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Le blog de la souris jaune

Message des hommes vrais au monde mutant :)

24 Juillet 2017, 19:37pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Ce livre raconte, à postériori, l'expérience d'une femme, américaine, installée en Australie, qui expérimente sans l'avoir véritablement choisi quatre mois au sein d'une tribu d'aborigènes. 

On se retrouve, comme elle, dans la peau d'une femme dite 'civilisée', avec son maquillage, ses accessoires, plongée au coeur d'une aventure extrême, mais vécue si naturellement, avec une peuplade aborigène. Elle était certainement à la lisière d'être convaincue, si non elle n'aurait pas supporté tout cela. Mais c'est quand même très intéressant, et propre à faire réfléchir, ce que veut le livre. Réfléchir à nos choix, la limite de nos choix de société, en regard de ce que vivait cette peuplade... Proximité infinie avec la nature, bluffante. Evidemment, on y pense. La peur, disparue, l'acceptation de tout faisant que les facultés de l'homme sont démultipliées... La télépathie, parce que non obstruée, entre deux êtres, à 35 km de distance ! Le fait de vivre de la nature, mais pas à son détriment, en ulilisant uniquement ce dont on a besoin, sans aucun gaspillage... La communion, le retour à des valeurs authentiques... La célébration non des anniversaires, mais des moments où chacun se sent devenu meilleur...

Quatre mois incroyables, de traversée d'un désert australien avec cette peuplade, avec des épisodes forts, auquel on est tentés de croire, même si c'est souvent incroyable. Et on a envie de se dire qu'il faudrait vraiment, changer le monde, en suivant leur voie un peu plus, tellement plus juste... Mais comment faire pour enrayer la machine, pour faire machine arrière, avec toutes nos superficialités acquises ?

Une lecture stimulante, qui interroge. Sur la spiritualité et nos façons de vivre.

. Message des hommes vrais au monde mutant, Marlo Morgan, éd. J'ai Lu Aventure Secrète, 1991 ; 1995 pour la traduction française.

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24 Juillet 2017, 08:35am

Publié par LaSourisJOne

"Un don n'est un don que lorsque vous donnez à quelqu'un ce qu'il désire. Ce n'en est pas un quand vous lui donnez ce que vous voulez qu'il ait".

Marlo MORGAN

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... 495

24 Juillet 2017, 08:06am

Publié par LaSourisJOne

"Si les Missionnaires ont besoin d'apprendre la reconnaissance à leurs propres enfants, alors que c'est un sentiment inné chez tous les humains, ils feraient bien d'examiner très sérieusement leur société". 

Marlo MORGAN

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Vivre vite

20 Juillet 2017, 08:17am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Le livre se lit vite, et facilement. Sans doute parce que les chapitres sont très courts, donnant la parole - supposée - aux divers protagonistes de l'histoire, de la vie de James Dean (mère, père, oncle, tante, acteur et actrice croisés, photographe, prêtre, etc.).

Evidemment, je lui reconnais un ton mélancolique, une indiscutable tristesse, mais comment pourrait-il en être autrement, avec le destin que l'on sait ? D'autant que chacun nous écrit comme si c'était 'après'. 

Alors, pas à pas, depuis l'âge de dix ans jusqu'à sa mort, la vie de Jimmy. Du point de vue 'intérieur' de chaque locuteur, sans que ce soit très introspectif, et sensé être 'formulé' après la mort. Même la mère de Jimmy, écrit, du fond de sa mort à elle, et ça donne comme une parole incantatoire assez forte. Toutefois, je me suis dit que cela aurait pu être plus fort, je me suis dit que tout cela fonctionnait bien mais qu'il avait cédé à la facilité en demeurant dans la 'superficialité'. Même si James Dean, finalement, à travers sa propre voix imaginée et celle des autres, est finalement bien rendu, joliment donné à voir, comme à travers une mosaïque qui forme un être. C'est certes, la vision de l'auteur sur ce personnage mythique, mais on a peu de mal à se dire que c'est tout à fait plausible.

Ce qu'on discerne, mais qui n'est jamais formulé, c'est un personnage fragile, marqué dès son enfance. Par... quoi, au juste ? En tout cas, un être marqué par la mort de sa mère à 9 ans, et séparé de son père dans la foulée. Seul avec sa destinée, malgré l'amour sincère de son oncle et sa tante qui l'élèvent. On le sent irrémédiablement écorché. Abusé par un prêtre ? Le James du livre ne le voit pas comme ça, il privilégie le lien précieux de cette relation...

Ce qui m'a frappée en lisant ce livre, c'est l'impatience du jeune homme. Grandissante. Qui ressemble plus à une incapacité de faire face à soi même, à sa solitude. Alors il comble, avec ce qui éloigne de soi, l'alcool notamment, les voitures... Encore qu'avec les voitures, il semble y avoir eu dès le début un goût pour la vitesse et la mise en danger, consciente ou inconsciente, on ne sait pas...

Médiathèque de Saint-Malo.

. Vivre vite, Philippe Besson, éd. Julliard, 2014.

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Le dernier amour d'Attila Kiss :))

16 Juillet 2017, 23:18pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

C'est un très beau roman d'amour que celui-là. Plus que cela, d'ailleurs. Un roman sur une lutte, sur la résilience, sur l'histoire, sur ce qui sépare deux êtres et sur ce qui les unit, plus fort que tout, l'amour. 

C'est une belle voix, mélancolique, forte qui nous susurre à l'oreille cette histoire. Attila, sa vie, ses duretés. Son chemin aride, mais il n'en a pas d'autre. Alors son premier mariage, sa vie parallèle, ses trois filles, sa vie illégale auprès de son beau-père, son départ ; son nouveau départ, et sa vie de travail, dix ans dans une usine pour gaver des poussins. Et la peinture, pour garder, immortaliser ce qu'il n'a plus. Et une jour, comme une tornade, une rencontre, à la terrasse d'un café. La jeune femme ne le quittera plus. Malgré tout ce qui les sépare. Malgré leur passé historique, qui le remplit de haine, parce qu'elle est viennoise, riche, et qu'il est pauvre, et hongrois. Il va lutter, lutter, contre cet amour. Dire ses douleurs, tenter de détruire. Mais... Elle est forte, elle l'aime et...

C'est un beau roman que ce Dernier amour d'Attila Kiss. Un beau roman, bien écrit, sensible, fort. 

Je vous le recommande.

Médiathèque de Saint-Malo.

. Le dernier amour d'Attila Kiss, Julia Kerninon, éd. La Brune Le Rouergue, 2016.

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... 494

16 Juillet 2017, 17:20pm

Publié par LaSourisJOne

"La vérité ne se répartit pas exclusivement entre la parole et le silence, entre ce qui est dit et ce qui est tu, mais elle occupe d'abord et surtout sur les territoires immenses et sans nom qui les séparent".

Julia KERNINON

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Les trois fantômes de Telsa, tome 1 :)

16 Juillet 2017, 10:35am

Publié par LaSourisJOne

BD. 

Premier tome.

C'est rare, que je lise des BD, vous le savez. Certaines parfois me font de l'oeil, et j'essaie de me laisser embarquer, ça marche ou ça marche pas.

Pour celle-ci, c'est le dessin d'illustration de couverture qui m'a donné envie. L'atmosphère, les visages, le mystère, une mère et son fils... Bref. 

J'ai bien aimé.

Bien sûr, il faut vous dire que ce n'est que le tome 1, sur 3, et que l'histoire n'est pas terminée. Amorcée. Toutefois, j'ai aimé l'atmosphère, et le texte, plutôt juste, ainsi que la langue, ce qui, à mon sens, est rare en bande dessinée (en tout cas, souvent elles me tombent des mains pour ces raisons là). Là, le texte est ce qu'il faut. Donc, un très bon point à mon sens aux auteurs, Marazano et Guilhem. J'ai aussi beaucoup aimé le dessin, et l'univers. 

Univers américain des années 40, une femme qui doit se débrouiller seule pour gagner sa vie, et une histoire, du côté de l'enfant, qui nous accroche, et dont on sait bien que tout va venir de là... Avec ce voisin de pallier mystérieux, les gamins qu'il croise dans la rue et qui le mandatent pour être accepté d'aller remettre une lettre à ce fameux voisin... La rencontre tarde à se faire, le suspense est bien entretenu, sans trop en faire, et on subodore l'importance de la science, et la situation historique, comme éléments clés de l'histoire... A suivre, donc.

. Les trois fantômes de Telsa (1), Marazano et Guilhem, Le Lombard, 2016.

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... 493

15 Juillet 2017, 09:11am

Publié par LaSourisJOne

"Les coïncidences sont bien la preuve de la paresse de l'univers".

Véronique OVALDE

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Cinq mouches bleues :(

15 Juillet 2017, 07:10am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

J'avais vraiment beaucoup aimé Le Ruban rouge, superbe roman historique, de Carmen Posadas. Alors je n'ai pas hésité longtemps avant d'acheter cet autre livre de cette auteure, trouvé par hasard d'occasion.

Cependant, j'abandonne sa lecture, déçue. J'y suis bien entrée, pourtant, et je me pensais coulée dans un bon roman. Qui naissait d'une rencontre, d'un déjeuner improbable entre un oncle et sa nièce qui ne se voient jamais ; et puis tout bascule à mon sens dans le médiocre à partir du moment où une bonne part des protagonistes va passer une semaine au Maroc, à l'hôtel l'Hirondelle d'Or ; ça commence en intrigue policière, pourquoi pas, et ça se noie. Je sens que je suis dure, car je sais que d'aucuns peuvent y trouver un intérêt : après tout, elle nous peint, dépeint quelques membres d'une société aisée, madrilènes, en vacances au Maroc ; cependant, là, ça ne nous interesse pas ! Je crois qu'on a envie que l'intrigue avance autrement, efficacement, plutôt que de nous donner à voir des personnages un peu limités, trop humains, qu'on n'a pas envie d'aimer, cet animateur de radio suant, sa maîtresse, et cet autre couple... Je crois que si elle avait continué avec ses deux personnages du début, ça m'aurait plu ; mais alors ceux-là ne me donnaient aucune envie ni nécessité de les connaître ! Alors tant pis : je ne saurai jamais si Mercedes a tué son mari en ne l'aidant pas à se défaire d'une amande avalée, si c'est sa maîtresse, ou un funeste destin...

Carmen Posadas est originaire d'Uruguay, et vit en Espagne.

. Cinq mouches bleues, Carmen Posadas, éd. poche, mai 2001.

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... 492

1 Juillet 2017, 14:54pm

Publié par LaSourisJOne

"C'est comme un mauvais dimanche, on voudrait tout, il n'y a rien. Les heures passent".

Michèle LESBRE

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