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Le blog de la souris jaune

roman

L'immeuble Yacoubian :)

27 Novembre 2022, 14:53pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Je ne suis pas mécontente de terminer et de quitter l'univers de ce livre qui finissait par devenir très lourd... même s'il se termine sur une note heureuse.

Ici, la vie au Caire avec comme prétexte l'immeuble Yacoubian (qui existe vraiment) et tous ses habitants. C'est donc très riche, et aussi très dense. Très réaliste, aussi, on le sent évidemment même si on ne connaît pas le contexte égyptien. Terrible vision d'un pays gangréné par la corruption, où tous les actes de la vie quotidienne sont faussés par la place qu'ils peuvent prendre par rapport au pouvoir et à la religion.

C'est glaçant, pour la vie des femmes comme pour celle des homosexuels, et aussi finalement de tout individu car son destin peut basculer sans qu'il puisse lutter si quelqu'un d'un peu plus influant en a décidé ainsi, juste parce que ses intérêts sont différents... C'est glaçant, terrible. On s'attache aux personnages qui sont campés efficacement comme par le prisme d'une caméra. Un roman fort qui fait sans aucun doute office de témoignage...

. L'Immeuble Yacoubian, Alaa El Aswany, 2002, traduit en français en 2006.

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L'hiver de notre déplaisir :)

17 Novembre 2022, 09:23am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

C'est le dernier roman écrit par John Steinbeck. Non, je ne l'ai pas lu en anglais, dans sa langue originale, mais c'est la couverture la plus appropriée que j'ai trouvée pour illustrer ma lecture ! 

Déjà, vous dire que le titre est alternativement traduit par "l'hiver de notre déplaisir, ou l'hiver de notre mécontentement. Pas étonnant, puisque le titre de Steinbeck, "The winter of our disconter" est une allusion à un extrait de Richard III, de Shakespeare : "Donc, voici l'hiver de notre déplaisir — changé en glorieux été par ce soleil d'York"... Et comme évidemment pour nous c'est déjà une traduction...

Bref : j'ai aimé. C'est sombre, soit, mais intéressant. J'ai beaucoup aimé la manière dont les personnages sont donnés à voir, leur densité sans pourtant rentrer dans des pages et des pages de caractérisation.

L'histoire se passe en 1960. Et je la trouve d'une surprenante, déconcertante modernité ! Nous sommes aux prémisses, au début de la société de consommation et de la société du spectacle, avec la naissance de la télévision ; en cela surtout le personnage du fils est vraiment troublant de modernité (et de cynisme !). 

Nous sommes donc au plus près d'une famille, et plus précisément d'un père de famille, Ethan. J'ai beaucoup aimé ce personnage, surtout dans son rapport à son épouse, toujours éperdument amoureux, et qui le lui signifie par des petits noms chaque fois différents et qui glissent tellement de poésie dans la vie.

Il est épicier, ou plutôt commis d'épicerie, car cela a son importance, dans cette histoire !

C'est une histoire sur la richesse, les attendus d'une société qui écrase quand on n'est pas ce qu'on attend d'elle, et ce que... l'on concède sur soi-même et ses valeurs pour continuer son chemin, même quitte à devenir moche... C'est vraiment intéressant. 

Modernité encore le thème de l'exil, celui de l'humanité qui lui est lié, quand il est question de l'autre...

L'argent qui détruit tout, les racines familiales... Beaucoup, beaucoup de choses dans ce livre, et il faudrait parler de tous les personnages pour en parler vraiment. Le couple a deux enfants, qui sont d'une singulière maturité (qu'on aime ou qu'on aime pas), parfois d'une singulière capacité à voir au dela des apparences...

La fin, justement, est très belle, malgré la noirceur ambiante dans ce livre.

Une lecture que je ne regrette pas, même si j'ai trouvé au milieu des longueurs ; et un livre qui se prête formidablement à une adaptation théâtrale.

. L'hiver de notre déplaisir, John Steinbeck, 1961.

 

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L'Etoile du Sud :)

6 Novembre 2022, 13:09pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

On peut lui trouver des longueurs, et des défauts, encore ; je l'ai cependant trouvé moins maladroit dans l'écriture que Les Indes noires. Et il faut faire preuve de clémence sans doute en n'oubliant pas que le roman est écrit au XIXe siècle, et que Jules Verne ne peut pas être en avance sur tout...

En tout cas, plaisir de lecture encore.

Ce roman-là se passe en Afrique australe. Le personnage principal est un français, Cyprien Méré. Il est ingénieur, et il vient faire une étude dans une contrée où l'on cherche, creuse pour trouver le diamant. Il rencontre une jeune fille dont il s'éprend, et réciproquement, seulement le père, vénal, ne veut pas lâcher sa fille à Cyprien... Cyprien décide alors qu'il trouvera coûte que coûte du diamant... Avant de tenter d'en fabriquer ! Commence alors une épopée aux multiples rebondissements : le gigantesque diamant qu'il croit avoir fabriqué, nommé Etoile du sud, disparaît, au grand drame du père... Il faut alors partir le chercher, au prix d'une aventure périlleuse, où les rencontres en tous genres égrennent le parcours semé d'embuches de Cyprien et de ses ennemis qui courent aussi après le diamant, et la main de la fille...

On s'attend très vite au dénouement, mais l'histoire ne manque pas de charme cependant...

. L'Etoile du Sud, Jules Verne, 1884.

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Les Indes noires :)

1 Novembre 2022, 16:13pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Me voici encore en désamour avec la lecture, et c'est encore une fois Jules Verne qui me sauve... Découverte que ce livre-là, très peu connu.  J'ai beau voir ses maladresses et lourdeurs de styles, cela m'amuse et n'a pas freiné mon plaisir de lecture.

ici, le récit se déroule en Ecosse, dans un bassin houillier et même au coeur d'une mine de houille, à partir de la fin d'exploitation du lieu... Une famille reste pourtant y vivre et continue de traquer le moindre recoin espérant la voir revivre... Et un jour... La famille contacte l'ingénieur ayant travaillé dans la mine qui revient voir sur place, et les explorations commencent ; ils sont victimes de mystérieux actes de malveillance et sauvé par un "ange" non moins mystérieux qui se révelera être une jeune fille, n'ayant vécu que sous terre... 

Entre folklore local et réalisme, j'ai aimé découvrir cet univers et ces personnages...

Il semble que Jules Verne se soit inspiré pour ce livre, comme Zola pour son Germinal du travail d'un ingénieur et explorateur français, Louis Simonin.

. Les Indes noires, Jules Verne, 1877.

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Oublier Klara :))

24 Octobre 2022, 08:26am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

J'avais entendu parler de ce livre-là, en bien je crois, sans le chercher il m'intriguait, je voulais le regarder de plus près lorsque je tomberais dessus. J'ai fait plus que le regarder de plus près, je l'ai lu et j'ai été aspirée par cette histoire. Rien n'est rose dans ce livre-là, rien ne nous est épargné. Entre destins individuels malmenés par la vie ou destins collectifs malmenés par l'Histoire et la vie, rien, rien, ne nous est épargné. Parfois c'est insoutenable. Pourtant, la structure du livre sans doute nous tient, en arabesques qui nous révèlent pas à pas les pans de l'histoire et quelques explications... 

On peut regretter qu'il n'y ait pas plus de douceur dans ce livre-là... Cependant, il se tient avec force et puissance, dans un contexte loin d'être rose : l'URSS, l'après-guerre, le communisme, le règne de Staline et le Goulag... Les dénonciations pour un oui ou pour un non qui font chanceler un destin... Des vies qui ne peuvent s'appartenir.

Et puis un personnage qui se construit dans son homosexualité, extrêmement martyrisée...

Les êtres se sont construits comme ils ont pu, à partir des carences, des arrachements d'une mère... Parce qu'il faut continuer à avancer...

En quelques mots, c'est donc Youri, le petit-fils de Klara, qui a choisi adulte de vivre loin de ses racines, aux Etats-Unis va être confronté aux creux de son passé, et de sa famille, alors que son père, l'ignoble père violent Rubin est sur son lit d'hôpital à Mourmansk, au nord du cercle polaire, sur le point de mourir... L'enquête commence pour Youri, sur les traces d'une grand-mère disparue et d'une époque qui écrase les êtres... 

J'ai aimé la lumière que nous apporte pourtant non les certitudes du roman mais la presque divagation du père sur son lit d'hôpital, qui livre à son fils sans pouvoir pourtant le savoir des bribes de sa mère qui paraissent nous donner l'espoir d'une femme qui aurait survécu...

. Oublier Klara, Isabelle Autissier, éditions Stock, 2019

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L'Oiseau Canadèche :)

23 Septembre 2022, 08:50am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Ce petit roman traduit de l'américain se lit rapidement et avec plaisir.

Nous ne sommes pas dans une histoire légère, si l'on s'en tient aux faits, pourtant ce n'est pas ce qu'il en ressort, car les événements sont traités comme des faits sans pathos, avec distance et humour.

L'histoire : perdant sa mère, le petit Titou va se retrouver élevé par son grand-père à la personnalité bien trempée. Dans un ranch, aux Etats-Unis. On va les voir vivre, vieillir mais surtout vivre tout simplement, avec un animal domestique à la personnalité elle aussi bien trempée : une canne ! Le grand-père confectionne et boit son wkisky, le petit-fils a la passion des clotures, et la canne, la canne a ses habitudes et ses goûts !

J'aime beaucoup l'épisode où ils vont au ciné tous les trois (à l'ancienne, le récit se déroule dans les années 60 : le film qu'on regarde de sa voiture) et les préférences cinéphiliques de Canadèche...

Le récit n'est pas chronologique, c'est aussi ce qui le rend léger aussi peut-être, il mèle les temporalités rapidement pour en arriver au personne finalement central de ce roman : l'oiseau canadèche ! 

Ca a un côté "En attendant Bojangles" avec cet étonnant animal domestique qui prend une place dans le roman, sans rien avoir à voir bien sûr et les sentiments amoureux en moins.

Je mettrais un bémol sur la fin et ses morts que je n'ai pas aimée.

. L'Oiseau canadèche, Jim Dodge, USA 1984, tradutit de l'américain éd. Cambourakis, 2010

 

 

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Croire aux fauves :)

18 Septembre 2022, 09:40am

Publié par LaSourisJOne

Roman... 

Roman, et récit autobiographique : on se doute que c'est aussi cela.

J'ai commencé par être très emballée par ce livre : j'aimais sa narration, l'histoire, le rythme...

Mais l'analyse a pris le pas sur l'histoire, et je l'ai regretté... J'aurais aimé que ce livre reste sur le plan de la narration, puisque tout pouvait y être palpitant, avec un tout petit peu d'anlyse pourquoi pas... Ici, elle prend beaucoup beaucoup de place, doublée de réflexion sur la vie et cet aspect-là ne m'a pas plu. Ce sont donc mes réserves quant à ce livre.

Le point de départ est donc tout à fait extraordinaire : nous rencontrons l'héroïne, anthropologue, sur de hautes plaines du Kamtchaka en URSS, alors qu'elle vient de livrer combat à un ours, sanguinolente... 

Et elle en réchappe. Evidemment, c'est la chose incroyable. La femme qui a survécu à l'ours. 

Nous suivrons son après, sa tentative de reconstruction, physique tout d'abord : d'hôpitaux en hôpitaux, d'abord en Russie, puis en France, à la SAlpêtrière et à Grenoble pour "récupérer" un visage en partie emporté par l'ours... Rudes épreuves, péripéties hospitalières peu encourageantes : tout cela est très intéressant.

Ce qui est tout à fait intéressant aussi, et qui reste assez peu raconté finalement même si ça tisse l'arrière-plan du livre pour une partie du livre cependant, c'est sa vie là-bas, sa vie au contact de la population, les liens qui se tissent et le contexte de défiance gouvernemental à l'égard des étrangers, voir de certains civils par rapport à des zones stratégiques où elle passe...

Nous la voyons écrire, tenter de se reconstruire, et tenter de comprendre, évidemment. Ce qu'on peut comprendre, aussi ! Pourquoi elle y est allée, pourquoi elle a survécu, ce qu'elle va devenir... Mais tout cela est souvent très métaphysique, ce que je regrette donc.

Etonnante découverte cependant, et évidemment fascinante. J'aimerais bien lire autre chose d'elle sur le sujet, je crois.

. Croire aux fauves, Nastassja Martin, ed. Verticales, 2019.

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Songe à la douceur :)

17 Septembre 2022, 09:09am

Publié par LaSourisJOne

Roman...

Difficile je suppose de considérer ce livre comme n'importe quel livre...

Je ne connaissais pas cette auteure, c'est une découverte. Cependant, on crie au génie.

Evidemment, elle marque sa patte, visuellement déjà, puisque le texte, loin de remplir les pages comme un roman imprimé classiquement, fait des vagues sur la page ; ainsi il est découpé à la manière d'un long poème de forme libre de 250 pages, accueille même des calligrammes ou parties du roman en calligramme (tout à fait réussi et approprié, celui des deux visages, à la fin...) ; on a aussi une "voix-auteur" présente de façon là encore particulière, comme un interlocuteur du livre, qui n'aurait pas tous pouvoirs sur ces personnages, comme un observateur. 

Alors : l'histoire mèle aujourd'hui et il y a dix ans ; nos personnages sont des ados qui avaient 14 et 17 ans, et qui donc en ont dix de plus aujourd'hui ; Tatiana et Eugène. Et puis la soeur de Tatiana, Olga, et comment l'occulter en arrière-plan crucial, comme rouage d'un drame, Lensky. 

Ce sont des amours de jeunesse, avec la force sincère, authentique de ceux-ci. 

Eugène rejette Tatiana, et puis ils se revoient, dix ans et plus tard, et là... 

C'est très bien écrit, on ne peut le nier ; l'auteure a même des façon extrêmement personnelles de décrire, ce n'est pas si fréquent.

Je dois avouer cependant que j'ai trouvé le temps long ; il y a beaucoup de "commentaire" dans le texte, c'est un peu sa patte, beaucoup dans l'air du temps, ai-je pensé ; ça gonfle, ça gonfle, ça prend de la place et en ce qui me concerne, cela m'agace un peu, car je le trouve bavard, ce texte... même s'il est habile.

Je souligne la fin ; je l'ai trouvée très belle, vraiment, je me suis même dit que la lecture valait pour la fin.

Il est sans doute à considérer comme conseil précieux pour la jeunesse, ou comme parabole : il faudrait sans doute, lorsqu'on a 17 ans, songer à la douceur, vraiment, profondément, or, à 17 ans, on semble programmé pour ne pas y penser...

. Songe à la douceur, Clémentine Beauvais, 2016.

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Slade House :))

11 Septembre 2022, 08:33am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Eh bien, eh bien... Comment ce livre-ci m'est-il tombé entre les mains ?! Je ne saurais dire... En tout cas, je ne regrette vraiment pas ! 

Il est pour le moins surprenant. Très bien ficelé. Nous tient en haleine. On s'attache aux personnages, la narration est habile et bien menée. Mais... au pays des revenants ! Non, dit comme ça, ça marche pas. 

Comment vous expliquer ? Les chapitres se succèdent, non dans un ordre forcément chronologique, mais des bulles d'un temps commun se déroulant tous les neuf ans. J'ai trouvé que nous n'avons pas de mal à identifier les personnages, alors que dans ce type de livre, ça arrive parfois...

Bon, allez, j'essaie de vous le raconter un peu... Vous comprendrez pourquoi j'attends, j'hésite : 

les deux personnages principaux, enfin qui créent le fil de l'histoire sont un frère et une soeur, des jumeaux... non, je ne dois pas vous en dire plus !

Si je suis entrée dans ce livre, sans doute, c'est parce que le premier chapitre nous cueille : j'ai véritablement été happée par l'histoire, et j'ai forcément eu envie de voir ce qui se passait après...

Bon, je reessaie : dites-vous qu'il sera ici question d'une quête d'âmes, d'enquêtes, de maison hantée... Tout cela est à la frontière du réel, et bien au-dela, le suspense est haletant alors on fonce... Je trouve que c'est raconté avec une certaine distance, et avec brio alors on prend.

Bon, je ne suis pas parvenue à vous en dire plus ! Vous rencontrerez un enquêteur, une jeune femme et sa bande d'amis qui souffre de sa grosseur et de son apparence physique, la soeur de cette jeune femme, un garçon d'une douzaine d'années et sa mère... Une maison bourgeoise, dissimulée dans une réelle, derrière une petite porte sombre, presqu'invisible...

Et toujours, le frère et la soeur, machiavéliques...

Je sais, c'est mystérieux. Mais je vous recommande !

. Slade House, David Mitchell, anglais, 2016 ; traduction française 2019, éditions de l'Olivier.

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Le monde selon Britt-Marie :))

21 Août 2022, 22:02pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Acheté par hasard sur une braderie, je ne regrette pas cette découverte de ce roman suédois.

Léger, mais pas seulement, il a de quoi surprendre, faire sourire et sait toucher la corde sensible sans sensiblerie. 

Le personnage principal est atypique, très marquée dans sa personnalité : c'est une femme de 63 ans, qui traverse sa vie coupée de ses émotions ; digne, elle a vécu toute sa vie pour son mari, qui, il faut le reconnaître quand on le croise dans le roman, est un fieffé imbécile, idiot, imbu de lui-même, odieux...

Trompée, elle s'en éloigne un jour, et obtient une mission de quelques semaines dans un village paumé et l'abandon, Borg. Elle est sensée travailler à la MJC. Avec toute son innocence de femme ne connaissant rien à la vie, elle va rencontrer tout un village, tisser des liens forts avec ses habitants...

Plein de ramifications à cette histoire, et un milieu social pauvre, mais transcendé par le courage, l'abnégation, le fait d'aller de l'avant et une passion : le foot ! 

Alors le foot s'invite joliment dans le roman.

Le personnage de Britt-Marie pourrait avoir des allures caricaturales : elle récure, elle frotte, c'est son moyen d'oublier, de canaliser l'émotion, et je trouve qu'il touche, il atteint son but : presqu'un personnage de conte, il nous entraine dans son histoire, il fait mouche...

Bien sûr, on voudrait la voir évoluer plus vite... S'écouter plus... mais... 

Le mari, aura lui une évolution fulgurante, presque surprenante d'ailleurs, mais pourquoi pas... avec le fil rouge du foot qui fonctionne bien.

C'est une fresque sociale pleine d'humour et d'humanité.

Une belle découverte de vacances ! 

. Le monde selon Britt-Marie, Fredrik Backman, 2014 ; traduit du Suédois. Livre de Poche 2021.

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