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Le blog de la souris jaune

sciences

De la terre à la lune :)

28 Juillet 2020, 09:22am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Bon, ce Jules Verne ne sera pas mon préféré !! Autant dire que si on ne s'intéresse pas à la guerre, la balistique, la géophysique et à l'espace, le livre a de quoi paraître long ! En effet, je ne m'attendais pas à cela. Je m'attendais vraiment à lire un livre passionnant au plus près de trois personnages embarqués pour un voyage vers la lune, or, ça... ça arrive bien tard, et même dans les 20 dernières pages. Tel n'est donc pas le propos du livre, mais bien de nous raconter la naissance du projet, les difficultés que sa concrétisation représenterait (même en Amérique où tout est possible : l'action se déroule aux Etats-Unis), et la construction de l'appareil nécessaire au lancement d'un projectile vers la lune. Les 200 premières pages sont bien longues, pour toutes ces raisons évoquées plus haut (mince, voila que je me mets à écrire comme Jules Verne....)... Ah oui, alors, pour ceux qui ne connaîtraient pas le livre : 

tout commence au sein du Gun-Club (voila le décor presque posé) : il s'agit d'un club des "retirés" de la guerre, passionnés par la chose, et tous un peu ou beaucoup estropiés ; sachant que Jules Verne s'amuse à forcer le trait et à nous rendre cette petite société assez drôle... En tout cas, c'est l'un d'entre eux, le président, Barbicane, qui a l'idée de concevoir un vaste projectile vers la lune... L'affaire passionne les foules, évidemment. Et met en rogne l'ennemi de toujours de ce Barbicane, Nichol, qui s'échine à contester le réalisme de l'idée... Et un jour un Français, Michel Ardan, débarque avec la ferme intention d'habiter ce projectile...

Quelle joie d'avoir découvert et lu ce livre mythique de l'histoire littéraire ! 

. De la terre à la lune, Jules Verne, 1865, Le Livre de Poche.

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Voyage au centre de la Terre :))

2 Janvier 2020, 07:49am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Se délecter de cette merveilleuse épopée de Jules Verne ! Quel délice, j'en frissonne encore...

Alors, alors : c'est l'histoire d'Axel et de son oncle, le fameux savant Lidenbrock. Ils vivent sous le même toit à Hambourg, Axel étant orphelin, avec la bonne, Marthe.

Le récit nous est livré par Axel, c'est lui qui raconte, et cela renforce la saveur du récit...

Le roman s'ouvre avec une description de l'oncle, savoureuse : il s'emploie à nous décrire un homme impétueux, qui prononce des grands discours mais qui bégaie souvent sur les mots difficiles qu'il a pourtant besoin de prononcer... On sait tout de suite qu'il n'est point besoin d'essayer de résister au professeur ! Bref. Un jour, le professeur revient très excité, avec entre ses mains l'exemplaire d'un vieux livre, datant du XIIe siècle. Et dans ce livre il trouve... un message codé, signé d'un grand savant du XIVe siècle... Le message déchiffré leur indique la voie... du centre de la Terre ! Bien sûr, pour le fougueux professeur, il faut y aller, et avec son neveu encore ! Le neveu, qui entend se fiancer n'est guère partant, mais bon gré mal gré... L'aventure commence donc, à partir de l'Islande, et entre ces deux hommes équipés de leurs appareils scientifiques d'époque... Guidés par un guide qui, à lui seul, compte tenu de sa personnalité vaut son pesant d'intérêt... Ah, leurs aventures... Certaines péripéties, vraiment, m'ont fait frissonner, à m'imaginer dans leur situation, dans la situation d'Axel qui avance ou plutôt s'enfonce toujours plus sous terre, et on se dit : mais comment diable remontera-t-il ? 

Bref, j'ai adoré.

. Voyage au centre de la Terre, Jules Verne, 1864.

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L'idée ridicule de ne plus jamais te revoir :)))

18 Octobre 2015, 09:22am

Publié par LaSourisJOne

L'idée ridicule de ne plus jamais te revoir :)))

Magistral. J'ai dévoré ce livre de bout en bout, de la première à la dernière ligne, avec avidité, désir, passion, joie... On entre de plain-pied dans la vie et tout à la fois l'histoire de l'auteur, Rosa Montero, et celle de Marie-Curie, on s'attache aux deux. Ce, avec légèreté, et gravité tout à la fois. Sans l'attirail habituel d'une biographie, sans apesanteur. C'est très, très beau. Avec cette phrase, 'L'idée ridicule de ne plus jamais te revoir', si belle aussi, qui semble l'alibi du livre en quelque sorte. L'auteure a perdu son mari, Pablo, trois ans auparavant. On entre dans son processus d'écriture, dans les coulisses de son cheminement d'auteure, elle nous explique comment en 2004 elle a laissé en plan un ouvrage sur le Moyen-Age, un roman, à cause d'une histoire de mot impossible à trouver (à l'époque il n'y avait pas la magie d'internet qui vous le trouve instantanément), et finalement sortir de ce récit de cette jungle, pour le lâcher. Et puis alors on lui demande une note biographique, sur Marie Curie. Ce sera Marie Curie. Et une façon de panser son propre deuil, sa perte de Pablo. Ainsi, on a les attachements, les similutdes entre les attitudes, celle de Rosa, celle de Marie ; et donc : "l'idée ridicule de ne plus jamais te revoir", cette phrase qui va aux deux, à l'adresse de l'aimé, parti, pourtant. On entre du côté intime, dans la compréhension pragmatique de la perte de quelqu'un. C'est une belle, lumineuse réflexion sur le deuil, l'amour, la perte de l'être cher, la mort. Et Rosa Montero y va avec finesse, clarté, et non sans humour parfois, au bazooka, à la manière de certains auteurs espagnols qui n'envoient pas dire ce qu'ils ont à dire, ni ne mégottent sur la manière.

La vie de Marie Curie vue par le prisme de Rosa Montero est évidemment touchante, on entre dans les arcanes d'un destin, celui du premier prix Nobel de physique (avec son mari). Retour sur la dureté d'un monde à l'égard des femmes, qui rend cette destinée encore plus forte. Cette femme iradiée, Marie Curie, ce couple iradié, la perte de Pierre, les prix, les recherches, l'amant un peu plus tard, Paul Langevin. Et puis comme un manuel de vie, lumineux toujours, sans être de guimauve, qu'elle semble nous tendre : disons 'Je t'aime', tant qu'il est encore temps. Et si la mort arrive avant que nous ayons pu le dire, disons le quand même, au mort, et au monde, pour terminer l'histoire. J'ai adoré. Formidable et réjouissant récit.

Médiathèque de Saint-Malo.

L'idée ridicule de ne plus jamais te revoir, Rosa Montero, (publié en 2013 en Espagne), traduit de l'espagnol par Myriam Chirousse. Editions Métailié, 2015.

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