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Le blog de la souris jaune

Ce que je sais de Véra Candida ::))

30 Octobre 2009, 21:28pm

Publié par la souris jaune

Il s'agit ici de trois histoires de femmes. Et peut-être même quatre, d'ailleurs. En une seule, bien sûr. La grand-mère, la fille, la petite-fille. Et puis encore la fille de la petite-fille. Des destins de femmes marqués par le sexe de l'homme, qui prend, s'empare sans se soucier des conséquences. Les conséquences, ce sont les histoires des femmes, justement. Le récit commence avec sa fin : le retour de Véra Candida sur les traces de son passé, sur l'île - inventée - de Vatapuna, alors qu'atteinte d'un cancer, il ne lui reste plus que six mois à vivre. Alors qu'elle n'a que 39 ans. Elle retourne sur les traces de sa grand-mère, qui l'a élevée, et qui est morte, elle le découvre, 2 ans auparavant. Elle avait pris la poudre d'escampette il y a 15 ans, sans explication, alors qu'elle venait de se faire violer par son propre grand-père. Pour vivre loin de ça. Et élever sa fille. Il y a ces fortes femmes, où plutôt ces femmes fragiles qui s'efforcent d'être fortes, et de tracer leur route, pour leur fille. Et puis il y a cet homme, Itxaca, ce journaliste qui croise la route de Véra Candida. Qui tombe sous son charme et reste fou d'amour pendant deux ans, jusqu'à ce qu'un possible naisse ; naît alors la belle parenthèse de Véra Candida, qui élève seule sa fille, la belle parenthèse enchantée par l'amour de ce magnifique personnage. Et puis l'on sait, puisqu'on l'a lu depuis le début, que Véra Candida pourtant, nous attend plus loin dans l'histoire avec seuls six mois à vivre, et leur histoire à tous deux, pourtant tellement improbable est si belle, qu'on n'a pas envie qu'elle se termine.
C'est beau, gai, malgré la tragédie qui accompagne les destins. Touchant, superbe.


Ce que je sais de Véra Candida, Véronique Ovaldé, Ed. de l'Olivier. Parution : août 2009

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30 Octobre 2009, 21:23pm

Publié par la souris jaune

"Un homme n'a-t-il pas le droit de se rendre aussi heureux qu'il le peut au cours du déroulement long et bizarre de la vie ? C'est légitime. le monde est véritablement magnifique, et si nous étions n'importe quelles autres créatures que des hommes nous pourrions y être continuellement heureux".

Sébastian BARRY

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