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Le blog de la souris jaune

... 733, une jolie définition du fou-rire

31 Juillet 2021, 10:28am

Publié par LaSourisJOne

"Le fou-rire est un dieu qui suspend les convenances et se moque des sanctions".

Jean-Pierre MILOVANOFF

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Les victorieuses :))

24 Juillet 2021, 14:46pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

J'ai emprunté ce roman par hasard, sans avoir gardé de souvenir particulier de La Tresse, surtout pour le titre, la couverture, la quatrième de couverture... Cette histoire de burn-out et de reconstruction après celui-ci me tentait bien. En fait, ce roman est beaucoup plus que ça, et il m'a beaucoup plu. J'ai même eu de grandes émotions de lecture, ce qui n'arrive pas si souvent. Bien sûr, je ne suis pas fan de l'écriture, que je dois avouer trouver plutôt "plate", cependant, rien de malhabile, aussi rien qui ne gâche le plaisir de lecture. 

C'est donc l'histoire de Solène, brillante avocate, qui, après le suicide devant ses yeux d'un client non acquitté, tombe en dépression. S'enferme chez elle, sous cachetons. Voit un psy qui lui conseille de tenter le bénévolat et d'aider les autres... C'est ainsi qu'elle rencontre Léonard, qui lui fait savoir qu'on a besoin d'un "écrivain public" pour aider des femmes en difficulté, un jeudi soir par semaine...

Pas à pas, Solène va s'y rendre. Se familiariser avec le lieu, le milieu, inconnus pour elle... Et nous avec. Et nous faire découvrir l'existence - je confesse que je ne connaissais pas - Blanche Peyron. Ainsi, ce roman choral alterne la vie de Solène et celle de Blanche, en 1925. A l'origine de la création, projet pharaonique possible grâce à l'extraordinaire volonté et détermination de cette femme, du Palais de la Femme, à Paris. Lié à l'Armée du Salut. Passionnant de découvrir les dessous, la gestation de cette Armée du Salut en France, ainsi que celle de ce Palais de la Femme à Paris... Où Solène va évoluer, comme elle peut, au milieu de toutes ces femmes cassées mais dignes, fières, aux histoires si diverses et à qui le Palais de la Femme, gigantesque foyer de vie, redonne une chance...

Très très beau.

Je recommande.

Bibliothèque de Lanvallay.

. Les victorieuses, Laetitia Colombani, éd. Grasset, 2019.

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... 732, richesse des fêlures

24 Juillet 2021, 13:56pm

Publié par LaSourisJOne

"Heureux soient les fêlés car ils laisseront passer la lumière".

Yvan AUDOUARD

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De pierre et d'os :))

24 Juillet 2021, 13:04pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Ce livre figurait sur ma PAL depuis longtemps. Je suis heureuse d'avoir pu le lire enfin. D'autant que même s'il est rude, il m'a vraiment beaucoup plu, à plein de niveaux. Dépaysant au possible !

C'est donc l'histoire d'Uqsuralik ( dès les prénoms on est plongés dans le monde inuit), une toute jeune femme qui, une nuit, sortie juste momentanément hors du refuge familial se voit séparée de sa famille par un fendillement de la banquise... Fort, ce moment, déjà, et déjà tellement prometteur d'un point de vue romanesque : la jeune femme voit s'éloigner le lieu qui abritait sa famille, et celle-ci, son père notamment, sortis pour voir ce qui se passe... Et nul ne peut rien faire ! Faible capacité d'action et de prise sur le monde, dans cette terre plus qu'hostile... Peut-être le début de l'humilité, bref, bref, bref...

Aux confins du monde, là où vivre implique de survivre face au froid extrême et à la faim, les repères et les objectifs sont autres... Alors la jeune fille s'accroche à son instinct de survie. Âmes sensibles s'abstenir, surtout du point de la vue de la nourriture par rapport aux bêtes, c'est évidemment brut, car comment en être autrement : la survie implique cela. Bientôt, d'autres humains. Une groupe qui fait preuve avant tout de pragmatisme là encore, pour survivre. Trouver les points forts de chacun. Rudesse des bas instincts, aussi. Et puis bien sûr, ce qui m'a beaucoup plu, c'est cette poésie qui se dégage de cette atmosphère... Puisque ce monde vit au contact de tout type avec la nature, il faut souvent conjurer les sorts... Apprivoiser les esprits... Effectuer des rites pour espérer être préservé... J'ai beaucoup aimé cet aspect du livre.

Vivre comme on peut... S'adonner lorsque les temps sont plus doux à des moments conviviaux où repas, chant et danse procurent un plaisir décuplé... Vivre, engendrer, vieillir, s'avancer dans la vie, comme on peut, c'est très beau.

Médiathèque de Saint-Malo.

. De pierre et d'os, Bérengère Cournut, éd. Le Tripode, 2019.

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Le manoir de Tyneford :))

13 Juillet 2021, 10:24am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

J'ai retrouvé avec plaisir l'univers de Natacha Solomons, dont j'avais rafolé avec son Jack Rosenblum rêve en anglais.

Ici, il est encore question de comment l'on vit pendant cette terrible période de l'avant deuxième guerre mondiale et guerre mondiale pour les Juifs, mais d'une autre manière : cette fois-ci, il s'agit de l'histoire d'une jeune fille qu'on envoie en Angleterre, en 1938, comme domestique, pour échapper aux tourments de l'Autriche et se sauver... Il faut pour cette jeune femme d'une petite vingtaine d'années se séparer de ses parents, et de sa soeur. Les événements sont toujours adoucis par le regard de Natacha Solomons, et j'aime particulièrement sa manière d'écrire : on sait la souffrance, mais il n'y a pas de pathos ; ce sont les faits du quotidien, et si possible dans leur poésie, ou avec un peu d'humour, qui sont donnés à voir. C'est une façon de voir qui me plaît. Alors Elise arrive au Manoir de Tyneford, elle qui a toujours été habituée à être servie, dans un milieu relativement aisé, à Vienne... Elle est cultivée, aime la culture, mais elle doit se transformer en domestique qui astique et fait des feux... Sa nature est toujours là, elle lie des liens avec les propriétaires du lieu, et d'autres jeunes femmes et hommes alentours... Cette terre anglaise devient la sienne, même si le manque de ses parents et de sa soeur est toujours là ; et deux hommes prendront une place particulière dans sa vie... Ce récit nous est livré comme raconté du point de vue intérieur d'Elise, qui semble écrire alors que beaucoup de temps a passé ; j'aime aussi ce regard vers un passé lointain.

J'ai beaucoup aimé.

. Le Manoir de Tyneford, Natasha Solomons, 2011, Angleterre ; 2012 pour la traduction française chez Calmann-Lévy. Le Livre de Poche.

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... 731, paysage

4 Juillet 2021, 10:40am

Publié par LaSourisJOne

"Un rayon de soleil faisait étinceler l'herbe et les nuages noirs fuyaient par dessus les collines telle la fumée d'une bande de dragons". 

Natasha SOLOMONS et Lisa Rosenbaum

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