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Le blog de la souris jaune

solitude

Les loyautés :))

16 Août 2023, 21:31pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Je n'aime pas tout Delphine De Vigan, j'avais aimé No et moi ; voici longtemps que je n'en avais pas lu.

J'ai beaucoup aimé celui-ci. 

Il est tranché, dur, sans concession. Il mèle plusieurs personnages tous reliés par des "loyautés", nos loyautés intimes, ce qui fait qu'on se tait pour ne pas détruire, pour protéger, d'après nos croyances... 

Alors c'est très bien construit, haletant.

L'histoire d'un jeune garçon, de 12 ans et demis, dont les parents se sont séparés. Son père s'enfonce dans une dépression profonde, mais comme il ne doit rien dire à sa mère, le fils Théo souffre pour son père, ne dit rien, voit son père sombrer et se met à rechercher l'alcool pour ne plus souffrir... Entrainant son meilleur copain dans l'aventure, pris à son tour dans la "loyauté" à son copain, et donc décidé à ne pas parler, pour le "préserver"... Et puis il y a l'enseignante, Hélène, qui voit Théo, sent qu'il se passe quelque chose, veut l'aider à tout prix, victime elle aussi lors de son enfance d'une histoire douloureuse... Et puis il y a les parents de Mathis, ce couple qui tient mais... quel personnage est véritablement William, le mari ? Jusqu'à quel point peut-on, doit-on rester loyale ? C'est un récit très très fort, très intéressant, philosophique tout en étant très psychologique, haletant donc, efficace...

Une réussite.

. Les loyautés, Delphine de Vigan, éd. JC Lattès, 2018.

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La note sensible

26 Mars 2023, 11:36am

Publié par LaSourisJOne

EV 2023. Roman.

On ne peut pas dire que ma rencontre avec cette auteure sera inoubliable. J'ai d'abord essayé de lire Des corps en silence, il m'est assez vite tombé des mains. Je n'aime pas ses univers ni son écriture, je dirais.

Donc, La note sensible. Histoire de voisinage, à Paris. Tout commence par une lettre de la narratrice à son voisin mystérieux, Vendello, et on apprend, elle lui dit qu'elle va lui écrire une histoire qu'elle a imaginée pour eux deux. Le roman est cette histoire, on sait donc que cela ne s'est pas passé comme cela, que probablement en réalité les deux voisins ne se sont pas parlé. 

Il y a la musique de Vendello, violoncelliste, que la cloison fine fait entrer dans l'appartement de la narratrice. Elle s'en abreuve, apprend à l'aimer, ne peut plus s'en passer... La narratrice est une femme un peu perdue, un peu seule, malgré sa famille ailleurs, dans d'autres régions de France et qu'elle retrouve de loin en loin, sa mère et ses deux soeurs. Il y a la mort de la grand-mère, qui marque, mais quelle place cette mort de la grand-mère peut bien avoir en réalité dans ce qui aurait pu être ? J'avoue être restée à l'extérieur de ce roman-là, je pense que je l'oublierai assez vite... J'ai trouvé qu'il y avait beaucoup de clichés, aussi, beaucoup de poncifs, beaucoup de choses attendues, dans la construction des personnages notamment.

. La note sensible, Valentine Goby, 2002.

 

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Le bord du monde est vertical :)

18 Février 2023, 09:34am

Publié par LaSourisJOne

Roman. 

Une aventure au coeur d'un monde blanc de neige, de glace, où les éléments naturels sont hostiles et dangeureux.

C'est l'histoire d'une "cordée", dans le Grand Nord. Un convoi composé de chiens de traineaux et d'une poignée d'humains expérimentés, chargés d'intervenir dans le grand nord hostile, là même où se frayer un chemin devient vite impossible... Nous suivons cette cordée pendant le début de roman, jusqu'à un travail de réparation de fils électriques dans un petit village isolé, et puis l'histoire se transforme, se poursuit et nous suivons deux des membres de cette cordée dans une aventure folle, périlleuse.

C'est le sourd objectif de l'un d'entre eux : il veut faire l'ascension de La Grande, cette montagne qui n'a pas de fin, et qui semble s'élever à l'infini vers le ciel... Et justement, il veut savoir...

Nous suivons donc ensuite cette ascension, vue par l'accompagnateur, plus jeune... 

Aux portes de la folie et de la perte de repères qu'apportent le froid, l'isolement, la solitude qui dure, l'altitude... 

Ce livre ne manque pas de poésie, de suspense, et je trouve cette plongée intérieure angoissante très intéressante, troublante, très bien rendue...

. Le bord du monde est vertical, Simon Parcot, éd. "Le Mot et le reste", 2022

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L'hiver de notre déplaisir :)

17 Novembre 2022, 09:23am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

C'est le dernier roman écrit par John Steinbeck. Non, je ne l'ai pas lu en anglais, dans sa langue originale, mais c'est la couverture la plus appropriée que j'ai trouvée pour illustrer ma lecture ! 

Déjà, vous dire que le titre est alternativement traduit par "l'hiver de notre déplaisir, ou l'hiver de notre mécontentement. Pas étonnant, puisque le titre de Steinbeck, "The winter of our disconter" est une allusion à un extrait de Richard III, de Shakespeare : "Donc, voici l'hiver de notre déplaisir — changé en glorieux été par ce soleil d'York"... Et comme évidemment pour nous c'est déjà une traduction...

Bref : j'ai aimé. C'est sombre, soit, mais intéressant. J'ai beaucoup aimé la manière dont les personnages sont donnés à voir, leur densité sans pourtant rentrer dans des pages et des pages de caractérisation.

L'histoire se passe en 1960. Et je la trouve d'une surprenante, déconcertante modernité ! Nous sommes aux prémisses, au début de la société de consommation et de la société du spectacle, avec la naissance de la télévision ; en cela surtout le personnage du fils est vraiment troublant de modernité (et de cynisme !). 

Nous sommes donc au plus près d'une famille, et plus précisément d'un père de famille, Ethan. J'ai beaucoup aimé ce personnage, surtout dans son rapport à son épouse, toujours éperdument amoureux, et qui le lui signifie par des petits noms chaque fois différents et qui glissent tellement de poésie dans la vie.

Il est épicier, ou plutôt commis d'épicerie, car cela a son importance, dans cette histoire !

C'est une histoire sur la richesse, les attendus d'une société qui écrase quand on n'est pas ce qu'on attend d'elle, et ce que... l'on concède sur soi-même et ses valeurs pour continuer son chemin, même quitte à devenir moche... C'est vraiment intéressant. 

Modernité encore le thème de l'exil, celui de l'humanité qui lui est lié, quand il est question de l'autre...

L'argent qui détruit tout, les racines familiales... Beaucoup, beaucoup de choses dans ce livre, et il faudrait parler de tous les personnages pour en parler vraiment. Le couple a deux enfants, qui sont d'une singulière maturité (qu'on aime ou qu'on aime pas), parfois d'une singulière capacité à voir au dela des apparences...

La fin, justement, est très belle, malgré la noirceur ambiante dans ce livre.

Une lecture que je ne regrette pas, même si j'ai trouvé au milieu des longueurs ; et un livre qui se prête formidablement à une adaptation théâtrale.

. L'hiver de notre déplaisir, John Steinbeck, 1961.

 

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Le désert des tartares :)

19 Janvier 2022, 13:53pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Allez savoir pourquoi, ce contexte harassant m'a donné l'envie/le besoin de relire ce livre de 1940, traduit en 1949 en France, que j'avais lu et aimé il y a longtemps.

C'est l'histoire d'un homme qui attend que quelque chose se passe. Enfin, c'est l'histoire d'un jeune militaire qu'on voit tout au long de sa vie (de nombreuses années sont passées en accéléré, en ellipse) depuis sa vingtaine. Pour commencer sa carrière, il est nommé à un poste à la frontière en lisière d'un désert, au fort militaire Bastiani. Nous le voyons arriver à cheval, à l'issue d'un long voyage fatiguant, nourrissant plein d'espoir pour cette nouvelle aventure de vie... Il y arrive, s'y installe, cottoie ses collègues militaires, et... attend. Les militaires sont chargés de garder ce fort de la menace ennemie. Une menace ennemie espérée, redoutée mais surtout espérée, pour concrétiser quelque chose, finalement, mais qui n'arrive jamais depuis sans doute des décennies... Drogo attend, regarde, scrute, espère... Pas de Tartares à l'horizon... Arriveront-ils ? Aujourd'hui ? Demain ? Comment partir un jour, alors découragé car alors on se dit : j'ai attendu tout cela, et si je pars... Et si cela arrivait là ? Finalement, les années passent et... je ne peux pas vous en dire plus ! 

Fuite du temps, attente, absurdité, sens de l'existence... Avec une narration souvent extérieure et des apostrophes à Drogo, narration efficace pour ce récit de l'attente et du temps lent... 

J'ai apprécié cette relecture, même si ce n'est évidemment pas très gai !

. Le désert des tartares, Dino Buzzati, 1940 (Italie), 1949 (France).

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Là où chantent les écrevisses :)))

1 Octobre 2021, 16:41pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Gros coup de coeur pour ce livre qui se dévore de bout en bout sans qu'on ait envie de le lâcher.

Je l'avais vu passer, j'en avais entendu du bien, il me tentait sans en savoir beaucoup plus que cela et que cette couverture et ce titre qui me faisaient de l'oeil... Et je l'ai enfin eu entre les mains !

Le début du roman n'a pas été sans me rappeler un peu quelques bribes de Betty, par son contexte familial très compliqué. Ainsi, c'est l'histoire de Kya (Catherine Danièle Clark de son nom entier) dont la mère s'en va un jour, et qu'elle voit partir, pour ne plus revenir, au détour d'un chemin, alors que Kya n'a que 5 ans. Restent ses frères et soeurs qui eux aussi, vont partir. A cause d'un père mauvais quand il boit. C'est le début de l'histoire... Toujours est-il que Kya va grandir et finir par être obligée de se débrouiller seule dans le marais où elle est née, et où elle grandit, en lisière d'une ville où là encore les préjugés, dans les années 60, sont peu tendres avec la différence... 

Et Kya va tisser son chemin. Seule. Dans cette maison abandonnée au coeur du marais. Avec les oiseaux pour amis. Et aussi un garçon, puis deux... Je ne dois pas vous en dire plus !

Cependant : deux temporalités se succèdent, très peu éloignées l'une de l'autre. Il s'est évidemment passé quelque chose, et il semble assez évident qu'on devrait le découvrir, entre 1960 et 1969... Tout est passionnant : ces années, sa vie dans le marais, cette nature qui nous est donnée à voir, ses débrouillardises, ses rares amis, ce suspense autour d'une mort irrésolue... 

Véritablement passionnant, surprenant jusqu'au bout, et c'est rien de le dire.

On ne lache pas le livre, on tremble, on est cueillis, c'est vraiment très très réussi.

Coup de coeur de ma bibliothécaire qui l'avait mis en avant, et du coup j'ai pu tomber dessus : joie !

Bibliothèque de Lanvallay.

. Là où chantent les écrevisses, Delia Owens, éd. Seuil, 2018.

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La mélancolie des innocents :))

13 Août 2021, 09:39am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

J'ai retrouvé avec plaisir cet auteur que j'avais tant aimé à la lecture du Maître des paons. J'ai savouré, une fois encore, celui-ci, qui ne ressemble à aucun autre. Savouré, c'est le terme, car je trouve qu'il se goûte lentement ; je ne sais pas expliquer pourquoi on ne peut le lire vite. Cela m'a parfaitement convenu, en tout cas. 

Comment vous décrire ce livre ? Une fois encore, le processus narratif est en forme de clin d'oeil avec le nom de l'auteur du livre : nous sommes au plus près des souvenirs d'un personnage qui raconte ses racines familiales à un auteur, un certain monsieur Milanoff (voici donc d'où vient sans doute la confusion fréquente que j'ai quand je cherche le nom de cet auteur, Jean-Pierre Milovanoff... Vous suivez ? :).

Bref, premier aspect touchant, le narrateur est en fauteuil, une immobilité qu'il vit comme pesante, d'où son goût pour partir ailleurs : il convoque les souvenirs, re-tisse le passé, le passé disparu... Et il fait vivre sous nos yeux et dans notre coeur les hommes et femmes de son passé familial... Arrière-grand père, grand-mère, mère, oncle... Ah, l'oncle, l'oncle Léonce ! Je dois dire que j'ai beaucoup aimé l'oncle Léonce. Celui qui s'occupait de lui quand il était petit, l'emmenait avec lui dans les brocantes, Léonce le simple, si touchant... 

Vous verrez un beau couple aimant, si touchant dans l'apprivoisement du monde de l'un pour l'autre ; une jeune femme malheureuse de ses amants volages, un village du sud de la France, le passage du temps unique lorsqu'il est mis en mots par Jean-Pierre Milovanoff...

Vraiment, je reste très fan de cet auteur que je trouve brillant.

Et ce qui ne gâche rien, le livre trouvé sur une élégante étagère extérieure à l'abri d'un préau, dans une cabane à livres colorée me rappelle une villégiature récente à Chailland, village qui ne manque pas de charme...

. La Mélancolie des innocents, Jean-Pierre Milovanoff, 2002, éd. Grasset.

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Quand nous étions orphelins :(

20 Mai 2021, 13:20pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Beaucoup d'agacement, à la lecture de ce Quand nous étions orphelins. Dire ici que j'ai eu envie de prolonger ma découverte de cet auteur après la lecture de Auprès de moi toujours, appréciée. J'ai retrouvé son écriture, sa lenteur, sa façon d'installer les atmosphères, ses personnages qu'on a l'impression de regarder à travers une focale inconnue... Presque sortis d'un rêve, ou d'un cauchemar, ou d'un récit surréel... L'histoire se grignotant par petites touches... Mais là... Trop c'est trop ! Je me suis surprise à me dire à la 200eme page : bon, ok, j'aurais pu commencer le livre-là, j'aurais pu me dispenser des 200 premières pages. Evidemment, vous me direz, l'ambiance s'installe, et tout ne tourne pas autour d'une histoire à raconter, en effet, et bien entendu ! Mais... Bref, je n'ai pas accroché du tout. Evidemment, mon intérêt a été souvent relancé, puisque je voulais savoir ce qu'il était advenu des parents du narrateur...

L'histoire : le narrateur, donc, a vécu son enfance à Shanghaï avec ses parents. Son père travaille pour une grosse entreprise aux enjeux louches, ou troubles, mais souterrains, sa mère semble combattre contre cela... (c'est ainsi que les personnages sont donnés à voir à travers le regard du narrateur). Et puis un jour, ils disparaissent. D'abord le père, dont on commence à espérer qu'il reviendra ; et puis la mère. 

Et alors le fils est envoyé vivre chez une tante (qu'on ne verra pas dans le roman) en Angleterre. Le fils se construit ainsi, et devient détective privé. Et puis un jour, il songe à retourner chercher ses parents, en même temps qu'à régler "tous les problèmes du monde" (cela se passe avant la deuxième guerre mondiale). 

Comme dans un film de David Lynch, on assiste aux actes étranges du narrateur...

Persuadé qu'il va retrouver ses parents, il finit en effet par remonter leur piste : là, aucune cruauté ne nous est épargnée. L'oncle Philip, l'histoire telle qu'elle nous est livrée, du père et de la mère, et ce après avoir traversé une ville en décombres en pleine guerre avec les Japonais : pourquoi nous imposer ça ?

Je crois que ma rencontre avec Kazuo Ishiguro va s'arrêter là.

J'ai atteint l'overdose avec ce livre-là.

. Quand nous étions orphelins, Kazuo Ishiguro, Folio Gallimard ; 2009.

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La solitude des nombres premiers :))

4 Janvier 2021, 18:18pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

J'ai vraiment beaucoup aimé ce livre-là, dès le début, dès les premières pages. J'avais envie de retrouver les personnages, de continuer à les côtoyer sans que le livre se termine. Il m'a un peu fait penser à "l'étrangeté" d'un Pour vous, de Dominique Maynard, que j'avais aussi beaucoup aimé, ou encore à un Auprès de moi toujours, de Kazuo Ishiguro. 

C'est un livre qui ne se laisse pas saisir, qui me semble à ce titre ressembler à la vie imprévisible... Les personnages sont imprévisibles et même ce qui leur arrive ne manque pas de nous surprendre ; c'est comme si une option pouvait être choisie à chaque instant et que tout découlait de cet instant, un instant, et ça change tout... 

J'ai aimé le point de départ, fort, pour chacun des deux protagonistes ; de là, tout découle, bien sûr, mais rien de si évident qu'on aurait pu prévoir... Donc : elle : marquée par un épisode désagréable puis tragique aux sports d'hiver : sa vie marquée par ce traumatisme. Comme Matthia, un traumatisme encore, mais différent : pour lui c'est la perte de sa soeur jumelle... Ca parle de tout ce que l'on s'inflige, face à un traumatisme, ou pour vivre quand même, avec un traumatisme. 

Il y a la souffrance, bien sûr, et la solitude de ces deux-là ; plutôt la façon dont ils vivent, coûte que coûte... Quelle extraordinaire force de vie, c'est ce qui m'a marqué je crois essentiellement dans ce roman, finalement ! Le roman est fort, non conformiste, non attendu ; c'est véritablement une très belle découverte pour moi, et je suis bien contente de l'avoir acheté, par hasard, chez un de mes bouquinistes à Bécherel !

. La solitude des nombres premiers, Paolo Giordano, 2008 ; traduit de l'italien, le Seuil, 2009. 

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Le murmure du vent :(

21 Septembre 2020, 22:29pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Mon dieu, quel ennui ! Parfois il faudrait sans doute ne pas insister ; certains livres n'ont peut-être jamais aucune chance de nous parler ? En tout cas, celui-ci... je m'y suis reprise à deux fois avant de le lire. Et finalement, ça a été d'un ennui sans nom ! Ce livre ne m'a absolument pas intéressée. Il est bourré de poncifs, bourré de situations convenues, et rien ne m'a interpelé, intéressée... Bouhhh. Je n'aurais pas dû insister.

Donc : l'histoire d'une très jeune femme, biologiste en cours de thèse, en Australie, qui vit seule, mal remise d'une histoire familiale douloureuse. Elle refuse de s'attacher, on le comprend très vite. Et elle a fort à faire avec son frère, souvent déprimé, et son père. Tous en deuil d'une mère elle aussi alors dépressive, ou plutôt bipolaire. Bref. Elle rencontre Cameron, le journaliste, et fait tout pour saccager leur belle histoire qui va trop vite, elle compte les kangourous, a les pieds sur terre et se heurte aux oeillères de beaucoup... 

Enfin, bref, je crois que je passerai mon chemin quand je verrai désormais cette auteure. 

. Le murmure du vent, Karen Viggers, Le Livre de Poche. 2014.

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