Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le blog de la souris jaune

rencontre amoureuse

La Maison des hautes falaises :(

26 Juin 2022, 08:49am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Bon, bon, bon. J'avais oublié que je n'aimais pas cette auteure. J'avais déjà, sans m'en souvenir, detesté Le murmure du vent, alors il faut que je m'en souvienne, quand je verrai dorénavant son nom, un titre alléchant, une couverture alléchante... 

J'avais ce livre dans ma bibliothèque depuis un an. Je me suis beaucoup ennuyée en le lisant !

Ca commence par deux histoires lourdes, gorgées de pathos ; aussi, pas de finesse là-dedans, on nous placarde très vite les traumatismes de nos deux personnages, comme si c'était le postulat du roman. 

Je n'ai pas aimé le personnage féminin, Callista, je le trouve bancale, pas authentique, pas abouti, peu franc... Dommage, peut-être ? Le personnage masculin (Lex) est peut-être un peu plus travaillé. Je n'ai pas aimé du tout non plus l'arrière-plan, l'histoire de la chasse à la baleine, l'histoire de cette famille de baleiniers qui porte le roman et l'accompagne. Ca ne m'a pas intéressée du tout. Les personnages secondaires sont plus intéressants...

Bon : Lex vit un traumatisme avec sa femme autour d'une enfant perdue, alors il quitte Sydney et s'installe dans le bush, en rase campagne, rachetant une maison sur la falaise... Maison chargée d'histoire familiale. Dans ce petit village où tout se sait, Callista vit seule, peint... Elle ment, se ment... Enfin, c'est ce que j'en ai retenu ! Leur rencontre suscite tout de suite de l'attirance, et de nombreux ratés faite du fait qu'ils ne se parleront finalement presque jamais réellément...

Bref, un auteur à éviter pour moi ! 

. La Maison des hautes falaises, Karen Viggers, éd. originale 2008 (australien), éd Les Escales 2016.

Voir les commentaires

Trajet d'une amoureuse éconduite

28 Avril 2016, 21:29pm

Publié par LaSourisJOne

Trajet d'une amoureuse éconduite

J'ai emprunté ce livre pour son titre, son format, ses illustrations (des photographies de lieux sans humains en règle générale) et le fait qu'il était court. J'aurais aimé rester vierge des identités des deux personnages jusqu'à au moins l'écriture de ce billet, seulement, j'ai su malencontreusement trop tôt. Mais je vais tacher d'écrire mon billet comme si je ne savais rien, et de prendre ce livre juste pour ce qu'il est indépendamment de ses protagonistes. (Ca vous intrigue, là, non ?).

C'est l'histoire d'une rencontre amoureuse, d'un coup de foudre sans doute, du début jusqu'à sa fin contrainte. Ou jusqu'à la prise de conscience nécessaire, indispensable, douloureuse, que l'histoire ne mènera à rien d'autre que de la souffrance. Elle est racontée avec le 'je' pour la narratrice, le 'vous' pour l'homme qui la fait succomber. Ca donne de la théâtralité à l'histoire, sans doute une mise à distance nécessaire pour la narratrice. D'autant que lorsque les deux protagonistes basculent dans le tutoiement, et qu'on est presque dans le présent, le 'vous' peut surprendre ; en même temps, c'est le choix narratif, et pourquoi pas.

Sans doute ce procédé renforce l'universalité de l'histoire, et c'est sans doute ce qui la rend attachante. Elle raconte sans excès de psychologisation les étapes de l'histoire, les attentes de la jeune femme, ses déceptions, et aussi (ce qui nous ramène tous sans doute à une histoire vécue !) le processus d'attachement, pour des raisons inexpliquées, à un type qui se fout de nous, ou dont la sincérité est très relative, et circonstanciée. Douloureux chemin entre attentes, désillusions, volontés de s'accrocher encore, dépendance aux appels, au téléphone, la façon de gérer cette dépendance, le rapport au téléphone objet de torture : il est ma foi sidérant de voir qu'on peut tous tomber dans ce piège... Pourquoi ? Fragilité ? Volonté d'aimer à tout prix ? Idéalisation du compagnon ? Manque de maturité ?

Les photos sont assez laides, elles sont 'brutes' et sans poésie, sans fioritures, là aussi sans doute à dessein pour créer le décalage avec ce que l'on vit, et la réalité, qui n'a pas changée, les lieux sont là, et peuvent être sordides, ils sont sublimés par notre aveuglement pour l'autre...

Médiathèque de Saint-Malo.

. Trajet d'une amoureuse éconduite, Anne Brochet, éd. du Seuil, 2005.

Voir les commentaires

La femme au carnet rouge

10 Août 2014, 19:41pm

Publié par LaSourisJOne

La femme au carnet rouge

Que dire de ce livre-là ? Il a de cette irréalité, de cet état de suspension qu'ont les contes de fée moderne à la Foenkinos ou à la Van Cauweleart, il scrute la possibilité d'une rencontre et la pare de tous ses joyaux 'romanesques'. C'est plaisant, mais... Je n'en garderai pas un souvenir impérissable. Donc Laure est une jeune femme qu'on rencontre dès le début du livre au moment où elle se fait sauvagement voler son sac... Dénudée soudain (j'aime assez l'impression retraduite ici, suite à ce vol, même si elle est un peu extrême), elle ne trouve pour s'héberger que le solution de l'hôtel en face de chez elle, dont elle n'a plus les clés, puis sombre dans le coma, suite à sa chute violente lors de l'agression. C'est un libraire, Laurent, dont la librairie s'appelle 'Le Cahier rouge', qui va retrouver son sac. Et mener une enquête, jusqu'à retrouver la trace de cette femme, dont il lira le carnet (privé) ; il ira même jusquà trouver son adresse et par un concours de circonstances, se voir confier la responsabilité de garder son chat, tout en ne se privant pas de tout regarder chez cette jeune femme. Y compris d'effacer un message sur le répondeur alors qu'il lui était pourtant destinée. Je n'aime pas du tout ces passages de roman où l'intrusion est telle ; je me souviens avoir ressenti la même gêne avec 'Camarades de Classe' de Daenincks ; utiliser la confiance d'un tiers pour la berner pour satisfaire ses propres besoins me met toujours mal à l'aise dans les romans. Même si, comme ici, c'est au service de l'intrigue... D'autant que la jeune femme, sortant de son coma, intriguée par son bienfaiteur, qui avoue s'étonner que quelqu'un ait pu faire tout ça pour lui rendre son sac et la retrouver, et dont on apprend qu'elle a toujours gardé une grande part d'intimité avec ses anciens compagnons ne va pas du tout s'offenser de cette intrusion véritable dans son intimité, son quotidien, son appartement... Au service de l'intrigue, qui devait être romanesque, donc. Je me semble un peu sévère, mais... je crois pourtant que je l'oublierai vite ce livre-là, même si la lecture en fut agréable !

Merci toutefois à Delphine, pour sa chaude recommandation de celui-ci. :)

. La femme au carnet rouge, Antoine Laurain, éd. Flammarion, 2014.

Voir les commentaires