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Le blog de la souris jaune

roman

Featherstone

25 Avril 2020, 11:40am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Bon, bon, bon. Cette petite ville d'Angleterre qui porte en elle le nom de la pierre et de la plume, ville paisible, où il ne se passe que de la vie quotidienne, va être au coeur de ce récit. Il y a une arrivée comme un souffle, celle d'une jeune fille du passé dont on ne sait pas bien si elle est réellement là, ou imaginée par quelques uns des protagonistes ; ou juste symbole d'autre chose... Bref, ce souffle qui passe sur la petite ville, et qui touche quelques uns. Et puis il y a Sonny, le vieillard qui vit seul, nostalgique de sa soeur Nonna et cette jeune fille, sa petite-fille, justement, Francie, visité par un jeune homme Johnny bienveillant qui l'a pris sous son aile pour veiller sur lui ; Margaret, qui tient le bistrot-hôtel ; Renée, qui l'aide en cuisine ; sa fille, la très jeune Marie-Susan qui veut grandir, rêve d'être mannequin et quitter ce trou paumé, Ray et une poignée d'autres encore qui constitue la vie de cette bourgade... Ah oui, j'oubliais le pasteur, et sa femme... On voyage comme une plume en eux, au plus proche de leurs fêlures, et de leurs manques... Et puis il y a ce drame central qui arrive à la fillette... qui est formidablement raconté, mais étrangement traité "après"...

Le style est de qualité, les personnages ont de quoi être attachants, mais pour moi la mayonnaise n'a pas pris... En outre, j'ai détesté la fin, qui est sans doute poétique, mais que j'ai trouvée trop plombée.... 

Vous l'avez compris, ce n'est pas un coup de coeur pour moi.

. Featherstone, Kirsty Gunn, Christian Bourgois éditeur, 2002.

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Les fleurs sauvages des bougainvilliers :))

19 Avril 2020, 10:33am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Rien de tel qu'un livre où l'on se sent bien, qu'on a très envie de retrouver et qu'on dévore sans avoir envie qu'il se termine trop vite, justement parce qu'on voudrait qu'il ne s'arrête jamais ! 

Les deux livres de Katherine Scholes -en incluant celui-ici - ont eu cet effet là pour moi (j'avais adoré de même La lionne, paru en 2012). Je chercherai donc évidemment à me procurer les autres, car elle en a écrit plusieurs autres, d'après ce que je découvre.

On lui passe donc ses petits défauts... Et même s'il m'est arrivée de trouver que c'était un peu long au coeur de l'histoire, ça fait partie du jeu, du plaisir !

C'est l'histoire d'une jeune femme, dont on sent qu'elle est bien contrainte par son époque, et les moeurs qui lui correspondent. Encore plus par le milieu qu'elle va adopter par amour... Bref : Kitty (oui, bon, on s'en fout du nom) est australienne (comme l'auteure) ; elle a quitté sa famille, ses parents et ses frères, la ferme familiale pour connaître la vie qu'elle rêve : elle veut être artiste. S'installe à Londres. Rencontre un certain Yuri, artiste justement, un ancien prince russe... Belle amitié que celle-ci, et le début d'un chemin pour Kitty... jusqu'à ce qu'elle rencontre Théo. Qui va devenir son mari... Ils se marient pendant la guerre, ah oui, tout cela se déroule aux alentours de la deuxième guerre mondiale (mais il n'en est pas question, juste des conséquences que celle-ci peut avoir sur les êtres et sur leur nature). Et puis... un scandale, deux mêmes... Et puis Kitty accepte tous les choix de son maris, toutes les décisions qui la concernent... en plus d'une installation pour une nouvelle vie autour d'un projet qui a vraiment existé - une absurdité des européens, on le sent tout de suite à la lecture - le plan Arachide...

Je vais m'arrêter là pour ne pas trop en dévoiler, mais il y a plein de choses dans ce livre : les rapports entre les "blancs" et les domestiques ; les rapports surfaits des sociétés qui imposent de faire semblant ; la part de liberté ou de vrai qu'on va trouver malgré tout (une amitié particulière) ; et puis, des rencontres, des belles rencontres, autour d'une mission, de prêtres, un petit singe.

J'espère ne pas en avoir trop dit ! 

Mais c'est pour vous dire qu'il va bien au delà que ses couvertures et ses titres un peu mièvres !

Merci très chaleureux à Delph qui me l'a mis entre les mains, et offert un certain jour particulier...

. Les fleurs sauvages des bougainvilliers, Katherine Scholes, (2013) ; éd. Belfond en 2015 repris chez Pocket. 

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Le Guépard :)

12 Avril 2020, 10:36am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Bien entendu, ne mettre qu'un sourire à ce livre est sans doute un affront : évidemment que c'est un grand livre pour le monde qu'il fait naître sous nos yeux ! Simplement, ce n'est pas ce que je préfère : ici, tout est politique ! Tout est sociétal, jusque dans les somptueuses et magnifiques descriptions. Pour l'apprécier, il faut aussi je pense être plus féru en histoire italienne que je le suis, car les événements de cette période, notamment en 1860 ont leur importance dans tout cela.

En tout cas, ce livre est présenté comme un des livres marquants du XXe siècle, aussi, je suis contente de l'avoir lu.

Au delà de l'histoire d'un homme, "le Guépard", c'est plutôt le récit intime d'une transition, du déclin d'un ordre, du monde des aristocrates... L'histoire se déroule d'ailleurs au delà de la mort de ce personnage, et je dirais même presque indépendamment des personnages, même si ce n'est pas vrai, bien sûr, mais on voit qu'il ne s'agit pas pour l'auteur de nous raconter l'histoire de vie de ses personnages, mais bien ce qui touche à la fin de cet ordre. De 1860 à 1910. Aussi, nous retrouvons les personnages par des bonds dans le temps (quatre ou cinq), et peu importe ce qui s'est passé entre temps. On ne s'attache pas vraiment aux personnages, cela n'est pas le but ! Sur fond d'amertume de Fabrizio Salina, le Guépard, qui observe la montée des autres classes pour suppléer la sienne...

C'est tout de même prodigieux et certaines pages sont dignes des grands maîtres du roman du XIXe, un Flaubert ou un Stendhal (je précise que le roman a été écrit en 1955 cependant) : la description du palais, du bal chez une aristocrate, ou bien l'exploration du palais du Guépard par Tancredi et sa fiancée au début de leur amour sont de véritables morceaux de bravoure qui sont de grands plaisirs de lecture. J'ai oublié de vous dire que l'histoire se passe en Sicile ! Incontournable décor et cadre à ce livre.

Un grand livre qui n'est pas un coup de coeur pour moi.

. Le Guépard, Giuseppe Tomasi di LAMPEDUSA, 1958 en Italie, 1959 en France ; Le Livre de Poche.

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La Religieuse :)))

7 Avril 2020, 09:56am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Formidable roman de Diderot, plongée au coeur des couvents, comme un écho bien antérieur au Bal des Folles... Même histoire (de départ) écrite quelques siècles auparavant, entre 1760 et 1780 : une jeune femme, Suzanne Simonin, est envoyée malgré soi dans un couvent pour y être religieuse, sous la pression de son père et de sa mère. Alors qu'elle rêve d'une autre vie, telle que celles de ses soeurs, qui, elles, vont se marier. Alors sa résistance, sa révolte une fois à l'intérieur, et son épopée et ses péripéties dans trois couvents différents... Ses rencontres, à l'intérieur ; son courage, sa force mentale, pour tenir, malgré tout ; sa respectabilité, sa vertu ; les petites et grandes mesquineries des autres, lorsqu'on vit enfermées dans un univers claustral ainsi tout le temps, et nous y voila, ce que dénonce Diderot... Et puis les tendresses, quelles tendresses ?, de certaines soeurs, ou supérieures... On est dans la peau de cette jeune soeur Suzanne, et c'est merveilleusement raconté, en narration interne...

Une effroyable satire des couvents, comme Diderot le dira lui-même, cet auteur du XVIIIe siècle où les grands écrivains se sont élevés pour la tolérance et la liberté. Ainsi, là, le refus de voir l'épanouissement humain entravé par l'enfermement, les familles, l'Eglise, surtout contre le gré d'êtres humains ! Tellement fou.....

En réalité, l'écriture de ce roman s'entoure d'un contexte qui ne manque pas de surprendre, m'enfin, ce qui compte, c'est qu'il ait existé !? En fait, tout est parti d'une "blague" à un ami qu'il s'agissait de faire revenir de Caen à Paris, un ami un peu souffrant... Alors pour l'occuper et l'intéresser, alors qu'on savait qu'il s'était intéressé au sort d'une femme qui réclamait la proclamation de sa sortie et l'annulation de ses voeux, des amis dont Diderot se sont mis à écrire des lettres, des fausses lettres émanant de divers interlocuteurs, autour de cette histoire... Et pour tenir son histoire, Diderot a fini par en écrire un roman ! Les lettres font partie du livre, à la fin de celui-ci, évidemment cela ne manque pas d'interroger les historiens de la littérature sur le genre final de tout cela....

En tout cas, c'est un livre passionnant, qui se dévore ! 

. La Religieuse, Denis Diderot, 1780, publié à titre posthume en 1796.... (Le Livre de poche, Classiques).

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L'Embellie

4 Avril 2020, 16:07pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Enfin.

J'ai lu ce livre sans grande passion... Avec un peu d'impatience... Mais le contexte est-il neutre ? J'ai la sensation cependant que j'aurais tout aussi bien l'avoir déjà lu, je ne suis pas sûre que je m'en rappelerais... Et pourtant, il est sans doute tout sauf commun ? Mais peut-être justement... Il nous emmène en Islande, dans de tout petits villages, au pied de champs de lave, noirs... Dans la peau d'une trentenaire (elle a 33 ans) qui dit toujours oui. Non, pardon, c'est pas ça. M'enfin c'est sans doute ça qui a fini par me taper sur les nerfs, même si, on se doute bien que tout cela fait partie du processus initiatique. Bref, elle divorce d'avec son ancien mari, un fieffé con, radin, égoïste... A chaque fois qu'il revient pleurer dans son giron, elle ne l'envoie jamais bouler... J'en rêvais ! M'enfin, bref, on s'en fout, c'est pas ça l'histoire. L'histoire c'est qu'elle décide de partir plusieurs semaines faire un grand périple pour tout laisser derrière elle, avancer, réfléchir... Elle se retrouve avec le fils de sa meilleure amie dans l'aventure (il a 4 ans), et heureusement, cela se révèle une chose fabuleuse (car c'était loin d'être ce qu'elle souhaitait).... Les rencontres sont très improbables, ça a fini par me fatiguer tout ça... Même si j'ai souri parfois...

J'ai trouvé ma lecture un peu vaine, en fait... Mais, encore une fois, difficile de s'affranchir du contexte de lecture !!

. L'Embellie, Audur Ava Olafsdottir, Zulma 2012, en Poche, collection Points.

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Eldorado :))

27 Mars 2020, 15:35pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

C'est un roman fort, puissant. Qui marque, et laisse ses résonnances bien après que vous l'ayez refermé.

Je ne sais pas si je l'aurais lu, et en tout cas forcément pas en ce moment, si mon fils ne me l'avait mis entre les mains. Alors... 

J'ai failli l'abandonner au bout d'une trentaine de pages, tant il était douloureux, puissamment douloureux : une femme au regard volontaire intercepte le Commandant d'un navire sur le marché, dans une petite ville de Sicile, Catane... Son regard lui parle étrangement, il la ramène chez lui, et elle lui fait une déroutante demande, après lui avoir livré une partie de son histoire : la mort de son fils d'un an sur le bateau d'une traversée vers l'Eldorado, vers l'Europe... Ce à quoi elle s'est accrochée pour survivre au cours de ces deux ans qui ont suivi : l'idée de vengeance : elle veut tuer l'armateur du navire et lui demande une arme... Et puis il y a aussi l'histoire des deux frères, dont Soleyman, le jeune, qui eux aussi veulent passer, laisser leur pays derrière eux avec tout ce que cela implique de souffrance... Un "deux" touchant dont je ne peux vous en dire plus... Bien sûr, on va perdre la trace de cette femme, on le sait vite, mais on va suivre ces autres hommes... Et la prise de conscience du commandant, et ce qu'il en fait...

C'est puissant, à la hauteur de Laurent Gaudé (j'avais adoré La Mort du roi Tsongor).

Ce livre ne peut pas laisser indifférent...

Il parle aussi de la force qu'il faut pour aller vers ce qu'on veut à tout prix... C'est parfois tout ce qui compte, plus que le résultat, la force qu'on y a mise... Il parle aussi de solidarité, sans qui nous serions des bêtes...

Puissant, une claque.

Merci à mon fils pour cette découverte.

. Eldorado, Laurent Gaudé, J'ai Lu, 2006.

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L'amour a le goût des fraises :)

25 Mars 2020, 17:21pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Une fois n'est pas coutume, c'est le hasard qui m'a fait emprunter le livre-là, sans doute parce qu'il était, dans le rayon de la bibliothèque, à côté de celui que je cherchais qui lui, n'était pas là ! En tout cas : on peut dire qu'en cette période, il correspondait parfaitement à mes attentes et mes besoins. Et oui, un livre c'est aussi ça, n'est-ce-pas ? Donc : lent, qui se lit à petites doses, léger en apparence, dans un cadre autre... Ce livre avance vraiment à petites touches, comme les cercles concentriques qui se dessinent dans l'eau au jeté d'un caillou... Revenant parfois sur ses pas, pour explorer autrement, différemment l'histoire ou même les histoires...

Un roman à plusieurs voix. Celles que rassemble un même cours de dessin. Rien de ce qu'on attend, rien de ce qu'on imagine réellement là, avec ce livre qui change, sans doute déjà parce que son auteure est d'Afrique du Sud, et que ce n'est pas si fréquent. Alors, en arrière-plan, les conséquences de la séparation des peuples Tutsi et Hutu. Deux jeunes femmes, noires, Françoise et Doudou, soeur. Inextricablement liées. Inséparables. A tel point que vivre pour l'une surtout, sera même compliqué parce qu'il est inenvisageable pour l'autre qu'elle crée sa vie... Et puis Stella, la fillette de 13 ans en vacances en Grèce avec sa mère devenue grande, Ivor, le fameux Ivor, Luke, Thymothy l'amoureux... 

Ca avance lentement vers un dénouement loin de ce qu'on attend. 

Vraiment, c'était une lecture très plaisante, tellement rafraîchissante...

. L'amour a le goût des fraises, Rosamund Haden, éd. Sabine Wespieser, 2014 (éd originale, en langue anglaise) ; 2016 pour la traduction chez Sabine Wespieser.

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L'inaperçu

19 Mars 2020, 10:39am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Enfin. J'ai entretenu un rapport poussif avec ce livre... On ne peut occulter cependant le contexte dans lequel je le lis... Je ne pourrai pas l'égratigner, car j'ai bien l'impression que c'était moi qui ne voulait plus de ce livre-là... Il me fallait tout de même le finir, il le méritait ? Car l'écriture est là... Mais je l'ai trouvé trop cruel, disons qu'il ne nous épargne pas les souffrances intimes et qu'on les ressent. C'est donc un talent. Mais pour moi, là, c'était trop. Ainsi, l'inaperçu. Cette part, en nous, que personne ne connaît, à laquelle personne n'a accès. Il est question de ça, déjà, bien sûr. Edith, la tante chut, et son vaste secret, indiscible, et déjà si choquant... l'inaperçu désigne bien sûr Pierre, cet homme à qui on s'est attachés, et qui un jour disparaît... Personne ne comprend pourquoi, or, nous, on comprend, on sait, et dans cette famille, le monstre à l'origine de sa disparition poursuit sa vie tranquille et heureux... Tous de s'interroger quant à la disparition de ce Pierre... Il est des souffrances intimes qui bouleversent, détruisent, anéantissent. Et puis il y a ce que chacun lui prend, ensuite, en plus, en douce, comme si cela ne suffisait pas... 

Ce livre est très certainement bouleversant, mais je n'étais pas en mesure d'être bouleversée par autre chose que de la légèreté en ce moment. 

. L'inaperçu, Sylvie Germain, éd. Albin Michel, 2008

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Chien-loup :))

11 Mars 2020, 16:09pm

Publié par LaSourisJOne

Roman. 

Ce livre, je l'ai dévoré pour une bonne partie. Et puis j'ai trouvé, aux alentours de la page 350, qu'il tournait un peu en rond... J'aime quand cet auteur me raconte ses histoires, moins quand il théorise. Aussi, j'ai peiné un peu lorsqu'il s'est mis en tête de me démontrer que l'homme qui mange de la viande est un loup pour l'homme... Cependant : ça n'enlève pas grand chose à mon enthousiasme pour ce livre. Même si je le trouve un peu délayé, et que tout est un peu téléphoné (ah ah, pour un livre qui parle d'un lieu où rien ne capte !!), y compris les deux histoires enchâssées... Cependant, j'ai aimé.

Aimé ces deux histoires. Celle d'août 2017, et celle de 1914 et 1915 au même endroit. En 2017 Lise loue une maison dans un endroit perdu pour trois semaines de vacances avec son mari, très très connecté... Alors le couple arrive, la panique le prend, il est véritablement très bien donné à voir avec son impossibilité à être déconnecté, sans portable, etc. Et puis, le miracle de la nature fait son oeuvre, et plus même... La nature, et puis un mystérieux chien, un chien-loup qui passe son temps avec le couple... J'ai aimé ce chien, la manière dont il est dépeint, fidèlement à ce qu'il doit être, entre l'attachement du chien et l'indépendance du loup...

Et puis il y a l'autre histoire, celle du dompteur allemand qui prend refuge avec ses tigres et lions au sommet d'Orcières, ce même sommet, alors que la guerre fait rage... Les femmes contraintes de vivre alors que les hommes s'entretuent... Joséphine... 

Alors la question de la sauvagerie, bien sûr. Celle du monde moderne et de ses dérives, vue par un passionné par son métier, un producteur de films (à l'ancienne !) ; De quel côté est-elle, la sauvagerie ? Retrouver sa part animale ; se rapprocher de la nature mais jusqu'où ; la question de la déconnexion évidemment ; et évidemment la question du désir, aussi, y compris pour quelque chose d'effrayant...

Bon, j'ai beaucoup aimé ce livre. Et tant pis si je l'ai trouvé parfois trop long, trop délayé, trop bavard, car il est sacrément habile cependant à nous emporter !

Merci à Sandrine pour la recommandation, c'est grâce à toi Sandrine que j'avais envie de le lire, ce livre !

. Chien-loup, Serge Joncour, éd. Flammarion, rentrée 2018.

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Les confessions de Frannie Langton

4 Mars 2020, 19:04pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Mon dieu, quel soulagement de le finir ! J'ai trouvé ce livre d'une cruauté extrême. Un tel déballage d'horreurs le rend souvent insoutenable. Le meurtre ou double meurtre, le passé de cette pauvre Frannie, ce qu'elle est contrainte de faire pour ce monstre de Langton... Cette jeune femme sacrifiée tout au long de sa vie (le roman se déroule au XIX entre la Jamaïque et Londres sur fond d'esclavage, d'expériences et de théories insoutenables sur les couleurs de peau). C'est en outre éperdument trop long. Mon dieu que c'est long ! L'écriture allusive quand on aurait besoin que ce soit clair m'a aussi agacée. Quelle souffrance que ce livre ! J'ai eu beau parfois survoler certaines pages, ça reste largement insoutenable. Avec le recul je regrette de l'avoir lu et de l'avoir fini. 

Il est bien écrit cependant et je suppose que c'est pour cela que je l'ai fini.

Allez, vite, vite, passons à autre chose !

. Les confessions de Frannie Langton, Sara Collins, éd. Belfond, mars 2019.

 

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