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Le blog de la souris jaune

destin de femme

Elles sont parties pour le Nord :((

2 Janvier 2023, 13:42pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Premier roman, semble-t-il.

Mon dieu, quel ennui... ! 

Ce livre, je l'ai désiré. Je me le suis fait offrir, conquise à l'avance par ce titre, la promesse de la couverture, de la quatrième de couverture... Quelle erreur, mais quelle erreur ! Je me suis profondément ennuyée. Je ne garderai probablement rien de ce livre-là, je le crains. Je l'ai trouvé très mal écrit, d'un style absolument inadapté au propos, sans poésie, "économique", anachronique... Bref, j'ai détesté et ne chercherai pas à lire cet auteur une seconde fois.

C'est l'histoire d'une jeune femme, qu'on voit grandir (enfin, on sait qu'elle grandit, car on ne la voit pas grandir) élevée par son père, trappeur, dans le Grand Nord canadien. L'histoire est censée se passer en 1917, ou tout du moins commencer en 1917, très franchement je n'ai absolument pas vu l'ancrage dans ces années-là, malheureusement. Cela pourrait tout aussi bien se passer aujourd'hui tant l'époque, le style ne rendent absolument pas compte du propos. 

Bref. Un jour, son père lui offre le livre Le Merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède ; elle se prend de passion pour celui-ci ; un jour encore, elle voit des grues blanches, et se prend de passion pour celles-ci (c'est pas téléphoné du tout...). Tout au long de sa vie, elle va lutter pour que la grue soit protégée et lutter contre son extinction. Son combat n'est absolument pas agréable à lire, et en des termes qui semblent empruntés à des bouquins de développement personnel, à un manuel d'économie et à un bouquin un peu beauf où - ah ben oui, c'est une fille ! - alors elle s'habille court (ah bon, en 1938 ?) pour convaincre ses interlocuteurs.

L'Indien qu'elle rencontre, ténébreux, s'appelle Joe. Comme le "Joe" de Tom Sawyer, c'est bien simple, on dirait un copié-collé ou presque. 

Oh, ce livre est une profonde déception. 

. Elles sont parties pour le Nord, Patrick Lecomte, éd. Préludes. 2016

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Oublier Klara :))

24 Octobre 2022, 08:26am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

J'avais entendu parler de ce livre-là, en bien je crois, sans le chercher il m'intriguait, je voulais le regarder de plus près lorsque je tomberais dessus. J'ai fait plus que le regarder de plus près, je l'ai lu et j'ai été aspirée par cette histoire. Rien n'est rose dans ce livre-là, rien ne nous est épargné. Entre destins individuels malmenés par la vie ou destins collectifs malmenés par l'Histoire et la vie, rien, rien, ne nous est épargné. Parfois c'est insoutenable. Pourtant, la structure du livre sans doute nous tient, en arabesques qui nous révèlent pas à pas les pans de l'histoire et quelques explications... 

On peut regretter qu'il n'y ait pas plus de douceur dans ce livre-là... Cependant, il se tient avec force et puissance, dans un contexte loin d'être rose : l'URSS, l'après-guerre, le communisme, le règne de Staline et le Goulag... Les dénonciations pour un oui ou pour un non qui font chanceler un destin... Des vies qui ne peuvent s'appartenir.

Et puis un personnage qui se construit dans son homosexualité, extrêmement martyrisée...

Les êtres se sont construits comme ils ont pu, à partir des carences, des arrachements d'une mère... Parce qu'il faut continuer à avancer...

En quelques mots, c'est donc Youri, le petit-fils de Klara, qui a choisi adulte de vivre loin de ses racines, aux Etats-Unis va être confronté aux creux de son passé, et de sa famille, alors que son père, l'ignoble père violent Rubin est sur son lit d'hôpital à Mourmansk, au nord du cercle polaire, sur le point de mourir... L'enquête commence pour Youri, sur les traces d'une grand-mère disparue et d'une époque qui écrase les êtres... 

J'ai aimé la lumière que nous apporte pourtant non les certitudes du roman mais la presque divagation du père sur son lit d'hôpital, qui livre à son fils sans pouvoir pourtant le savoir des bribes de sa mère qui paraissent nous donner l'espoir d'une femme qui aurait survécu...

. Oublier Klara, Isabelle Autissier, éditions Stock, 2019

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Croire aux fauves :)

18 Septembre 2022, 09:40am

Publié par LaSourisJOne

Roman... 

Roman, et récit autobiographique : on se doute que c'est aussi cela.

J'ai commencé par être très emballée par ce livre : j'aimais sa narration, l'histoire, le rythme...

Mais l'analyse a pris le pas sur l'histoire, et je l'ai regretté... J'aurais aimé que ce livre reste sur le plan de la narration, puisque tout pouvait y être palpitant, avec un tout petit peu d'anlyse pourquoi pas... Ici, elle prend beaucoup beaucoup de place, doublée de réflexion sur la vie et cet aspect-là ne m'a pas plu. Ce sont donc mes réserves quant à ce livre.

Le point de départ est donc tout à fait extraordinaire : nous rencontrons l'héroïne, anthropologue, sur de hautes plaines du Kamtchaka en URSS, alors qu'elle vient de livrer combat à un ours, sanguinolente... 

Et elle en réchappe. Evidemment, c'est la chose incroyable. La femme qui a survécu à l'ours. 

Nous suivrons son après, sa tentative de reconstruction, physique tout d'abord : d'hôpitaux en hôpitaux, d'abord en Russie, puis en France, à la SAlpêtrière et à Grenoble pour "récupérer" un visage en partie emporté par l'ours... Rudes épreuves, péripéties hospitalières peu encourageantes : tout cela est très intéressant.

Ce qui est tout à fait intéressant aussi, et qui reste assez peu raconté finalement même si ça tisse l'arrière-plan du livre pour une partie du livre cependant, c'est sa vie là-bas, sa vie au contact de la population, les liens qui se tissent et le contexte de défiance gouvernemental à l'égard des étrangers, voir de certains civils par rapport à des zones stratégiques où elle passe...

Nous la voyons écrire, tenter de se reconstruire, et tenter de comprendre, évidemment. Ce qu'on peut comprendre, aussi ! Pourquoi elle y est allée, pourquoi elle a survécu, ce qu'elle va devenir... Mais tout cela est souvent très métaphysique, ce que je regrette donc.

Etonnante découverte cependant, et évidemment fascinante. J'aimerais bien lire autre chose d'elle sur le sujet, je crois.

. Croire aux fauves, Nastassja Martin, ed. Verticales, 2019.

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Le monde selon Britt-Marie :))

21 Août 2022, 22:02pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Acheté par hasard sur une braderie, je ne regrette pas cette découverte de ce roman suédois.

Léger, mais pas seulement, il a de quoi surprendre, faire sourire et sait toucher la corde sensible sans sensiblerie. 

Le personnage principal est atypique, très marquée dans sa personnalité : c'est une femme de 63 ans, qui traverse sa vie coupée de ses émotions ; digne, elle a vécu toute sa vie pour son mari, qui, il faut le reconnaître quand on le croise dans le roman, est un fieffé imbécile, idiot, imbu de lui-même, odieux...

Trompée, elle s'en éloigne un jour, et obtient une mission de quelques semaines dans un village paumé et l'abandon, Borg. Elle est sensée travailler à la MJC. Avec toute son innocence de femme ne connaissant rien à la vie, elle va rencontrer tout un village, tisser des liens forts avec ses habitants...

Plein de ramifications à cette histoire, et un milieu social pauvre, mais transcendé par le courage, l'abnégation, le fait d'aller de l'avant et une passion : le foot ! 

Alors le foot s'invite joliment dans le roman.

Le personnage de Britt-Marie pourrait avoir des allures caricaturales : elle récure, elle frotte, c'est son moyen d'oublier, de canaliser l'émotion, et je trouve qu'il touche, il atteint son but : presqu'un personnage de conte, il nous entraine dans son histoire, il fait mouche...

Bien sûr, on voudrait la voir évoluer plus vite... S'écouter plus... mais... 

Le mari, aura lui une évolution fulgurante, presque surprenante d'ailleurs, mais pourquoi pas... avec le fil rouge du foot qui fonctionne bien.

C'est une fresque sociale pleine d'humour et d'humanité.

Une belle découverte de vacances ! 

. Le monde selon Britt-Marie, Fredrik Backman, 2014 ; traduit du Suédois. Livre de Poche 2021.

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La vie de Marianne :)

5 Août 2022, 13:02pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Surprenant et intéressant roman de Marivaux, sur la condition de la femme au XVIIIe siècle !

C'est ce que j'en retiendrais pour faire court.

Il est long, ce roman, il faut le reconnaître, découpé en 11 parties ; son processus de narration est intéressant, il intrigue : c'est Marianne qui semble nous raconter sa vie, s'adressant pour se faire à une amie, et il semble qu'elle lui adresse 11 parties de sa vie, non sans la commenter.

Elle part mal dans la vie, cette pauvre Marianne : ses parents sont tués alors qu'elle a 2 ans et demi dans une attaque de diligence... Elle est aussi dans la diligence, mais elle est épargnée... Et en même temps, elle se construit à partir de ça, avec pragmatisme et force d'âme, la petite Marianne...

Ici aussi, la générosité, le sens de l'accueil et du don, des personnes de ce siècle, qui n'hésitent pas à reccueillir une fillette dans le besoin... Marianne grandit et un jour que, très jolie et coquette, elle tombe au sortir de la messe, un jeune homme, Valville, la ramasse et l'emmène chez elle... S'en éprend... Marianne avait rencontré sa mère préalablement et noué une forte amitié avec celle-ci... Marianne épousera-t-elle Valville ? Elle n'a pas un sou... Est-ce possible, en ce temps ?

Le récit de Marivaux fait plus vrai que vrai, on a l'impression de voir, d'entendre Marianne penser ; 

sur la fin, il s'entremèle avec celui d'une religieuse au couvent qui lui confie l'histoire de sa propre vie, peut-être pour la dissuader d'entrer au couvent... A l'époque, c'était cette alternative pour la femme : un mariage, quel qu'il soit, ou le couvent...

J'ai aimé ; même si j'ai éprouvé parfois un peu de lassitude à voir les personnages dans leur "transport" de sentiments : se baiser les mains, pleurer d'émotion à torrent, homme comme femme... C'est parfois un peu indigeste, sans doute pour une lectrice du 21e siècle que je suis... 

Il faut que je précise ici que le roman est inachevé... Alors évidemment, après 500 pages, ça s'achève brutalement ! A noter qu'une Suite de la vie de Marianne a été écrite par une femme de l'époque qui s'est targuée d'écrire comme Marivaux (il faut préciser que la Vie de Marianne fut un très grand succès auprès de ses contemporains !)

. La Vie de Marianne, Marivaux, publié entre 1731 et 1742. 

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La joie de vivre :)

22 Juillet 2022, 10:26am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Bon, bon, bon. Une pensée pour toi, Luocine, car j'ai ressenti à la lecture de ce livre, les bémols qui tu mets à la lecture d'un Zola ! Oh combien dans celui-ci, et c'est ce qui explique "le" sourire solitaire, pour ce livre-là. Alors que j'avais beaucoup aimé et pas ressenti cela avec Le Ventre de Paris, ni à ce point dans Au Bonheur des dames

Là, le trait est noir, trop noir, excessivement noir dans la peinture de la nature humaine et de la société des abords d'Arromanches : ce petit village de Bonneville, bien qu'au bord de la mer, est peint comme une abomination sociétale : nombreuses sont les familles où l'on se tape dessus, s'abuse sexuellement, boit... On le voit à travers les enfants malheureux, sans le sou, pauvres dont Zola ne nous épargne pas la noirceur du quotidien qui viennent quémander des sous ou des soins chez Pauline chaque samedi.

En outre, tout le petit monde qui gravite autour de Pauline est un poids effrayant de l'existence...

Mais revenons au départ, et à ce qui fait que j'ai aimé tout de même -hormis cette lourdeur, ces bémols qui auraient mérité d'être allégés ! - : 

nous suivons le personnage de Pauline. Alors ce qui fut particulier et attachant dès le départ pour moi, ce fut de découvrir que cette Pauline est la fille des bouchers des Halles, de Lisa la charcutière, qu'on suit dans Le Ventre de Paris. Ses parents (donc Lisa !) sont morts, elle va être adoptée par une famille - parents éloignés - de Bonneville, à côté de Bayeux en Normandie. En même temps, le portrait de cette famille aurait pu être plus caricatural, puisqu'on est chez Zola ! Mais non, en tout cas pas là où on aurait pu le craindre.

Ainsi : on début tout paraît rose. On est contents de l'accueillir, cette petite de 9 ans ; Mme Chanteaux, M, le fils ; un peu moins la bonne, un peu accarîatre. C'est une sorte de huis-clos qui va se vivre, ou plutôt une vie en vase clos, au sein de cette famille, et c'est tout le personnage de Pauline qui sous-tend le roman, très très intéressant, et très très riche psychologiquement. 

Ainsi, c'est à sa force de vie que le roman doit son titre. Et c'est puissamment bien dessiné : pas à pas, on va se rendre compte avec elle que ce qui va compter de plus en plus pour elle c'est le bonheur de son petit monde, alors elle mettra ce qu'elle est en sommeil, et donnera tout pour eux. Son argent d'abord, et c'est d'abord les sentiments complexes que le fait de le donner ou de le prendre fera naître chez Mme Chanteaux notamment qu'il est intéressant de découvrir ; et puis son temps, son sourire, son énergie, ses soins... Ce n'est pas un sacrifice idiot, c'est plus que ça, c'est un don de soi très touchant, qui ne passe pas sans lutte contre soi-même. J'ai trouvé ce personnage extrêmement intéressant à découvrir, et c'est ce qui a valu "le sourire". 

Les autres personnages sont des vrais boulets, disons le ! Ils font rarement preuve de mâturité, souvent égoïstes, ils prennent, même si tout n'est pas si simple, encore une fois ; 

je souligne ici la grande capacité de Zola à dépeindre des caractères, qui, eux, ne sont pas caricaturaux.

. La Joie de vivre, Emile Zola, 1884.

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Au bonheur des dames :))

6 Juin 2022, 19:47pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

J'ai éprouvé l'envie de relire ce roman ; ou de lire : je croyais l'avoir lu il y a longtemps et finalement j'ai un doute. C'est en entendant un extrait lu sur l'excellente France Culture dont je suis si fan que j'ai eu envie de ce livre. J'ai beaucoup aimé, même si c'est évidemment très copieux, et qu'on peut parfois friser l'indigestion ! Cependant, ce livre se laisse déguster, et surtout il est inenvisageable de le lire en transversale car l'action est lardée dans les descriptions, bien souvent. 

J'ai admiré son écriture, et je redis à quel point cet auteur est brillant, alors qu'il est bien souvent critiqué ou mis de côté. Vraiment brillant, chaque page est un morceau de bravoure !

Je l'ai trouvé aussi très moderne. Publié en 1883, il retrace la vie d'un grand magasin parisien appelé Au Bonheur des dames. Nous suivons une jeune fille, Denise, arrivée de sa Normandie natale (Valognes) avec ses 2 frères dont elle a la charge, et qui débarque chez son oncle, petit commerçant au "Vieil Elbeuf". Il ne la prend pas, alors elle va bien devoir se débrouiller par elle-même et trouver un emploi... Elle trouvera au "Bonheur des Dames", et elle en rêvait... 

Nous allons suivre son quotidien de travail au milieu des employés, des rivalités, des petites mesquineries, des amours des uns et des autres... les galeries de portraits sont savoureuses. Il est tout un tas de personnages que nous suivons d'un bout à l'autre du roman, entre lutte quotidienne des classes à un moment de l'histoire où cette "frontière" était plus marquée... 

et puis bien sûr Zola nous donne à voir l'agonie des petits commerces, dont on voit la profusion au coeur de Paris face à l'écrasant mastodonte qui naît... Cela dessine ce que le XXe siècle vivra très évidemment jusqu'à il n'y a encore pas si longtemps, et c'est évidemment passionnant de suivre ces commerces, leurs résistances, leurs moyens d'exister... 

Et puis bien sûr, il y a Denise. Un portrait de femme digne, coûte que coûte... Qui lutte même jusque dans l'amour, pour ne pas se perdre, jamais... dont on voit la personnalité se dessiner, évoluer... 

Les personnages sont savoureux. Je m'en suis délectée. Tout juste ai-je été surprise par la toute fin, qui paraît bien abrupte ! On y attendrait une suite... Mais ce fut tout à fait passionnant.

. Au bonheur des dames, Emile Zola, 1883.

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La relieuse du gué :)

3 Avril 2022, 11:01am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Trouvé encore et acheté au hasard chez un bouquiniste des Côtes d'Armor. Sur une erreur insolite, sans doute : je me suis obstinée à lire le titre comme "La religieuse du gué" ! Allez savoir pourquoi j'ai mis du temps à lire le vrai titre qui est en l'occurrence La relieuse du gué, j'en ai souris...

Bref : c'est un roman entre le roman du terroir et le policier (je n'aime à priori ni l'un ni l'autre), entre parcours initiatique et opiniatre changement de vie... Aussi, j'ai aimé ce cocktail. J'oublie de dire que ce roman s'écoule scandé par des tyrades de Cyrano de Bergerac, à qui la narratrice voue une passion. (que je n'ai jamais lu, j'y reste encore désespéremment hermétique !).

Donc : une jeune femme a changé de vie et s'est installée dans une petite ville de Bourgogne, en tant que relieuse. Pas à pas, elle se bat pour réussir à vivre de son activité... Et puis un jour, un homme, un bel homme arrive, lui confie un très beau livre d'aquarelles à relier pour le samedi suivant, repart... et est tué accidentellement. Va commencer pour la narratrice une quête/une enquête autour de cet homme et de ce livre... J'ai aimé voir vivre ces petits artisans, ses voisins, la valeur du travail, des temps de pause, des rituels de partage... le prix des rencontres.

Ce livre m'a plu, même s'il n'est pas un coup de coeur absolu.

. La relieuse du gué, Anne Delaflotte Mehdevi, éd. Gaïa, 2008

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La maîtresse du commandant Castro :)))

29 Mars 2022, 21:21pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Je n'ai pas souvenir d'avoir déjà lu cet auteur, même s'il ne m'était pas inconnu.

J'ai dévoré ce roman-là, dégoté par hasard chez un bouquiniste, et comme happée par une histoire tout à fait palpitante.

Le récit est celui d'une femme qu'on sait à l'âge de la vieillesse, même si on l'oublie vite, absorbés par le déroulement des faits. Elle n'a jamais raconté son histoire à personne, aussi se dit-elle : ou bien je pars avec mon secret et personne ne le saura, ou bien je le raconte une unique et ultime fois... Ce qu'elle fait, et c'est ce livre que nous lisons donc.

Nous rencontrons donc notre personnage enfant, alors qu'elle grandit à Cuba, née d'un père cubain et d'une mère française. Dans une famille riche. Avec des domestiques. Son amie, la fille du couple de domestiques.

Et puis, la révolution cubaine. Les engagements de certains... 

L'héroïne va s'engager, malgré son extraction sociale, aux côtés des révolutionnaires. Et rencontrer, à 17 ans... le gourou, Fidel Castro... Et puis... Toute sa vie va être construite à partir de ces faits-là. Entre tentative d'oubli et tentative de guérison... Un grand parcours de vie nous est livré là, émaillé de rencontres évidemment, de choix, de travail sur soi, beaucoup sur fond d'histoire cubaine.

Sachant que l'héroïne sera loin de vivre toute sa vie à Cuba, pour se construire, c'est ailleurs qu'elle doit être...

Tout à fait passionnant.

. La maîtresse du commandant Castro, Edouardo Manet, Robert Laffont 2009, Grands romans Points.

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La définition du bonheur

10 Mars 2022, 18:23pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Ce livre est une nouveauté, et c'est un cadeau, deux raisons pour me réjouir. En outre, le titre était très prometteur, de même que l'auteure, que j'ai lu plusieurs fois. Je crois que je gardais de Catherine Cusset un bon souvenir, et je sais que j'en ai 2 dans ma bibliothèque. Aussi ce cadeau était vraiment à priori, un très bon choix.

Et pourtant... 

J'ai vraiment accroché au début, et puis de moins en moins, et jusqu'à finir par être ennuyée et même agacée par ce livre.

Je n'ai pas aimé l'écriture, je l'ai trouvée très inégale, assez plate et hachée.

Deux histoires qui s'entremèlent. 

Je ne sais pas si le livre est autobiographique, je suppose qu'il faudrait que j'aie plus de clémence, s'il l'était. Cela m'en inspirerait davantage, en tout cas, alors que cela ne devrait pas, n'est ce pas, finalement ?

En tout cas : histoires de femmes. Avec, au coeur de leurs vies parallèles (elles ne se connaissent pas au début), des problématiques importantes de femmes. Alors très bien. C'est intéressant. Des vies, le passage du temps. Et puis. Et puis quoi ? Bon, des liens qui se découvrent, je ne dirai pas ici pourquoi, pour ne rien divulgacher.

Ces personnages ne m'ont pas plu, en fin de compte. Sans savoir ce qui m'a le plus gêné. Finalement les "trous" dans leur biographie ne m'a pas convenu. Et a même gêné ma lecture. 

Cette histoire nous mène jusqu'à l'année dernière, si bien qu'elle arrive jusqu'au coronavirus qui s'invite dans l'histoire, je ne m'y attendais pas, c'est le premier roman que je lis qui lui donne une existence. Finalement, ce n'est pas au coeur de l'histoire, ça ajoute "juste" des contraintes à une histoire de vie, surtout si elle est autobiographique. Sinon... 

Je ne suis pas convaincue, et je pense que l'écriture y fait beaucoup, cela ne m'a vraiment pas emportée, alors même que les sujets pourraient être considérés comme "passionnés" et impliquants...

. La définition du bonheur, Catherine Cusset, Gallimard, 2021

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