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Le blog de la souris jaune

roman

Les femmes du braconnier :(

25 Février 2020, 21:00pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Parfois, on ne sait pas pourquoi on poursuit. Mais on poursuit.

Ces temps-ci, étant donnés les livres qui me tombent des mains, c'est déjà pas si mal... M'enfin, si je suis honnête, je me suis ennuyée. La mythologie et les symboles ne font pas une histoire passionnante, ne puis-je m'empêcher de me dire... Même s'il devait y avoir une musique, pour que je sois allée au bout, et c'est déjà pas si mal... Mais je n'ai aimé aucun des personnages. Je n'ai pas aimé l'histoire. J'ai aimé la narration multiple, à de très nombreuses voix... Je n'ai pas aimé le propos, je n'ai pas aimé le titre... 

Les bêtes, en tout cas, ici s’entremêlent aux humains, et l'on comprend que perdre de son animalité peut faire perdre son amour... Soudain on sombre dans l'ennui... 

Soit. Un sursaut d’intérêt...

. Les femmes du braconnier, Claude Pujade-Renaud, éd Actes Sud, 2010.

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L'américaine :)))

22 Février 2020, 10:10am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

J'attendais ce livre avec une grande impatience, depuis que j'avais eu connaissance de son existence ! La suite des Déracinés... Quelle impatience, quel bonheur ! Je dois avouer que mon rapport aux romans est toujours difficile, comme plus radical, plus exigeant, moins patient... aussi, ceux qui passent à travers les mailles du filet sont rares ! Et donc, ce livre, un bonheur.

Evidemment, joie de retrouver tous ces personnages, comme vivants, laissés derrière la dernière page des Déracinés... J'ai trouvé mon addiction et mon plaisir du même ordre que ceux que m'avaient procuré L'Amie prodigieuse, d'Elena Ferrante... Grande fresque familiale, donc, suite, entre République dominicaine, New-York, Jérusalem... L'Américaine, donc, ou la suite du point de vue de Ruth, la fille cadette d'Almah et Willhem... Sur un temps relativement court, finalement, cinq à six ans, si bien qu'on se prend à souhaiter qu'ici encore, il pourrait y avoir une suite ? 

Je ne trahis rien en disant qu'elle part vivre aux Etats-Unis, dans le cocon de Myriam, la soeur de Willhem... Enfin, entre autres. Elle est touchante, cette Ruth, balottée entre plusieurs désirs, ceux des autres, pour beaucoup, elle mettra du temps à trouver les siens... 

Je n'en dis pas plus... A part que j'ai beaucoup aimé !

Je note ici quelque chose qui n'a rien à voir, mais qui n'est pas anodin : c'est la première fois que je voyais sur un bandeau matérialisée le changement des moeurs, et la féminisation de la langue, avec le "e" à auteure... Les temps ont changé, ça y est ! 

. L'Américaine, Catherine Bardon, éd. Les Escales, Domaine français ; novembre 2019.

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La lucarne :)))

10 Février 2020, 18:43pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Saramago. Un auteur que j'aime beaucoup. J'avais beaucoup aimé la Lucidité. Ici, on a un peu la sensation de tenir entre ses mains un petit miracle, évidemment, arrivé du passé : ce livre, le portugais José Saramago l'a écrit en 1953, envoyé à une Maison d'édition de Lisbonne qui le refuse. Mais le garde... Et le retrouve 30 ans plus tard dans ses cartons à l'occasion d'un déménagement. Propose à Saramago de l'éditer : il refuse. Il ne veut pas le voir édité de son vivant... Le temps passe, Saramago on le sait sera couronné d'un prix important au Portugal, et du Nobel de littérature... Il décède en 2010. Ce livre est édité en 2013 en France...

C'est toujours dense, Saramago. Ca se lit lentement, on s'en imprègne et c'est pas plus mal... Celui-là n'est pas le plus dense, et j'ai adoré : il nous plonge au coeur du quotidien d'un immeuble... D'une porte à l'autre, ou plutôt derrière les portes, les intimités des vies, des "cellules" familiales, qu'il s'agisse de duos, de trios, de quatuors ou de solos... Des gens simples. Il y a le couple, Marianna et Sylvestre, le cordonnier ; aimants ; depuis trente ans ensemble et bons, l'un pour l'autre. Le cordonnier philosophe... Dures, les fins de mois, à boucler, alors ils cherchent un locataire, ce sera Abel...

Et puis il y a les deux soeurs qui vivent ensemble avec les deux filles de l'une ; le couple malheureux, se maltraitant, dont la fille est décédée ; le couple sans amour avec le petit garçon ; Lidia, qui se laisse entretenir... On s'attache vraiment à ces personnages, avec autant de force et on les retrouve avec un vrai plaisir et une profondeur à chaque chapitre... 

Seul bémol pour moi : je n'ai pas aimé les quelques dernières pages de fin ! J'ai regretté la teneur de l'échange entre les deux hommes, Sylvestre et Abel, devenus très amis... Mais ça n'enlève rien à l'intérêt que j'ai porté à ce livre ! 

. La lucarne, José Saramago, éd. du Seuil, 2013.

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Fuki-no-tô :)

3 Février 2020, 19:53pm

Publié par LaSourisJOne

Roman. 

Petite respiration, avec cette auteure qui parvient à faire que je ne lâche pas ses livres, comme avec Maïmaï... Un style sec, sans gras, simple, dont je ne suis pas forcément fan mais qui fonctionne bien et emporte, il faut le reconnaître. Et puis le jeu toujours, autour de l'identité de ses personnages et de leur nom ; ici, Fukito, la jeune femme rencontrée au lycée, est tout entière incluse dans ce titre "Fuki-no-to", qui désigne le lieu où l'héroïne, Atsuko, fait pousser des fuki, bambous, une plante spécifique... Délicatesse des sentiments, délicatesse des personnages, c'est sans doute cela aussi que j'aime trouver chez cette auteure.

Ici... une famille, celle d'Atsuko, qui vit à la campagne, puisqu'elle a choisi de reprendre la ferme de son père. Deux enfants. Un mari urbain mais qui l'a suivie, après sa liaison avec une maîtresse, parce que, découvert, il ne voulait pas perdre sa famille. Et puis... Atsuko a besoin d'une employée, et sans le savoir elle va embaucher... Fukito, celle de son adolescence. A l'époque, les sentiments ne sont pas affirmés, compliqués par la société ; chacune fait sa vie ; mais elles se retrouvent et découvrent la force de leurs sentiments...

Comment les vivre dans une société très intolérante à l'homosexualité ? 

C'est un récit court, pur, très beau.

. Fuki-no-tô, Aki Shimazaki, éd. Actes Sud, 2017.

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Paris au XXe siècle :)))

2 Février 2020, 21:20pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

J'ai dévoré. Alors, alors : imaginez un auteur - Jules Verne - en 1860. Qui écrit un livre fou : Paris au XXe siècle. Tellement fou qu'il ne trouve aucun éditeur, et que celui-ci ne trouvera existence, édition, qu'en 1994... ! ! Il raconte-racontait ! les visions de Jules Verne pour 1960. Un roman d'anticipation, en somme. Mais qu'on lit aujourd'hui avec un étrange sentiment... 

C'est une délectation, évidemment. Parce qu'on sait. Parce que des choses oscillent encore... Bref. Paris, mais aussi notre société, telle que cet auteur du XIXe les imaginait... autour d'un protagoniste, un jeune homme, bien mal en point : certes il n'a plus ses parents ; mais surtout... il est doué en latin, et absolument pas scientifique ! Quand l'époque ne considère que les sciences ! On sourit souvent. Parfois jaune... 

Toutes les professions sont passées au crible... Vision d'un monde bien peu teinté d'espoir, en tout cas vision d'un monde où l'homme a perdu face à la machine, à l'urbanisation... Entre autres... Ah ah... Parfois, on aimerait que Jules Verne ne soit pas visionnaire... Et ce héros qui est la honte de la famille parce qu'il a obtenu un premier prix de latin... Ah ah ouf, ce n'est pas encore arrivé...... !? Quoi, la nouvelle réforme du bac ??....................... M'enfin, on a gagné un demi-siècle, sur les prévisions de Jules Verne, non ?... Et puis... on peut toujours lutter ?......

Savoureux. Magistral.

. Paris au XXe siècle, Jules Verne, écrit en 1860, publié en 1994 !!.

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La Maison du Peuple :))

31 Janvier 2020, 09:26am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Plaisir de se plonger dans l'univers simple, tendre et pudique, touchant, de l'écrivain Louis Guilloux ici dans La Maison du Peuple

L'histoire d'une famille, deux filles et un petit garçon, briochine, juste avant la guerre 14. Le père, cordonnier. Raconté par le prisme du petit garçon, grandi sans doute, mais avec le regard tendre et touchant de ce garçonnet tout à la fois adulte. Vision de parents droits, et dignes. Qui avancent sans se plaindre, embrassent la vie. Et de la naissance d'un espoir, d'un parti d'ouvriers (le parti socialiste, il faudrait s'en souvenir...) et des risques qu'on prend alors, pour lui. Pour qu'il puisse sauver tous, et ceux qui viennent, après. Et d'une Maison de peuple, que tous veulent construire, donnant ici un sou, un autre là, pour acheter un terrain et la bâtir de ses mains collectives, parce qu'elle incarne l'espoir, l'espoir de l'éducation pour changer le monde.

Et il y a cette grand-mère, elle encore encore plus durcie : elle habite à trois kilomètres de Saint-Brieuc, du centre, qu'elle fait normalement, comme en ce temps-là... on découvrira plus tard dans quel dénuement, et pourquoi se plaindre, tant que tout va bien ?

De la vie quotidienne simple, plus que simple, tournée vers l'essentiel, mêlée à l'espoir.

Vraiment, une lecture nécessaire...

. La Maison du Peuple, Louis Guilloux, éd. Grasset Les Cahiers rouges, 1953.

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Agathe

30 Janvier 2020, 08:10am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

J'ai eu très envie de lire ce livre, lorsque ma bibliothécaire préférée m'en a parlé : soudain, il fallait que je le lise. Pourtant, j'avais vu ce livre à de nombreuses reprises, il m'intriguait, mais : c'est elle qui a trouvé les mots directs jusqu'à l'envie de lire :)) qu'elle en soit saluée, et grandement remerciée :))

J'aime tout particulièrement les récits où un homme âgé est au coeur du récit, et où celui-ci regarde sa vie avec plus ou moins de finesse, de distance, j'en raffole... C'était un plus à ce livre, puisqu'il y est question : de la dernière patiente d'un psy très pressé de partir à la retraite. Alors il compte les patients... Ca, j'aime bien. Cette dernière patiente prise en dépit de sa volonté (sa secrétaire l'a acceptée alors qu'il avait dit non) change un peu la donne, et soudain, il réfléchit à sa propre vie, et à ce qui l'attend...

Il faut souvent un catalyseur, pour que les choses se passent, sans doute, sans doute... cependant : à celui-ci je n'ai que trop peu réussi à croire, et je suis restée sur ma faim.

On l'a bien compris, ce n'est pas un livre sur Agathe, cette femme qui tente d'éviter l'hospitalisation en le consultant, mais bien sur ce psy de 72 ans à six mois de la retraite. Qui découvre soudain la densité, alors que toute sa vie il serait passé à côté ? Qui voit sa secrétaire parce que soudain elle est en arrêt maladie, il découvre donc sa vie, la tragédie de ce qui lui arrive et accepte de ne pas renier l'attachement qu'il voit naître pour elle, et son époux. Ca c'est beau, bien entendu.

On ne saura que très peu de choses sur Agathe, qu'on observe souvent avec un regard extérieur, évidemment, quitte à la poursuivre dans la rue obscessionnellement...

Soudain, la peur de vieillir. Soudain, découvrir qu'on n'est plus si sûr de vouloir partir à la retraite. Oui, tout se conçoit je crois que pour moi avec ce livre, tout arrive trop rapidement. Il contenait en germe tout pour me plaire.

Un grand merci à ma passeuse :)

. Agathe, Anne Cathrine BOMANN, éd. La Peuplade, sept 2019

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Par les routes :))

22 Janvier 2020, 11:41am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Rencontre avec l'autostoppeur, sa femme Marie et son fils. Raconté par Sacha, ami de l'autostoppeur. Que la vie aura fait se retrouver et vivre dans la même ville de V. un jour, alors justement que l'autostoppeur a fait sa vie avec Marie. Seulement... Petit à petit, celui-ci a besoin de repartir. De plus en plus, de plus en plus souvent, de plus en plus longtemps... Besoin de ce sel de la vie tel qu'il se l'ait dessinée. De cette adrénaline, de ces rencontres des routes... Tout cela, c'est Sacha qui nous le raconte. Du coup, c'est un regard extérieur et un narrateur externe qui nous le raconte, ce que j'ai beaucoup aimé parce que cela renforce la part de mystère quant à l'autostoppeur. Ou plutôt sa part intime, qui nous est inacessible, car après tout, c'est à chacun d'entre nous et à nous seul qu'appartient notre façon de voir les choses, personne ne peut en parler à notre place... Bref... On cherche à comprendre cet autostoppeur, bien sûr... On vit avec bonheur avec Sacha, dans son petit appartement, au plus près de ses toiles pour lesquelles il cherche le jaune lumière, on vit avec tous ceux qui restent... 

Je n'ai pu m'empêcher de trouver égoïste cet homme, qui choisissait de partir ainsi sans autres mots que ceux de son envie et de son besoin de partir... En laissant ses proches... Surprenant aussi le choix de Sacha... J'ai aimé ce voyage par procuration au plus près d'une communauté improbable d'automobilistes, à travers une France très intéressante et sans doute proche de ce qu'on en voit quand on la traverse... Et oui, j'ai aussi beaucoup aimé la fin (je m'étais tellement interrogée sur ce que serait cette fin, quand ma "passeuse" l'avait raconté ainsi : la fin, extraordinaire, zut, ce ne sont pas ses mots, mais cela voulait dire ça...).

Bref, très très belle lecture, très belle découverte.

Un grand merci à Delphine pour son partage, son coup de coeur partagé...

. Par les routes, Sylvain Prudhomme, éd. L'Arbalète Gallimard. 2019

 

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Adam et Cassandra :)

4 Janvier 2020, 17:39pm

Publié par LaSourisJOne

Roman. 

Je n'avais pas souvenir d'avoir lu cette auteure avant.

J'ai trouvé ce livre savoureux ! Tout en retenue anglaise, avec l'ironie, l'ennui d'une société polissée qui couvent sous chaque geste quotidien, en chaque conversation...

Je m'en suis délectée, j'ai souvent souri.

Donc, donc : c'est l'histoire d'une petite communauté anglaise, dans une région un peu reculée ; on y fait preuve de bonnes manières affectées, on s'invite les uns chez les autres mais on traque les petites histoires, les petits cancans ! 

Cassandra est mariée avec Adam. C'est elle la maîtresse de maison, dévouée, car elle a épousé Adam il y a cinq ans, un écrivain. Hi hi un écrivain prétencieux, flemmard, qui se repose tellement sur sa Cassandra, mais il est tout auréolé de la perception qu'en a Cassandra... Cependant, elle ne le trouve guère assez amoureux, et il l'ennuie un peu, mais o grands dieux comment l'assumer ? En tout cas, après s'être fait assidument courtiser (c'est drôle, ça aussi, cette cour et la manière dont elle est racontée), effrayée, elle décide que la meilleure manière de réveiller Adam c'est de partir en vacances... seule ! Les péripéties commencent.

Vous l'aurez compris, j'ai beaucoup aimé ce livre  !

. Adam et Cassandra, Barbara Pym, traduit de l'anglais, Bibliothèque étrangère Rivages, 1990. 

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Voyage au centre de la Terre :))

2 Janvier 2020, 07:49am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Se délecter de cette merveilleuse épopée de Jules Verne ! Quel délice, j'en frissonne encore...

Alors, alors : c'est l'histoire d'Axel et de son oncle, le fameux savant Lidenbrock. Ils vivent sous le même toit à Hambourg, Axel étant orphelin, avec la bonne, Marthe.

Le récit nous est livré par Axel, c'est lui qui raconte, et cela renforce la saveur du récit...

Le roman s'ouvre avec une description de l'oncle, savoureuse : il s'emploie à nous décrire un homme impétueux, qui prononce des grands discours mais qui bégaie souvent sur les mots difficiles qu'il a pourtant besoin de prononcer... On sait tout de suite qu'il n'est point besoin d'essayer de résister au professeur ! Bref. Un jour, le professeur revient très excité, avec entre ses mains l'exemplaire d'un vieux livre, datant du XIIe siècle. Et dans ce livre il trouve... un message codé, signé d'un grand savant du XIVe siècle... Le message déchiffré leur indique la voie... du centre de la Terre ! Bien sûr, pour le fougueux professeur, il faut y aller, et avec son neveu encore ! Le neveu, qui entend se fiancer n'est guère partant, mais bon gré mal gré... L'aventure commence donc, à partir de l'Islande, et entre ces deux hommes équipés de leurs appareils scientifiques d'époque... Guidés par un guide qui, à lui seul, compte tenu de sa personnalité vaut son pesant d'intérêt... Ah, leurs aventures... Certaines péripéties, vraiment, m'ont fait frissonner, à m'imaginer dans leur situation, dans la situation d'Axel qui avance ou plutôt s'enfonce toujours plus sous terre, et on se dit : mais comment diable remontera-t-il ? 

Bref, j'ai adoré.

. Voyage au centre de la Terre, Jules Verne, 1864.

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