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Le blog de la souris jaune

choix de vie

Le premier amour

21 Septembre 2021, 13:19pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Il y a des livres qui, indépendamment de leur sujet, sont plombés et plombants. Emplis de pathos. Je classerais celui-ci dans cette catégorie. 

C'est l'histoire d'Emilie, la cinquantaine, heureuse à priori dans sa vie ; ses 3 filles sont grandes, font leur vie. Alors qu'elle attend son mari chauffeur de taxi pour fêter leurs 25 ans de mariage - elle a préparé cette occasion toute la journée - elle développe une bouteille de vin d'un papier journal et, choc : elle lit une annonce signée d'un certain Dario invitant une certaine Emilie à le retrouver à Gênes. 

Dario, c'est ce bel italien, flottant, touchant, quand même, qu'elle a connu et aimé follement à 17 ans. Trente ans les sépare, et pourtant elle laisse tout en plan, saute dans sa voiture et prend la direction de Gênes. 

Ses escales, son trajet, sont chouette : cette narration m'a plu. Mais l'auteure ne rate pas une occasion pour plomber l'atmosphère en truffant son récit de considérations nostalgiques et négatives sur le passage du temps, que j'ai trouvé très agaçantes ! J'attendais l'histoire, qui est attachante, il faut le reconnaître, et j'ai été gênée par le reste. 

Difficile de faire abstraction du reste, justement, surtout vu où il nous mène : il reste plombé jusqu'au bout. 

Pas de lumière ici. Ce que je lui reconnais, c'est d'avoir pourtant tissé une histoire haletante, et en rien convenue, quant à ce premier amour qu'on court retrouver : évidemment, rien n'est ce qu'on attendait, et ça c'est bien. Le suspense est là. On a envie de savoir. De comprendre. On saura.

Mais l'atmosphère, la marque de fabrique de l'auteure peut-être ? - je ne me souviens plus des autres Véronique Olmi que j'ai pu lire - restera bien plombée jusqu'à la dernière ligne. J'ajouterai que le personnage de Dario est pourtant très attachant, très réussi.

Mais je ne le garderai pas dans ma bibliothèque !

. Le premier amour, Véronique Olmi, Grasset, 1999.

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Belle Greene :)))

3 Mai 2021, 11:46am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Trois sourires. J'ai hésité entre deux et trois, mais au vu du plaisir de lecture que j'y ai eu, et de l'intérêt que j'ai porté à cette histoire et à ce personnage que je découvrais totalement, j'ai opté pour trois !

J'ai donc découvert ce personnage hors du commun, pour le moins, de Belle Greene. C'est un roman, pas une biographie, notons le. Cependant, l'auteure a effectué un travail d'enquête et de recherche de trois ans pour écrire son livre qui s'efforce avant tout de ne pas trahir la vérité (connue). 

Ainsi, Belle est une jeune femme naissant au début du XXe siècle, aux Etats-Unis. Dans une famille... noire. Mais dont le teint, ainsi que celui de sa mère et de ses frères et soeurs, est clair. Aussi, ce petit groupe se concerte bientôt, alors que les enfants atteignent environ 18 ans et décident de tenter l'impensable (mais qui avait cours alors pour tenter de vivre une vie normale, sans entrave relative à la couleur de peau et aux préjugés) : the passing, ou le passage, autrement, dit, le passage d'une couleur à l'autre, du noir au blanc. Ce qui implique de déménager, évidemment, de ne plus jamais revoir sa famille réellement "noire", de modifier leur nom de famille (le leur de Greener devient Greene), de s'inventer une généalogie (pour eux, portugaise) et de modifier un peu leur âge. Ah, et... : d'accepter de ne jamais avoir d'enfant, et bien sûr de garder le silence à vie. La famille fait ce choix, parce que chacun de ses protagonistes veut se forger une vie, une vie grâce à des études, une vie confortable, une vie réussie... Belle, notamment, la plus déterminée, deviendra bibliothécaire... l'illustre et libre bibliothécaire d'un milliardaire avec lequel elle va constituer un fonds colossal, impressionnant, pouvant rivaliser avec les plus grands lieux du monde... Un lieu que lui comme elle rêvent d'ailleurs d'offrir au public, aux chercheurs... Accessoirement, l'homme, le patron, celui-ci, JP Morgan est aussi le propriétaire du fameux paquebot insubmersible... Le Titanic. Alors on découvre toute cette époque, ces personnages historiques méconnus, on se passionne pour leur destin, pour leur choix, leur détermination... 

C'est certes un peu long, car aucun détail ne nous est ménagé, mais c'est véritablement passionnant.

Une découverte bénie !

Que je dois à ma bibliothécaire une fois de plus, c'est elle qui l'avait mis en évidence sur le présentoir de sa bibliothèque : je ne l'aurais jamais découvert sinon, et même sans doute pas emprunté, car le titre ne dit pas grand chose à celui qui ne connaît pas le personnage...

Bibliothèque de Lanvallay.

. Belle Greene, Alexandra Lapierre, éd. Flammarion, janvier 2021.

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Expiation

16 Avril 2021, 13:13pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Roman en trois parties, je devrais même dire quatre, puisque c'est cette dernière, la plus courte qui m'a décidé à ne pas mettre de sourire du tout, quand peut-être je m'apprêtais à en mettre un. 

Une famille, en Angleterre. Milieu aisé, en 1935. La première partie se concentre sur une seule soirée ou presque, une journée tout au plus. C'est ciselé, et la narration, vous l'aurez compris très lente, me plaît beaucoup. Il faut évidemment faire preuve d'une patience à laquelle il est triste de dire que nous ne sommes plus habitués (je devrais dire "je", et en matière de livres). Mais j'aime beau la narration de McEwan, il ne manque rien j'ai envie de dire, ni description ni introspection. Au cours de ce dîner, sentiments, désirs, amours vont engendrer des situations et événements qui laisseront trace pour longtemps. Nous sommes au plus près de plusieurs personnages, Briony, bien sûr, la fille cadette, 9 ans, écriveuse en herbe... la grande soeur, Cécilia, qu'on aime tant... Robbie, l'ami de la famille, modeste, et que la famille a pris sous son aile... Un événement, un drame ce soir-là, un témoignage et des vies qui basculent... Puis la guerre. Malheureusement, McEwan ne nous épargne rien. Je dirais donc que McEwan excelle encore, mais il faut avoir envie de lire ces pages (la deuxième partie) et c'est éprouvant. On y voit Robbie, essentiellement, donc. Et puis les troisièmes chapitres nous rapprochent de Briony... Et bien sûr il est question d'expiation... J'ai très peu aimé ce personnage de Briony, et encore moins le dénouement que McEwan fomente, après nous avoir manipulé... Enfin, c'est mon ressenti quand je tombe sur ce genre de fins. 

Bref, c'est mystérieux, je sais, mais j'essaie de ne pas divulgacher !

J'avais beaucoup aimé Opération Sweet Tooth,  du même auteur. Je continue à le percevoir comme un auteur plutôt brillant notamment en matière de narration d'une histoire.

. Expiation, Ian McEwan, 2001 ; 2003 pour la traduction française (traduction de l'anglais, Royaume-Uni).

 

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Le secret de la manufacture de chaussettes inusables :)))

10 Février 2021, 21:02pm

Publié par LaSourisJOne

Roman. 

Rien à faire, j'aime décidément les livres de cette auteure : le premier, Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates m'avait déjà totalement conquise. Idem pour celui-ci, dont je viens de dévorer les 650 pages. 

L'histoire lente, digeste, absolument savoureuse, d'une famille. Une famille en Virginie occidentale, dans une toute petite ville où tout le monde se connaît. Deux points de vue : celui de Jottie, l'une des tantes, et surtout celui de Willa, enfant, 12 ans. Enfant mûre, réfléchie... Un été de 1938. Alors que la maison de famille, qui accueille des pensionnaires, accueille pour lors une jeune femme, Melle Beck, expédiée là par son père, le patriarche sénateur, pour lui apprendre ce qu'est le travail parce qu'elle n'a pas voulu épouser l'homme de son choix. Bref : ici l'incendie de l'entreprise locale La Manufacture des chaussettes Inusables en 1920 a laissé ses traces profondes, indélébiles... Les relations familiales se donnent à voir, profondes, entières, parfois douloureuses sur fond de traumatisme, et les personnalités vont s'éclairer, se révéler, notamment celle du frère, le père de Willa (et de Bird, 9 ans), Félix... Bref, tout cela est tout à fait savoureux, ça se déguste avec plaisir, d'autant que l'écriture est enjouée, gaie, et n'hésite pas à nous narrer quelques faits via des lettres que certains protagonistes s'envoient. Bref, quel plaisir total de lecture !

Ca fait du bien...

Heureusement, il va maintenant être dans ma bibliothèque, puisque c'est encore une miraculeuse bouquinerie qui l'a mis sur mon chemin :)

. Le secret de la manufacture de chaussettes inusables, Annie Barrows, 2015. (10/18).

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La solitude des nombres premiers :))

4 Janvier 2021, 18:18pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

J'ai vraiment beaucoup aimé ce livre-là, dès le début, dès les premières pages. J'avais envie de retrouver les personnages, de continuer à les côtoyer sans que le livre se termine. Il m'a un peu fait penser à "l'étrangeté" d'un Pour vous, de Dominique Maynard, que j'avais aussi beaucoup aimé, ou encore à un Auprès de moi toujours, de Kazuo Ishiguro. 

C'est un livre qui ne se laisse pas saisir, qui me semble à ce titre ressembler à la vie imprévisible... Les personnages sont imprévisibles et même ce qui leur arrive ne manque pas de nous surprendre ; c'est comme si une option pouvait être choisie à chaque instant et que tout découlait de cet instant, un instant, et ça change tout... 

J'ai aimé le point de départ, fort, pour chacun des deux protagonistes ; de là, tout découle, bien sûr, mais rien de si évident qu'on aurait pu prévoir... Donc : elle : marquée par un épisode désagréable puis tragique aux sports d'hiver : sa vie marquée par ce traumatisme. Comme Matthia, un traumatisme encore, mais différent : pour lui c'est la perte de sa soeur jumelle... Ca parle de tout ce que l'on s'inflige, face à un traumatisme, ou pour vivre quand même, avec un traumatisme. 

Il y a la souffrance, bien sûr, et la solitude de ces deux-là ; plutôt la façon dont ils vivent, coûte que coûte... Quelle extraordinaire force de vie, c'est ce qui m'a marqué je crois essentiellement dans ce roman, finalement ! Le roman est fort, non conformiste, non attendu ; c'est véritablement une très belle découverte pour moi, et je suis bien contente de l'avoir acheté, par hasard, chez un de mes bouquinistes à Bécherel !

. La solitude des nombres premiers, Paolo Giordano, 2008 ; traduit de l'italien, le Seuil, 2009. 

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Jeu de société :))

28 Novembre 2020, 09:23am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

J'ai pris beaucoup de plaisir, à lire ce livre que j'ai trouvé fin, intelligent. Je ne me suis jamais ennuyée, au contraire. J'ai aimé les réflexions menées par les deux protagonistes sur leur univers respectif, sur celui de l'autre, leurs échanges constructifs alors même qu'ils sont sensés être inconciliables... J'ai souvent souri, parfois ri, et réfléchi. Top, quoi !

Bon, mais, de quoi s'agit-il ? Elle s'appelle Robyn Penrose, elle est universitaire, plutôt jeune, jolie, docteure en littérature anglaise. Indépendante. Il s'appelle Vic Wilcox, il est directeur général d'une grosse entreprise très masculine, alliant fonderie et machines outils. Il est marié, il a trois grands enfants. On est en 1988, en Angleterre. Ils ne se connaissent pas. Pourtant, ils habitent non loin l'un de l'autre, mais leurs univers de vie ne peuvent pas se rapprocher. Ceux qui cotoient le premier monde n'ont rien en commun avec le second. Des idées sur l'autre, aussi, évidemment.

Sauf que : un stage, pour l'Année de l'Industrie. Et comme Robyn n'a pas encore sa titularisation à son grand dépit, quand on lui demande si elle veut être cette stagiaire et cette universitaire qui va voir de près l'industrie, elle accepte. A contre-coeur. Cependant, elle est spécialiste aussi du roman industriel au XIXe siècle, alors... Bref : elle devient la stagiaire de Vic, une fois par semaine. Pénètre cet univers très masculin avec sa personnalité très trempée... Les conversations sont savoureuses ; le tout est intelligent, car l'auteur se sert d'une connaissance des deux domaines vraisemblablement pour élaborer une réflexion sur ces deux domaines qui se critiquent souvent... C'est savoureux.

. Jeu de société, David Lodge, Rivages poche. 1988. Traduit de l'Anglais.

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La dernière fugitive :)))

11 Novembre 2020, 22:08pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

C'est un livre au rythme lent, encore une fois, que j'ai aimé lire et de plus en plus au fur et à mesure que j'avançais dans sa lecture. Un livre que j'avais envie de finir tout en ayant envie qu'il ne finisse jamais, pour rester dans cette atmosphère de 1850 dans l'Ohio, avec ces personnages si attachants. C'est le second livre que je lis de cette auteure, après Prodigieuses créatures que j'avais également beaucoup aimé. 

Avec celui-ci, nous suivons une jeune femme, Honor, quaker, en 1850. Appartenant à cette communauté, un certain nombre de règles lui sont imposées : ne pas mentir, pas de vêtements voyants, pas d'alcool, piété religieuse... Cette jeune femme, abandonnée par son fiancé en Angleterre, décide alors de suivre sa soeur de l'autre côté de l'Atlantique, Grâce, qui a projeté de s'y marier. Seulement... Après une traversée longue et nauséeuse pour la discrète Honor... les choses ne se passeront pas comme prévu, à commencer par un drame, la perte de sa soeur... Comment, vers quoi diriger sa vie alors, dans ce pays inconnu ? On va la suivre pas à pas, elle qui, doucement, humaine, n'entend pas renoncer à ce en quoi elle croit... Notamment sa croyance que tous les êtres sont égaux et que donc, aucun ne peuvent être asservis par d'autres. L'esclavage, et la fuite des esclaves vers le nord, vers le Canada pour trouver la Liberté, est au coeur de ce livre. Les habitants de l'Ohio sont bel et bien obligés de décider s'ils veulent aider ou ne rien faire... Il y aussi cette sourde, fascinante attirance pour Donovan, lui qui incarne le mal, mais pas si simple... Il est dépeint comme pouvant changer... 

La sensibilité de ce récit, l'arrière-plan abolitionniste révélateur d'une partie de l'Histoire des Etats-Unis, les lettres écrites par Honor à sa famille, l'ensemble donne un récit qui avance lentement mais puissant. J'ai vraiment beaucoup aimé.

Acheté chez un bouquiniste en juin dernier. Grand bien m'en prît !

. La dernière fugitive, Tracy Chevalier, éd. Quai Voltaire, 2013. 

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Opération Sweet Tooth :))

6 Octobre 2020, 13:04pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Voici longtemps que je n'étais pas entrée dans un roman contemporain. Ceux que j'avais l'habitude de lire me tombent des mains depuis un certain temps. L'embellie est venue de la littérature anglaise : Ian McEwan, que je n'avais encore jamais lu (ou n'étais encore jamais parvenue à lire, puisque j'en ai un dans ma bibliothèque, qui reste encore à découvrir !). Celui-ci a réussi sa mission : me garder dans ses pages jusqu'à la dernière ! La narration avance lentement, de détails en détails, patiemment. Et ça m'a bien convenu. On ne peut pas véritablement "passer" quelque chose ici, car on ne sait pas si un des tout petits détails caché dans un pli du roman ne donnera pas son sens à l'histoire. Alors on déguste. On suit l'héroïne, la jeune femme, anglaise à Cambridge puis à Londres et à Brighton au fil de ses choix de vie pour être indépendante dans les années 1970. L'arrière-plan est tissé discrètement, l'arrière-plan économique du pays. Ici il s'agit des rencontres de la jeune femme, de ses coups de foudre amoureux... 

Difficile d'occulter Tony Canning, l'homme mûr que la jeune femme de 20 ans fréquente pendant tout un été et qui semble vouloir lui transmettre quelque chose... Dont une situation professionnelle... Liaison qui aura des rebondissements, ricochets longtemps après. Ainsi, les services secrets, pour la jeune femme, mais les services secrets non romancés, autrement dit : pour une femme dans les années 70, le plus bas niveau, les taches subalternes... Les relations avec la hiérarchie sont sans fards. Et puis ses rencontres, la mission dont elle va être finalement chargée, l'opération "Sweet tooth", qui la fait approcher de près un jeune écrivain en puissance... 

Je me suis vraiment plongée dans cette histoire qui se tisse petit à petit, comme l'écoulement lent du sable d'un sablier... alimentant ainsi un certain suspense et une envie de savoir comment tout cela va se terminer...

Un livre que j'ai dégusté, vraiment bienvenu.

Médiathèque de Saint-Malo.

. Opération Sweet Tooth, Ian McEwan, Gallimard, 2012 ; 2014 pour la traduction française.

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Repose-toi sur moi :))

28 Juin 2020, 10:19am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Quel joli titre, n'est-ce pas ? Ce livre encore m'attendait dans ma bibliothèque. Après avoir lu et beaucoup aimé l'avant-dernier livre de Serge Joncour, Chien-loup donc, celui-ci, paru en 2016.

J'ai retrouvé l'écriture touffue, presque brouillonne parfois, mais qui ne me déplaît pas ; ici, on est à la fois dans la tête des deux personnages principaux, sans que ce soit clairement un roman choral ; le point de vue passe de l'un à l'autre, on suit très évidemment ; le style indirect libre imprègne le livre, nous lisons comme ils pensent, semble-t-il... D'où sans doute, l'impression "touffue" (je trouve un lien avec l'écriture de Frédérique Deghelt, que j'aime particulièrement). Et touffue convient particulièrement à l'auteur je trouve, compte tenu des thématiques qui traversent et sont au coeur de ses livres, enfin de ces deux livres : la nature animale de l'homme, l'opposition ville/campagne...

Ici encore des animaux, centraux, enfin pivots dans l'histoire. Ici les deux corbeaux, les deux tourterelles, et un chien...

L'histoire se déroule à Paris, autour d'une cour d'immeuble... Il y a deux immeubles que tout oppose, le faste d'un milieu social, la simplicité d'un autre de l'autre côté... Aurore, mère de famille mariée à un jeune Américain lisse travaille dans la mode, assure tant bien que mal et fait face à la tension de sa situation professionnelle, et tous les jours elle passe à proximité de cette cour, où deux corbeaux noirs la fixent, semblant la narguer, la défier, lui vouloir du mal... Jusqu'au jour où un voisin de l'autre immeuble, là, l'entend, entend ses peurs, la comprend, et il semble que ce soit le seul depuis bien longtemps...

Voila le début de cette histoire ! 

Il y a des rouages de cette histoire, comme celle de Chien-loup quand j'y pense, que j'ai du mal à comprendre, dans sa logique ; mais on sent que dans ces récits, l'instinct brut a sa large part, aussi certaines décisions sont parfois incompréhensibles à nos yeux même au regard de la personnalité du personnage ! 

Là, en l'occurence la décision de parler, à un moment critique très particulier, d'un chien, alors que le fait même d'en parler est évidemment à proscrire... (je sais, vous ne comprenez rien, mais vous comprendrez lorsque vous lirez le livre !)

J'ai dévoré ce livre tout autant que Chien-loup malgré ces petites réserves que je peux en avoir, à aucun moment cela a éreinté mon plaisir !

. Repose-toi sur moi, Serge Joncour, Flammarion, 2016, J'ai Lu Livre de Poche. 

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Long week-end :)))

14 Juin 2020, 17:44pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Force est de constater que je dévore les romans de Joyce Maynard lorsque j'en commence un. Tel Les règles d'usage, déjà (2016) ou L'homme de la montagne (2014). Elle a un vrai talent pour nouer une intrigue, fouiller les personnalités et nous raconter une histoire qui nous prend et nous passionne.

Celui-ci, donc, encore. Trouvé par hasard à Bécherel il y a quelques mois... Que j'ai adoré.

C'est l'histoire d'une mère et de son fils, Henry, racontée par le fils. Lorsque nous suivons l'essentiel et les prémisses de ce roman, il a 13 ans... Ils vivent tous les deux, donc, avec le hamster... Elle a très peu de vie sociale, depuis le divorce d'avec son ancien mari le père du garçon... Un jour ils font des courses au supermarché, et... une rencontre va changer leur vie : un homme demande au garçon de l'aider... Il a besoin d'aide, il a des blessures... Ils quittent tous les trois le supermarché, et il leur apprend qu'il s'est enfui de prison, et comment... Commence un roman palpitant narré par un ado sensible, touchant... Qui voit les événements de son point de vue d'adolescent. Ce qui se passe entre ce trio et passionnant. Les trois personnages sont très réussis, de même que les personnages secondaires qui gravitent autour... Le suspense ne manque pas, véritablement, on n'a pas envie de lâcher le roman...

. Long week-end, Joyce Maynard, éd. 10-18 ; 2009 éd originale ; 2010 éd Philippe Rey. 

 

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