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Le blog de la souris jaune

...143

25 Mai 2012, 20:20pm

Publié par la souris jaune

"Aux (îles) Kiribati, les unimane et les unaine (anciennes) sont considérés comme les gardiens de la culture, un trait de civilisation qui distingue ces îles des Etats-Unis, où l'arbitre suprême de tout ce qui touche à la culture est l'adolescent de sexe masculin, ce qui explique la vogue, autrement incompréhensible, de la Fédération mondiale de catch, du gangsta rap, et de Pamela Anderson".

Maarten TROOST 

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Mon doudou divin :(((

25 Mai 2012, 12:38pm

Publié par la souris jaune

large-1-.jpgA tous les fans de Katarina Mazetti, dont je fus, abstenez-vous ! Je n'éprouve que le soulagement de l'avoir fini.

J'en éprouve d'autant plus de rancoeur que ce doudou divin nous trompe sur la marchandise, ou presque : j'étais enthousiaste au départ, séduite par l'idée et les deux premiers chapitres (le livre est construit là encore à la Mazetti, c'est à dire en alternant les points de vue). Une journaliste décide d'aller en immersion au sein d'un endroit et le temps d'un stage à "La Béatitude". On s'attend alors à une narration assez enlevée et drôle, on imagine déjà combien le petit univers des lieux "new-age" où il est de bon ton d'aller chercher "la voie de la sérénité" va être croqué avec humour et finesse... Et il n'en est rien !

La journaliste (Wera) n'est pas sympathique et ne m'a rien inspiré. Le livre est une vraie compil', un ramassis de réflexions à deux balles sur Dieu et le sens de la vie... Avec du pathos dès que l'auteur le peut. Je n'ai vraiment pas retrouvé la Mazetti que j'apprécie. J'ai trouvé ce livre froid et sans intérêt.

Une vraie, grande déception.

 

. Mon doudou divin, Katarina Mazetti, éd. Gaïa, mars 2012.

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Les séparées

13 Mai 2012, 20:46pm

Publié par la souris jaune

les-s-C3-A9par-C3-A9es-1-.gifC'est à Elisabeth que je dois d'avoir lu ce livre, puisqu'elle l'avait aimé.

En ce qui me concerne, je ne suis pas rentrée tout de suite dans ce livre. Mais passé le premier quart, lorsqu'on découvre Cécile dans le coma dans une chambre d'hôpital, j'y étais. C'est donc l'histoire au fil du temps, vu à travers les événements majeurs de la vie de l'une et de l'autre, l'histoire donc d'une amitié entre Cécile et Alice... Une amitié très forte, dans laquelle s'imiscent des non-dits, qui finissent par déformer la relation en quelque chose de douloureux... Chaque personnage est touchant, dans ses fragilités. Cécile, Alice, mais aussi Philippe, le frère à vif, l'amant et l'amour de l'autre...

C'est une plongée dans l'écoulement de la vie, un questionnement sur l'identité. Qui sommes-nous ? Sommes-nous, ou devenons-nous ? Nous constituons-nous par rapport à nos attachements ? Même si les séparées sont deux amies, cela rend bien compte de ce qui disparaît avec la fin d'une histoire, une rupture, comment un monde de partage s'évanouit... Le temps qui passe dans ce livre-là n'est pas bienveillant : c'est un temps qui désunit, qui marque, qui prend les êtres chers. Le ton est emprunt d'une mélancolie rentrée ; j'ai aimé me laisser guider par les mots de Cécile, par la "lettre" mentale à Alice ; cela dit, je ne suis pas sûre d'avoir été extrêmement fan du côté inéluctable du destin qui broie...

 

. Les séparées, Kéthévane Davrichewy, éd. Sabine Wespieser, janvier 2012.  

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...142

13 Mai 2012, 16:53pm

Publié par la souris jaune

"On croit mettre de la distance, le temps nettoiera les impûretés et on en ressortira tout neufs. C'est une erreur. On reste les mêmes, à peine se reconnecte-t-on que les vieux mécanismes se remettent en marche".

Kéthévane DAVRICHEWY

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...141

13 Mai 2012, 16:30pm

Publié par la souris jaune

"Peut-être le miroir grossissant, le reflet rassurant mais déformé qu'elles se tendaient l'une à l'autre, était-il nuisible ? Qui a besoin de se voir de si près ?"

Kéthévane DAVRICHEWY

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...140

13 Mai 2012, 16:27pm

Publié par la souris jaune

"Les disparus surgissent quand on ne les attend pas et ne répondent pas quand on les espère".

Kéthévane DAVRICHEWY

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...139

9 Mai 2012, 20:49pm

Publié par la souris jaune

"La stupeur n'a pas de langage".

Kéthévane DAVRICHEWY

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Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur :))

9 Mai 2012, 15:00pm

Publié par la souris jaune

9782253115847-1-.jpgQue voila un livre qui m'a inspiré un profond plaisir de lecture, mais avant tout, un profond respect. Ecrit à la fin des années 50, il raconte l'histoire d'une famille sans mère, dans un petit village de l'Alabama en 1930. Le père est un digne, très digne et admirable avocat empli de sagesse et d'humanité. Il élève seul ses deux jeunes enfants, Jem, l'aîné, âgé d'une dixaine d'années, et Scout, la fillette de 7 ans. C'est par le regard de la fillette que l'histoire nous est livrée. Mais nous avons là, par le prisme enfantin et naïf d'une enfant vive et intelligente, un regard sur le petit microcosme, et la société de l'époque. Autour d'un événement central, amené lentement, habilement : la condamnation à mort d'un noir, pour le viol et l'agression d'une jeune fille blanche... Affaire pour laquelle le brillant avocat est commis d'office... surtout parce que le juge, lui aussi un homme intelligent, semble vouloir donner une chance à cet homme d'une autre couleur de peau, et qu'il ne croit pas coupable... Miroir d'une époque où les droits et l'égalité sont affaires de couleur de peau, où les noirs sont avant tout des domestiques qui n'ont pas voie au chapitre ni à la considération qu'ils méritent comme tout être humain. Et Atticus, le père, l'avocat, va défendre cet homme et prouver qu'il ne peut être coupable... Seulement, la société sera plus forte. Un petit pas toutefois : on aura pour la première fois consacré une audience longue et mûre réflexion à propos d'un noir... En plus de cette affaire, qui marque profondément le village et les deux enfants, il y a l'univers de ceux-ci ; leurs incompréhensions, leurs questionnements face aux fonctionnements des adultes. Et puis cette histoire toute simple de voisinage, avec ce Boo Radley invisible de tous, que les enfants fantasment, et qui pénètrera héroïquement leur univers jusqu'à leur sauver la vie...

C'est drôle, j'étais persuadée pendant toute la lecture de ce livre qu'il était l'oeuvre d'un homme ; et j'ai découvert que c'était une femme, qui avait gommé une partie de son nom, Nell Harper Lee qui en était à l'origine ! Quant au titre, il évoque un des sages crédos du père, Atticus, qui soutient que les oiseaux moqueurs sont des oiseaux qui par leurs chants apportent de toute façon la joie, et qu'ils devraient toujours être épargnés.

C'est un très très beau récit plein de leçons de vie. Et je ne peux m'empêcher de penser qu'en cette période actuelle de montée de l'intolérance à l'égard de la différence aujourd'hui en France, cette montée de la xénophobie, il devrait être mis entre toutes les mains de ceux qui ont osé penser que les thèses du front national pouvait apporter une solution à leurs maux... Sans se dire que ce n'est pas en détestant son prochain que son histoire ira mieux. Sa lecture devrait être obligatoire : un peu de pédagogie, et de retour sur l'Histoire, ne serait pas de trop, et une bien légère "punition", ou contribution à l'esprit d'Etat dans lequel nous sommes tous contraints de vivre...

 

. Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur, Harper Lee, 1960.

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...138

8 Mai 2012, 22:20pm

Publié par la souris jaune

"Une salle d'audience est le seul endroit où un homme a le droit à un traitement équitable, de quelque couleur de l'arc-en-ciel que soit sa peau".

Harper LEE

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...137

6 Mai 2012, 11:10am

Publié par la souris jaune

"Le courage, c'est savoir que tu pars battu, mais agir quand même, sans s'arrêter"

Harper LEE

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