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Le blog de la souris jaune

seconde guerre mondiale

Le manoir de Tyneford :))

13 Juillet 2021, 10:24am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

J'ai retrouvé avec plaisir l'univers de Natacha Solomons, dont j'avais rafolé avec son Jack Rosenblum rêve en anglais.

Ici, il est encore question de comment l'on vit pendant cette terrible période de l'avant deuxième guerre mondiale et guerre mondiale pour les Juifs, mais d'une autre manière : cette fois-ci, il s'agit de l'histoire d'une jeune fille qu'on envoie en Angleterre, en 1938, comme domestique, pour échapper aux tourments de l'Autriche et se sauver... Il faut pour cette jeune femme d'une petite vingtaine d'années se séparer de ses parents, et de sa soeur. Les événements sont toujours adoucis par le regard de Natacha Solomons, et j'aime particulièrement sa manière d'écrire : on sait la souffrance, mais il n'y a pas de pathos ; ce sont les faits du quotidien, et si possible dans leur poésie, ou avec un peu d'humour, qui sont donnés à voir. C'est une façon de voir qui me plaît. Alors Elise arrive au Manoir de Tyneford, elle qui a toujours été habituée à être servie, dans un milieu relativement aisé, à Vienne... Elle est cultivée, aime la culture, mais elle doit se transformer en domestique qui astique et fait des feux... Sa nature est toujours là, elle lie des liens avec les propriétaires du lieu, et d'autres jeunes femmes et hommes alentours... Cette terre anglaise devient la sienne, même si le manque de ses parents et de sa soeur est toujours là ; et deux hommes prendront une place particulière dans sa vie... Ce récit nous est livré comme raconté du point de vue intérieur d'Elise, qui semble écrire alors que beaucoup de temps a passé ; j'aime aussi ce regard vers un passé lointain.

J'ai beaucoup aimé.

. Le Manoir de Tyneford, Natasha Solomons, 2011, Angleterre ; 2012 pour la traduction française chez Calmann-Lévy. Le Livre de Poche.

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Expiation

16 Avril 2021, 13:13pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Roman en trois parties, je devrais même dire quatre, puisque c'est cette dernière, la plus courte qui m'a décidé à ne pas mettre de sourire du tout, quand peut-être je m'apprêtais à en mettre un. 

Une famille, en Angleterre. Milieu aisé, en 1935. La première partie se concentre sur une seule soirée ou presque, une journée tout au plus. C'est ciselé, et la narration, vous l'aurez compris très lente, me plaît beaucoup. Il faut évidemment faire preuve d'une patience à laquelle il est triste de dire que nous ne sommes plus habitués (je devrais dire "je", et en matière de livres). Mais j'aime beau la narration de McEwan, il ne manque rien j'ai envie de dire, ni description ni introspection. Au cours de ce dîner, sentiments, désirs, amours vont engendrer des situations et événements qui laisseront trace pour longtemps. Nous sommes au plus près de plusieurs personnages, Briony, bien sûr, la fille cadette, 9 ans, écriveuse en herbe... la grande soeur, Cécilia, qu'on aime tant... Robbie, l'ami de la famille, modeste, et que la famille a pris sous son aile... Un événement, un drame ce soir-là, un témoignage et des vies qui basculent... Puis la guerre. Malheureusement, McEwan ne nous épargne rien. Je dirais donc que McEwan excelle encore, mais il faut avoir envie de lire ces pages (la deuxième partie) et c'est éprouvant. On y voit Robbie, essentiellement, donc. Et puis les troisièmes chapitres nous rapprochent de Briony... Et bien sûr il est question d'expiation... J'ai très peu aimé ce personnage de Briony, et encore moins le dénouement que McEwan fomente, après nous avoir manipulé... Enfin, c'est mon ressenti quand je tombe sur ce genre de fins. 

Bref, c'est mystérieux, je sais, mais j'essaie de ne pas divulgacher !

J'avais beaucoup aimé Opération Sweet Tooth,  du même auteur. Je continue à le percevoir comme un auteur plutôt brillant notamment en matière de narration d'une histoire.

. Expiation, Ian McEwan, 2001 ; 2003 pour la traduction française (traduction de l'anglais, Royaume-Uni).

 

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Les déracinés :))

14 Décembre 2019, 12:45pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Ah, le bonheur, de se plonger dans un roman-fleuve, dans une grande fresque historico-familiale qui nous tient accrochée au destin de ses personnages tout au long de ses 600 pages... 

Prendre le temps de le lire à petites goulées, délicieusement le retrouver chaque jour...

J'ai donc beaucoup aimé cette trentaine d'années passées aux côtés de Wilhem et d'Almah. Des années 30 à Vienne, aux années 60 en République dominicaine... De la douleur des années 30 pour ces jeunes gens qui voient soudain la désignation se pointer sur eux, découvrant soudain leur judéité à travers l'intolérance des autres... Alors il y a ceux qu'on aime, ceux qu'on laisse, les choix déchirants qu'on doit faire... Rester, quand tout crie de partir ? Partir et laisser derrière soi ses racines, ses parents ? 

On s'attache beaucoup à ces personnages, à leur humanité. Leur force de vie...

Un profond plaisir de lecture.

Un merci chaleureux à Nicole pour sa recommandation.

. Les déracinés, Catherine Bardon, éd. Les Escales Domaine français, janvier 2017

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La femme qui dit non :))

16 Septembre 2019, 12:52pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

C'est sans doute ce titre qui m'a fait emprunter ce livre, par hasard, et finalement c'est ce que j'aime le moins, pour le trouver très très peu approprié à cette histoire.

Histoire que j'ai dévorée.

C'est le récit d'une femme, dont elle nous dit d'elle qu'elle est âgée de plus de 80 ans. Le récit de sa vie, extraordinairement vivant et haut en couleur. C'est enlevé, pour le moins, souvent piquant, provocateur, non conformiste... Tout commence en 1938, où celle-ci, Marge de son prénom, jeune Anglaise alors de 17 ans, arrive avec son père, en bateau, sur l'île aux Moines. Les deux sont deux navigateurs nés. Ils arrivent à l'île aux Moines, et rencontrent deux jeunes gens, Mathias, et Blaise, différents dans leurs genres, mais très proches, et qui vont instantanément faire fondre la narratrice... Elle épousera l'un, mais... l'autre jouera un rôle non moins important dans sa vie. Vie vécue avec beaucoup de pragmatisme, et plus d'appétit, d'envie de vivre que d'état d'âmes. La France sous l'Occupation, la Résistance, la Bretagne, l'attachement à la Bretagne, la politique de 38 à 1970 va être aussi raconté par cette femme qui n'envoie pas dire ce qu'elle a à dire...

J'ai vraiment adoré tant l'histoire que les personnages, ainsi que la manière dont nous est livrée cette histoire. Tellement loin de l'ennui !

Bibliothèque de Lanvallay.

. La femme qui dit non, Gilles MARTIN-CHAUFFIER, éd. Grasset. 2014.

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Une lettre de vous :))

12 Août 2018, 20:25pm

Publié par LaSourisJOne

Roman épistolaire.

Gros coup de coeur pour ce livre sur lequel je suis vraiment tombée par hasard. Seul le titre, véritablement trop passe-partout, aurait pu me retenir de le lire, et freiner mon enthousiasme, qui ne s'est pas démenti tout au long de la lecture de celui-ci.

Deux périodes se chevauchent dans la narration, exclusivement par lettres : 1912 et suivantes, et 1940. Les deux guerres. Une correspondance entre une jeune femme, écrivain, qui vit sur l'ile de Skye, et un étudiant, qui lui écrit pour lui dire qu'il a adoré son reccueil de poèmes. Leur correspondance continue, et quelque chose d'extrêmement fort va naître...

Parallèlement, 1940, lettres de Margaret, une autre femme donc, à un homme... Et l'on comprendra comment ces deux histoires peuvent se rejoindre... Un roman d'amours merveilleux ! 

Médiathèque de Saint-Malo.

. Une lettre de vous, Jessica Brockmole, éd. Les Presses de la Cité, avril 2014.

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Rêves oubliés :))

1 Avril 2018, 13:33pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Voila donc plusieurs mois que j'entendais, en bien, parler de cette auteure sans la connaître.

Je serai donc entrée dans son oeuvre par le biais de ce beau roman, Rêves oubliés.

C'est délicat, l'écriture est douce pour raconter la vie, la dureté de vies et le quotidien. 

L'histoire commence en 1936, dans une petite ville espagnole. Sur fond de lutte intestine, de guerre civile, d'installation d'un dictateur. Avec le danger qui jaillit dans la vie d'une famille. Alors il faut fuir, parce que pour des idées, on veut s'en prendre à eux. La famille est séparée, puis se retrouve, dans le pays basque français, d'abord ; le père, la mère, les trois enfants, les grand-parents, et puis les oncles, puis il y aura les cousins...

Il faut continuer à vivre, recommencer, sans savoir, combien de temps, en espérant retourner là-bas, dans son pays ; le temps passe... 

C'est beau ; ce couple, Aïta et Ama sont un beau couple aimant, d'un amour pur et fort. D'un amour touchant. Les enfants, leur royaume mental, chacun d'une personnalité différente, sans excès de mots elle trouve ceux qu'il faut pour dire, et donner à voir.

Les mots d'un carnet d'Ama émaillent aussi le roman, donnent un point de vue plus intérieur à ce qui nous a parfois été donné à voir à travers la narration.

C'est vraiment une belle découverte.

Merci aux lectrices fan de Leonor de Recondo qui me l'ont fait découvrir, notamment Patricia.

Médiathèque de Saint-Malo.

. Rêves oubliés, Leonor de Recondo, éd. Sabine Wespieser, 2012.

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Le dernier des nôtres :))

30 Mars 2018, 22:35pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Mon intérêt pour ce roman est allé croissant.

J'ai commencé par être moyennement accrochée par ce couple un peu trop cliché, un peu trop attendu, d'êtres qui s'attirent parce qu'ils sont beaux et indépendants. Mais le roman est plus que ça, et autant vous le dire tout de suite, c'est à partir du moment où ça dysfonctionne que ça devient intéressant.

Parallèlement vous est racontée l'histoire du personnage principal depuis sa naissance, en pleine seconde guerre mondiale. 

Personnage, Werner, qui a tout pour déplaire, en tout cas, qui moi, m'a horripilé du début jusqu'à la fin. 

Cependant, le récit avançant, son histoire familiale se dessinant, certes, on le comprend un peu plus...

En tout cas : c'est une histoire qui nous rend attachante une bonne brochette de personnages (Rebeccas, Marcus, Lauren, le chien Shakespeare...), les personnages prennent de plus en plus de densité au fur et à mesure des récits croisés, des retours dans le passé ; les fils se nouent et se dénouent habilement, et les rebondissements sont là jusqu'au bout, au risque même de rendre l'histoire un peu emberlificotée, mais peu importe ; ça fonctionne. pourquoi Rebecca a t-elle la maladie du sommeil ? Pourquoi fuit-elle régulièrement ? Pourquoi sa mère richissime montre-t-elle ses cicatrices à Werner ? Qu'est devenu Johann, le père naturel de Werner ? 

Les questions maintiennent notre intérêt très vivace, et on sombre dans les heures les plus sombres des années 44 et 45, en Allemagne... 

Comment se reconstruit-on après ? 

C'est à la fois léger et absolument pas léger, Adélaïde de Clermont-Tonnerre sait décidement raconter les histoires.

Merci, Sandrine, pour la découverte et le partage !

Médiathèque de Saint-Malo.

. Le dernier des nôtres, Adélaïde de Clermont-Tonnerre, éd. Grasset, août 2016.

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L'Ordre du jour :)

25 Janvier 2018, 19:08pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Evidemment, il est impossible d'être sceptique quant au contenu, au propos de ce livre. Evidemment, il ne peut que susciter l'adhésion, et l'adhésion profonde pour ce qu'il donne à voir, dénonce, dévoile. Evidemment, c'est sans doute un livre qu'il faut lire, avoir lu.

Mais je dirais sans doute avant tout : d'un point de vue historique. Parce qu'il donne à voir une période très trouble de l'histoire, et dénonce ceux qui ont servi le Reich et en ont tiré leur épingle du jeu. Ce sont les vingt-quatre industriels autour d'une table, et ne voyant que leurs affaires, ferment les yeux sur tout le reste et financent le parti nazi en 1932. De grands noms toujours grands aujourd'hui. Alors oui, ce livre vaut pour ce qu'il dit de l'Histoire, ce qu'elle retient et ce qu'elle gomme... 

Evidemment, avec un cynisme froid, un style propre, il nous fait détester ces hommes bien 'propres' qui ont entraîné le mal ; il nous entraine dans les coulisses de l'histoire, et tente de la re-dessiner, avec de petits faits, auxquelles il redonne une couleur sombre. 

J'ai beaucoup aimé cette idée selon laquelle, parfois, les faits tiennent à peu de chose : parfois c'est un coup de bluff qui oriente les événements. Ce qu'il décrit de l'armée allemande, de ce petit homme brutal... ils n'auraient pas dû aller si loin, et pourtant : le bluff, renforcé par la crédulité, la peur, le besoin d'admirer. Intéressante analyse.

J'ai aimé, mais je confesse que je suis restée un peu sur ma faim. J'ai eu l'impression d'un livre "morceaux choisis", et j'aurais aimé sans doute que ce soit plus lié, plus épais, moins inégal. Cependant, je reconnais le gros travail de documentation historique de l'auteur, et sa capacité à saisir une scène et à la donner à voir brillamment. Et je déteste avoir quelques griefs à l'égard de ce livre. 

Prix Goncourt 2017.

. L'Ordre du jour, Eric Vuillard, Actes Sud, 2017. 

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Je vous écris dans le noir :))

28 Janvier 2017, 16:49pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

C'est un roman bouleversant que celui-là. Extrêmement impressionnant par sa force et sa justesse, sa sensibilité : l'auteur incarne ici un personnage féminin de manière saisissante, et troublante. Mais évidemment, on sait qu'écrire n'est pas une histoire sexuée, on le sait depuis toujours ! :)

C'est l'histoire de Pauline Dubuisson. Une femme qui a vraiment existé, et qui a été condamnée pour l'assassinat de son fiancé. L'auteur reprend cette histoire en réhabilitant cette femme, en nous livrant son histoire, en lui donnant semble t-il, pour la première fois, une chance d'être comprise. Il faut savoir que Clouzot en a aussi fait un film, où il accable vraisemblablement cette femme, incarnée à l'écran par Brigitte Bardot. Seigle fait partir son histoire de ce film, que Pauline Dubuisson est allée voir. Du mal qu'il imagine il a pu lui faire. Bref, il humanise cette femme comme personne auparavant n'avait semble-t-il souhaité le faire.

C'est vraiment troublant à plus d'un titre. Déjà, parce que ça donne à voir un fait-divers dans sa dimension humaine, la part non maîtrisable du destin dans l'accomplissement d'histoires sordides. Ainsi, on ne peut qu'être sensible au terrible destin de cette Pauline, qui fut tondue à la Libération, alors qu'elle avait 17 ans.

L'auteur nous livre trois cahiers, les écrits qu'auraient écrit Pauline, avant de se donner la mort. On va voir comment le destin va s'acharner contre elle. De terrifiante manière. A de multiples reprises. Et comment le pardon, ou le droit à l'oubli est bien relatif, et combien elle est condamnée à échouer dans ses reconstructions.

Le contexte familial, est là encore extrêmement intéressant, et tellement pas manichéen : oui, la jeune fille va coucher avec un Allemand, mais poussé dans ses bras par son propre père, pour sauver leur mère de la déprime... C'est ce qu'il nous donne de l'histoire de Pauline Dubuisson et évidemment, son histoire prend l'allure d'un terrible et injuste gâchis.

Attention, je dois vous le dire : la profondeur de la confession fait que l'histoire de la tonte et surtout de ce qui suit pour Pauline est insoutenable. Autant le savoir.

En tout cas, c'est un coup de maître de la part de Jean-Luc Seigle, que j'avais apprécié déjà avec En vieillissant les hommes pleurent

Merci à Gaby pour sa recommandation.

. Je vous écris dans le noir, Jean-Luc Seigle, éd. Flammarion. 2015

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L'espionne de Tanger :))

6 Novembre 2016, 18:57pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

L'histoire de ce livre se déroule dans les années 30 en Espagne, puis pendant la seconde guerre mondiale en Espagne et dans le protectorat espagnol du Maroc. Autour du personnage principal, une jeune femme, Sira, espagnole, donc. A partir de son histoire d'amour, choix amoureux, point de départ de sa vie telle qu'elle le sera. On voit que ce coup de foudre, laissant alors l'homme avec qui elle s'apprêtait à se marier, va orienter toute sa destinée. 

A partir d'une trahison, Sira va lentement quitter la naïveté. Confrontée au réel brutal. A l'obligation de compenser la trahison pour pouvoir s'en sortir. 

Pas à pas, on va suivre la jeune femme dans la vie qu'elle se trace, avec cette marge de manoeuvre très ténue qui est la sienne. Et s'étonner de la rigidité qu'elle met dans certains choix. Comprendre comment cette femme, pragmatique, va se mettre au service d'un pays, parce que cela correspond à sa croyance d'éviter la guerre. La scène qui l'amène à s'y décider est assez intéressante, elle hésite, et c'est un échange avec sa mère, sobre, qui va la décider. Sa mère qui lui dit : si ton action peut aider l'Espagne à éviter de vivre encore une guerre, alors fais le. Et c'est ainsi que Sira va entrer dans un système de fonctionnement extrêmement contraignant pour elle, avec la conviction jamais remise en cause de servir son pays. J'aime ce journaliste qui croise sa route, on enrage de ne pas la voir tout lacher pour le suivre... On suit tous ces personnages avec bonheur, le récit est dense mais tient en haleine toute la durée de ses 600 pages. 

J'ai beaucoup aimé.

Et c'est à Luocine que je dois cette lecture ! Merci Luocine ! 

L'espionne de Tanger, Maria Duenas, éd. Robert Laffont, 2012 (2009 pour l'édition espagnole).

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