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Le blog de la souris jaune

43 rue du vieux-cimetière

11 Novembre 2013, 18:31pm

Publié par LaSourisJOne

43 rue du vieux-cimetière

Roman ado.

Voir jeunesse.

C'est plaisant. Léger. ça se lit d'une traite, trop vite peut-être même. On aime les dessins qui égrènent le livre. C'est l'histoire d'un type, écrivain, ronchon, qui loue une maison d'été pour tenter d'écrire son treizième tome d'une série qui s'appelle le Dompteur de fantômes. Le hic, c'est que l'écrivain a perdu son inspiration, autant qu'il a perdu le goût d'une vie qui palpite. Dans la maison, un enfant de onze ans, laissé là par ses parents (euh, personne se se demande si c'est normal) s'accomode de sa vie dans la vieille bâtisse. Surtout qu'il y a une amie : un fantôme de 97 ans, la femme qui a fait construire la bâtisse. Amitié précieuse. Elle emprunte à l'envi des livres à la biliothèque, et ça fait pester le bibliothécaire qui n'y comprend rien. Elle joue du piano et claque les portes. Ce qui agace l'écrivain nouvellement arrivé, et lié à la location par un contrat précis va lui devenir précieux, voire indispensable, surtout pour son inspiration. Le récit se déroule agréablement par des lettres, que les protagonistes s'écrivent entre eux et qui permettent de dérouler l'histoire. Sympathique pour un intermède de lecture.

. 43, rue du Vieux-cimetière, Kate et M. Sarah Klise, éd. Albin Michel Jeunesse. 2009 aux Etats-Unis, France, 2012.

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Juke-Box

2 Novembre 2013, 14:21pm

Publié par LaSourisJOne

Juke-Box

Ah, Blondel, comme un refuge. Après G229, Brise-glace, et 06h41. Certes ce Juke-Box ne détronera pas les autres pour moi. Mais toujours, les mots qui vont à l'essentiel, qui sonnent juste, sans excès.

Ici, les points d'accroche sont des chansons. Depuis l'âge de 6 ans, jusqu'à l'âge adulte, la cinquantaine, le personnage dévide le cours du temps. Sans lourdeur, sans nostalgie. Le titre d'une chanson rythme simplement la narration comme des refrains, les airs de musique scandent les chapitres autant que parfois ils scandent notre vie.

Ce personnage-là est marqué par un choc terrible, son histoire bascule alors qu'il est au lycée, et abandonné à lui-même, il va se chercher, lutter pour rester en vie. De voyages en rencontres subies. Jusqu'à la rencontre, la construction d'une famille, et les souvenirs qui franchissent enfin le seuil de la bouche, qui se font mots, par l'intermédiaire de cette voisine, qui parle, enfin des trois disparus, et de celui qui est resté, lui.

C'est toujours beau, et touchant, les récits de Blondel. Ils me donnent chaud.

. Juke-Box, Jean-Philippe Blondel, éd. Pocket Folio. 2004.

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... 245

2 Novembre 2013, 11:54am

Publié par LaSourisJOne

"Je ne suis jamais exactement où je devrais être, je suis sur la ligne rouge qui sépare la marge du reste de la page, mais c'est chez moi maintenant, je m'y sens bien".

Jean-Philippe BLONDEL

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... 244

22 Octobre 2013, 21:38pm

Publié par LaSourisJOne

"Je me demandais comment on arrivait encore à vivre quand on attendait plus rien de soi".

Simone de BEAUVOIR

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... 243

22 Octobre 2013, 21:22pm

Publié par LaSourisJOne

"Ca ne rapproche pas le téléphone, ça confirme les distances. On n'est pas deux comme dans une conversation puisqu'on ne se voit pas. On n'est pas seul comme devant le papier qui permet de se parler en parlant à l'autre, de chercher, de trouver la vérité".

Simone de BEAUVOIR

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... 242

22 Octobre 2013, 21:14pm

Publié par LaSourisJOne

"Qu'est-ce qu'un adulte ? Un enfant gonflé d'âge".

Simone de BEAUVOIR

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... 241

21 Octobre 2013, 21:42pm

Publié par LaSourisJOne

"Quel ennui toutes ces rengaines sur la non-communication ! Si on tient à communiquer on y réussit tant bien que mal. Pas avec tout le monde bien sûr, mais avec deux ou trois personnes".

Simone de BEAUVOIR

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06h41 :)

21 Octobre 2013, 20:45pm

Publié par LaSourisJOne

06h41 :)

J'aime bien Blondel. Encore une fois, il ne m'a pas déçu. Après G 229 et Brise-glace, je viens de prendre un grand plaisir à lire 06h41, qui se lit très rapidement. Ici on est dans un train de 06h41, un lundi matin, en direction de Paris. Elle et lui sont assis à côté, et comble du comble, ils ne sont pas inconnus l'un à l'autre. Ils ont 47 ans, mais il y a 27 ans de cela, ils ont été amants, ont passé quatre mois ensemble. Tous deux se reconnaissent. Mais le temps les a changés. Le tour de force de Blondel, c'est de maintenir le suspense, et de dérouler l'histoire, sans que les protagonistes ne se parlent. Pendant les 95 minutes du trajet, l'un et l'autre pourtant revisitent des souvenirs communs, retissent l'histoire, replongent dans la vie qui vient de s'écouler... Le temps qui passe modèle les êtres, et les événements, certains événements, marquent à jamais. Comme ce dernier voyage à Londres, partagé, qui s'est si mal fini, et qui a marqué les deux protagonistes de façon si différente. Que sont devenues les certitudes d'antan ? Quels accomodements fait-on avec son présent ? Les introspections sont riches et pourraient tout changer. Pourtant, le récit est pragmatique, et l'on s'accomode bien souvent de la facilité, pour ne rien faire bouger. Alors ces deux-là ne se parlent qu'à peine, qu'à la fin du trajet... Mais elle, sur le quai, va se détourner enfin, comme si elle acceptait une nouvelle fois à 47 ans, que l'inconnu vienne jusqu'à elle, via cet homme surgi du passé, à l'égard duquel pourtant elle a tant de rancoeur... Et le récit nous laisse là. C'est une belle balade au fil du temps qui s'avale aussi vite que le train avale l'espace.

. 06h41, Jean-Philippe Blondel, éd. Buchet-Chastel, 2013.

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... 240

21 Octobre 2013, 20:41pm

Publié par LaSourisJOne

Il paraît qu'on fanfaronne avec son insensibilité et puis que le moment venu, l'émotion vous fond dessus et vous plaque au sol".

Jean-Philippe BLONDEL

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... 239

18 Octobre 2013, 23:26pm

Publié par LaSourisJOne

"L'état d'esprit où l'on invente est tellement supérieur où l'on observe".

Marcel PROUST

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