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Le blog de la souris jaune

Vivre vite

20 Juillet 2017, 08:17am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Le livre se lit vite, et facilement. Sans doute parce que les chapitres sont très courts, donnant la parole - supposée - aux divers protagonistes de l'histoire, de la vie de James Dean (mère, père, oncle, tante, acteur et actrice croisés, photographe, prêtre, etc.).

Evidemment, je lui reconnais un ton mélancolique, une indiscutable tristesse, mais comment pourrait-il en être autrement, avec le destin que l'on sait ? D'autant que chacun nous écrit comme si c'était 'après'. 

Alors, pas à pas, depuis l'âge de dix ans jusqu'à sa mort, la vie de Jimmy. Du point de vue 'intérieur' de chaque locuteur, sans que ce soit très introspectif, et sensé être 'formulé' après la mort. Même la mère de Jimmy, écrit, du fond de sa mort à elle, et ça donne comme une parole incantatoire assez forte. Toutefois, je me suis dit que cela aurait pu être plus fort, je me suis dit que tout cela fonctionnait bien mais qu'il avait cédé à la facilité en demeurant dans la 'superficialité'. Même si James Dean, finalement, à travers sa propre voix imaginée et celle des autres, est finalement bien rendu, joliment donné à voir, comme à travers une mosaïque qui forme un être. C'est certes, la vision de l'auteur sur ce personnage mythique, mais on a peu de mal à se dire que c'est tout à fait plausible.

Ce qu'on discerne, mais qui n'est jamais formulé, c'est un personnage fragile, marqué dès son enfance. Par... quoi, au juste ? En tout cas, un être marqué par la mort de sa mère à 9 ans, et séparé de son père dans la foulée. Seul avec sa destinée, malgré l'amour sincère de son oncle et sa tante qui l'élèvent. On le sent irrémédiablement écorché. Abusé par un prêtre ? Le James du livre ne le voit pas comme ça, il privilégie le lien précieux de cette relation...

Ce qui m'a frappée en lisant ce livre, c'est l'impatience du jeune homme. Grandissante. Qui ressemble plus à une incapacité de faire face à soi même, à sa solitude. Alors il comble, avec ce qui éloigne de soi, l'alcool notamment, les voitures... Encore qu'avec les voitures, il semble y avoir eu dès le début un goût pour la vitesse et la mise en danger, consciente ou inconsciente, on ne sait pas...

Médiathèque de Saint-Malo.

. Vivre vite, Philippe Besson, éd. Julliard, 2014.

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delph 23/07/2017 16:10

Coucou...J'ai envie de lire cet auteur, surtout son dernier "arrête avec tes mensonges"...bizzz ma frangine!

LSJ 24/07/2017 08:05

... Ben oui, je n'avais jamais lu non plus. Je pense qu'il faudra que je retente, parce que celui-là est très particulier pour se faire une idée du style de l'auteur... Bisessss !