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Le blog de la souris jaune

... 283

2 Juin 2014, 15:51pm

Publié par LaSourisJOne

Quitter la campagne où mes ancêtres ont vécu depuis un millénaire ? Pour travailler dans une ville où l'on ne voir jamais l'aboutissement du travail de ses mains, en métayer ou serf des autres ? Là où les gens disent que le temps, c'est de l'argent et dépensent au théâtre et autres divertissements les sommes qu'ils ont gagnées en costume tergal dans leur bureau... Loin des lieux où chaque monticule, chaque creux, a une histoire à raconter..."

Bergsveinn BIRGISSON

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... 282

2 Juin 2014, 15:50pm

Publié par LaSourisJOne

"Les sociétés humaines sont comme les pommes : plus elle sont grosses, moins elles ont de goût !".

Bergsveinn BIRGISSON

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Cette nuit, je l'ai vue :))

1 Juin 2014, 21:21pm

Publié par LaSourisJOne

Cette nuit, je l'ai vue :))

Très très belle découverte que ce livre, et cet auteur slovène. Ici se succèdent les voix, autour de la disparition d'un couple bourgeois, Véronika et Léo. Surtout autour de ce personnage, Veronika, haut en couleurs, gai, plein de vie, insouciant, écoutant ses envies et les partageant... Pendant la guerre, entre 1942 et 1944. D'abord, la voix du militaire, chargé de cavalerie, sérieux, investi dans sa mission de militaire... A qui de plus hauts gradés confient une mission qui ne l'inspirent guère : initier une femme, Véronika, à l'art de monter à cheval... A lui, le militaire, d'abord il se cabre, puis s'installe une forte complicité entre le duo improbable. Et ce premier chapitre est touchant, sensible, beau, on y lit l'amour naissant pour cette femme, amour finalement partagé ; elle va alors quitter son mari pour aller vivre son aventure, avant de retrouver son mari pour une existence plus opulente, et plus riches de découvertes et de partages. Le militaire nous laisse donc sur sa trace à elle, qu'il a perdue, et qu'il regrette... Puis, les voix se succèdent encore toujours aussi belles et troublantes, chacune révélant un pan de l'histoire, par petites touches... La mère de Véronika, qui l'attend, les yeux rivés à la fenêtre, depuis le soir où elle a disparu ; le médecin allemand, lui aussi touché par la grâce de Véronika, et dont la présence malgré lui aux côtés du couple marqua le destin de celui-ci ; la jeune femme, travaillant au Manoir, et aimant sa maîtresse, touchante de dévotion, et d'impuissance ; et puis Jéranek, celui par qui tout arrive, le garçon de ferme... Leur issue est troublante de force, irrévocable et tellement révoltante, tellement proche sans doute de ce qui se passa sans doute si souvent, dans le sillage de la guerre... entrainant son lot d'injustices, d'approximations, de vengeances pour de 'mauvaises' raisons... C'est un très beau récit que celui-ci que j'ai vraiment vraiment beaucoup aimé.

L'auteur sera présent au salon Etonants Voyageurs, à Saint-Malo, le week-end prochain...

. Cette nuit, je l'ai vue, Drago Jancar, Phébus, littérature étrangère. 2014.

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... 281

23 Mai 2014, 15:23pm

Publié par LaSourisJOne

"Quand on ne voit pas quelqu'un pendant longtemps, c'est sa voix qui disparaît la première, son timbre, sa couleur et son intensité".

Drago JANCAR

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Au rebond :)

11 Mai 2014, 16:43pm

Publié par LaSourisJOne

Au rebond :)

Roman ado. (Garçons).

Ah, le bonheur, de retrouver Blondel, quand les livres me tombent les uns après les autres des mains. Ca marche souvent, et ça a encore marché. Blondel me réchauffe et m'offre un vrai bonheur de lecture, une vraie encore d'humains qui se débattent et qu'on aime. C'est son deuxième récit jeunesse, que j'ai aimé tout autant que Brise-glâce, s'il est possible, mais aussi que G 229, 6h41... (J'avoue avoir un peu moins aimé Juke-Box). Bref. Ici il est question d'un jeune homme de 16 ans, dont on connaît assez tard le prénom (Alex), et pour cause, c'est lui le narrateur. ;) Donc. Alex joue au basket. On sent qu'il se laisse vivre, mais qu'il a une marge d'action, un levier qu'il est capable d'activer si besoin. Il vit seul avec sa mère, son père s'est barré alors qu'il était petit, et avec rouardise et malice, se joue de la crédulité des adultes en leur jouant le couplet du pauvre garçon et de sa série famililale, ça lui évite de travailler un trimestre ou deux. :) Sa mère est aide-soignante, et ils vivent comme ils peuvent, chichement, dans un petit appartement. Son pote, c'est Christian. Un jour il disparaît. Quinze jours... Inquiet, mais ne sachant que faire, Alex finit par s'en ouvrir à sa mère, bien que ce ne soit pas dans ses habitudes. Elle lui répond : qu'est ce que tu dois faire ? Forcer le destin ! Forcer le destin ? Oui, le chercher, s'assurer qu'il va bien. Il en sera peut-être énervé sur le moment, mais il le prendra ensuite comme un cadeau. Ce qu'il fait. Pour le trouver dans sa grande baraque de riche en train de prendre soin de sa mère qui menace de se suicider, le mari s'étant barré avec son assistante. Le copain aide le fils quelques heures, et soudain, la mère débarque. Et s'installe, bien décidée à soutenir coûte que coûte la mère du copain...

Les familles qui se disloquent et qui tiennent debout comme elles peuvent ça m'a un peu pensé à Mazetti ; et puis finalement le mieux qu'on construit grâce au collectif, aux thèmes chers à Gavalda. Sauf que là, j'ai vraiment plongé, et aimé. Un très bon moment.

. Au rebond, Jean-Philippe Blondel, Actes Sud Junior. 2009.

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... 280

8 Mai 2014, 17:44pm

Publié par LaSourisJOne

"Je ne pleurais pourtant point alors, et je n'en étais pas mieux. Je reccueillais de quoi pleurer ; mon âme s'instruisait de tout ce qui pouvait l'affliger, elle se mettait au fait de ses malheurs ; et ce n'est pas là l'heure des larmes : on n'en verse qu'après que la tristesse est prise, et presque jamais pendant qu'on la prend".

MARIVAUX

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... 279

8 Mai 2014, 17:39pm

Publié par LaSourisJOne

"Ce n'est point le peuple naissant qui dégénère ; il ne se perd que quand les hommes faits sont déjà corrompus".

MONTESQUIEU

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A comme Aujourd'hui :)

4 Mai 2014, 19:46pm

Publié par LaSourisJOne

A comme Aujourd'hui :)

Roman ado.

Découvert et emprunté par hasard. Vraiment chouette et raffraîchissant.

On est donc dans la peau d'un personnage vraiment particulier, au 5994ème jour de sa vie. Un adolescent de 16 ans. Qui se réveille, comme chaque jour... dans un jour différent, une vie différente, la peau d'un ado différent. Tantôt un garçon, tantôt une fille. Chaque jour, son incarnation est différente, et il n'a aucun moyen de savoir ce qui l'attend, aucun moyen non plus de modifier ou d'influer sur ce destin. Et ce 5994ème jour, il est dans la peau de Justin, dont il tombe amoureux, éperdument de la petite amie, Rhianon... Comment vivre un amour lorsque son enveloppe est chaque fois différente ? Est-ce possible ? Et au delà de cette problématique étonnante, le livre aborde avec finesse un grand nombre de thèmes, et de questions : qu'aime t-on chez l'autre ? Peut-on aimer indifféremment du genre ? Qu'est-ce qui permet d'asseoir une histoire ? Ce sont des prémisses de démonstrations, bien sûr, et la fin est assez décevante, parce que finalement elle nous laisse sur notre faim, cela dit, j'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce livre !

. A comme Aujourd'hui, David Levithan, éd. "Les grandes personnes", septembre 2013.

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... 278

30 Avril 2014, 09:04am

Publié par LaSourisJOne

"Si c'était moi qui étais censé me trouver ici parce que, si jamais je n'y suis pas, l'univers risque de dévier de sa trajectoire, de façon infinitésimale mais essentielle ?"

David LEVITHAN

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... 277

26 Avril 2014, 11:37am

Publié par LaSourisJOne

"Tomber amoureux de quelqu'un ne permet pas de mieux comprendre ce que ressent la personne. Vous seul savez ce que vous ressentez".

David LEVITHAN

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