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Le blog de la souris jaune

... 403

28 Octobre 2015, 09:14am

Publié par LaSourisJOne

"Il faut un jour mourir satisfait. Tu ne laisseras rien ; peut-être dans le coeur de quelques uns, l'exemple de l'honnêteté. Est-il encore des artisans dans ce monde mécaniste ? Tu l'es. C'est peu, semble-t-il, car tu as pris le goût des tâches glorieuses. N'y cède pas".

Jean VILAR

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... 402

28 Octobre 2015, 08:38am

Publié par LaSourisJOne

"La société est bien mal faite qui ne protège pas les artistes, ses serviteurs, qu'ils soient ou très obéissants ou anarchos. Bien mal faite, oui, cette société qui ne leur laisse que cette liberté illusoire d'exécution."

Jean VILAR

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... 401

28 Octobre 2015, 08:36am

Publié par LaSourisJOne

"Il n'y a pas de carrière à faire. "Arriver", "être quelque chose", "devenir quelqu'un" c'est le pire des chemins empoisonnés. Le bonheur, fut-il le plus simple, n'est pas au bout de cette route damnée".

Jean VILAR

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L'idée ridicule de ne plus jamais te revoir :)))

18 Octobre 2015, 09:22am

Publié par LaSourisJOne

L'idée ridicule de ne plus jamais te revoir :)))

Magistral. J'ai dévoré ce livre de bout en bout, de la première à la dernière ligne, avec avidité, désir, passion, joie... On entre de plain-pied dans la vie et tout à la fois l'histoire de l'auteur, Rosa Montero, et celle de Marie-Curie, on s'attache aux deux. Ce, avec légèreté, et gravité tout à la fois. Sans l'attirail habituel d'une biographie, sans apesanteur. C'est très, très beau. Avec cette phrase, 'L'idée ridicule de ne plus jamais te revoir', si belle aussi, qui semble l'alibi du livre en quelque sorte. L'auteure a perdu son mari, Pablo, trois ans auparavant. On entre dans son processus d'écriture, dans les coulisses de son cheminement d'auteure, elle nous explique comment en 2004 elle a laissé en plan un ouvrage sur le Moyen-Age, un roman, à cause d'une histoire de mot impossible à trouver (à l'époque il n'y avait pas la magie d'internet qui vous le trouve instantanément), et finalement sortir de ce récit de cette jungle, pour le lâcher. Et puis alors on lui demande une note biographique, sur Marie Curie. Ce sera Marie Curie. Et une façon de panser son propre deuil, sa perte de Pablo. Ainsi, on a les attachements, les similutdes entre les attitudes, celle de Rosa, celle de Marie ; et donc : "l'idée ridicule de ne plus jamais te revoir", cette phrase qui va aux deux, à l'adresse de l'aimé, parti, pourtant. On entre du côté intime, dans la compréhension pragmatique de la perte de quelqu'un. C'est une belle, lumineuse réflexion sur le deuil, l'amour, la perte de l'être cher, la mort. Et Rosa Montero y va avec finesse, clarté, et non sans humour parfois, au bazooka, à la manière de certains auteurs espagnols qui n'envoient pas dire ce qu'ils ont à dire, ni ne mégottent sur la manière.

La vie de Marie Curie vue par le prisme de Rosa Montero est évidemment touchante, on entre dans les arcanes d'un destin, celui du premier prix Nobel de physique (avec son mari). Retour sur la dureté d'un monde à l'égard des femmes, qui rend cette destinée encore plus forte. Cette femme iradiée, Marie Curie, ce couple iradié, la perte de Pierre, les prix, les recherches, l'amant un peu plus tard, Paul Langevin. Et puis comme un manuel de vie, lumineux toujours, sans être de guimauve, qu'elle semble nous tendre : disons 'Je t'aime', tant qu'il est encore temps. Et si la mort arrive avant que nous ayons pu le dire, disons le quand même, au mort, et au monde, pour terminer l'histoire. J'ai adoré. Formidable et réjouissant récit.

Médiathèque de Saint-Malo.

L'idée ridicule de ne plus jamais te revoir, Rosa Montero, (publié en 2013 en Espagne), traduit de l'espagnol par Myriam Chirousse. Editions Métailié, 2015.

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... 400

17 Octobre 2015, 23:49pm

Publié par LaSourisJOne

"Quand nous mourons, nous emportons un morceau du monde".

Rosa MONTERO

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... 399

17 Octobre 2015, 23:44pm

Publié par LaSourisJOne

"Oui, il faut faire quelque chose avec la mort. Il faut faire quelque chose avec les morts. Il faut leur déposer des fleurs. Et leur parler. Et dire que vous les aimez et que vous les avez toujours aimés. Il vaut mieux le dire de leur vivant, mais sinon vous pouvez aussi leur dire après. Vous pouvez le crier au monde".

Rosa MONTERO

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... 398

17 Octobre 2015, 22:09pm

Publié par LaSourisJOne

"Ce n'est qu'en étant absolument libre qu'on peut bien danser, bien faire l'amour et bien écrire".

Rosa MONTERO

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... 397

17 Octobre 2015, 22:05pm

Publié par LaSourisJOne

"Si j'arrivais à être véritablement libre quand j'écris, libre du moi conscient, des injonctions héritées, de la subordination au regard des autres, de ma propre ambition, de ce désir de m'élever comme un aigle, de mes peurs et de mes doutes et de mes dettes et de mes mesquineries, alors j'arriverais à descendre tout au fond de mon inconscient et je pourrais peut-être écouter l'espace d'un instant cette chanson collective".

Rosa MONTERO

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... 396

17 Octobre 2015, 21:57pm

Publié par LaSourisJOne

j'ai la sensation qu'il existe un continuum dans l'esprit humain. Qu'il y a, en effet, un inconscient collectif qui nous entretisse, comme si nous étions un banc de poissons serrés qui dansent à l'unisson serrés sans le savoir. Et les coincidences font partie de cette danse, de ce tout, de cette musique, de cette chanson commune que nous n'arrivons pas à écouter tout à fait parce que le vent ne nous apporte que des notes isolées".

Rosa MONTERO

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... 395

17 Octobre 2015, 15:49pm

Publié par LaSourisJOne

"Les êtres humains se défendent de la douleur insensée en l'ornant de la sagesse de la beauté. Nous écrasons du charbon à mains nues et nous réussissons parfois à faire ressembler ça à des diamants".

Rosa MONTERO

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