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Le blog de la souris jaune

... 605, plaidoyer pour l'écriture en différé

24 Janvier 2019, 08:24am

Publié par LaSourisJOne

"Pourquoi direz-vous, ne pas [avoir écrit pendant les voyages de ma jeunesse ] ?Et pourquoi les écrire ? Pourquoi m'ôter le charme actuel de la jouissance, pour dire à d'autres que j'avais joui ? Que m'importaient des lecteurs, un public, et toute la terre, tandis que je planais dans le ciel ? D'ailleurs, portais-je avec moi, du papier, des plumes ?"

Jean-Jacques ROUSSEAU

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... 604, marcher

24 Janvier 2019, 08:18am

Publié par LaSourisJOne

"Jamais je n'ai tant pensé, tant existé, tant vécu, tant été moi, si j'ose ainsi dire, que dans les voyages que j'ai faits seul et à pied : la marche a quelque chose qui avive mes idées".

Jean-Jacques ROUSSEAU

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... 603, l'école

20 Janvier 2019, 21:51pm

Publié par LaSourisJOne

"Moi je veux aller à l'école jusqu'à 65 ans ! Je veux être instutrice ! C'est pas pour la retraite que je veux être institutrice : je veux faire chier les momes !"

Raymond QUENEAU, Zazie dans le métro

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... 602, Indulgence à l'égard de l'humain

17 Janvier 2019, 18:50pm

Publié par LaSourisJOne

"Il y a des moments d'une espèce de délire où il ne faut point juger des hommes par leurs actions".

Jean-Jacques ROUSSEAU

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... 601, l'argent

17 Janvier 2019, 18:36pm

Publié par LaSourisJOne

"L'argent qu'on possède est l'instrument de la liberté ; celui qu'on pourchasse est celui de la servitude".

Jean-Jacques ROUSSEAU

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Le Ventre de Paris :))

6 Janvier 2019, 22:11pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Je ne m'attendais pas à avoir autant de plaisir à lire un Zola. Même si je me souviens avoir lu et beaucoup aimé L'Assommoir, Germinal et Le Bonheur des Dames

Plongée donc, au coeur des Rougon-Macquart, ou "Histoire naturelle et sociale d'une famille sous le second Empire". 

Là, donc, Florent. On rencontre ce personnage (qui va devenir ami avec Claude Lantier, qu'on voit petit dans l'Assommoir, le fils de Gervaise !) alors qu'il est affondré, à demi-mort de fatigue, d'épuisement, sur la route, de retour du bagne de Cayenne, sur la route de Paris. Le récit (publié en 1873) se déroule en 1858. Il est prodigieux d'images qu'il suscite ; j'en ai encore plein les yeux, et les sens ! Le livre s'ouvre sur cette magnifique procession de charrettes de légumes, qui entrent dans Paris, les hommes endormis sur ces lits de légumes, la campagne (de Nanterre !) va à la ville vendre ses légumes... C'est là que Mme François va trouver et ramasser Florent. Ensuite on sera au coeur des Halles, rue Rambuteau et quelques rues alentours, entre la charcuterie (le frère de Florent, Quenu, et la belle Lisa), la poissonnerie (tenue par la belle Normande !), le café de Lebigre... C'est le règne des gras... On nous gave de nourriture, à profusion, tout autant que les descriptions, et ce sont de vraies réjouissances, on sourit, on admire les tours de force de Zola... Vraiment, prodigieux.

Ses caractères, personnages vivent d'une vie extraordinaire, les deux orphelins Cadine et Marjolin, qui s'embrassent sur les plumes des oiseaux morts, dans les caves, monde parallèle des Halles... Et puis il y a les mauvaises commères, celles qui profitent, celles qui dénigrent, le voisinage qui causera la perte de...

Et Florent, bon, doux, naïf, trop, et en colère contre l'Empire. Alors ses conciliabules, révolutionnaires, ses réunions politiques au café... Bref, plongée plus que savoureuse dans le gras d'un monde qui gagne au détriment des maigres, plongées dans le monde commerçant au coeur de Paris au milieu du XIXe.

Un régal.

. Le Ventre de Paris, Emile Zola, 1873.

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... 600, nature

6 Janvier 2019, 13:50pm

Publié par LaSourisJOne

"Sur une pelouse, une bande de ramiers marchaient, avec des dandinements de gorge".

Emile ZOLA

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Carmen :))

28 Décembre 2018, 15:19pm

Publié par LaSourisJOne

Nouvelle.

J'avais fait l'impasse, encore, sur ce texte-là. Belle découverte que celle-ci, parue en 1847. L'histoire est située en 1830. Au début, racontée par un narrateur qui se rend à Munda, en Andalousie, dans le cadre de recherches historiques et paléontologiques. Et puis il rencontre par hasard un homme, à qui il offre un cigare, avec qui il partage une "couche" et un bon repas à l'auberge. Il déduit assez rapidement que cet homme est sans doute un bandit de grand chemin recherché, mais cela lui est égal. Alors que son domestique, lui, va pour le dénoncer en allant chercher des militaires, le narrateur réveille l'homme et le lui informe. Celui-là s'enfuit alors ; on sent qu'un pacte se noue entre ces deux-là, en tout cas, que celui qui s'enfuit n'oubliera pas le geste de l'autre.

Plus tard... le narrateur apprend que l'homme, Don José, est emprisonné. Il lui rend visite, et celui-ci lui raconte son histoire, le mandant de se rendre chez une vieille femme (probablement sa mère), dans le pays basque, alors qu'il va mourir... L'histoire qu'il lui livre est celle de sa rencontre avec Carmen, une bohémienne... Il était alors militaire, elle travaillait à la manufacture de tabac, elle jette brièvement son dévolu (et une fleur !) sur lui, il s'entiche, obscessionnellement. A tel point qu'il va l'aider à fuir quand on l'arrêtera alors qu'elle a blessé une collègue au travail, et par la force des choses adopter son style de vie à elle... Sur les routes, vivant de menus ou plus conséquents vols de diligences le plus souvent... Devenant de plus en plus possessif et jaloux à l'égard de Carmen qui se joue de la vie, de l'amour... 

Elle mène son monde, en femme libre et peu respectueuse de quoi que ce soit.

Il finira par la tuer, alors qu'elle le sait, par jalousie, et comme elle lui dit qu'elle ne l'aime plus et qu'elle ne veut pas vivre avec lui...

Et puis le quatrième chapitre rejoint le premier en un enchassement "sérieux", scientifique en quelque sorte, et nous livre quelques pages d'analyse de la nature des bohémiens...

Un plaisir de lecture.

. Carmen, Prosper Mérimée, 1847.

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... 599, les menaces

26 Décembre 2018, 21:28pm

Publié par LaSourisJOne

"Les menaces ne m'ont jamais fait mal... Ce sont des nuées qui passent bien loin sur nos têtes !".

MOLIERE, Les Fourberies de Scapin

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... 598, regarder dans son pré avant...

16 Décembre 2018, 15:12pm

Publié par LaSourisJOne

"Il ne faut pas être si prompt avant de condamner la conduite des autres, ceux qui veulent gloser doivent bien regarder chez eux s'il n'y a rien qui cloche".

MOLIERE, Les Fourberies de Scapin

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