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Le blog de la souris jaune

... 745, confusion des sentiments

31 Octobre 2021, 16:42pm

Publié par LaSourisJOne

"Il peut arriver de croire qu'on aime, lorsque seulement on plaint".

Mme de STAEL

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... 744, sagesse

31 Octobre 2021, 16:16pm

Publié par LaSourisJOne

"Il faut savoir mépriser toutes les agitations passagères que la calomnie, la sottise et l'envie, excitent contre les êtres distingués".

Mme de STAEL

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... 743, de la peur de la maladresse à l'égard de la douleur d'autrui

31 Octobre 2021, 12:46pm

Publié par LaSourisJOne

"Avec quel tremblement l'on parle à un homme vraiment malheureux ! Comme on a peur de ne pas deviner ce qu'il faut lui dire ; et de toucher maladroitement aux peines d'un coeur déchiré".

Mme de STAEL

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... 742, examen de soi

31 Octobre 2021, 12:18pm

Publié par LaSourisJOne

"Pour conserver son coeur dans toute sa pureté, il ne faut pas repousser l'examen de soi".

Mme de STAEL

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... 741, statut social...

31 Octobre 2021, 10:23am

Publié par LaSourisJOne

"N'avez-vous pas remarqué combien il est facile de reconnaître au premier coup d'oeil le rang qu'un Français qu'occupe dans le monde ? Ses prétentions et ses inquiétudes le trahissent presque toujours dès qu'il peut craindre d'être considéré comme inférieur". ...

Mme de STAEL, 1802  

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... 740, sagesse et prudence

30 Octobre 2021, 10:08am

Publié par LaSourisJOne

"Quand on gâte ses affaires, on passe le reste de sa vie à la rapsoder, et l'on n'a jamais ni de repos, ni d'abondance".

Mme de SEVIGNE (XVIIe)

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Reste aussi longtemps que tu voudras

24 Octobre 2021, 12:31pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Ce livre-là n'est pas si simple à évincer d'un revers de manche ou d'un haussement de sourcil dédaigneux. Car, il y a quand même un point de vue, pas si fréquent, et même si on peut contester les choix de l'héroïne, l'histoire interpelle, quand même. En outre, le livre est assez épais, et il n'est pas si mal écrit, ni ennuyeux. Je n'ai pas adoré les personnages, pour autant, et tout particulièrement la meilleure amie, que je trouve peu intéressante - et c'est dommage - dommage, une fois encore.

Bon : la narratrice est une jeune femme, qui arrive en Italie, chez sa meilleure amie qu'elle n'a pas vu depuis 3 ans, avec ses valises pour une durée indéterminée. La meilleure amie, qui est mariée, vit avec son acariâtre et infecte belle-mère, tient des chambres d'hôtes, l'accueille. On découvre petit à petit qu'elles sont dans des problématiques de vie inversées, ce qui va avoir tendance à ne pas les lier, en tout cas à faire qu'aucun lien profond ne se tisse ou se retisse (car quel était-il, ce lien, alors qu'elles étaient en fac toutes les deux ?Peut-être un peu superficiel ? ). En tout cas : Hannah, la meilleure amie, veut un enfant qui ne vient pas, est en phase de tests de fertilité ; notre héroïne débarque après un événement de sa vie qui tarde à être dit (ce suspense, ou cette retenue dans ce qu'on imagine terrible est plutôt bien travaillé, bien vu) ; on craint le pire autour d'un enfant, autour d'une naissance, d'un enfant mort-né peut-être... Du coup, pour ceux qui voudraient le lire, arrêtez-vous là à la lecture de ce billet ! Pour les autres, je divulgache un peu plus : en fait, l'enfant est bien en vie, il a quelques mois, elle l'a laissé avec son père à sa naissance, n'acceptant pas sa nouvelle maternité. N'acceptant pas non plus ce qu'elle a vécu pendant l'accouchement. Son point de vue de femme blessée est intéressant même si on ne le partage pas . Elle part, donc, et décide de tenter d'oublier, de vivre comme une jeune femme sans liens, de faire des rencontres et de retrouver une féminité/sexualité oubliée, jamais connue ? Entre liens purement sexuels et amitiés se tissant en Italie, le choix d'éloignement d'une jeune femme incapable de rentrer... Et l'animosité entre les deux amies qui continuent à vivre sous le même toit et ne se comprennent pas/plus. C'est intéressant, même si je n'ai pas adoré les choix et peut-être regretté que cette échappée ne ressemble pas à une façon de se soigner, d'avancer, d'apprendre à savoir où est son chemin, et en même temps : est-ce que cela ne ressemble pas à la vie, parfois ?

Une auteure, en outre que je ne connaissais pas du tout.

Je serais curieuse de voir quelles autres thématiques ou quels autres sujets elle a par ailleurs exploré.

. Reste aussi longtemps que tu voudras, Mélanie Taquet, Eyrolles Poche, 2018 ; 2020 pour l'édition de poche.

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... 739, l'amour et la vie

19 Octobre 2021, 17:47pm

Publié par LaSourisJOne

"Aimer et vivre, c'est prendre des risques, c'est accepter de souffrir ou de commettre des erreurs".

Mélanie TAQUET

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La Maison Au Bord de la Nuit :))

7 Octobre 2021, 21:21pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Tout d'abord, je dois dire que j'ai commencé par être étonnée de ces majuscules dans ce titre... Mais j'ai compris à sa lecture que ce n'était pas une erreur, puisque cela désigne un lieu/un nom propre donc, bien spécifique.

Une belle découverte, que je dois à mon fils et je l'en remercie : il a choisi ce livre pour moi et il ne s'est pas trompé. Et je crois que je ne connaissais pas cette auteure. 

Elle m'a un peu fait penser à Victoria Hislop et à ses sagas situées dans des contrées du sud de l'Europe. Ici, donc, grande fresque/saga familiale sur plusieurs générations, en Italie. Essentiellement à Castellamare, une petite île minuscule au large de la Sicile. 

C'est là qu'un jeune homme, orphelin, Amédéo va atterir et construire sa vie... On s'attache assez vite à tous ces personnages qui peuplent ce rocher reculé, loin de toute grande ville... J'ai aimé découvrir et suivre la vie de ces habitants, de cette petite bourgade où il n'y a qu'un café... Et un conte, une comtesse ! Comme le récit est découpé en tranches d'années, je confesse cependant que la dernière partie (à partir de 1989) m'a ennuyée : j'ai trouvé cette partie superflue, un peu comme la partie 3 des Déracinés de Catherine Bardon... Ici, j'ai trouvé que l'histoire des descendants était délayée et moins bien tenue. Mais c'est peut-être aussi que le destin de ces descendants m'a moins intéressé que celui des aïeuls...

Enfin, le récit ne manque pas de poésie, sur fond de légendes locales...

J'ai beaucoup aimé.

. La Maison Au Bord de la Nuit, Catherine Banner ; Pocket. 2016.

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Là où chantent les écrevisses :)))

1 Octobre 2021, 16:41pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Gros coup de coeur pour ce livre qui se dévore de bout en bout sans qu'on ait envie de le lâcher.

Je l'avais vu passer, j'en avais entendu du bien, il me tentait sans en savoir beaucoup plus que cela et que cette couverture et ce titre qui me faisaient de l'oeil... Et je l'ai enfin eu entre les mains !

Le début du roman n'a pas été sans me rappeler un peu quelques bribes de Betty, par son contexte familial très compliqué. Ainsi, c'est l'histoire de Kya (Catherine Danièle Clark de son nom entier) dont la mère s'en va un jour, et qu'elle voit partir, pour ne plus revenir, au détour d'un chemin, alors que Kya n'a que 5 ans. Restent ses frères et soeurs qui eux aussi, vont partir. A cause d'un père mauvais quand il boit. C'est le début de l'histoire... Toujours est-il que Kya va grandir et finir par être obligée de se débrouiller seule dans le marais où elle est née, et où elle grandit, en lisière d'une ville où là encore les préjugés, dans les années 60, sont peu tendres avec la différence... 

Et Kya va tisser son chemin. Seule. Dans cette maison abandonnée au coeur du marais. Avec les oiseaux pour amis. Et aussi un garçon, puis deux... Je ne dois pas vous en dire plus !

Cependant : deux temporalités se succèdent, très peu éloignées l'une de l'autre. Il s'est évidemment passé quelque chose, et il semble assez évident qu'on devrait le découvrir, entre 1960 et 1969... Tout est passionnant : ces années, sa vie dans le marais, cette nature qui nous est donnée à voir, ses débrouillardises, ses rares amis, ce suspense autour d'une mort irrésolue... 

Véritablement passionnant, surprenant jusqu'au bout, et c'est rien de le dire.

On ne lache pas le livre, on tremble, on est cueillis, c'est vraiment très très réussi.

Coup de coeur de ma bibliothécaire qui l'avait mis en avant, et du coup j'ai pu tomber dessus : joie !

Bibliothèque de Lanvallay.

. Là où chantent les écrevisses, Delia Owens, éd. Seuil, 2018.

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