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Le blog de la souris jaune

L'Amie prodigieuse :)))

28 Février 2018, 21:27pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Quand je pars en voyage, j'aime ce moment privilégié de choisir les livres, le livre si c'est un voyage court, qui m'accompagneront(ra). Et quand c'est à l'étranger, ce choix est encore plus précieux, car je sais que je n'aurai pas la solution de me ruer vers une librairie pour en acheter un autre... Alors, pour ce court voyage à Londres, j'avais choisi l'Amie prodigieuse, dont j'avais tant entendu parler, et Elena Ferrante, pour m'accompagner. Que je ne regrette pas ce choix ! Quel bonheur de me dire que ce livre, et ceux qui suivront, me rappeleront mon voyage, et inversement ! Je l'ai donc dévoré. Je le retrouvais comme une gourmandise dans mes temps de pause. Et j'attends avec impatience de me jeter dans le second tome, car l'histoire d'Elena et Lila m'a vraiment capturée. 

Bienvenue à Naples. Quartier populaire. J'appréhendais un récit d'enfance (ça ne vous étonnera pas), c'est bien plus que cela, évidemment. D'autant que la narratrice nous saisit d'emblée, puisqu'elle a quelque soixante ans passés, qu'elle nous dit que celle qu'elle connaît si bien, son amie Lila, a disparu de la circulation, fidèle à son fantasme de le faire un jour, et qu'elle va s'employer à lutter pour qu'elle ne disparaisse pas, et raconter par le menu leurs pas, à elles deux, dans la vie, depuis leurs premiers pas ensemble. C'est à dire depuis qu'elles avaient... 7, 8, 9 ans ? Le premier tome (Delph, je vais penser à toi sur ce coup-là, en ne disant pas jusqu'à quel événement) passe en revue dix ans de leur vie. Autrement dit, jusqu'à leurs 18 ans.

J'ai adoré, comme beaucoup donc semble-t-il, tant ce livre est un phénomène que je comprends maintenant, la vie entremélée de ces deux-là. La riche complexité et à la fois simplicité de leur lien. Le déterminisme de leur milieu, et les actes qu'elles mettent en place, chacune à leur manière, pour s'en dégager. Mais ce livre ne se résume pas, tant la richesse et la densité des liens doit se lire.

Nourrie d'ambivalences. 

C'est superbe et passionnant, et j'attends avec impatience de me plonger dans le second tome pour suivre la suite de leur aventure.

Je rejoins donc Mélanie (pensées pour toi !) qui avait tant aimé ce livre, j'ai mis le temps, mais j'y suis venue au bon moment, je crois :)

. L'amie prodigieuse, Elena Ferrante, Folio, 2011.

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Le déjeuner des barricades :)

23 Février 2018, 19:50pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

C'est drôle, je m'attendais à être plus emballée que ça.

J'ai à peu près le même ressenti qu'après la lecture de l'Ordre du Jour, d'Eric Vuillard. La volonté d'aimer ce livre, un goût pour le thème, l'idée, et quelque chose qui me retient d'être complètement enthousiaste. Pour les mêmes raisons, d'ailleurs, sans doute pour l'aspect "picoré" du livre auquel je ne m'attendais pas. Alors pourtant, c'est léger, c'est chouette, c'est fin, l'intrigue se déroule habilement, l'humour est fin, mais, il y a ce mais...

Peut-être que je reste sur ma faim. Peut-être que j'aurais aimé de la profondeur, avec tous ces personnages et cette valse qu'ils mènent efficacement. C'est pas mal aussi, pourtant, la suggestion ? Mais, je reste sur ma faim, un peu.

Alors, c'est le jour où tout bascule. Le 22 mai 1968. Les barricades à Paris, événements vus de loin, et de l'intérieur d'un Palace parisien, Le Meurice. Autour d'un déjeuner rituel, littéraire, l'attribtution du prix Roger-Nimier. 

Avec l'inversion des valeurs, ce jour-là. Comme au Moyen-Age, lorsque les abbés le temps d'un jour prennent la place du pape ou vice-versa. Bon. Très bien, admettons. Je trouve que le livre ne va pas assez loin... Malgré la réminiscence de cet autre jour où tout aurait pu basculer pour Paris, en 1940, le temps d'une nuit où Von Choltitz justement au Meurice a désobéi, et sauvé Paris. 

C'est intéressant, ces mises en perspectives, je les vois, mais... elles n'ont pas eu le souffle pour m'emballer comme emballe un grand roman, et je le regrette bien.

C'est Sandrine, et Luocine, qui m'ont donné grande envie de lire ce livre. Merci à vous ! :)

Médiathèque de Saint-Malo.

. Le déjeuner des barricades, Pauline Dreyfus, éd. Grasset, 2017.

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... 530

23 Février 2018, 18:28pm

Publié par LaSourisJOne

"D'accord, l'utopie finit toujours pas se fracasser sur le réel, mais quoi de plus triste qu'une vie sans utopie ?"

Pauline DREYFUS

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... 529 ah, ah ! Autocongratulations :)

23 Février 2018, 17:34pm

Publié par LaSourisJOne

"Les bons lecteurs sont rares, on ne perd jamais son temps à épuiser leur curiosité".

Pauline DREYFUS

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... 528, l'excuse parfaite

18 Février 2018, 17:28pm

Publié par LaSourisJOne

"Je savais plus où j'en étais. Voila une expression que je déteste particulièrement. Un argument pourri pour justifier des trucs pourris".

Donal RYAN

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La porte :)

17 Février 2018, 21:08pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Je ne parviens plus à me souvenir où, ou qui m'avait conseillé la lecture de ce livre.

On peut dire qu'il n'est pas n'importe quel livre. Qu'il est loin de passer inaperçu. 

Il m'a donné à découvrir un petit bout de la littérature hongroise.

Après avoir tourné autour du pot, je vais essayer de dire : histoire d'attachement. Histoires d'attachement, sans que l'on se l'explique. Attachement d'ordre maternel, ou filial. Attachement surprenant, qui échappe à toute psychologie. D'ailleurs, l'explication, s'il pouvait en avoir, se rapprochait sans doute davantage de l'Antiquité, de ses mythes, des croyances. 

L'attachement pour cette femme qui pourrait faire fuir, Emerance. Vieille femme, rude, aride, vivant claquemurée avec ses rituels, ses interdits, sa dévotion.

Et la narratrice, lettrée, écrivain, s'attache à elle. Elle devient sa femme de ménage. Dans une relation que l'on explique pas, nous lecteur. Elle ne sera jamais à la hauteur de cet attachement là, comme conditionnée par des choix de femme de lettres, du monde, aux conséquences toujours désastreuse. Un fossé, un éccueil sépare ces deux femmes-là. Pourtant, la lettrée veut...

Et puis il y a le pont : le chien. Le chien de la lettrée, mais véritablement tellement viscéralement attaché à Emerance, que celle-ci baptisera Viola. Ce chien, qui sent tout à l'extrême dès qu'il s'agit d'Emerance. 

Il y a les conditions de vie qu'on se choisit, qui peut-être doivent être respectés coûte que coûte... 

Qui induit le questionnement autour de l'âge, de la faculté de s'occuper de soi... Doit-on trahir ce souhait, même s'il s'agit de sauver une vie ? La question se pose. La question reste posée, même si la narratrice a fait le choix de sauver cette vie, qui, estimant avoir tout perdu, se laissera mourir.

C'est rude, aride, pudique, fort, extrêmement intéressant.

Médiathèque de Saint-Malo.

. La porte, Magda Szabo, éditions Viviane Hamy. 1987 en Hongrie. 

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... 527, l'affection

13 Février 2018, 15:59pm

Publié par LaSourisJOne

"Je sais que l'affection ne peut s'exprimer de manière apprise, canalisée, articulée, et je n'ai pas le droit d'en déterminer la forme à la place de quelqu'un d'autre".

Magda SZABO

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Voyage en Italie :))

11 Février 2018, 17:35pm

Publié par LaSourisJOne

Essai.

Alors, j'ai traversé l'Italie, avec Jean Giono. Avec sa femme Elise, et un couple d'amis Antoine, qui conduit, et sa femme. Mais l'on aura pas l'impression de bien connaître les autres, à part un peu Antoine qui ne lésine pas - c'est l'esprit de tous quatre - sur les expériences de voyage, pour découvrir une terre autrement, et au fond.

J'ai traversé l'Italie non au rythme des amateurs de vitesse, comme Giono le dit lui-même dans son texte, mais de 10 km en 10 km, en s'arrêtant souvent, pour humer le silence de chaque lieu. 

J'ai souri souvent, appris des choses, je me suis plongé dans quelques anecdotes historiques, de personnages méconnus d'Italie, je me suis ennuyée parfois ; j'ai rencontré des Italiens, regardé les places de Brescia, Bologne, Venise... Re-découvert Giono, ses goûts, ses préférences, ses agacements.

Découvert avec étonnement pourquoi les gens pouvaient s'habiller de noir et rester classes sans être salis par la poussière à Venise : parce qu'il n'y a pas de poussière (pas de voitures !)...

J'ai aussi savouré sa conception de l'histoire : c'est la petite qui compte. Finalement Machiavel, à l'échelle d'une année, et pour être celui que l'Histoire en a fait a eu quelques dates, marquantes dans sa vie, mais : c'est le reste qui compte. Car c'est là que l'homme se fait, cherche le bonheur et trace réellement son sillon.

Réellement intéressant.

Médiathèque de Saint-Malo.

. Voyage en Italie, Jean Giono, éd. Gallimard Folio. 1954.

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... 526, le vrai courage

11 Février 2018, 12:15pm

Publié par LaSourisJOne

"A mon avis, il faut plus de courage (et du plus beau) pour être maçon pendant cinquante ans que pour organiser et parfaire une expédition à l'Himalaya".

Jean GIONO

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... 525, le bonheur (jamais trop)

11 Février 2018, 11:00am

Publié par LaSourisJOne

"Le bonheur n'est pas une mathématique. Deux et deux n'y font pas quatre pour tout le monde. Ceux qui croient le contraire y perdent ce qui fait l'homme plus sûrement que tous les ciseaux d'un pacha".

Jean GIONO

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