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Le blog de la souris jaune

Articles avec #rencontres

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18 Février 2017, 20:30pm

Publié par LaSourisJOne

"Les êtres humains font tous partie d'une grande association qui a la terre comme siège social, mais il est d'usage pour faire connaissance de participer à des associations plus restreintes".

Sophie DIVRY

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L'oeil du prince :)

27 Avril 2015, 21:19pm

Publié par LaSourisJOne

L'oeil du prince :)

Il ne faudra pas juger à l'aune du temps de lecture mon intérêt pour ce livre : je lis plus lentement qu'un élève de CP, en ce moment. Cela dit, Frédérique Deghelt. Et c'est avec un grand plaisir que je l'ai retrouvée. Rien de poussif, dans ce livre-là, enlevé, et des questions, toujours heureusement, puisque c'est la pate de l'auteur mais qui se coulent encore plus dans le fil du récit.

L'oeil du prince, comme avec un spectacle, le lieu d'où le souverain peut dominer et voir tout l'ensemble ; comme ici, vision à l'issue du roman, de plusieurs vies, qui se succèdent, ont engendré les autres, sans que l'on en sache rien au départ, en lisant chaque tranche de vie.

Une jeune femme impatiente qui subit sa famille à Cannes, un jeune homme qui construit sa vie et perd femme et fils dans un accident de voiture que l'on rencontre après, alors que sa vie continue, dans une tentative de survie, jeune femme qui écrit à un résistant pendant la guerre et d'où naîtra une idylle , jeune femme mariée, qui tombe amoureuse d'un autre homme, différent de son mari 'dans les hauteurs' et qui la délaisse, l'occulte pour sa musique... C'est un bien joli et attachant puzzle humain que celui-ci, qui s'imbrique petit à petit, et dessine un tableau où le passage du temps joue son rôle fulgurant à la fin...

Car la lectrice/raconteuse a alors 70 ans, et elle découvre les prémisses de sa venue au monde, ce qui l'a précédée, en même temps que nous comprenons les liens qui lient tous ces protagonistes...

Un très attachant Frédérique Deghelt, une fois encore.

L'oeil du prince, Frédérique Deghelt, éd. J'ai Lu, 2014.

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Juste avant le bonheur

24 Avril 2014, 22:00pm

Publié par LaSourisJOne

Juste avant le bonheur

Ce livre se lit bien, comme un léger intermède entre deux lectures nourrissantes. Mais il est quand même pétri de bons sentiments, pavé de clichés, de tournures faciles, aïe, je réalise que je suis sévère, mais c'est ce que je n'ai pas pu m'empêcher de me dire à sa lecture... Un peu à la Gavalda ou à la Constantine, même si je ne déteste pas Constantine... Cela dit, la mort de l'enfant dans cette histoire est quelque chose de fort et de touchant ; je crois que je n'ai pas été convaincue par le style.

Une caissière qui galère dans sa vie de mère célibataire, et qui n'a d'autre choix que de courber l'échine et d'endosser son destin de caissière, avec un chef abruti, et qui abuse de ses petits pouvoirs... Comme on en imagine... Et puis, le conte de fée, ou presque, un type passe à sa caisse, plein aux as, et s'ennuie dans sa vie ; il est touché par la jeune femme, ouf, ce n'est pas une histoire d'amour, la tarte à la crème aurait été trop indigeste... Donc, une histoire d'amitié. Avec les résistances de la jeune femme, qui finissent par céder, et tout un petit monde qui finit par s'allier au delà de la détresse, et reprendre goût à la vie. Trop évidemment, on a envie de dire, même si on ne nous épargne pas ses difficultés à elle... Car il y a le choc, le cauchemar, certes fort et inattendu... Le mort de l'enfant, suite à un accident de voiture...

. Juste avant le bonheur, Agnès Ledig, Albin Michel, éd. 2013.

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06h41 :)

21 Octobre 2013, 20:45pm

Publié par LaSourisJOne

06h41 :)

J'aime bien Blondel. Encore une fois, il ne m'a pas déçu. Après G 229 et Brise-glace, je viens de prendre un grand plaisir à lire 06h41, qui se lit très rapidement. Ici on est dans un train de 06h41, un lundi matin, en direction de Paris. Elle et lui sont assis à côté, et comble du comble, ils ne sont pas inconnus l'un à l'autre. Ils ont 47 ans, mais il y a 27 ans de cela, ils ont été amants, ont passé quatre mois ensemble. Tous deux se reconnaissent. Mais le temps les a changés. Le tour de force de Blondel, c'est de maintenir le suspense, et de dérouler l'histoire, sans que les protagonistes ne se parlent. Pendant les 95 minutes du trajet, l'un et l'autre pourtant revisitent des souvenirs communs, retissent l'histoire, replongent dans la vie qui vient de s'écouler... Le temps qui passe modèle les êtres, et les événements, certains événements, marquent à jamais. Comme ce dernier voyage à Londres, partagé, qui s'est si mal fini, et qui a marqué les deux protagonistes de façon si différente. Que sont devenues les certitudes d'antan ? Quels accomodements fait-on avec son présent ? Les introspections sont riches et pourraient tout changer. Pourtant, le récit est pragmatique, et l'on s'accomode bien souvent de la facilité, pour ne rien faire bouger. Alors ces deux-là ne se parlent qu'à peine, qu'à la fin du trajet... Mais elle, sur le quai, va se détourner enfin, comme si elle acceptait une nouvelle fois à 47 ans, que l'inconnu vienne jusqu'à elle, via cet homme surgi du passé, à l'égard duquel pourtant elle a tant de rancoeur... Et le récit nous laisse là. C'est une belle balade au fil du temps qui s'avale aussi vite que le train avale l'espace.

. 06h41, Jean-Philippe Blondel, éd. Buchet-Chastel, 2013.

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Seule Venise

1 Septembre 2013, 20:23pm

Publié par LaSourisJOne

Seule Venise

L'écriture, le propos, me font penser à Olivier Adam. Histoires de solitudes. D'êtres égarés, confrontés à leurs (petits) tourments mentaux.

Je confesse que je n'ai pas aimé le personnage principal de ce livre, qui trimbale son chagrin d'amour à Venise. Je l'ai trouvée horripilante. Dotée d'un savoir-vivre extrêmement limité...Elle semble ne rien savoir, et elle en est très agaçante et antipathique. Cela dit, même si j'aime assez peu la trop grande simplicité (qui tendrait presque à être simpliste) de l'écriture, et si la narratrice m'a énervée, j'aime assez une histoire dans l'histoire, et à propos de laquelle j'ai pu regretter que ce ne soit pas elle, l'intrigue principale... Celle du prince russe, qu'elle rencontre dans la pension où elle est descendue à Venise, prince russe cloué sur son fauteuil, qui lui livre de larges portions de sa vie passée... Et qui va finalement éveiller la narratrice, au point de vouloir faire revivre ce passé... (Mais on ne peut s'empêcher de se dire... égoïstement... Car elle ne se demande pas une seule seconde si c'est ce dont il a envie, ou non). Le prince russe vit à Venise parce que son amoureuse d'antan y vit dans un monastère, c'est assez touchant...

L'histoire, évoquée par Barbara, m'avait séduite et donné envie de lire ce livre, même si cependant, elle me mettait en garde en me disant "on peut s'en dispenser"... Elle avait peut-être raison...

. Seule Venise, Claudie Gallay, éd. Babel, déc. 2005.

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