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Le blog de la souris jaune

... 638, avancer dans la vie

15 Septembre 2019, 11:50am

Publié par LaSourisJOne

"On explique sa vie en regardant en arrière mais on la mène en observant devant soi".

Gilles MARTIN-CHAUFFIER

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Retour à Budapest :))

12 Septembre 2019, 12:34pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Découvert par hasard, je ne regrette pas.

C'est un roman léger parfait pour une fin d'été. Enfin, sans doute est-ce ce que j'ai ressenti après la pesanteur du Clou !

Histoire, à l'Est. Avec des retours en arrière réguliers dans le passé, amoureux, de la narratrice.

Astrid a environ 42 ans quand son fiancé du moment, Paul, journaliste radio, l'emmène sur les traces de son passé, qu'il veut connaître. Astrid à contrecoeur voient jaillir les souvenirs. Sans pathos. Dans son histoire en tout cas, un homme : Julius. Elle en est tombée amoureuse à 17 ans, et ils n'ont cessé de se trouver, de se perdre, de se retrouver... Que fait-on d'un amour comme celui-ci, lorsqu'on nous le remet dans les pattes vingt ans après ? Car, là ils vont, Paul et Astrid, ils vont tomber sur Julius et sur son frère, Sasha... 

Histoire réaliste d'un amour passé confronté au réel ; 

avec un fond historique, une toile de fond quotidienne : celle de la RDA et de la RFA, la part de liberté individuelle volée par le parti, la non-liberté de circulation à l'époque et avant la chute du mur, le rapport complexe des Allemands de l'Est à leur terre, ou à l'ouest... 

J'ai beaucoup aimé cette part du livre, aussi.

Une balade entre Allemagne et Hongrie très plaisante, digeste, légère...

Bibliothèque de Lanvallay.

. Retour à Budapest, Grégor Sander, éd. Quidam. 2014 édition originale ; traduit de l'allemand, 2019.

 

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Le clou :)

10 Septembre 2019, 11:59am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Rentrée littéraire.

Prenez votre souffle vous partez pour 577 pages. D'une littérature dense, extrêmement fouillée psychologiquement ; 

cela m'a fait penser à une version maléfique de l'Amie prodigieuse, d'Elena Ferrante, tant par son propos que par sa densité. Ce n'est pas la même culture, bien entendu, mais je trouve qu'il y a de cela, dans la façon d'écrire au plus près et même au-dedans des protagonistes. Diffile d'en dire beaucoup, je pense que l'écriture, ce flot de mots pour dire deux enfants et leur destinée en Chine contemporaine compte beaucoup. Même si je dois avouer que si j'ai abordé et lu ce livre tranquillement et avec gourmandise pendant les 200 premières pages, j'ai été saisie, mortifiée, presque violentée par ce qui fait que le roman porte ce titre... Il me suffit juste de vous dire que cela ne peut être en rien ce que l'on pense, et que c'est bien pire que tout... Donc, l'histoire c'est ça, l'histoire de deux enfants qui furent proches et qui se retrouvent à 30 ans, autour d'un traumatisme et même de multiples traumatismes familiaux, en cascade, entremêlés, et quelque part, c'est c'est entrelac complexe qui est intéressant.

Sinon, la nature des individus tels que décrits par l'auteure a de quoi heurter, ou rebuter : en tout cas, ils sont avec toute leur noirceur, toutes leurs pulsions, toute leur simplicité aussi, on ne cherche à rien nous cacher, à ne rien enrober. Vision de l'humain désabusée, ou extrêmement marquée par la désespérance. Vision sans concession.

Je pense que c'est une oeuvre riche, une oeuvre littéraire.

Merci à Franck pour son cadeau et pour sa découverte audacieuse.

. Le clou, Zhang YUERAN, éditions Zulma, 2016 ; traduit du chinois en 2019.

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... 637, la littérature

10 Septembre 2019, 11:55am

Publié par LaSourisJOne

"La littérature a pour mission de nous faire atteindre une strate plus profonde de la vie, de nous faire vivre une expérience nouvelle et jusqu'alors insoupçonnée".

Zhang YUERAN

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... 636, l'enfance jusqu'à nous

10 Septembre 2019, 11:47am

Publié par LaSourisJOne

"Le monde de l'enfance que nous avons quitté n'est pas un espace-temps fermé et achevé, mais un monde parallèle qui poursuit son évolution silencieuse".

Zhang YUERAN

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... 635, l'abandon de l'écriture

10 Septembre 2019, 11:37am

Publié par LaSourisJOne

"On admet volontiers que le rythme de la vie quotidienne est une raison valable pour arrêter d'écrire".

Zhang YUERAN

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... 634, société puritaine

31 Août 2019, 21:53pm

Publié par LaSourisJOne

"Cette société qui n'osait plus s'exprimer qu'en mettant des guillemets de peur d'avoir à assumer une pensée trop forte, une idée trop précise, des mots trop concrets".

Paule CONSTANT

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... 633, aimer

29 Août 2019, 22:17pm

Publié par LaSourisJOne

"L'on songe à tout, et l'on s'inquiète de tout quand on aime"

Mme de SEVIGNE

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L'or du bout du monde :))

29 Août 2019, 19:25pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

J'ai pris beaucoup de plaisir à la lecture de ce livre. Certes, parfois, je me suis laissé perdre dans les entrelacs familiaux du passé, mais cela n'a pas gêné ma lecture.

Ainsi, l'auteur nous entraîne dans la première moitié du XIXe siècle, en Australie. En lien avec la Cornouailles, et la quête de l'or, aux alentours de 1850, qui tourna la tête de beaucoup... Plusieurs histoires se croisent, et on s'attache à toutes. Sur fond d'attachement à une grand-mère du passé, que l'on rencontre et qu'on aime au début du roman...

Il y a Jessie, la jeune fille qui décide d'aller enseigner en plein bush, et dont le chemin se forge, forte de cette décision ; entre le pasteur austère et la gouvernante prévenante... La famille, les deux frères, l'un en Cornouailles, l'autre à Sydney, leurs retrouvailles, et ce qui en naît ; le couple qui part créer leur foyer, leur ferme, et qui rencontre une jeune aborigène, qu'elle décide de prendre sous son aile... Aborigène marquée par la vie, et l'époque : le racisme, le mépris pour ces peuples sont largement donnés à voir aussi, le destin de Kumali à laquelle on s'est attachée tellement poignant... (pour ne pas vous en dire plus)...

Avec l'histoire d'une montre, d'une belle montre en or, qui relie le passé au présent, Tahiti et l'Australie...

Vraiment une très agréable lecture, un roman dans lequel on a plaisir à se plonger, plaisir que je dois à Delph, mille mercis, grande réussite !!

. L'or du bout du monde, Tamara Mc Kinley, 2015.

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Nouilles froides à Pyongyang :)

14 Août 2019, 10:45am

Publié par LaSourisJOne

Récit de voyage.

Quel drôle de récit de voyage, évidemment...

J'ai failli écrire "roman", tant ce qu'on lit ici paraît étrange, fou, incroyable... Mais non, c'est bel et bien le réel, dans un pays interdit et taré... 

Je me disais quel grand écart (dont je raffole) que ces deux lectures successives, ce récit du XVIIe siècle et celui, là, de quinze jours en Corée du Nord... Point commun ? L'extrême codification... 

Alors, alors, revenons à ce livre. Un peu long à mon goût (bien que tout petit livre) parce qu'on a très vite compris ce qui se donne à voir.

Le narrateur - l'auteur est également rédacteur en chef adjoint du magazine Géo - décide de faire un reportage sur la Corée du nord. Pour ce faire, il se crée une autre identité, celle d'un voyagiste ; il part avec un ami qui décide de l'accompagner, l'identité passe, semble-t-il, le voyage est accepté ; une fois arrivé en Corée du Nord, le duo se voit affublé d'un trio d'hommes qui les suivront partout, et surtout canaliseront leur voyage qui n'aura aucune marge de liberté, aucune improvisation, régenté par des coups de fil administratifs, un minutage précis, aucun échange avec les habitants, etc. Evidemment, ce voyage est d'une tristesse sans nom, et c'est ainsi que les deux protagonistes le vivent ; souvent mis en regard, pour le narrateur avec un récit de Melville, Mardi, livre qu'il avait emmené là-bas et lisait... Celui-ci résonne d'exotisme, d'aventure, comparé à la grisaille, la tristesse du voyage en Corée du Nord... La nourriture est peu abondante, rare même, l'eau aussi, le culte aux figures tutélaires des dictateurs successifs écrasant, monstrueusement écrasant...

Triste, bien triste au voyage d'un peuple qui vit dans l'oppression impressionnante de générations de dictateurs...

. Nouilles froides à Pyongyang, Jean-Luc Coatalem, Le Livre de Poche. Paru en 2013.

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