Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le blog de la souris jaune

roman

L'amant japonais

9 Janvier 2022, 08:43am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Ouuuuuuf. Ce petit mot d'attaque est dur et sans doute non mérité. Mais la lecture de ce livre m'a parue longue, longue (comme un jour sans pain ! dit le proverbe d'antan)... J'aurais aimé aimer ce livre, je crois, et peut-être mon ressenti est-il lié une fois encore au contexte... Une chose est sûre c'est que j'ai lu ce livre-là avec un grand détachement, il n'est pas parvenu à accaparer mon esprit.

Souvent l'âge est au coeur du récit, l'âge, et là, ainsi, cela ne m'a pas intéressée (moi qui aime tant les récits où une personne d'un certain âge est le héros ou l'héroïne). Je ne me suis pas attachée aux personnages sans comprendre pourquoi.

Le récit est très entrecoisé (trop ?).

C'est l'histoire d'Alma, qu'on rencontre à 80 ans dans une maison de retraite américaine. Elle a de l'argent. Elle parvient à garder un style de vie comme avant, avec échappées, liberté, autonomie... Elle prend une jeune assistante, Irina, qui l'aide dans sa paperasse, etc. Il y a sans doute un peu de similitude dans les deux destins de départ : Alma est arrivée aux Etats-Unis de Pologne, déracinée pendant la guerre, enfant, pour rester en vie. Irina d'extraction très pauvre vient elle aussi d'un pays d'où elle est arrivée enfant, et son destin familial est plus qu'horrible.

Il y a donc en second plan, l'histoire de reconstruction lente de cette jeune femme. Dommage peut-être qu'il soit tant en second plan ? Je ne sais.

Alma, donc : a grandi dans une famille aimante, chez un oncle, aux côtés de ses trois enfants. Elle devient vite complice du garçon, Nathaniel, ou plutôt elle en fait comme un grand frère protecteur... 

Dans ce foyer il y a aussi une famille japonaise, dont là encore on va suivre le terrible destin (j'ai découvert le sort atroce réservé aux Américains d'origine japonaise dans les années 45, au moment de la guerre avec les Japonais) ; ce sont les jardiniers de la demeure. Alma et le fils Ichimei, seront très proches, et amoureux, jusqu'à la fin de leurs jours. Seulement, ils ne s'épouseront pas... C'est cette hisoire, dont je n'ai pas aimé particulièrement le traitement, je crois... Bon, ce livre et moi, on s'est ratés !

Passer à autre chose.

. L'amant japonais, Isabel Allende, 2015.

Voir les commentaires

La bibliothèque des coeurs cabossés :)

28 Décembre 2021, 18:17pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Je regrette de constater que la lecture est compliquée pour moi, en ce moment. J'ai envie, mais j'y arrive mal. Je tiens peu sur un livre, et ils me tombent vite des mains ; depuis Delphine que j'avais tant aimé, j'ai toutes les peines du monde à en trouver un auquel j'ai envie d'accorder mon attention.

Pour celui-ci, la rencontre a fonctionné, même si lire un livre de 400 pages m'a soudain paru bien long...

Et celui-ci en particulier : il faut dire que la fin est un peu pénible, un peu redondante...

Cependant : un bon moment de lecture. Lecture lente, pour moi, mais que j'ai quand même apprécié.

C'est l'histoire de Sara, une jeune Suédoise de 28 ans, qui après avoir correspondu avec une femme d'une soixantaine d'années en Ioawa, et plus précisément un petit village aux Etats-Unis, Amy, décide d'aller la rencontrer et y passer deux mois. Elle n'a plus son emploi de libraire, sa vie est un peu creuse et elle se dit que c'est le bon moment...

Et lorsqu'elle arrive... Amy vient de mourir. Loin du pathos, car c'est souvent amusant, elle va se retrouver adoptée par tout ce petit village où tout le monde se connaît, accorde de la prévenance à tous...

Et de fil en aiguille, elle va décider, pour rendre un peu à tous de leur générosité, de prendre les livres d'Amy et d'en faire une librairie pour offrir le lecture à tous ces habitants qui ne lisent pas du tout...

J'ai évidemment beaucoup aimé cet aspect-là du roman. Petite interrogation qui ne me quitte pas : pourquoi le livre s'appelle-t-il "La bibliothèque des coeurs cabossés" ? Alors que dans tout le livre le lieu est présenté comme une librairie, alors que, de fait, les livres ne sont presque pas vendus et qu'il aurait en effet, été logique d'en faire une bibliothèque ?? Est-ce un problème de traduction ? Je n'ai pas vérifié.

Mais c'est un détail. Il est ici beaucoup question de lecture, d'amitiés, d'amour, et cela m'a beaucoup plu.

Bémol : l'histoire trop longue et alanbiquée autour du permis de séjour à la fin, un peu trop délayée.

. La bilbiothèque des coeurs cabossés, Katarina Bivald, 2015.

Voir les commentaires

La Saison des Bijoux

28 Novembre 2021, 10:20am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Voici encore un livre où le substantif qui comporte une majuscule en porte une parce qu'il est en fait un nom propre ! Il désigne par métonymie une famille Bruno, Jeanne et Alexis, 11 ans, famille qui vend des bijoux sur les marchés. Et là, en l'ocurence, le marché de Carri, un petit village en lisière de l'Atlantique, qui fait penser à un village dans les Landes... Le trio arrive de la région de Lyon ; on va le suivre au fil des rencontres bigarrées qu'ils vont faire dans ce contexte, et des quelques mois qu'ils vont vivre sur place. 

J'ai de moins en moins aimé ce livre, si je suis honnête. Au début, j'ai aimé cette petite communauté si vivante, haute en couleur et en personnalité(s), cette petite communauté clanique des marchés ; l'écriture aussi, plutôt vivante et lumineuse. Et puis au fil que le roman avançait, je m'y suis un peu ennuyée et j'ai fini par ne pas aimer ses excès, l'avancée de ce roman, autour de Jeanne femme magnifique qu'il s'agit de dompter ou de posséder pour les ordures du marché (ordure, je crois qu'il n'y a pas d'autre mot pour le ou les personnages auxquels je fais allusion) notamment, et puis le tableau digne de la mafia ou presque qu'on finit par avoir de cette petite société des marchés.

. La Saison des Bijoux, Eric Holder, éd du Seuil, 2015.

Voir les commentaires

Delphine :)))

14 Novembre 2021, 18:12pm

Publié par LaSourisJOne

Roman épistolaire.

Je ne pensais pas lire entièrement ce livre de Mme de Stael, issu des siècles passés : je souhaitais juste en lire un peu, et tenter de comprendre s'il était possible, pourquoi ce livre avait valu à son auteure d'être exilée de Paris par Napoléon Bonaparte... J'avais voulu trouver ce qui pouvait bien avoir incité une telle décision en découvrant une auteure que l'Histoire n'a pas retenu prioritairement, quand on y pense.

Et en fait, je me suis fait prendre par l'histoire, l'ambiance, l'écriture.... Et au lieu de n'en lire que 50 pages j'ai dévoré les 850 pages de ce livre très dense ! Si je suis honnête même, je n'avais pas envie de laisser Delphine ! 

Bien sûr, je savais comment ce livre-là se terminait. Mais j'ai fini par vouloir savoir comment le personnage atteindrait ce choix... Là aussi pour comprendre, puisqu'il est là encore reproché à son auteure !

Il ne faut pas vous dire que tout se passe bien ici, évidemment : le sort s'acharne sur l'héroïne, donc...

Mais j'ai trouvé ça palpitant, et tellement riche d'analyses !

Il faut vous imaginer une société où tout le monde passe son temps à s'écrire de longues lettres (tiens, eh ben finalement rien n'a changé, tout le monde écrit toujours, sauf que de nos jours on écrit que de pauvres SMS ou d'insipides messages sur facebook, non ?!) : c'est ici le parti-pris, la narration avance par le biais de ces lettres. C'est donc un ressort de l'histoire, qui génère un vrai suspense et prend parfois une part tragique bien sûr, dans les épisodes de la vie, lorsque les lettres n'arrivent pas assez vite....

Mais... il faudrait de nombreuses pages pour parler de ce livre-là !

C'est donc l'histoire de Delphine, jeune femme de 20 ans, quand même - ici l'âge ne nous paraît pas celui d'une femme si jeune ; elle est belle, ne manque pas de succès en société, est veuve d'un mari de 25 ans son aîné, fruit d'une union de raison, comme toutes à l'époque. Elle fait le bien, elle est vertueuse, et tente d'arranger le mariage qu'elle pense parfait pour sa jeune cousine avec un certain Léonce. Elle le lui facilite, et la mère de cette cousine fait tout pour l'accepter, puisque Delphine lui offre une dot généreuse pour lui permettre de l'épouser. Or... plus on lui en parle... et le rencontrant enfin... ces deux-là tombent éperdument amoureux. A partir de là, les événements rivaliseront de malchance pour les séparer toujours... Les événements et la malveillance de certains, l'égoïsme d'autres... 

L'histoire se déroule sur deux ans et demi, entre 1790 et 1792, en pleine révolution française ; son auteure l'a publié en 1802... C'est passionnant de voir évoluer la société de l'époque ! 

Et donc, il y est question de divorce, un divorce qui fait débat, bien sûr, et qui commence à être autorisé dans certains pays d'Europe ; imminent en France... 

Question du mariage, bien entendu, et de la condition féminine... La femme, perdue par la réputation, mise à mal si facilement par les commérages du monde... Le personnage principal droit et vertueux défendra encore longtemps la position selon laquelle il n'est rien de pire que d'être mal mariée. 

C'est véritablement très intéressant !

Exalté, bien sûr, on n'oublie pas que cela préfigure le romantisme ; 

tout à fait passionnant.

. Delphine, Mme de Stael, 1802.

Voir les commentaires

Reste aussi longtemps que tu voudras

24 Octobre 2021, 12:31pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Ce livre-là n'est pas si simple à évincer d'un revers de manche ou d'un haussement de sourcil dédaigneux. Car, il y a quand même un point de vue, pas si fréquent, et même si on peut contester les choix de l'héroïne, l'histoire interpelle, quand même. En outre, le livre est assez épais, et il n'est pas si mal écrit, ni ennuyeux. Je n'ai pas adoré les personnages, pour autant, et tout particulièrement la meilleure amie, que je trouve peu intéressante - et c'est dommage - dommage, une fois encore.

Bon : la narratrice est une jeune femme, qui arrive en Italie, chez sa meilleure amie qu'elle n'a pas vu depuis 3 ans, avec ses valises pour une durée indéterminée. La meilleure amie, qui est mariée, vit avec son acariâtre et infecte belle-mère, tient des chambres d'hôtes, l'accueille. On découvre petit à petit qu'elles sont dans des problématiques de vie inversées, ce qui va avoir tendance à ne pas les lier, en tout cas à faire qu'aucun lien profond ne se tisse ou se retisse (car quel était-il, ce lien, alors qu'elles étaient en fac toutes les deux ?Peut-être un peu superficiel ? ). En tout cas : Hannah, la meilleure amie, veut un enfant qui ne vient pas, est en phase de tests de fertilité ; notre héroïne débarque après un événement de sa vie qui tarde à être dit (ce suspense, ou cette retenue dans ce qu'on imagine terrible est plutôt bien travaillé, bien vu) ; on craint le pire autour d'un enfant, autour d'une naissance, d'un enfant mort-né peut-être... Du coup, pour ceux qui voudraient le lire, arrêtez-vous là à la lecture de ce billet ! Pour les autres, je divulgache un peu plus : en fait, l'enfant est bien en vie, il a quelques mois, elle l'a laissé avec son père à sa naissance, n'acceptant pas sa nouvelle maternité. N'acceptant pas non plus ce qu'elle a vécu pendant l'accouchement. Son point de vue de femme blessée est intéressant même si on ne le partage pas . Elle part, donc, et décide de tenter d'oublier, de vivre comme une jeune femme sans liens, de faire des rencontres et de retrouver une féminité/sexualité oubliée, jamais connue ? Entre liens purement sexuels et amitiés se tissant en Italie, le choix d'éloignement d'une jeune femme incapable de rentrer... Et l'animosité entre les deux amies qui continuent à vivre sous le même toit et ne se comprennent pas/plus. C'est intéressant, même si je n'ai pas adoré les choix et peut-être regretté que cette échappée ne ressemble pas à une façon de se soigner, d'avancer, d'apprendre à savoir où est son chemin, et en même temps : est-ce que cela ne ressemble pas à la vie, parfois ?

Une auteure, en outre que je ne connaissais pas du tout.

Je serais curieuse de voir quelles autres thématiques ou quels autres sujets elle a par ailleurs exploré.

. Reste aussi longtemps que tu voudras, Mélanie Taquet, Eyrolles Poche, 2018 ; 2020 pour l'édition de poche.

Voir les commentaires

La Maison Au Bord de la Nuit :))

7 Octobre 2021, 21:21pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Tout d'abord, je dois dire que j'ai commencé par être étonnée de ces majuscules dans ce titre... Mais j'ai compris à sa lecture que ce n'était pas une erreur, puisque cela désigne un lieu/un nom propre donc, bien spécifique.

Une belle découverte, que je dois à mon fils et je l'en remercie : il a choisi ce livre pour moi et il ne s'est pas trompé. Et je crois que je ne connaissais pas cette auteure. 

Elle m'a un peu fait penser à Victoria Hislop et à ses sagas situées dans des contrées du sud de l'Europe. Ici, donc, grande fresque/saga familiale sur plusieurs générations, en Italie. Essentiellement à Castellamare, une petite île minuscule au large de la Sicile. 

C'est là qu'un jeune homme, orphelin, Amédéo va atterir et construire sa vie... On s'attache assez vite à tous ces personnages qui peuplent ce rocher reculé, loin de toute grande ville... J'ai aimé découvrir et suivre la vie de ces habitants, de cette petite bourgade où il n'y a qu'un café... Et un conte, une comtesse ! Comme le récit est découpé en tranches d'années, je confesse cependant que la dernière partie (à partir de 1989) m'a ennuyée : j'ai trouvé cette partie superflue, un peu comme la partie 3 des Déracinés de Catherine Bardon... Ici, j'ai trouvé que l'histoire des descendants était délayée et moins bien tenue. Mais c'est peut-être aussi que le destin de ces descendants m'a moins intéressé que celui des aïeuls...

Enfin, le récit ne manque pas de poésie, sur fond de légendes locales...

J'ai beaucoup aimé.

. La Maison Au Bord de la Nuit, Catherine Banner ; Pocket. 2016.

Voir les commentaires

Là où chantent les écrevisses :)))

1 Octobre 2021, 16:41pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Gros coup de coeur pour ce livre qui se dévore de bout en bout sans qu'on ait envie de le lâcher.

Je l'avais vu passer, j'en avais entendu du bien, il me tentait sans en savoir beaucoup plus que cela et que cette couverture et ce titre qui me faisaient de l'oeil... Et je l'ai enfin eu entre les mains !

Le début du roman n'a pas été sans me rappeler un peu quelques bribes de Betty, par son contexte familial très compliqué. Ainsi, c'est l'histoire de Kya (Catherine Danièle Clark de son nom entier) dont la mère s'en va un jour, et qu'elle voit partir, pour ne plus revenir, au détour d'un chemin, alors que Kya n'a que 5 ans. Restent ses frères et soeurs qui eux aussi, vont partir. A cause d'un père mauvais quand il boit. C'est le début de l'histoire... Toujours est-il que Kya va grandir et finir par être obligée de se débrouiller seule dans le marais où elle est née, et où elle grandit, en lisière d'une ville où là encore les préjugés, dans les années 60, sont peu tendres avec la différence... 

Et Kya va tisser son chemin. Seule. Dans cette maison abandonnée au coeur du marais. Avec les oiseaux pour amis. Et aussi un garçon, puis deux... Je ne dois pas vous en dire plus !

Cependant : deux temporalités se succèdent, très peu éloignées l'une de l'autre. Il s'est évidemment passé quelque chose, et il semble assez évident qu'on devrait le découvrir, entre 1960 et 1969... Tout est passionnant : ces années, sa vie dans le marais, cette nature qui nous est donnée à voir, ses débrouillardises, ses rares amis, ce suspense autour d'une mort irrésolue... 

Véritablement passionnant, surprenant jusqu'au bout, et c'est rien de le dire.

On ne lache pas le livre, on tremble, on est cueillis, c'est vraiment très très réussi.

Coup de coeur de ma bibliothécaire qui l'avait mis en avant, et du coup j'ai pu tomber dessus : joie !

Bibliothèque de Lanvallay.

. Là où chantent les écrevisses, Delia Owens, éd. Seuil, 2018.

Voir les commentaires

Le premier amour

21 Septembre 2021, 13:19pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Il y a des livres qui, indépendamment de leur sujet, sont plombés et plombants. Emplis de pathos. Je classerais celui-ci dans cette catégorie. 

C'est l'histoire d'Emilie, la cinquantaine, heureuse à priori dans sa vie ; ses 3 filles sont grandes, font leur vie. Alors qu'elle attend son mari chauffeur de taxi pour fêter leurs 25 ans de mariage - elle a préparé cette occasion toute la journée - elle développe une bouteille de vin d'un papier journal et, choc : elle lit une annonce signée d'un certain Dario invitant une certaine Emilie à le retrouver à Gênes. 

Dario, c'est ce bel italien, flottant, touchant, quand même, qu'elle a connu et aimé follement à 17 ans. Trente ans les sépare, et pourtant elle laisse tout en plan, saute dans sa voiture et prend la direction de Gênes. 

Ses escales, son trajet, sont chouette : cette narration m'a plu. Mais l'auteure ne rate pas une occasion pour plomber l'atmosphère en truffant son récit de considérations nostalgiques et négatives sur le passage du temps, que j'ai trouvé très agaçantes ! J'attendais l'histoire, qui est attachante, il faut le reconnaître, et j'ai été gênée par le reste. 

Difficile de faire abstraction du reste, justement, surtout vu où il nous mène : il reste plombé jusqu'au bout. 

Pas de lumière ici. Ce que je lui reconnais, c'est d'avoir pourtant tissé une histoire haletante, et en rien convenue, quant à ce premier amour qu'on court retrouver : évidemment, rien n'est ce qu'on attendait, et ça c'est bien. Le suspense est là. On a envie de savoir. De comprendre. On saura.

Mais l'atmosphère, la marque de fabrique de l'auteure peut-être ? - je ne me souviens plus des autres Véronique Olmi que j'ai pu lire - restera bien plombée jusqu'à la dernière ligne. J'ajouterai que le personnage de Dario est pourtant très attachant, très réussi.

Mais je ne le garderai pas dans ma bibliothèque !

. Le premier amour, Véronique Olmi, Grasset, 1999.

Voir les commentaires

Betty :))

4 Septembre 2021, 09:21am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

J'étais bien partie pour donner 3 sourires à ce livre. Mais si finalement j'ai choisi d'en mettre deux, c'est que je me suis dit que je ne recommanderais pas ce livre à un ami sans explications, sans mises en garde. En effet, les 250 dernières pages (il y en a 700) sont tristes, oui, tristes, profondément tristes. Vraiment. Je ne peux sans doute pas vous expliquer pourquoi, mais elles peuvent être parfois insoutenables de tristesse, je trouve.

L'histoire nous est livrée du point de vue de Betty Carpenter, et cette voix qui nous confie son histoire familiale est à couper de souffle. Elle emporte. De la rencontre de ses deux parents jusqu'à la naissance de tous leurs (nombreux) enfants, leurs années d'enfance... Comment vous dire : c'est insouciant et à la fois terrible, poignant sans que ce soit larmoyant, une, des vies comme un souffle... 

Le père est évidemment extraordinaire, incontournable dans cette histoire : c'est lui, le cherokee, puisque je ne vous l'ai pas dit, Betty est le fruit de l'union d'une femme blanche avec cet homme aux racines cherokee ; elle n'est pas l'aînée, mais c'est elle qui physiquement, portera les stygmates de ses origines. Un véritable calvaire enfantin, déjà, pour cette fillette des années 60, confrontées à l'intolérance et le rejet primaire de tous dans ce petit village...

Au fil du roman, des extraits de la gazette locale nous rapportent la survenue de coups de feu mystérieux... Ils jalonnent le livre, ainsi que leur narration, et la réaction des habitants, qui en lit long encore sur leur personnalité...

La poésie du père est extraordinaire. Il donne sens, illumine chaque détail du quotidien. C'est extraordinaire. Proche de la nature par sa culture, il soigne les habitants par ses décoctions, etc. C'est un magnifique personnage.

Pas d'illusions dans ce livre quant à la cruelle condition d'une fille ; accrochez-vous, le réel mord souvent. Le destin frappe fort, aussi.

Cependant, on suit avec un profond intéret la vie de cette famille simple, ce couple et leurs enfants. Handicap, fêlures, aspirations, déviances... C'est très très fort, difficile de quitter cette famille. Et pourtant... c'est un chant de Betty, ça ressemble à l'ôde d'amour d'une enfant qui a bien grandi et s'apprête à vivre sa vie... C'est vraiment, vraiment époustouflant, mais je vous préviens, extrêmement triste, quand même.

Merci à Nolwenn à qui je dois cette lecture.

. Betty, Tiffany McDaniel, éd. Gallmeister, rentrée 2020.

Voir les commentaires

La mélancolie des innocents :))

13 Août 2021, 09:39am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

J'ai retrouvé avec plaisir cet auteur que j'avais tant aimé à la lecture du Maître des paons. J'ai savouré, une fois encore, celui-ci, qui ne ressemble à aucun autre. Savouré, c'est le terme, car je trouve qu'il se goûte lentement ; je ne sais pas expliquer pourquoi on ne peut le lire vite. Cela m'a parfaitement convenu, en tout cas. 

Comment vous décrire ce livre ? Une fois encore, le processus narratif est en forme de clin d'oeil avec le nom de l'auteur du livre : nous sommes au plus près des souvenirs d'un personnage qui raconte ses racines familiales à un auteur, un certain monsieur Milanoff (voici donc d'où vient sans doute la confusion fréquente que j'ai quand je cherche le nom de cet auteur, Jean-Pierre Milovanoff... Vous suivez ? :).

Bref, premier aspect touchant, le narrateur est en fauteuil, une immobilité qu'il vit comme pesante, d'où son goût pour partir ailleurs : il convoque les souvenirs, re-tisse le passé, le passé disparu... Et il fait vivre sous nos yeux et dans notre coeur les hommes et femmes de son passé familial... Arrière-grand père, grand-mère, mère, oncle... Ah, l'oncle, l'oncle Léonce ! Je dois dire que j'ai beaucoup aimé l'oncle Léonce. Celui qui s'occupait de lui quand il était petit, l'emmenait avec lui dans les brocantes, Léonce le simple, si touchant... 

Vous verrez un beau couple aimant, si touchant dans l'apprivoisement du monde de l'un pour l'autre ; une jeune femme malheureuse de ses amants volages, un village du sud de la France, le passage du temps unique lorsqu'il est mis en mots par Jean-Pierre Milovanoff...

Vraiment, je reste très fan de cet auteur que je trouve brillant.

Et ce qui ne gâche rien, le livre trouvé sur une élégante étagère extérieure à l'abri d'un préau, dans une cabane à livres colorée me rappelle une villégiature récente à Chailland, village qui ne manque pas de charme...

. La Mélancolie des innocents, Jean-Pierre Milovanoff, 2002, éd. Grasset.

Voir les commentaires

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 > >>