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Le blog de la souris jaune

Articles avec #passage du temps

Neverland :)

11 Novembre 2017, 22:27pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

C'est un hasard, deux récits qui touchent à l'enfance, moi qui n'en suis vraiment pas fan d'habitude... En même temps, je dirais que 'Le baron perché' n'en est pas un, quant à celui-ci, ce que j'avais pu en lire m'avait attiré, qui plus est sous la plume de Timothée de Fombelle...

Je pense que ce livre mérite deux lectures. Ce que je peux en dire, c'est qu'il est superbement maîtrisé, très joliment écrit ; les images frappent juste et sont très évocatrices. Mais il mèle deux temporalités qu'il faut digérer. L'adulte qui part à la recherche de l'enfant qui l'était. C'est donc très habile, parce que très bien structuré. Les souvenirs d'enfance sont donc amenés par cette recherche formalisée, et les souvenirs sont très évocateurs. Compliqué, cependant, d'imaginer les deux qui se rejoignent, ce à quoi il veut aboutir sans doute, et d'imaginer l'un à côté de l'autre deux 'soi' m'a fait mal au crâne sur la fin : j'avoue, quand j'y pense me concernant que je parviens à repenser à celle que j'étais, mais que je ne parviens pas à nous imaginer l'une à côté de l'autre, je pense que c'est ce que l'auteur voulait faire... Pourtant, à mon sens, l'une a laissé la place à l'autre, même si l'autre contient l'autre.

Je pense cependant que l'on garde une certaine mélancolie de cette lecture. Pas une joie, en tout cas.

. Neverland, Timothée de Fombelle, éd. L'Iconoclaste, sept. 2017.

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La valse inachevée :))

2 Novembre 2017, 22:42pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

J'ai failli écrire : roman historique. On y est. Ce roman commence en 1876, en Autriche, à Vienne ; dans la peau de l'Impératrice, Elisabeth, dite Sissi... A l'étroit dans les règles imposées par l'étiquette, celle-ci va s'arroger le droit de se rendre, incognito, accompagnée de sa dame de compagnie elle-aussi jouant à être une autre, au fameux Bal de la Redoute, où l'on se presse, déguisés, et absolument pas reconnaissables : un moment de liberté qu'elle s'octroie. Là, elle croise la route d'un jeune homme, de dix ans son cadet (elle a alors 36 ans), et va se nouer un partage presque silencieux, tendre, mais fort : l'un et l'autre ne s'oublieront jamais, tout au fil de leur vie, que l'on va suivre au fil de ce livre ; seulement l'un est un jeune homme inconnu, elle est Impératrice ; elle lui cachera son identité tout au long de sa vie, malgré les lettres qu'ils ne peuvent éviter de s'adresser, de loin en loin ; toute sa vie il se demandera, si elle n'était pas l'Impératrice, oscillant entre deux possibilités. Entre dissimulation, rancoeur amoureuse, sentiments d'agacement provoqués par l'insatisfaction du sentiment amoureux insatisfait, ce roman nous mène au fil des ans qui passe, au coeur de l'Histoire, de l'éclosion de la guerre et la montée du nazisme bientôt. Arrières-plans politiques, personnalités de l'histoire nous sont livrés ici transfigurés par le prisme de l'intime ;je l'ai autant aimé pour l'époque retracée que la force des personnages, quels qu'ils soient.

. La valse inachevée, Catherine Clément, 1994, éd. Calmann-Lévy.

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Un baume pour le coeur :))

19 Octobre 2017, 20:53pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Un soir de Noël avec Monsieur Mackenzie. Un vieil homme, qui marche difficilement, et dont on apprend au fil du récit qu'il a perdu sa femme puis que sa maison a brûlé dans un incendie. Mais c'est un livre qui, peut-être comme son titre le suggère, réchauffe le coeur. Il vit chez sa fille, Agnès, à son corps défendant, avec le mari de celle-ci, et son petit-fils. C'est drôle, et émouvant, de voir à travers ses mots combien ces mondes-là sont étrangers les uns aux autres. Combien il pourrait se suffire de peu, et notamment de son chez soi, qu'il n'a plus. Il va aussi rendre visite à sa soeur, qui est atteinte d'Alzheimer, le comprend-t-on, sans que jamais on nous le dise. Autrement dit, la maladie, ou l'absence de mémoire est donnée à voir non sans profondeur mais en tout cas sans pathos, et en prenant le parti de la gaieté. 

Le narrateur égrène ses souvenirs, qui s'intercalent dans un fin dosage avec son présent, comme si on était dans les pensées de ce vieil homme. Ainsi on rencontre avec un vrai plaisir sa femme, sa chère Mary, les amies de sa femme, son vieux voisin qui l'agace mais qui va pourtant lui sauver la vie... C'est un récit dense et beau sur l'âge, le temps qui passe, et ce qui fait nos vies.

Merci à Marie-France M., c'est à elle que je dois d'avoir découvert et lu ce livre.

. Un baume pour le coeur, Neil Bissoondath, éd. Gallimard Folio, 2001 puis 2003. Traduit de l'anglais (Canada).

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Les vies multiples d'Amory Clay :)))

5 Juin 2017, 21:00pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Quel vif plaisir de lecture ! Je souhaitais tout à la fois avancer très vite, et que cette lecture ne se finisse jamais. Je n'ai pas lu beaucoup de William Boyd, mais je n'ai jamais été emportée ainsi par un de ses livres. 

La première prouesse réside dans le miracle d'incarnation de ce personnage féminin. On est elle, on est avec elle, et c'est merveilleux, et troublant d'imaginer qu'un homme peut créer cela avec une telle justesse. Ensuite, autre prouesse, on a la sensation que cette femme éxiste vraiment (mais là j'avoue, je n'ai pas vérifié) entre autres parce qu'on a ses photos, en noir et blanc, prises par elle, légendées... Bref, un mystère merveilleux de véracité. Et il me va de ne pas en savoir plus (mais ma curiosité me poussera peut-être, sûrement même, à vérifier si elle a existé ou non réellement). 

Nous voici donc plongés tout à la fois dans le journal, et le quotidien d'Amory Clay, photographe britannique. Aussi, le narrateur nous entraine avec une dextérité impressionnante tout autant dans son âge qu'on peut imaginer, petit à petit, et plus avance le récit, avancé, que dans son tout jeune âge. On va suivre les deux spirales jusqu'à ce qu'elles se lient. Amory est une photographe, une femme, elle va être photographe de guerre ; pourquoi ? Parce que c'est l'intensité qu'elle souhaite pour sa vie ; mais elle vivra tout en même temps ses histoires d'amour, on la suivra au fil de ses amants, ses amours, ses coups de coeur... Une vie de femme, extraordinairement bien racontée. Entre Londres, New-York, Saigon pendant la guerre du Vietnam et Paris, son chemin est souvent celui qui s'impose lorsqu'elle a un amoureux, en fonction de celui-ci ou pour exister ; il mèle l'histoire, la vraie, à l'histoire intime, c'est époustouflant, j'ai adoré. 

Merci, merci à Mélanie qui m'avait chaudement recommandé ce livre, encore une fois elle ne s'était pas trompée.

. Les vies multiples d'Amory Clay, William Boyd, 2015, Le Seuil (Poche).

 

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Le Coeur cousu :)

17 Mai 2017, 22:22pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Voila. A la veille de rencontrer, d'écouter et de boire les paroles de Carole Martinez de passage demain à Saint-Malo, je termine ici la lecture de ce roman étonnant, foisonnant, qu'est Le Coeur cousu, son premier roman. Moi qui avais été saisie, captivée, passionnée par Du Domaine des Murmures

Le Coeur cousu quant à lui est un roman que j'avais à peine commencé, et lâché, rebutée par le prologue. Sur les conseils de l'auteur elle-même il y a quatre ans presque jour pour jour (c'était le 18 mai 2013), j'ai enjambé le prologue pour me lancer à nouveau dans cette lecture. 

Mon dieu, quel livre ! Quel souffle ! Extraordinaire odyssée, un texte épique, qui transpire de symboles, de rituels, de traditions ancestrales transmises de mères en filles... Extraordinaire épopée qu'il faut prendre le temps de digérer, certainement, assurément, et qui pourrait être relu pour en goûter tous les aspects. C'est un chant, un conte protéiforme, qui se dévide à partir d'une plume, d'une voix, d'une aiguille, puisqu'ici toutes les manières qu'on a de dire, de tisser une histoire se mèlent pour dessiner une bien singulière dynastie familiale. Le destin de Frasquita Carasco la couturière, d'une étrange et mystérieuse boîte qui contient un secret que les femmes de cette famille doivent se transmettre pour hériter d'un don... Pour hériter d'elles-mêmes, sans doute... Un don qui n'est pas toujours solaire, mais dont on ne se départit guère, ou jamais très longtemps. Il nous rattrape toujours et nous frappe de son sceau. A moins qu'on ne décide de ne plus transmettre la boîte ?

Le récit se referme en cercle, on chemine avec une incrédulité que la narratrice sait régulièrement endormir dans ces histoires contées, qui nous sont comme murmurées dans le creux de l'oreille... On s'attache aux filles de la couturière, la destinée de chacune est un conte où la puissance de l'imaginaire n'a pas de limites pour faire naître les visions... 

Extraordinaire talent.

J'ai peiné lorsqu'il s'est agi d'hommes, de politique et d'anarchie, au milieu du livre, mais j'ai goûté à nouveau l'éreintant cheminement de Frasquita et de ses enfants... Anita l'aînée, la belle Anita et son émouvante histoire d'amour, Clara la solaire, à la merci du jour et des éclats brillants, Angela la femme oiseau ou Martirio la sombre, celle que la mort a embrassée... Et Soledad, la solitaire, celle qui consigne l'histoire venue des mots d'Anita... Ce qui est et pourrait n'être qu'un rêve... 

Brillant.

. Le Coeur cousu, Carole Martinez, 2007. Folio.

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Un peu d'air frais :))

18 Avril 2017, 21:04pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Roman publié en 1939 par George Orwell.

L'histoire introspective d'un anti-héros, middle class, vivant en Angleterre, qui travaille, est marié, a deux enfants. Ca commence par une histoire de dentier : il n'a que 45 ans environ, mais il a un dentier, et il nous explique pourquoi même si ce n'est pas glorieux, ce n'est sans doute pas si mal. Et puis de fil en aiguille, de sourire en sourire, et de réflexion en réflexion, on accompagne ce personnage principal dans sa re-visitation du passé comme une ultime transgression. Alors voila. Il travaille. Il a un peu d'argent de côté. Il est harassé par sa femme, Hilda, dont il ne songe pas à remettre en cause l'existence à ses côtés ; harassé par ses mioches ; et il va soudain s'autoriser l'ultime transgression : partir une semaine, en mentant, dans le village où il a grandi.

J'aime énormément, du point de vue de la destinée du personnage, cette thématique de l'emprisonnement volontaire, et la manière que le personnage principal a de se percer une trouée dans cette chappe dont il est institué qu'on ne s'échappe pas. On sent que l'auteur a pris un plaisir jubilatoire et presque fasciné à dépeindre les misérables toutes petites personnes, pétries de mesquinerie, que sont la femme et les amies de la femme du personnage principal. 

D'un point de vue plus large, le personnage nous raconte son passé avant la première guerre, la première guerre mondiale, et puis maintenant. Ses analyses, comparaisons, sont fulgurantes de bon sens, et tellement visionnaires... Ca résonne tellement, pour nous qui vivons au XXIème siècle, et qui lisons ces pages qui opposent ces deux époques, la seconde étant tellement proche de celle qu'il décrit... Et puis il y a ce qu'il sent, la guerre qui vient, selon lui pour 1941... Hitler, le danger à craindre... Ca paraît tellement visionnaire... Ca se lit comme une balade intelligente, introspective, dépaysante, enlevée, au fil du siècle. Vraiment vraiment réjouissant.

C'est à Claude que je dois cette lecture. Merci !

. Un peu d'air frais, George Orwell, 1939 ; traduction française : 1983 ; éd. 10/18. 

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Sous la vague :)

2 Avril 2017, 10:33am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Bon. Un sourire d'appréciation pour le léger et constant plaisir que ce livre m'a procuré à sa lecture. 

En fait, ce livre m'a fait penser à 'Complètement crâmé', de Legardinier. Le mélange des générations, le personnage principal bougon et 'sous la vague, la ruche qui gravite autour de lui, ruche discordante où chacun se révèle et se rencontre parce que le chef d'orchestre écrivain nous veut du bien et signe une jolie partition. Un livre où on est bien, parce qu'on sait que c'est pas au détour d'une page qu'on aura un vrai coup de Trafalgar. Ce coup-là, s'il est dans le livre, n'est là que pour engendrer des effets et la transformation du personnage. 

Mais de transformation réelle, de réflexion, d'analyse, on n'est pas là pour ça. 

Alors on aura juste le plaisir de voir vivre ensemble ce Bertrand Berger-Lafitte, descendant et patron d'une firme de Cognac en Charente. Son ex-femme. Sa fille Olivia, écervelée enfant de riche. Qui bien sûr, va enfanter avec une jeune 'rouge'. Oui, bon, j'essaie de ne pas trop en dire... ! Eddy, le chauffeur, a son mystère, et l'épaisseur possible qu'on aime... Seulement, il va la garder, vous comprendrez. Moi, cette part de mystère non révélée m'a plutôt énervée, mais en même temps, je me dis : allez, nous dessiner un personnage qui part avec, c'était ma foi plutôt pas mal, fallait oser. 

Le faon, aussi, est une figure récurrente qui donne sa part de mélancolie, de retour en soi au roman. A quoi rattache t-il notre héros ? Son passé ? Son enfance ? Sa part de fragilité, en tout cas. Et aussi sa part de vérité, la partie de lui, éloignée de la raison proche de l'instinct de survie, de protection, d'amour...

J'ai aussi aimé que le spleen (dont on ne sait pas grand chose finalement quant à son émergence, mais peut-on toujours savoir ?) qui vient pour Bertrand soit mis en parallèle avec le tsunami et la culture japonaise (les Japonais étaient les clients choisis par Bertrand) ; cela aura pu être tissé en filigrane davantage encore. 

Médiathèque de Saint-Malo.

. Sous la vague, Anne Percin, septembre 2016, Ed du Rouergue, La brune.

 

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La variante chilienne :))

28 Décembre 2016, 09:42am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Dès le début, je me suis coulée avec plaisir dans le livre de Pierre Raufast. Avec plaisir, jubilation... J'avais envie de revenir à ces trois pieds nickelés de la vie - non, ces deux pieds nickelés et cette adolescente - réunis par le partage. J'allais écrire par les souvenirs, mais ce n'est pas tout à fait ça. Ce qui prévaut ici, c'est plus la générosité, car les récits de souvenirs peuvent être tellement chiants et ennuyeux ! Je suppose que ce qui détermine et change cela, c'est l'intention... Bref. Là, j'ai été conquise par ces deux personnages, le professeur de lycée qui part avec son élève, absolument pas pour une romance, mais pour l'aider à changer d'air. Cachée sous une couverture... Et qui ont loué un gîte dans un endroit paumé, non loin de la maison d'un retraité... Qu'il ne tarderont pas à rencontrer. Un type qui, marqué par un coma, perdit il y a longtemps les émotions. Aussi, comme les souvenirs seraient liés aux émotions, il a gardé de sa vie dans des bocaux des petits cailloux, tous différents les uns des autres, et chacun lui permet de retrouver son souvenir. C'est charmant. Tout aussi charmant et attachant que ces cailloux qui volent en éclat parce qu'ils ont sans doute moins de prix qu'un seul moment présent intense vécu... 

Le principe de ce récit est un vaste enchevêtrement d'histoires, en poupées gigognes... Et pourtant tout se tient, se répond ; on ne se demande même pas si c'est crédible, on s'en fout. Ce qui compte, ce sont ces trois-là, ce qu'ils se donnent ; le monde pourrait avoir disparu. 

Le titre aurait pu me faire peur, il désigne en fait la variante d'un jeu de cartes (d'Amérique du Sud) dont la partie peut durer des heures, ou plusieurs jours, comme notre Florin (le voisin) le raconte, lors d'une savoureuse narration d'une partie épique...

J'ai vraiment adoré.

Bibliothèque d'Evran.

. La variante chilienne, Pierre Raufast, éd. Alma, août 2015.

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23 Novembre 2016, 07:58am

Publié par LaSourisJOne

"Vieillir n'est, au fond, pas autre chose que n'avoir plus peur de son passé".

Stefan ZWEIG

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Petites recettes de bonheur pour les temps difficiles :))

21 Août 2016, 22:08pm

Publié par LaSourisJOne

Petites recettes de bonheur pour les temps difficiles :))

Roman par lettres.

Eh bien, encore un roman par lettres ! On pourrait croire que la lecture de celui-ci juste après Et je danse aussi aurait souffert du précédent, mais même pas.

Cette histoire-là est un échange de lettres entre deux femmes, à une autre époque, pendant la seconde guerre mondiale aux Etats-Unis. Ces deux-là se choisissent un peu au hasard, parce qu'il faut tuer le temps et l'angoisse, en l'absence d'êtres aimés, envoyés à la guerre. Alors, elles se choisissent, par hasard, et l'amitié naît, et croît, solidement. J'ai beaucoup aimé me plonger dans la vie de ces deux protagonistes ; leurs fréquentations, les recettes (de cuisine) qu'elles s'échangent, sur fond de disette, les trucs et astuces pour agrémenter un plat lorsque tout manque et tout est rationné, et puis surtout les conseils, les encouragements, le soutien, l'amour que ces deux-là finissent par se porter, et qui les aide à affronter leur quotidien. Sur fond de conquête des droits des femmes. On voit où on en est, en 1943, alors les femmes n'ont pas par évidence le droit au travail, elles sont en pleine conquête, et j'ai trouvé passionnant de les voir, l'une en particulier, Glory, la plus jeune, issue d'un milieu aisé, découvrir que les discours peuvent faire avancer et changer les mentalités. Et puis, l'attente, de l'être aimé. La craine, de le perdre. Les mots qu'on choisit, qui ont tellement de sens, de poids, alors qu'il est en guerre ; tout prend de la force, et du sens. Il y a celle qui attend son époux, élevant ses deux tout petits, aux côtés du meilleur ami, qu'elle a toujours aimé presque autant que son mari ; alors, évidemment, l'attente, les rapprochements, la dignité malgré tout, la culpabilité ; et puis Rita, la plus âgée, dont le mari et le fils sont mobilisés. Rita qui va découvrir que son fils était amoureux, et avancer sur ce chemin de l'acceptation d'une autre, évoluer, grandir... J'ai vraiment passé un très beau moment, et la rencontre de ces deux-là m'a bouleversée.

Petite anecdote qui ajoute à l'attachement à ce livre-là : les deux auteures qui ont écrit ce livre se sont rencontrées sur un blog, ont pris la décision d'écrire ce livre, et se sont fait l'engagement ne se rencontrer qu'une fois le livre écrit. C'est ce qu'elles ont fait...

. Petites recettes de bonheur pour les temps difficiles, Suzanne Hayes et Loretta Nyhan, 2013 (US), éd. Belfond, Pocket 2014.

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