Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le blog de la souris jaune

L'autre moitié de moi-même :))

1 Avril 2012, 20:34pm

Publié par la souris jaune

Lautre-moiti-C3-A9-de-moi-meme-AL-Bondoux-Les-lectures-de-L.jpgIl y a des livres qui vous tombent dessus au bon moment. C'est inévitablement le cas de celui-ci. Alors que je flanais à la recherche d'un livre pour enfant, dans une librairie pour enfants, je suis interpellée par le titre et la couverture de ce livre. Qui n'a rien d'un livre pour enfants, mais écrit par un auteur qui d'habitude, en écrit.

Je lis la quatrième de couverture qui me parle irrésistiblement, et c'est sans doute cette phrase, qui finit de m'emporter : "soudain, elle qui pensait savoir qui elle était et où elle allait n'a plus aucune certitude". Ce livre, acheté vendredi soir, je l'ai donc dévoré. Happée par chaque mot, comme s'ils étaient écrits pour moi... Beaucoup de cette histoire a résonné en moi, aussi, c'est une appréciation très très personnelle, que je fais ici !

Cela dit, ce livre est loin, très loin des autobiographies chiantes, parce que compilations très nombrilistes et vaines de faits qui n'intéressent que l'auteur ; là, rien à voir. Car ce ne sont pas les faits qui comptent, Anne-Laure Bondoux ne nous noie pas sous des détails qui appartiendraient à sa biographie, et pour lesquels elle entretiendrait une nostalgie émue, au point de nous utiliser comme déversoir (tiens, je règle mes comptes avec certaines autobiographies ! :), non : les faits nous sont livrés comme un collier de perles, et ils n'ont de sens et d'intérêts que parce qu'ils constituent le collier... Aussi, ils nous sont donnés à voir à la lumière de sa réflexion, de son regard psychologisant, au delà du factuel brut... J'ai tout aimé dans ce cadeau touchant qu'elle nous fait ici.

A partir de cet enfant mystère qu'elle croit avoir renversé en voiture, un certain 25 octobre 2010, et comme elle ne parvient plus à être heureuse, en ce moment, elle va expurger certains événements de son passé, et comprendre celui de ses parents : elle est la preuve que ce "travail" n'est pas un amusement, mais bien une nécessité parfois... Ravages d'un secret de famille au delà du temps ; inconsistance de ce qu'on s'obstine à faire, ou à dire, tant qu'on ne s'attaque pas à l'essentiel ; et ce gouffre dans lequel la narratrice est plongée, sans parvenir à en sortir, alors qu'elle aimerait tant...

Avec un message, qui sous-tend le livre, autour de la chanson d'Anne Sylvestre, 'L'enfant qui pleure avait promis/De garder le coeur tendre/Surtout ne murez pas le puits/Il est temps de l'entendre" : "ne tuons pas l'enfant qui est en nous !", c'est lui, souffrant, qui nous entraine dans les profondeurs abyssales...

Merci d'avoir écrit ce livre, Anne-Laure Bondoux !

 

. L'autre moitié de moi-même, Anne-Laure Bondoux, éd. Bayard. nov 2011

Voir les commentaires

...128

1 Avril 2012, 14:47pm

Publié par la souris jaune

"Dans la vie, comme dans les romans, le décor ne suffit pas... Vous pouvez toujours planter des cocotiers, faire souffler les alizés sucrés, vous pouvez marcher dans le sable fin, nager dans l'eau turquoise, vous pouvez toujours rêver de vous planquer au bout du monde, où que vous soyez, la peur viendra toujours vous dénicher. Parce qu'elle est en vous. A l'intérieur".

Anne-Laure BONDOUX

Voir les commentaires

...127

1 Avril 2012, 14:46pm

Publié par la souris jaune

Des excuses, toujours des excuses... C'est fou ce qu'on est aveugle lorsqu'on a peur..."

Anne-Laure BONDOUX

Voir les commentaires

...126

31 Mars 2012, 15:18pm

Publié par la souris jaune

"Tant que je ne connais pas mon ennemi, je ne peux pas le combattre".

Anne-Laure BONDOUX

Voir les commentaires

...125

31 Mars 2012, 15:09pm

Publié par la souris jaune

"Sans m'en rendre compte, dans le petit théâtre de mon esprit, je fais jouer le rôle de mes parents à d'autres personnes. Et si par malheur ces personnes me délaissent, l'angoisse remonte des profondeurs..."

Anne-Laure BONDOUX

Voir les commentaires

Famille, tracas & Cie :) (:

31 Mars 2012, 14:54pm

Publié par la souris jaune

9782253120100-1-.jpgFamille, tracas et Cie, ou la trajectoire d'une hypersensible, de son mariage à à sa maternité. Jane-Louise, 40 ans, jolie brune filiforme est dessinatrice par passion dans une maison d'édition ; elle a épousé (presque par hasard) un certain Teddy, cadenacé dans son non-expression de ses sentiments. Ils sont donc tout le contraire l'un de l'autre ; sans doute ce qui fait qu'elle passe son temps à se demander ce qui fait qu'il est avec elle, et s'il l'aime, même s'il ne cesse de lui montrer. En même temps qu'on la voit vivre sa vie professionnelle, sa vie de couple, ou son amitié avec sa meilleure amie la précieuse Edie, on a donc tous ses états d'âme, ses questionnements, ses doutes... Ainsi que sur sa famille, et aussi sur l'ambivalence qu'elle ressent à l'égard de son collègue le beau et libidineux Sven...

Force est de constater que ce livre ne m'a pas passionnée. Je suis allée au bout en attendant quelque chose, je pense, or, il ne se passe pas ce que j'attendais : la trajectoire se poursuit, et tous ces questionnements n'aboutissent à rien (en terme de remise en question ou de changement). Cela dit, l'auteur semble nous tendre ce récit pour nous dire : le bonheur est souvent très simple, on cherche souvent à voir ce qui le trouble, or il n'y a peut-être rien. Il est là, et nos questionnements inutiles : la vie se déroule inexorablement, à quoi bon s'inquiéter : elle est assez belle, non ?

 

. Famille, tracas & Cie, Laurie Colwin, éd. Livre de Poche. (Paru en France en 2005).

Voir les commentaires

...124

29 Mars 2012, 21:48pm

Publié par la souris jaune

"Quand les femmes ont des enfants, elles traversent une ligne sacrée et se transforment".

Laurie COLWIN

Voir les commentaires

L'empreinte des ténèbres

24 Mars 2012, 22:34pm

Publié par la souris jaune

450_____2_470-1-.jpgL'histoire se passe en Grande Bretagne. Edinbourg, Londres, et une petite île tout au nord de l'Ecosse. Ce qui donne cette ambiance particulière, plutôt réussie, un parfum du Phare, de PD James, ou même du Cercle littéraire des épluchures de patates... Au coeur de cette histoire, Laura, écrivain. Au moment où paraît son deuxième roman, son éditeur perd sa trace. Où est-elle passée ? Celle-ci se terre, dans ce petit village îlien, où elle se sent protégée du regard des autres, aux lendemains d'un terrible accident de voiture... qui l'a défigurée, et qui lui a pris tout son passé : elle a perdu la mémoire. L'éditeur qui se lancera sur ses traces et va la retrouver va du même coup, tomber amoureux de celle-ci ; et tout à la fois, petit à petit, en même temps que les souvenirs reviennent une sombre, très sombre affaire prend corps. En même temps que des pans entiers de son passé. On sent dans ce personnage à la fois une sourde détermination, une force, et en même temps une fragilité touchante. L'amnésie, et la terreur que le fait de ne pas savoir, en même temps que la grande nécessité de sortir du flou sont plutôt bien rendus. Ce livre se lit très vite, le rythme est plutôt bon ; cela dit, une fois que l'amour est assumé et partagé, j'ai regretté l'afflux, le débordement de déclarations d'amour, les effusions innombrables entre les deux personnages qui finissent par écoeurer un peu... Cela dit, je n'ai guère envie d'égratigner ce livre, d'abord parce que j'en garde un bon souvenir de lecture d'une part, et ensuite pour avoir rencontré l'auteur, d'une grande générosité, et qui m'a beaucoup touché...

 

. L'empreinte des ténèbres, Chantal Jagu, éd. Pascal Galode. Mars 2012

Voir les commentaires

...123

23 Mars 2012, 21:59pm

Publié par la souris jaune

"Au fond quand on renonce sur un point, est-ce qu'on ne renonce pas sur tous les points ?"

Daniel MARTIN

Voir les commentaires

Et puis, Paulette... :(

19 Mars 2012, 21:12pm

Publié par la souris jaune

44013845_9828062-1-.jpgOn ne peut pas dire que j'aie été très emballée par ce dernier livre de Barbara Constantine. D'elle, je n'avais lu que son Tom, petit Tom, tout petit homme Tom, que j'avais beaucoup aimé.

Mais là... Dieu que je me suis ennuyée ! J'ai eu l'impression de lire du Gavalda avec ses bons sentiments dégoulinants à la louche... et comme son style, truffé de "ça" m'a très vite énervée, eh bien, je dois bien avouer que je n'ai trouvé guère d'intérêts à ce livre. On peut dire que la première moitié du livre est très insipide ; d'autant que ses personnages ont le trait gros, et qu'à force de le forcer, justement, le trait, ils en deviennent carrément caricaturaux !

Ce qui m'a gêné aussi, c'est la nostalgie qui transpire de ce roman. Même si son propos c'est de dire : voyez quelles belles choses on pourrait faire si on ouvrait les bras, et si on essayait de vivre tous ensemble ! Mais elle peint ici une fresque rurale sensée se passer de nos jours, dans un cadre digne des années 50. (Les femmes aux portes de la mort portent leur dentelle noire... vous en connaissez beaucoup, vous, des comme ça, de nos jours ??) J'ai commencé à frémir, disons, j'ai dû lever le sourcil lorsqu'elle met ensemble tout ce petit monde (puisque tout est gros comme une maison, on sait bien que c'est là qu'elle veut en venir), donc, j'ai trouvé l'ombre d'un soupçon d'intérêt dans la deuxième partie du livre lorsque tout ce monde-là cohabite...

Finalement j'ai aimé les histoires carrément abolies ou éloignées dans ce livre-là, plutôt que cette mélasse de bonnes intentions : l'histoire de Lionel, le fils ainé parti à l'autre bout du monde s'occuper de l'entretien de la cloture électrique des dingos (métier improbable s'il en est !), et l'histoire de Marceline...

Cela dit, je n'en garderai je pense qu'un souvenir fugace, et je ne le recommanderai pas...

 

. Et puis, Paulette... Barbara Constantine, éd. Calmann-Lévy, 2012.

Voir les commentaires