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Le blog de la souris jaune

... 430

14 Février 2016, 19:09pm

Publié par LaSourisJOne

"Le bonheur doit fonctionner comme une drogue : il anesthésie et on ne se rappelle pas grand chose au réveil !".

Marian IZAGUIRRE

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... 429

10 Février 2016, 00:25am

Publié par LaSourisJOne

"Parfois, je pense que la limite, la frontière entre la liberté et le chaos est très imprécise : on ne sait pas trop quand on risque de dépasser cette ligne ténue".

Marian IZAGUIRRE

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... 428

9 Février 2016, 23:30pm

Publié par LaSourisJOne

"Incertitude. Insécurité. Peur. C'est ce que produisent les événements qui peuvent mettre nos vies sens dessus dessous".

Marian IZAGUIRRE

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... 427

9 Février 2016, 23:24pm

Publié par LaSourisJOne

"Quand tu te sentiras seule, lis un livre. Ca t'aidera à te sentir meilleure. Lis, lis dès que tu le peux. Ca te sauvera".

Marian IZAGUIRRE

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La confession de la lionne

9 Février 2016, 11:48am

Publié par LaSourisJOne

La confession de la lionne

Que dire de ce livre-là... Qu'il ne m'a pas emportée. Que peut-être, ce n'est pas de la faute du livre. Je sais que je l'ai emprunté pour la couverture, cette lionne altière et ce titre. Il m'a donné envie d'entrer dans un changement de peau, dans un ailleurs, un autre monde.

Et finalement, le voyage ne s'est pas opéré. Je suis restée moi, et j'ai eu beaucoup de mal à m'émouvoir de ce que je lisais. Est-ce la narration qui n'a pas pu me prendre, et pourquoi ? Etais-je trop loin de ces pratiques, croyances, rituels qui façonnent irrémédiablement les êtres, au Mozambique ? Je n'ai rien ressenti, en tout cas, et je le regrette.

Car c'est le destin des femmes, là-bas, qui nous est donné à voir, dans les villages de brousse retirés de tout. Des femmes fantôme, à qui les hommes, les usages, et du coup la transmission, les filiations ont retiré toute existence. Parce qu'elles sont des femmes à la merci des hommes, dont le destin appartient aux hommes, et aussi tout autant aux sorciers, et aux croyances les plus folles ; ainsi, elles sont à la merci des rites les plus aberrants, mais puisqu'il y a le poids du passé, des usages, le danger que représente la nature et les animaux sauvages, on s'y plie. Quitte à sacrifier un être, une femme.

Ici, la part de sauvagerie de l'homme, sa part de bestialité est au coeur du récit. Et puis il y a la part de mal faite aux femmes ; ce récit est un interstice entre la violence subie et la rébellion. Et nous avons deux récits qui se 'répondent', non, se mèlent ; celui du 'chasseur', qui n'a de chasseur que le nom : il est plus aux prises avec ses insomnies, ses maux, son manque d'amour ; il va partir au Mozambique, comme pour une dernière chasse, chasser le lion qui tue les humains. Et l'autre voix, celle de Mariamar, jeune femme dont on ne sait à peine, où dont on peut imaginer tour à tour plein de destins, si elle est vive, morte, sacrifiée, ou lionne. Tout à la fois, peut-être. Sa destinée est tragique, en tout cas, sans que personne ne s'en émeuve, et l'on découvre qui sont les véritables lions, là-bas : les hommes, les pères, qui boivent, frappent, et violent leurs filles. Quant aux lionnes (les femmes), elles subissent ou se défendent, sacrifient leur fille parce qu'elles même ont payé, ou alors, comme Mariamar, sacrifie toutes les femmes alentour, pour qu'enfin, la race s'éteigne et que les femmes cessent de souffrir.

La question de la mort et de la folie sont deux questions mélées dans ce livre également, et évidemment, sur la part sombre et qui nous dévore de l'humain, c'est très intéressant.

Médiathèque de Saint-Malo.

La confession de la lionne, Mia Couto, éd. Métailié. Janvier 2015. Traduit du portugais (Mozambique) par E. Monteiro Rodrigues.

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... 426

9 Février 2016, 10:24am

Publié par LaSourisJOne

"Comme me réveiller me manquait !"

Mia COUTO

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... 425

9 Février 2016, 10:02am

Publié par LaSourisJOne

"Ce n'est pas la mort qui confère l'absence. Le mort est encore présent : tout le passé lui appartient. L'unique manière de ne plus exister est la folie. Seul le fou est absent".

Mia COUTO

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... 424

4 Février 2016, 08:10am

Publié par LaSourisJOne

" Le silence est un oeuf à l'envers : la coquille appartient aux autres, mais c'est nous qui nous brisons".

Mia COUTO

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... 423

28 Janvier 2016, 22:51pm

Publié par LaSourisJOne

"Je crois que la vie peut changer grâce aux hommes, je ne parle pas de hausser le ton, je ne parle pas de poings dans la gueule, je te parle de regarder plus haut et de tenir à l'Idée".

Didier CASTINO

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Lady Roxane :)

26 Janvier 2016, 22:03pm

Publié par LaSourisJOne

Lady Roxane :)

Roman.

C'est le dernier roman de l'Anglais Daniel Defoe (auteur de Robinson Crusoe), publié en 1724. Bond dans un autre temps, des siècles en arrière, et j'avoue que j'ai apprécié de me frotter à une autre langue, une autre époque, d'autres moeurs... Mentionné par un invité dans une émission de France Culture il y a peu de temps, j'avais noté la référence, et ai pu l'emprunter en édition 'La Pléiade', ce qui m'a évité de me rendre compte que c'était un pavé d'environ 400 pages. C'est raffraîchissant, malgré la narration relativement ampoulée, et les nombreux détails d'une histoire fleuve. Impossible cela dit, et c'est étonnant, d'en sauter quelques uns, le livre se lit comme un roman foisonnant dont il ne faut rater une ligne. C'est l'histoire d'une vie singulière, narrée par le personnage féminin principal, Lady Roxana. Tout est à replacer dans l'époque, et m'a paru intéressant : ce destin d'une femme qui choisit sa vie, avec grand pragmatisme, grand sens des affaires, après un mariage malheureux et choisit une grande partie de sa vie de ne pas transiger avec sa liberté. Aussi, il y a ce premier mariage qui la marque, parce que l'époux inconséquent la laisse avec plusieurs enfants sans le sou, et dans la misère. Pour sauver sa peau, et celle de ses enfants elle les quitte et les fait confier à une partie de sa famille plus fortunée, même si l'on verra que le rapport aux enfants, pour cette femme, ou pour cette époque, est tout autre, puisqu'ils arrivent sans que l'on puisse en maîtriser la venue, que la mortalité est sans doute élevée on imagine et l'on voit ici un attachement très très relatif. Reconstituant sa fortune, profitant de la vie et de son physique avantageux, ne rechignant pas aux honneurs et à être courtisée, sans toutefois jamais céder aux sentiments, elle mène ses affaires financières, assure ses placements financiers et associe son destin à des hommes dont elle pense ne rien avoir à craindre en matière de revers de fortune. Il y a aussi l'amie, la servante Amy, confidente, qui la sert presque jusque la fin ; finalement elle va tout de même, - et on lit là un véritable contrat bourré de garanties - épouser à nouveau un homme, après avoir juré qu'il n'en serait plus jamais le cas : le destin des femmes à cette époque est intéressant à contempler, celle que l'on surnomma Lady Roxane explique qu'une fois mariée, tout pouvoir appartient au mari, et il en est fini de son libre-arbitre. Elle se gardera de cela jusqu'à la fin. Mue par une peur d'y concéder plus forte que tout. Puis viennent les remords, quant aux enfants, les tractations qu'elle établit pour leur venir en aide sans ruiner sa réputation, car à l'époque aussi, grandement, et pour elle, il y a au coeur de tout, la préoccupation d'une réputation. Ces remords l'accompagnent, la minent, et finalement, la fin est quand même très étonnante (voire un peu courte ?) : cinq lignes, et elle qui roulait sur l'or et avait tout fait pour, essuie des revers de fortune - à nouveau, malgré ses précautions extrêmes - dont elle ne nous dit rien. Mais qui la plongent à nouveau dans la misère. Comme s'il y avait une "morale" ? Evidemment, il y a ici encore des excès dont on s'amuse parfois, qui peuvent être lourds, mais qui font partie du charme du récit : les flots de larmes, les défaillances en cas de bouleversements, les conversations très longues pour en arriver à convaincre un interlocuteur, mais tous ces excès restent charmants. Je ne dirais pas que c'est un grand livre dans sa forme et dans son écriture, redondant souvent, toutefois, je trouve le témoignage vraiment précieux quant à un destin féminin, qui en dit beaucoup sur lui et sur celui des autres, d'un autre temps, où la femme était si peu maître -normalement - de son destin.

Médiathèque de Saint-Malo.

Lady Roxane, Daniel Defoe, 1724.

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