsi, la Cousine Zabelle avec tous ses excès débarque bientôt, de Toulon, et pendant toute la seconde partie du récit l'histoire est liée à cette cousine Zabelle, autres moeurs autres valeurs... 

Vraiment beaucoup aimé.

. Le pain des rêves, Louis Guilloux, 1942. (Folio)

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