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Le blog de la souris jaune

... 218

29 Juin 2013, 11:27am

Publié par la souris jaune

"Nous sommes tous étrangers à nous-mêmes. Et si nous avons une idée de ce que nous sommes, c'est seulement parce que nous vivons à l'intérieur des yeux des autres".

Paul AUSTER

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... 217

27 Juin 2013, 13:17pm

Publié par la souris jaune

"Qu'est-ce qui va me rester comme raison de vivre lorsque le commerce social et sexuel aura pris fin lui aussi ?"

David LODGE

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... 216

27 Juin 2013, 07:55am

Publié par la souris jaune

"La vie de chacun d'entre nous contient sa part de tristesse, de souffrance et de déception, et tout cela est plus aisé à supporter si l'on croit qu'il y a une autre vie à venir dans laquelle les imperfections et les injustices de celle-ci seront compensées ; et cela rend aussi la perspective de la mort beaucoup moins déprimante. C'est la raison pour laquelle j'envie les croyants" !

David LODGE

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...215

23 Juin 2013, 20:53pm

Publié par la souris jaune

"La langue est ce qui fait que nous sommes humains, ce qui nous distingue d'une part des animaux et d'autre part des machines, ce qui fait de nous des êtres conscients, capables de pratiquer les arts, les sciences, tout ce qui fait la civilisation. C'est la clé pour tout comprendre".

David LODGE

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Théa pour l'éternité :)

18 Juin 2013, 21:35pm

Publié par la souris jaune

Roman ado
Hinckel-Florence---Thea-pour-l-eternite-copie-1.jpgAh, voici un livre qui m'a redonné un élan à la lecture ! Le propos n'y est pas si commun. Alors ça change, et ça revigore !

Théa a 16 ans. Des parents séparés. Une mère plutôt pittoyable dans son culte des apparences, terrorisée à l'idée de vieillir, et qui fait subir à son corps opération sur opération ; un père tout le contraire, qui s'est retranché à la campagne, pour sculpter. Ce qui est intéressant d'ailleurs, c'est le regard de l'adolescente, sur les deux perceptions parentales, sa douce évolution, mue par les événements... Le point de vue de sa mère lui semble d'abord tout naturel, et celui de son père has been, avant de relativiser tout cela et que les choses lui fassent vraiment comprendre qu'elle pouvait se tromper dans ses jugements...

Théa est amoureuse de Théo, depuis l'enfance. Jusqu'ici rien d'extraordinaire. Jusqu'au jour où surprenant son Théo avec une blonde du lycée, elle pète un plomb, lui lacère le visage et hurle : "je voudrais que le temps s'arrête !". Certes, la phrase est étrange, déjà en terme de cohérence dramatique, puisque, quand on y pense, si le temps avait dû s'arrêter, autant qu'il se fût arrêté AVANT ! Car  là, ça semble déjà trop tard, puisque Théo est déjà avec Mia. Mais peu importe, d'autant que cette phrase, même si à mon sens elle est bancale, est bel et bien au coeur du récit, et véritablement le point de départ réel de toute l'histoire.

Le hasard faisant bien les choses (seconde réserve, peut-être, mais liée à la première !), dans les locaux du lycée où se passe la scène, se trouve justement, un professeur (Baptiste Jones) en déplacement, en quête, et souhaitant mettre au point une expérience, avec 30 cobayes humains, sur un traitement qui fait s'arrêter le temps. Et grâce auquel on ne vieillira plus davantage. Entendant cela, il va bien évidemment proposer à Théa d'en être, et c'est là que commence une aventure à rebondissements pour Théa... Loin d'être calée sur un "happy end", d'ailleurs. Ainsi, le thème de l'immortalité, du vieillissement, des apparences, sont abordés de façon intelligente et sensée ; et évidemment celui des amourettes, et de l'amour profond, y compris à travers le renoncement à l'autre, pour préserver le bonheur de celui/celle qu'on dit aimer... J'aime beaucoup l'avancée des choses, l'emballement du traitement, et le destin de Théa... Mais ce serait dommage d'en dire plus ! En tout cas moi je vous le recommande, j'ai passé un très bon moment !

 

. Théa pour l'éternité, Florence Hinckel, éd. Syros, août 2012.

 

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...214

17 Juin 2013, 22:02pm

Publié par la souris jaune

"L'important, c'est d'avoir le choix".

Florence HINCKEL

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...213

12 Juin 2013, 21:16pm

Publié par la souris jaune

"La surmédiatisation du malheur nous ferait presque oublier qu'il y a des gens heureux".

Grégoire LACROIX

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Arthur et moi

9 Juin 2013, 21:10pm

Publié par la souris jaune

arthur_et_moi_liz_moore_normal.jpgC'est encore un livre sur les solitudes, sauf qu'à la différence de Nagasaki, celui-ci est moins moderne, plus intemporel.

J'ai eu du mal à être passionnée par ce livre-ci. J'ai mis du temps à m'intéresser au sort de ces personnages. Pourtant, l'histoire avait vraiment de quoi séduire : Arthur Opp est un homme de 58 ans, qui vit reclus chez lui, "chargé" de son histoire familiale mal digérée, mais surtout prisonnier de son corps de 250 kg qu'il n'ose plus montrer. Charlène, son ancienne étudiante alors qu'il était encore prof de fac, vit elle aussi seule chez elle, malade et dépressive... Tous deux s'écrivent. Tous deux vivent par procuration une vie dont ils ne s'emparent pas, secrètement amoureux de l'autre, ou d'un autre idéalisé, sans qu'aucun ne s'autorise à franchir le pas... Et Charlène a un fils. D'un père mystérieux, puisque l'anonymat de ce père restera l'un des fils rouges principaux qui sous-tend tout le roman. Un fils courageux, qui se débat comme il peut dans un monde rude, où il doit être très tôt l'adulte, condamné à veiller trop souvent sur sa mère fragile et infantile... 

J'ai été gênée par un récit fleuve, et un style que j'ai trouvé trop commun ; j'ai aussi été agacée souvent par cette irruption dans l'écriture du signe + pour les énumérations, qui ne fait guère "écrit", et dont je n'ai pas compris l'utilité...

Pourtant, l'histoire est jolie, donc ; beaucoup de sensibilité autour de ces personnages principaux que sont Arthur Opp, Charlène et Kel, le fils de 18 ans, qui parvient même à gommer la dichotomie dessinée entre ces deux mondes qui s'opposent, et que sont Yonkers (le quartier des pauvres) et Pells (celui des riches)... Les personnages sont touchants, principalement cet Arthur Opp, qui se réfugie dans la nourriture... Jusqu'à une série d'événements en chaîne, l'arrivée de la jeune femme de ménage pour laquelle il se prend d'une tendre affection parce qu'elle rompt sa solitude, et qu'elle est tout ce qu'il n'est pas, et le monde qu'elle lui ouvre... En outre, l'auteur ne nous éparne pas les difficultés, les déceptions, et les désillusions, heureusement, elle évite l'éccueil de l'eau de rose...

Mais j'ai aimé, sans plus...

 

. Arthur et moi, Liz Moore, éd. Buchet-Chastel, 2012 (Etats-Unis et France).

 

 

 

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...212

9 Juin 2013, 21:01pm

Publié par la souris jaune

"Nous pouvons choisir de nous entourer d'un cercle de personnes que nous aimons et admirons et qui peuvent devenir notre famille d'adoption".

Liz MOORE

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...211

7 Juin 2013, 22:01pm

Publié par la souris jaune

"La beauté convulsive sera érotique-voilée, explosante-fixe, magique-circonstancielle ou ne sera pas".

André BRETON

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